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 [Terminé] "Quand une histoire s'achève, il faut savoir tourner la page pour en vivre une nouvelle." [Pv Alice]

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MessageSujet: [Terminé] "Quand une histoire s'achève, il faut savoir tourner la page pour en vivre une nouvelle." [Pv Alice]   Mar 21 Déc - 19:54

"Quand on ne peut pas vivre de sa passion, la déprime s'installe petit à petit en compagnie de l'ennuie."


Je me trouve en ce moment même dans une voiture en direction du magasin nommé « Usagi'sweet ». On m'as dit que c'est ici que sont envoyés les usagi, enfin les êtres mi-humain et mi-lapin. Le gendarme qui ne conduit pas, donc le copilote ne peut pas s'empêcher de me dire que les usagi serve à assouvir les appétits sexuels des êtres humains. Il me prends vraiment pour une débile, comme si je ne sais pas déjà ça. A-t-il déjà oublié que c'est moi qui est dit que mes frères et sœurs ne savent pas encore pourquoi ils sont là ? Moi, je le sais déjà alors il n'a vraiment pas besoin de me le rappeler encore.
Je me fais discrète, je ne veux pas attirer l'attention. Je n'ai pas envie de parler avec ses deux individus, il me semble bien trop stupide à mon goût. Hum, et pis, celui qui me parle sans cesse, il me semble qu'il n'a qu'une envie, c'est de passer à l'acte. Dommage pour lui, il n'a pas le droit sur moi. Pauvre lapine qui se fera peut-être avoir, quoi que, il y a peut-être aussi des nekos qui sont dans le même piège. A vrai dire, tous les soumis comme moi doivent être pauvre.

Il semble qu'on arrive enfin à destination, si j'ai bien juger, il semble qu'on ai mis environ un quart d'heure pour y arriver. Un très long quart d'heure malheureusement mais le pire reste à venir. Je sors simplement de la voiture sans rien dire et suit les policiers sans ronchonner. A peine arrivé, le vendeur vient me voir en me regardant de haut en bas. Je crois qu'il essaye de voir à quel prix il arriverait à me vendre. Il semble un rien perplexe, comme s'il est pas sur que je sache pourquoi je suis ici. Enfin, heureusement, le copilote lui affirme que je suis au courant.
Finalement, je finis par me retrouver seule avec le vendeur, il m'attrape la main, et me force à me mettre assis sur le bureau. Il me regarde dans les yeux, et sors un calepin, enfin, non une pancarte. J'ai un peu répondu à ses questions tout en restant un peu aussi un mystère. A vrai dire, je n'ai pas très envie qu'il en sache beaucoup sur moi, ni même que ce soit écrit sur une pancarte, à la vue de tout le monde. Le vendeur n'est pas très content de moi, il pense qu'il n'arrivera pas à me vendre du coup. Pauvre de lui, finalement, tout le monde est pauvre avec moi.



Citation :
Satya
16 ans et demi
Lapine peu bavarde


C'est ce que je lis sur ma pancarte, c'est marrant. Je suis bavarde si je le veux mais le vendeur ne me donne pas du tout l'envie. J'ai l'impression d'être pris plus pour un objet que pour un être vivant alors je lui parle pas. La conversation avec lui semble être ennuyeuse, il ne vaux vraiment pas la peine. Mais une question me taraude alors l'esprit. Est-ce que les autres personnes qui sont comme moi ont-ils plus d'intelligence que lui ou pas. En regardant chacun d'entre eux, je ne suis pas sur que cela soit mieux. Tous sont dans une position qu'ils les mets à leurs avantages. Cela se voit bien qu'ils sont bien dressé pour la chose.
J'ai comme l'impression, que je vais rester ici un moment. Ma façon de ne pas m'exhiber ne fera venir personne, c'est mon sentiment. Du moins, pas que le miens à ce que je peux voir, le vendeur n'est plus trop sur d'arriver à me vendre. Voir sa tête de déprimé tous les jours ne va pas me ravir non plus. Après tout, je ne suis pas la seule lapine, alors qu'il cesse de se faire des soucis. Je suis son seul poids, même si déjà un, c'est peut-être de trop. Il est trop tard maintenant.

Quelques jours ont passés, et toujours personnes qui ne s'intéresse à moi. La vie est ennuyeuse ici, il n'y a rien à faire de toute la journée. Les journées sont trop routinière, elles commencent toujours pareil et finissent toujours pareil. D'abord l'arrivée du vendeur ou gérant, ensuite l'allumage des lampes, distribution d'eau et de nourriture. Au moins, la nourriture est assez bonne, vu que c'est des carottes. Puis après, l'arrivée des clients ou clientes qui choisissent souvent les plus sexys, les plus jolies.
Certains se sont posés des questions sur moi, quelques regards furtifs dans ma direction, me trouvant surement à leurs gouts. Mais du fait que je reste au fond de ma cage, à ne rien montrer, à ne pas faire la danse de la séduction pour les satisfaire, de ne pas répondre à leur désir pour savoir si je vaux le coup. Ainsi, ils vont voir ailleurs, ils se disent que finalement, je ne sais rien faire. Je suis plutôt un poids pour eux que autre chose. Ils n'ont pas tord, car j'ai une personnalité, pas comme tous ceux que je voie là.

Le spectacle que mes semblables montrent, en devient de plus en plus ennuyeux et de moins en moins intéressants. Cela est répétitif, toujours la même chose, il n'y a aucune originalité, aucun plaisir à regarder. Et pourtant, c'est le seul spectacle qui est disponible, mais il m'ennuie tellement que la déprime du vendeur a finit finalement par m'atteindre. Si encore, j'avais eu ma passion pour me faire sortir de ce cycle infernal, cela irait mieux mais je sais qu'une telle demande sera totalement refusé par cet imbécile.

A partir de ce jour là, je reste dans le fond de ma cage, je m'approche des barreaux que quand l'heure du repas à sonné. Chaque jour, c'est devenu comme ça, je m'enferme dans mon petit monde. Je me mets à raconter les histoires en murmurant pour que seule moi puisse entendre. Je ne veux pas qu'on m'entende parler, qu'on sache que j'aime beaucoup les livres et les histoires. Je récite ce que je me souviens, bien sur, ce n'est jamais les mots exactes mais c'est peu important. C'est ma façon de ne pas déprimer plus que je ne le suis déjà. Je retourne dans mon monde à moi, simplement en me remémorant les histoires qui m'ont le plus plus.


(Voila, j'ai corrigé un peu mon poste, je t'avoue, c'est un copier collé mais bon, je l'aime bien. Désolé, il doit encore être bourré de faute. Hum, j'espère que mon style ne va pas trop te déranger. Il se peut que je change dans le prochain poste. Bref, j'espère qu'il va te donner l'inspiration. A très vite j'espère. Satya)


Dernière édition par Satya le Mar 1 Fév - 14:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] "Quand une histoire s'achève, il faut savoir tourner la page pour en vivre une nouvelle." [Pv Alice]   Mer 22 Déc - 17:05

    « A ce moment précis, je me suis dis que j’étais sur le point de m’effondrer si tout cela continuait. J’ai alors décidé, de sortir de la solitude dans laquelle je m’étais enfermée après ma fuite d’Angleterre. Et ce matin là, je suis sortie, une cigarette en bouche, un billet entre les doigts, afin de m’offrir quelque chose qui me ferait enfin plaisir. »

    Décidément, l’hiver arrive bien tôt cette année. Les flocons de neige virevoltent dans le vent frais, pourtant je suis presque casi-dénudée sur le rebord de la fenêtre de mon appartement. J’habite dans un quartier plutôt plaisant, les gens y sont sympathiques, et nous sommes plus ou moins protégés du monde des hybrides rebelles. C’est un appartement beige, avec des petits apparts qui donnent sur un toit gris. J’avais tout de suite été charmée par cet endroit et je savais que j’y trouverais l’inspiration nécessaire afin d’achever mon roman. « Plaisir dangereux », était devenu un Best-seller dans la ville.

    Après avoir quitté Londres ; quelques écrits à la main, j’avais alors décidé de devenir écrivain. C’était une porte, une échappatoire vers un autre monde, qui à l’époque, me faisait oublier mes malheurs et me transportait hors de ma vie que je détestais tant. J’étais loin de me douter que je percerais dans ce métier, qui est assez laborieux pour une débutante anglaise comme moi. Et pour cette fois, il n’avait pas fallut que je couche avec un supérieur pour avoir un job… Autre point positif. Il faut dire que jusqu’à avoir d’importantes rentrée d’argent grâce à la vente de ce bouquin, j’enchainais les petits boulots en ayant pas d’autre choix que d’offrir à mon chef ce qu’il voulait. Une vraie catin, me diriez-vous.

    Je finissais ma cigarette, puis levai mes pieds du toit. Ce dernier était recouvert de neige glacé. Tant que n’importe qui m’aurait prise pour une folle en me voyant en short court et en débardeur. Pour dire la vérité, je me suis toujours baladée vêtue de choses légères, je ne sens pas très bien le froid. Alors ça ne me choquait pas d’être assise sur le bord de ma fenêtre, une cigarette en bouche, les pieds dans la neige du toit, en observant le ciel parsemé d’étoiles scintillantes et de flocons blancs. La nuit s’achevait, et une fois de plus j’étais victime d’insomnies qui m’empêchait de fermer l’œil. Je ne savais toujours pas pourquoi d’ailleurs. Peut être que j’ai le mal du pays ? Qui sais. Tant de chose se bousculent dans ma tête que j’ai parfois moi-même, du mal à m’y retrouver. Le jour se lève, la lumière commence à atteindre mes yeux, j’expire la fumée grise de mes « Lucky Stars ». Il est temps de bouger. L’écriture de mon livre achevé, je n’avais plus grand-chose à faire de mes journées. J’avais gagné suffisamment d’argent pour vivre confortablement pendant plusieurs années. Cependant, j’envoyais une part de mon « salaire » à mes parents, histoire de leur montrer que j’existe encore, et que je fais des efforts pour devenir quelqu’un de bien, même si ce bien n’est que superficiel, c’est le seul que j’arrivais à effectuer à ce stade de ma vie.

    Je me levai, frissonnante, et enjamba ma fenêtre afin de rentrer dans mon appart’. Je me saisis d’un jean à couture, une chemise élégante, une veste fine de cuir. J’attachai mes cheveux en un chignon désordonné, et enfila mes bottes de cuir. J’attrapai une casquette noire, mes gants, une écharpe de laine ocre et m’orna de ses divers accessoires. Je refis mon lit, éteignis mon ordinateur en un clic, puis poussa la porte me menant vers l’extérieur. Je n’avais sur moi que la « modique somme » de seize mille yens. Il fallait que je m’achète quelque chose qui me fasse plaisir, histoire de sortir de mon quotidien banal et monotone qui s’était installé à l’approche de la fin de cette année. Je refermai la porte à clé, puis descendit l’escalier en sifflotant.

    Une fois dehors, je ne savais où aller, alors j’avançais sans but précis, comme si je me demandais moi-même où j’allais atterrir. Chose étonnante que fut celle-ci, j’arrivais dans le quartier des plaisirs. J’eus un sourire malin aux lèvres. Dans mon subconscient je me serais donc rendu à l’endroit ou demeure l’une de mes « activités » préférées. Je ricanais, tant qu’à être ici, autant faire un tour. Bizarrement, je me sentais étrangement observée, il faut dire que dans ces ruelles, on trouvait principalement des vieux pervers. Ca n’avait rien d’étonnant, à défaut d’avoir le physique, il s’achetait le plaisir par l’argent. Chose stupide qu’est l’influence de l’argent sur les humains. Je ne comprendrais jamais cela. Une petite boutique attira mon attention dans l’avenue : « Usagi’sweet ». Des lapins ici ? Les hybrides étaient décidément partout, il y avait même des lapins maintenant ? Je fus étonnée de cette découverte, il faut dire que je n’accordais pas beaucoup d’importance aux mutations génétiques des humains.

    Dans un élan de curiosité, j’entrai dans la petite boutique. Quel spectacle renversant je pus admirer à peine ai-je posé le regard dans le magasin : des cages à n’en plus finir, des lapines s’exhibant, presque dénudée, dévoilant leur valorisants atouts aux jeunes gens venus les admirer. Comme je l’avais souligné, c’était principalement des pervers, qu’ils soient jeunes ou âgés. Il faut dire qu’elles étaient bien alléchante ces petites. Elles cherchaient toutes un maitre ou une maitresse, et n’avait sans doute pas peur d’être vendu pour assouvir la soif de plaisir toujours existante de leur futur propriétaire. Sans doute que les lapines devaient être conçue pour cela depuis leur naissance.

    Quelle société bien pervertie qu’est celle-ci. J’avançais dans la boutique, en faisant un sourire au propriétaire au passage. C’est alors que je fus intriguée par une cage demeurant presque solitaire au bout de l’allée. Je m’approchai doucement, curieuse de voir ce qui demeurait à l’intérieur. Je baissai la tête.
    Derrières les barreaux d’acier, il y avait une jeune lapine des plus gracieuse. Elle avait un visage extrêmement fins, des traits splendides et un corps digne d’une diva de l’écran. Elle semblait comme ailleurs, allant jusqu’à ne pas remarquer ma présence. Le vendeur s’approcha de moi avec un air un peu confus.

    - Je suis désolée ma jolie donzelle mais c’est une lapine bien spéciale. Elle n’est pas bien intéressante, il faut dire qu’elle ne fait rien de convaincant, venez plutôt de ce coté que je puisse vous montrer des hybrides bien plus sexy et équivoque que cette jeune ingénue.

    Il me prit le bras, que je m’empressais de remettre à sa place, sur ma hanche, presque dégoutée qu’un individu comme lui me touche.

    - Vous ne devez pas connaitre l’originalité, ni même les caractères complexes. Il faut dire que vous n’avez pas l’air vraiment futé comme gars.

    Il fut stupéfait de ma réponse aussi arrogante que réaliste. Je fis un rire léger, puis jetai un œil au panneau en dessous de la cage de l’ingénue.


    « Satya, 16 ans et demi, Lapine peu bavarde. »


    Il n’y avait pas beaucoup d’informations, ce qui excita un peu plus ma curiosité, elle était bien mystérieuse la petite Satya. Je souris, m’accroupis pour atteindre la hauteur de ma petite protégée.

    - C’est vrai, t’es si peu bavarde que ça ?

    Elle m’intriguait, j’aimais le comportement spécial des gens. Ceux qui sortent de l’ordinaire, tout comme moi. Qu’allait-il advenir de cette petite. Peut être que je me transformais en sa sauveuse. Qui sait ? On ne peut jamais deviner ce que l’avenir nous réserve…
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MessageSujet: Re: [Terminé] "Quand une histoire s'achève, il faut savoir tourner la page pour en vivre une nouvelle." [Pv Alice]   Ven 24 Déc - 10:55

"Même si y'a un grand risque que tu me laisses là, je te remercie d'avoir fait attention à ma petite personne, de m'avoir offert un peu de conversation pour ne pas que je sombre encore plus dans le grand piège infernal."


Savez-vous ce que sait d'être enfermé dans une cage, sans jouets, ni livre ? C'est d'un ennuie totale, on ne peut que se laisser envahir par l'ennuie et la déprime. Quoi que, les autres habitants de l'animalerie ont trouvé un jeu mais je n'aime pas cette manière d'agir. Je ne vais pas me forcer à faire ça alors que cela me plait vraiment pas. Quitte à rester enfermé ici toute ma vie, je ne ferais pas ça, je garderais ma dignité tel quel est. Quelques personnes penseront que c'est idiot, et d'autres penseront que c'est admirable. Mais cela n'a aucune importance, ce qui compte, c'est que cela me convient. Je n'accorde aucun avis sur ce que les gens peuvent penser de moi, je suis comme ça et pas autrement. Si vous voulez m'avoir, il faudra m'accepter comme je suis, n'essayez même pas de me changer.
Comme tous les jours, il y a beaucoup plus de lapine que de lapin. Cela doit être assez rare d'en avoir. C'est dommage pour les rares maîtresses qui existent, elles ne pourront pas se satisfaire avec un homme. Même si, on sait bien que la race n'a pas vraiment d'importance. Quand on est maître, on fait ce que l'on veut, on ne demande jamais l'avis de l'esclave, s'il est pour ou contre. Pourquoi le faire ? Après tout, ils ont sois-disant tous les droits sur nous... Qui avait eu cette idée absurde ? Qui avait proclamé que les hommes mi animal-mi humain n'avait pas le droit d'être maître ? Surement ses satanés hommes politiques, tous ça pour faire plus de commerce...
Je souhaiterez que vous enduriez ce que l'on endure. Peut-être comprendrez vous notre douleur et que vous serez plus clément, mais il ne faut pas rêver. N'est ce pas ? Ce n'est qu'un espoir parmi tant d'autre. J'aimerais être libre de faire ce que je veux, j'aimerais ne pas dépendre d'un maître. J'aimerais simplement être à leur place, et ne jamais prendre d'hybride pour les traiter de cette manière. Mais je ne serais jamais humaine, je resterais ce que je suis, que je le veuille ou non. Je dois me résoudre qu'un jour ou l'autre, j’appartiendrais à un nouveau maître, que je devrais le servir comme je l'ai fais avec l'ancien. J'espère juste qu'il sera juste, qu'il sera clément et qu'il ne me fera aucun mal sauf si je le mérite.

Dring...Dring...

Ce n'est que la sonnerie indiquant qu'un potentiel maître fait son entré. Cela ne peut être que ça vu qu'il n'y a plus personne dans la boutique a pars le vendeur et nous, les usagi en vente. Par instinct et par occupation, je relève doucement la tête pour voir simplement quel genre de personne est le nouveau acheteur. Bien que savoir qui cela peut-être ne m'intéresse aucunement, j'ai besoin d'occuper mon esprit autrement que par me réciter des histoires. C'est à ce moment là que je remarque que ce n'est pas un homme comme j'ai cru le penser mais une femme. C'est bien rare d'en trouver, c'est tout de même attristant pour moi, car je suis certaine qu'elle veut un mâle et non une femelle.

Dans un sens, je souhaite attirer son attention, et dans un autre non. Dans un sens, je suis sur de ne pas être prise pour ce que je dois faire, mais dans un autre, j'ai quelques doutes.

Je suis prise dans un tourbillon infernal pour savoir ce que je veux réellement. Mais une seule réponse vient rapidement à mon esprit, c'est celui d'être libre, et de pouvoir sortir d'ici. Alors c'est à ce moment là que je comprends que d'avoir un maître ou une maîtresse ne me dérange aucunement. Puisque tout ce qui m'intéresse vraiment, c'est de pouvoir vivre, bouger, lire, m'occuper, être utile même si je rêve d'être libre de faire ce que je veux. Je m'évade un peu trop que j'oublie de faire ce que je fais d'habitude, celle d'observer la tenue dans les moindres détails de la futur propriétaire de l'un des notre.
Je me reprends doucement, et je l'observe attentivement. Je remarque sa classe avec son pantalon à couture, sa veste en cuir assemblé parfaitement avec ses bottes. Elle se protège parfaitement bien avec sa casquette, ses gants et son écharpe. Je la trouve si belle, si élégante que je me dis qu'elle doit attirer facilement l'attention sur elle. Mais je me sens vraiment pas à sa hauteur et je ne cherche jamais à attirer l'attention sur moi. Si elle me choisit, c'est parce que je reste discrète, parce que je ne suis pas comme tous les autres mais j'en demande peut-être beaucoup.

Et l'ennuie revient au galop, me laissant sans occupation.

Je ne sais plus quoi faire, mon boulot du moment vient de se terminer. La seule chose qui me reste à faire vraiment, c'est de voir qui elle va choisir, de voir quel comportement elle va avoir envers son futur soumis, envers ce satané vendeur. Je regarde ailleurs, enfin mon regard à l'air d'être comme ça. Je n'ai pas envie de m'attacher à elle et de souffrir en la voyant partir, non vraiment pas envie. Cela fait si longtemps que je suis coincé ici que l'envie de partir devient de plus en plus forte mais ma fierté m'empêche de faire comme les autres lapines. J'espère simplement qu'un jour, ma différence attire le regard de quelqu'un.
Je déteste les remarques du vendeur me concernant mais je comprends qu'il est des doutes sur moi et mes qualités. Je comprends sa réaction et son comportement mais cela me blesse profondément car je fais tout ce que je peux pour rester moi-même. N'est-ce pas le plus important ? De montrer ce qu'on est véritablement ? Mentir ne sert à rien, car le maître pourrait devenir brutal parce que je lui ai mentis, parce que je ne suis pas ce qu'il voulait vraiment. Je sais que j'ai raison de rester ainsi mais ça devient lourd, je ne supporte plus cette ambiance.

Qui aurait cru que la demoiselle refuserait de suivre le vendeur ? Certainement pas moi.

Je suis surprise des paroles de la jeune femme, moi qui croyait vraiment qu'elle ne voudrait jamais de moi. Il semble que je me sois trompé, sur tout les points sur elle. Pourtant, je sais bien que je ne dois pas juger sur l'apparence, sur la généralité des maîtres. On est tous unique en son genre, certains plus que d'autres, comme moi par exemple. Néanmoins, elle a réussit à me faire sourire légèrement avec sa critique sur le fait qu'il n'est pas vraiment futé. Simplement avec ça, elle m'a encore plus attiré mais est-ce que cela veut vraiment dire qu'elle veut bien me prendre ?
D'un œil discret, je remarque qu'elle lit la pancarte du peu d'information que le vendeur à su me tirer. Avec seulement ça comme information, elle ne sait pas grand chose sur moi, elle ne sera pas vraiment tenter de me prendre à moins que le mystère qui m'entoure l'intrigue encore plus. Je la vois s'accroupir pour arriver à ma hauteur, je tourne doucement totalement mon visage vers elle et l'écoute. Je ne réponds pas immédiatement à sa question, bien au contraire, je souris beaucoup.

J'ai comme l'impression que c'est la première personne à me comprendre en quelques sortes.

Je n'ai plus de doutes à avoir, elle s'intéresse à moi, pour le reste, c'est à moi de jouer. Je m'approche donc des barreaux, et le sourire disparaît de plus en plus. Laissant un visage neutre en direction du vendeur, lui tirant presque la langue. Mais je ne le fais pas, par politesse. Je le vois s'éloigner de plus en plus, pouvant alors reposer à nouveau mon regard sur la demoiselle qui se trouve en face de moi.


« En tout cas, je ne suis pas muette mademoiselle... »

Je souris encore une fois puis me regardant enfin, je me recule de quelques pas. Vous savez, depuis que je suis arrivé ici, je n'ai jamais pu m'offrir un bain, ni même une douche. Pourquoi ? La seule réponse du vendeur est que je ne mérite pas un tel privilège pour n'attirer aucun regard, pour ne faire aucun effort afin d'être vendu. Encore cette histoire de fierté mais c'est ce qui fait mon charme. En tout cas, cela ne peut-être que mon caractère qui peut séduire quelqu'un. Ce n'est pas mon kimono totalement sale qui va charmer qui que ce soit, ni même l'odeur qui sort de mon corps à force d'être toujours habillé dans la même tenue depuis un mois.

J'en arrive même à me dégouter moi-même, à me détester de plus en plus.


« Gomenasai.. »

Ce ne sont que des paroles pour excuser de mon odeur désagréable, de la vue des plus sales aussi. Et si finalement, ce qu'elle voit, ce qu'elle sent la fait partir au loin, cela va me rendre triste mais je ne peux pas la forcer. Le plus important, c'est qu'elle m'est offert un peu d'occupation durant un instant. Cependant, au plus profond de moi, j'espère qu'elle va rester près de moi, et de tenter de me parler un peu même sans accepter de me prendre. Que-vas-tu faire ? C'est là qu'est toute la question du moment.
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MessageSujet: Re: [Terminé] "Quand une histoire s'achève, il faut savoir tourner la page pour en vivre une nouvelle." [Pv Alice]   Sam 25 Déc - 23:05

    « Finalement, je ne sais toujours pas pourquoi je l’ai choisie. Peut être parce qu’elle m’intriguait, ou alors était ce simplement le destin ? Je n’en sais rien. Mais quoi qu’il en soit, c’est sur elle que j’ai jeté mon dévolue, et sur aucune autre. »


    Je me suis interrogée plusieurs fois sur me venue dans ce magasin. Tout compte fait. Etait ce pour combler mes pulsions ? Ce que je cherchai, à la base, était-ce un petit lapin tranquille qui saurait satisfaire mes pulsions et mes désirs ? Non, j’espère que je ne suis pas aussi perverse que ça. Mais en entrant dans ce magasin, j’avais vraiment eus cette impression d’une perversion constante et totale dans laquelle se plonge la société aujourd’hui. Même les êtres vivants étaient devenus de la marchandise. Au final, je me demande si ces hybrides ne valent pas mieux que ces saloperies d’humains corrompus. Si corrompus qu’ils font du commerce de vie. Commerce de vie parce que j’imagine bien que chacun des êtres dans cette pièce ont un passé, une histoire, une part d’eux même qu’on balaye, qu’on met à la trappe. Comme ça du jour au lendemain. Ca devait être le cas de la petite Satya, elle aussi avait sans doute un passé. Qu’il soit paisible ou non, au final j’m’en fous, ça reviendrais au même à l’instant présent. Mais elle aussi, elle a déjà vécu des choses. Sa vie n’est pas insignifiante, même si je ne sais rien d’elle. Ou était-elle ? Que faisait-elle avant d’être ici ? Ou sont ses parents ? Sa famille ? Tant de choses que j’aimerais comprendre, apprendre et découvrir. Même si elle était dite « peu bavarde » j’espérais que je pourrais en savoir plus si j’en aurais l’occasion.
    Après lui avoir posé une question assez aguicheuse, dévorée de curiosité je dois dire, j’attendais sa réponse comme pour voir sa réaction. Elle me sourit simplement, d’un sourire si doux que je ne pu m’empêcher de sourire à mon tour. Puis peu à peu, ce rayon de soleil sur sa figure se dissipa, elle s’approcha doucement des barreaux, assez méfiante je dois dire. Une qualité des plus redevables : la méfiance. Etant aussi méfiante qu’elle, je fus heureuse de voir qu’elle avait l’air assez intelligente, et qu’elle réfléchissait. Pas de doute. Elle était différente de toutes ces allumeuses qui se pavanaient devant les barreaux. Il faut croire que j’avais du flair pour dénicher les perles rares. Dans tous les cas, cette petite m’intéressait davantage à chaque minute.

    « En tout cas je ne suis pas muette mademoiselle… »

    Je ris légèrement, comme rassurée. J’espérais ne pas l’avoir vexée, mais cette réponse était tellement inattendue. Elle avait l’air de prendre ça très au sérieux. Et semblait vouloir faire bonne figure devant moi. Je me suis toujours dis que la conversation et l’intelligence valait au moins deux fois plus que la beauté physique. Satya regroupait ces deux qualités : elle avait l’air d’avoir la tête sur les épaules, et elle était une usagi des plus ravissantes.
    Satya parut quelque peu embarrassée. Je jetai alors enfin un regard sur sa cage. C’est vrai qu’elle n’était pas des plus spacieuses, je l’admets bien. Et la petite n’avait pas l’air des plus fraiche, je me doutais qu’à sa place je serais aussi gênée qu’elle. S’il y a bien une chose que je déteste c’est me présenter à mon désavantage devant des gens. Je me dis qu’elle ne devait pas avoir honte d’elle, elle était splendide, ce n’était pas sa faute, la vie est toujours un poil plus difficile lorsqu’on a un minimum de fierté, d’intelligence. Je suis bien placée pour le savoir, me dis-je en soupirant légèrement avec un sourire.

    « Gomenasai… »

    Elle s’excusait. « Désolé, pardon. » C’était assez touchant de la voir comme ça. Je songeais que ce n’était pas grave, de toute façon, une fois sortie d’ici, elle prendra soin d’elle j’en suis sur. Alors comme elle n’était pas responsable, inutile de la juger sur tout cela. Sur son linge sale, sur son odeur particulière, sur sa saleté sur la figure. Ayant assez d’aisance à l’imaginer bien vêtis et propre, je ne portais pas attention aux conséquences de sa séquestration ici, c'est-à-dire, la saleté, la petite mine… Autant de choses qui pourraient toucher le cœur d’une jeune fille de son âge. Alors que j’étais plongée dans cette réflexion, je remarquais quelque chose qui m’énervait fortement.
    Une chose me gênait… les regards incessants du vendeur qui me regardait étrangement, comme si j’étais une extraterrestre, il n’avait peut être pas tort. J’étais un sacré spécimen dans mon genre ! Agacée, et même vraiment énervée par son comportement aussi débile qu’irritant et avec un regard des plus cyniques, je me retournai et lui dit avec un ton à la limite de l’emportement :

    « Oh mais vous, ne restez pas là plantez à rien faire ! Au moment où j’aurais besoin de votre aide je vous sonnerais ! »

    Il me regarda béat, comme surpris par ma déclaration aussi arrogante qu’énervante. Je n’étais pas peu fière. Il avait l’air si dénué d’intelligence que j’avais vraiment envie de le rabaisser encore un peu, mais bon, un peu d’aisance et de bienséance tout de même. J’eus tout de même plaisir à lui tirer la langue, comme une gamine effrontée. Je ris légèrement. Et avant qu’il ne s’en aille, indigné et agacé par mon comportement, j’eux la présence d’esprit d’attraper les clefs des cages, qu’il avait attaché à son jean. L’homme voulut m’arrêter, je m’empressais de le bloquer en souriant malicieusement.
    Je pris la clef de la cage 114, celle de ma petite protégée, je la tournai dans la serrure presque rouillé, puis ouvrant la cage d’acier, je jetai le trousseau dont je n’avais plus l’utilité au pied du vendeur encore surpris par mes actions. Il faut dire que n’importe qui n’aurait pas agit comme ça, je m’en fichais, je n’étais pas n’importe qui. J’étais peu être étrange, voir même un spécimen à part, cela ne m’empêchait pas de faire ce que je voulais. Mon insolence n’avait d’égal que ma fierté. Je soupirais en regardant Satya.

    « Désolé, ces mauvaises manies me joueront sans doute des tours plus tard. M’enfin j’étais plus qu’agacée de voir ses barreaux devant ta jolie frimousse. Maintenant, je t’en pris, sort donc, met toi à ton aisance. Tu dois être bien à l’étroit dans un espace aussi restreint, je suis sure que tu meurs d’envie de te dégourdir les jambes ! »

    Peut être que je l’effrayais ? Comment réagiras-t-elle en me voyant le sang aussi chaud ? En voyant que je n’avais aucunes maintenus dans ce que je faisais ? Serait-elle capable de m’accepter telle que je le suis vraiment ?
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MessageSujet: Re: [Terminé] "Quand une histoire s'achève, il faut savoir tourner la page pour en vivre une nouvelle." [Pv Alice]   Lun 27 Déc - 15:23

"Et si je ne suis pas celle que tu crois. Que feras-tu de moi ? Réfléchis bien, pose les bonnes questions avant de t'en mordre les doigts. Car l'argent utilisé pour m'acheter ne te sera jamais remboursé. Prends le temps nécessaire pour faire ton choix."


A peine ai-je répondu à sa question, que je l'entends rire doucement, d'un rire qui semble joyeux, naturel et rassurant. Dans un sens, cela m'apaise aussi, car j'ai voulu lui montrer un peu d'intelligence tout en utilisant un rien d'humour. J'avoue qu'en répondant ainsi, j'ai également laissé entendre que le vendeur n'avait pas l'intelligence suffisante pour que je daigne lui adresser la parole. Je sais bien que ce n'est pas très sympa de ma part d'avoir fait une telle insinuation mais c'est plus fort que moi. Et dans un sens, à mes yeux, il le mérite plus que n'importe qui. C'est bien la première fois qu'on me manque autant de respect.
Car oui, dans mon ancienne vie, avec mon défunt maître, ce n'était pas aussi sombre qu'on pourrait le penser. Il n'était pas méchant avec moi, sauf quand je le méritais vraiment. Il restait polis et courtois malgré que j'étais une usagi et lui un maître. Il m'offrait des cadeaux, de l'affection, il était sincère. Il m'adressais la parole comme si j'étais son égal. Il me demandait aussi parfois mon avis pour certaines choses. Il acceptait de m'écouter, de m'aider, de me soutenir quand j'allais vraiment mal. Je le considérait plus comme un ami que comme un maître. Il était désormais un être cher dans mon cœur.

C'est du moins ce que je ressens en repensant à ma vie avec lui. Personne ne me fera penser le contraire.

Comme souvent, je me retrouve plongé dans mes souvenirs, oubliant tout ce qui se trouve autour de moi. Je ne peux pas contrôler les images qui défilent dans ma tête, tout revient dans mon esprit. En les revoyant, j'en deviens triste pour la simple raison que je n'ai rien de concret, de matériel à chérir contre moi. La peur d'oublier, de perdre la mémoire commence à me submerger, regrettant de n'avoir rien pu prendre. Maintenant, il est trop tard, tout ces objets ont été partagés avec sa famille. Et moi, je n'ai rien, parce que pour la loi, je ne suis rien pour lui.

Je sursaute.

La jeune femme m'a fait sortir de mon petit monde sans me prévenir. Je ne m'attendais pas à un tel comportement de sa part, ni même d'un tel emportement. Elle a l'air énervé et décidé à se défouler sur le vendeur. D'un coté, je la comprends, lui qui reste planté là, sans rien faire, à nous observer comme des bêtes de foires. Alors j'en relève doucement le visage vers elle, observant ce qu'il va se passer. Je suis à la fois intrigué, curieuse et inquiète. Je ne veux pas que cette jeune fille ait des ennuies par ma faute, je ne suis pas sur de le supporter.
Le regard béat du vendeur est vraiment agréable à voir. J'en sourie simplement rien qu'en le regardant être consterné par un tel emportement de sa potentiel cliente. Cette jeune femme qui s'intéresse à moi à l'air de ne pas se laisser marcher sur les pieds. Elle sait se défendre, malgré qu'elle soit légèrement sous le contrôle de la colère. Au moment où elle se met à lui tirer la langue me ravie, elle a fait le geste que je me retiens de faire depuis quelques minutes. Et le plus important, c'est que la confrontation n'a pas l'air d'être finie.
La jeune femme n'a pas dit son dernier mot. Au moment où le vendeur se retourne pour reprendre son travail, elle arrive à attraper les clés qui pendent à son jeans. L'homme n'est pas très content de ce qu'elle vient de faire mais il semble que son regard a convaincu le vendeur de ne pas insister d'avantage, abandonnant le combat comme un faible. Ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir un tel spectacle. Je souris intérieurement car elle me donne de la joie sans vraiment s'en rendre compte.

J'admire son courage, sa force de caractère mais cela me terrifie aussi dans un sens, surtout si je viens à devoir la suivre jusqu'à chez elle.

Je l'observe, je la vois insérer la clé dans la serrure. La porte s'ouvre, les clés font un vole plané en direction des pieds du vendeur. Et moi, je regarde la jeune femme sans oser m'approcher, sans oser sortir de ma cage. Bien qu'elle est ouverte, je ne suis pas sur d'avoir ce droit. Je soupire un peu et continue de fixer les jolies yeux de la demoiselle. Je remarque enfin la couleur de ses yeux, ils sont d'un noir profond et envoutant. Je souris légèrement en l'entendant me parler. Je suis surprise qu'elle s'excuse dans un sens, mais dans un autre, je trouve ça mignon et sympathique. Seulement, même si elle me donne le droit de sortir et de me dégourdir les jambes, je ne fais rien. A cause du fait que je sois sale, je ne peux pas me coller contre elle.

Je me plonge à nouveau dans mon petit monde, oubliant de lui répondre.

Une angoisse déferle de plus en plus en moi, pourtant, je ne mérite pas un tel châtiment. Est-ce vraiment de ma faute si ma personnalité ne lui plait nullement à ce vendeur, ni à la plupart des maîtres et maîtresses ? Si la clientèle recherche simplement de quoi se satisfaire avec son esclave, alors je suis plus que ravie qu'ils ne me choisissent pas. Et mes chers congénères qui jouent le jeu à fond et semblent si satisfaits d'être choisis. Ils ont, à ce moment là, le privilège que j'attends avec impatience, celui de pouvoir revoir briller le soleil, de pouvoir sentir sa chaleur sur ma peau.
Toutes ses pensées négatives hantent mon esprit. Si je suis dans un tel état de saleté, c'est bien parce que je garde ma fierté d'être ce que je suis. Cela commence à faire long, cela fait déjà près d'un mois que je suis enfermé ici. Un mois sans pouvoir me laver, un mois sans pouvoir marcher, ni courir. Un mois que je ne vois plus le soleil à pars quand la porte s'ouvre. Un mois que je ne mange que des carottes comme repas sans assaisonnement et peu de viande. Je me demande encore comment je fais pour tenir debout, pour être en si bonne santé avec une si mauvaise nutrition.

Réveille toi Satya, elle te regarde et doit se poser des questions maintenant.

Je secoue doucement ma tête, chassant mon petit monde comme je le peux. Je repose mon regard sur elle, puis sur la porte ouverte. Je regarde ensuite le vendeur puis à nouveau la jeune femme.


« Oui, cela va me faire plaisir. Mademoiselle. Merci beaucoup. »

Après tout, elle a pris tous ses risques pour moi, autant que j'en profite. Car si elle décide de partir sans moi, j'aurais pu dégourdir mes pauvres jambes durant un moment. C'est donc avec plaisir que je sors enfin de ma cage. A peine sortis, je me mets debout, j'enlève la poussière qui s'est installé sur mon kimono blanc devenu grisâtre. Je secoue légèrement mes cheveux avec mes doigts puis je pose mon regard sur les autres lapines qui semble être jalouse de moi. Je tourne presque sur moi-même mais je me retiens à la dernière minute. Finalement, je m'approche de la jeune fille et murmure rapidement à son oreille.

« J'ai adoré vos manies, je vous admire pour votre audace. »

Je tenais à lui dire, c'était vraiment important pour moi. Mais même en lui disant cela, j'avais légèrement peur de ce qu'il pourrait arriver si je venais à la suivre, si je venais à lui désobéir. Cependant, pour le moment, je n'ai aucun lien particulier avec elle. Elle n'a toujours pas dit qu'elle voulait bien m'adopter. En attendant une réponse, un ordre, je m'étire totalement laissant un son de bien être en sortir.

Et si finalement, je lui déplaisais ? Et si elle finissait par me laisser là. Que ferais-je ? Que deviendrais-je ? Que décidera le vendeur sur mon sort ?



(Excuse moi pour les fautes. J'essaye de ne pas trop en faire mais j'ai beaucoup de problème à ce niveau là. Il se peut que je passe du présent à l'imparfait dans le prochain poste. Enfin, j'espère quand même que mise à pars ça, cela te convient. Désolé de ne pas trop avoir avancé dans ce poste là.)
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MessageSujet: Re: [Terminé] "Quand une histoire s'achève, il faut savoir tourner la page pour en vivre une nouvelle." [Pv Alice]   Mer 29 Déc - 20:55

    « C’est précisément quelque chose que j’attendais depuis bien longtemps. Une rencontre avec quelqu’un qui en valait le détour. J’aimais les gens intéressants, et comme j’avais un ego surdimensionné je n’estimais pas beaucoup de personne. Il fallait que je continue mon changement pour devenir aussi pure que cette petite lapine. »


    Elle parut gênée, presque apeurée lorsqu’elle aperçut la cage qui venait de s’ouvrir, dévoilant son jolie visage à ma vue. Satya avait vraiment l’air aussi pur qu’une colombe blanche. C’était tout le contraire de moi en fait. Oui j’osais le dire aujourd’hui, dans mon passé je n’avais pas été des plus recommandables, ni même des plus sages. Combien de fois avais je finie à demi-morte, droguée, saoulée. Franchement, j’ai même honte d’y repenser aujourd’hui tant tous ces souvenirs me sont douloureux. Oui j’ai mal de ce que j’étais, de ce que j’étais devenu. Enfin aujourd’hui, mon assurance était bien là ou l’on culminait au plus haut sommet. Indémontable, et même arrogante. On venait d’en avoir la belle preuve avec le vendeur. Certes, c’était une audace très bien placée, étant donné son oisiveté, son égoïsme, et sa stupidité. Je lui avais répondu comme je pensais qu’il fallait répondre. Après tout, tant qu’à m’imposer, autant y aller vraiment à fond. Puis au moins Satya n’aurait pas de surprises si je la ramenais chez moi. Elle saurait à quoi s’attendre. Après s’être replongé dans son petit monde, elle sembla se reprendre, puis enfin, dédaigna sortir son nez de la cage. Après m’avoir confirmé que cela lui ferait très plaisir de se dégourdir les jambes. Mademoiselle ? Quelle bienséance. Avec cette appellation elle me plaçait bien au dessus d’elle dès le début. C’est normal puisqu’on lui a inculqué cette démarche d’esprit ici. Dans ce lieu, ce magasin, de cette avenue, il fallait savoir traiter les humains comme des êtres supérieurs. Et les usagis y avaient bien intérêt s’ils voulaient être délivré et libéré d’ici. Il n’y avait que ça qui comptait dans cette société. Les classes et l’argent. Satya sortie, elle déposa ses fines pattes blanches sur le sol froid. Je me demandais si cela lui rendrait un petit frisson. Décidément les vendeurs n’avaient vraiment aucuns respects pour leur propre marchandise, cela m’agaça un peu plus vis-à-vis de ce cher vendeur stupide. Les autres lapines paraissaient envier la petite Satya, normal puisque je lui offrais un privilège qui était bien rare pour les jeunes usagis de ce magasin. J’étais fière de voir qu’elles étaient jalouses d’elle. Elle valait tellement mieux que toutes ces petites écervelées qui s’exhibaient devant leurs barreaux d’acier en alléchant les clients toujours plus assoiffé de beau spectacle. La jeune hybride s’approcha de moi, et me murmura à l’oreille :

    « J’ai adoré vos manies, je vous admire pour votre audace. »

    J’étais flattée par cette petite phrase qui en disait long. Je repris la psychanalyse que j’avais débuté en la voyant et en ayant observé tous ces faits et gestes. Elle devait accorder beaucoup d’importance à la fierté, elle aussi, grande qualité selon moi. Comme je l’avais déjà souligné, elle était méfiante et c’était très bien pour ne pas se faire avoir dans la vie. Elle avait l’air inquiète, soucieuse et rêveuse. Elle avait tant peur que ça que je la laisse ici ? Généralement, je ne fais pas les choses à moitié, et quand je commence quelque chose, tu peux être sure que je le finis. Alors j’avais finalement jeté mon dévolue sur elle, bien entendu, elle n’en savait rien et devait être anxieuse d’attendre ma réponse ainsi que mes réactions. Alors je ne voulais pas la laisser sur sa faim trop longtemps. La pauvre devait déjà être exténuée par tout ce qu’elle avait déjà vécu. Je lui souris, répondant à ses paroles tandis qu’elle s’étirait pour se mettre à l’aise. Je me tournais vers le vendeur, encore béat.

    « Combien vaux-t-elle, murmurait je. Non en réalité ce n’est pas la question, dis moi combien vous l’estimez plutôt. Vous ne serais jamais capable de comprendre qui elle est et ce qu’elle vaut. Elle est bien supérieure et pure à tous vos autres hybrides. Mais laissez tomber, vous ne comprendrez pas. »

    Il me répondit vaguement, un prix que je ne comprenais guère. Les hybrides semblaient me dévisager, comme me détester d’agir avec autant d’audace, d’assurance et d’insolence. Et surtout jalouse. Mais je m’en fichais, ça m’est égal, je n’accorde pas d’importance aux gens qui n’en valent pas la peine. Je jetai un billet au vendeur. Mais ne m’en souciais pas plus que ça, m’intéressant à ma petite protégée.

    « Dis moi Satya, ça te dirait d’aller boire un verre quelque part, histoire que je puisse te connaître davantage. Je suis désolée de te remuer autant, mais très sincèrement, j’ai décidé de te recueillir à la seconde où je t’avais vue. Excuse moi, j’agis un peu bizarrement c’est vrai, mais tu comprendras par toi-même que je ne suis pas dangereuse, ni même méchante. Néanmoins, j’ai vraiment un caractère de chien… Je ne me contrôle pas toujours et je suis très têtue. Mais tu peux compter sur moi pour t’aider ma belle. »


    J’avais prononcé ces paroles avec beaucoup d’aisance et de naturel, je ne voulais rien lui cacher, alors autant lui annoncer tout de suite qui j’étais pour pas qu’elle n’ait de surprises. Je n’étais pas facile à vivre, mais je ne la ferais pas galérer, c’est déjà ça ! J’attendais de voir sa réaction, après tout je venais de balancer la situation en quelques secondes, elle était mienne à présent…
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MessageSujet: Re: [Terminé] "Quand une histoire s'achève, il faut savoir tourner la page pour en vivre une nouvelle." [Pv Alice]   Mar 11 Jan - 14:11

"Ayant toujours vécu avec un maître, est-ce que vivre avec une femme changera totalement mes habitudes ? Est-ce que ce sera la même vie qu’avant ? C’est impossible vu que tout est différent. Cette fois-ci, je serais seule avec une maitresse contrairement à autrefois où j’étais avec ma famille et un maître. Je me sens prête à découvrir cette nouvelle vie avec Mlle Cooper."


Cette animalerie n’avait vraiment rien à envier. La salle était sombre, noir, j’avais comme l’impression que les ténèbres y vivaient sans cesse. Pourquoi le vendeur ne prenait-il pas un peu de son argent pour rendre le lieu plus accueillant, comme nous offrir un lieu pour nous dégourdir les jambes, de gambader comme des enfants. Pourquoi ne pas créer un petit parc qui serait visible par les clients afin que les usagi puissent se voir, se parler, se toucher. Il y avait tant de possibilité pour rendre cet endroit moins terrifiant et plus joyeux, simplement en rajoutant un peu de couleur et de lumière naturelle.

Mais tous ça n’est qu’un rêve, qu’un espoir de ma part, cela n’arrivera jamais avec un vendeur pareil.

Le spectacle qu’offraient mes congénères ne méritait selon moi de ne pas être vu. De loin, cela m’était déjà presque insupportable mais de près, c’est encore pire. Les voir se déhancher devant chaque potentiel client ou cliente me dégoute. Mais ce que je déteste voir encore plus, c’est au moment où elles décident d’aller encore plus loin dans le jeu de la séduction. Elles sont capable de se déshabiller devant eux, de se toucher sensuellement les parties intimes. Le bruit des gémissements en était une preuve mais aussi un bruit qui me donnait envie de vomir. Dans un moment pareil, j’aimerais être invisible, sourde et aveugle pour éviter de voir tout ça. Si seulement cela s’arrêtait à que ça, malheureusement, cela peut aller parfois encore plus loin. Je vous passe ses détails là. Encore un espoir qui n’aboutira jamais.
Franchement, si je suis sortie de ma cage, c’est seulement pour profiter du loisir de me déplacer, de bouger comme je veux durant un cours instant. Ce n’est en rien pour la beauté de l’endroit, ni pour voir d’un peu plus près mes camarades. L’autre bénéfice de cet avantage, c’est de pouvoir approcher la jeune femme d’un peu plus près, de pouvoir lui chuchoter quelques choses à l’oreille afin qu’elle puisse être la seule à entendre mes mots. Le seul espoir qui à eu l’honneur de s’exaucer, c’est la sortie de ma cage.

Parfois, j’ai l’impression qu’elle me comprend rien qu’en me regardant.

C’était à la fois angoissant et appréciable ce sentiment. Angoissant car elle saurait peut-être tout ce que je pense directement sans besoin de parler, rien qu’en regardant mon visage. Appréciable car parfois, je n’aurais besoin de rien dire pour qu’elle sache ce que je veux. Cela pourrait être pratique dans certains moments surtout quand il y a du monde. Dans tous les cas, je profitais du moment qui m’était offert en ce moment, ne me préoccupant pas trop du futur, de me faire des films. Ce serait beaucoup trop douloureux de se rendre compte que tous les films que je m’étais faite seraient faux, qu’ils ne se réaliseront jamais.

Je ne dois pas y penser, oublie tous ça et concentre sur le présent.

Me disais-je en regardant la jeune femme à nouveau dans les yeux. J’espérais au fond de moi qu’elle me dise dans quelques minutes qu’elle me ferait sortir de cet endroit absurde, dégoutant. Je m’en suis même convaincu que vivre avec elle ne pourrait jamais être pire que ce lieu immonde. La seule chose qui pourrait être pire que ça, ce serait qu’elle soit une gérante d’un magasin de prostitution, qu’elle m’obligerait à le faire avec n’importe qui. La seule chose qui me reste à faire maintenant, c’est d’espérer que mon cauchemar ne se réalisera jamais. Et que si elle me prend, j’espère que ce sera pour toujours, qu’elle ne me lâchera pas comme une chaussette.
Pour me détendre et détourner mes pensées un peu tristes, je m’étire doucement de tout mon long. C’est une occasion rare que j’avais pour le faire, je n’allais certainement pas laisser cette chance là. Par contre, le silence de la jeune femme me rendait tout de même nerveuse. Peut-être qu’elle réfléchissait et qu’elle se rendait enfin compte que je ne valais pas le coup. Et plus j’y pensais, plus cela me rendait malade. Moi qui voulais ne pas trop y penser, je n’arrivais pas totalement à me contrôler finalement.

Elle tourne son regard vers le vendeur, il semble qu’elle est pris sa décision. Mon futur est désormais entre ses mains.

Elle demande d’une voix basse combien je vaux mais d’une manière à se moquer encore une fois de ce pauvre vendeur. Aujourd’hui, il s’en est pris plein la figure par moi et surtout par celle qui semble intéressé par moi. Elle parlait sans mâcher ses mots, elle était directe quand elle lui posait des questions. Ce qu’elle disait sur moi me flattée, elle semblait me comprendre mieux que quiconque. J’étais heureuse d’entendre ça, heureuse de voir qu’on me considérait pas trop comme un objet sexuelle mais plus comme une personne humaine. Je sais bien que jamais, je pourrais être considéré comme une humaine, je serais toujours une esclave cependant, ses paroles me suffit pour me sentir bien, pour me sentir heureuse.

Il me faut peu de chose me direz-vous. Vous n’avez pas tord, la vie me semble belle avec peu de chose.

Je souris en voyant la jeune femme tendre un billet en direction du vendeur. Il semblerait qu’elle a finit par choisir son hybride qui l’accompagnera désormais toute sa vie. Il n’y avait pas de doute que c’était moi, sa petite protégé, son jouet, peut m’importait au final comment elle me voyait, me considérait. Tout ce qui m’importait pour le moment, c’était de savoir que j’allais enfin pouvoir sortir d’ici, ne plus voir ce qui me dégoute, me donne envie de vomir.

Ma vie prend un nouveau tournant, je vais vivre une nouvelle aventure avec une jeune femme cette fois-ci.

Posant mon regard sur elle, je l’écoute me parler. Elle me propose de nous désaltérer en allant boire un verre dans un bar, ou un truc du genre. Après tout, je ne connais pas la ville, ni tout ce qui entoure une maison. On disait dans les livres que j’étais une hermite, vu que je ne sortais pas de la maison, je n’en avais pas le droit. Bien sur que sa proposition me faisait plaisir, j’en étais même honoré d’une telle faveur de sa part. Cependant, vu l’état de mes habits, vu l’odeur qui se dégageait de moi, je ne voulais pas lui faire honte.


« Mademoiselle, j’en suis plus que ravie de votre proposition mais êtes-vous sur d’y aller maintenant avec ma saleté et mon odeur ? N’aurez-vous pas honte de moi ? Supporterez-vous les regards d’autrui me concernant ? »

Tout en la regardant, on pouvait lire ma tristesse et mon angoisse. Je n’avais pas vraiment envie de supporter tous ça mais d’un coté, cela me plairait de découvrir la ville surtout en étant pas seule, en étant avec elle. Certes, je ne la connais pas encore mais c’est la seule personne qui me donne vraiment envie de suivre. Si je dois choisir qui suivre dans le monde qui se trouve autour de moi en ce moment, c’est sans hésiter, cette personne là. Je ne fais rien, je reste planté à coté d’elle, baissant la tête timidement. Bien que je suis fière, j’ai tout de même honte de me montrer ainsi, ce n’est pas agréable ni pour moi, ni pour elle.

Mademoiselle Cooper, la décision vous appartient pour la suite de notre journée. Je vous suis totalement dévouée. Prendrez-vous le risque d’aller au bar avec moi ?

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MessageSujet: Re: [Terminé] "Quand une histoire s'achève, il faut savoir tourner la page pour en vivre une nouvelle." [Pv Alice]   Dim 16 Jan - 14:25

    Une pièce, un cri, une murmure. Parfois il suffit d’un minuscule élément, pour changer tout le cours d’une vie. Pour l’amener à changer, à dégringoler. Il suffit d’une seule personne, d’un seul geste pour satisfaire parfois le désir de toute une vie. Finalement, à quoi se résumer donc notre existence ? Vivre puis mourir, deux concepts qui s’opposent mais qui font pourtant partie de nous. Alors pourrais-je qualifier ma rencontre avec Mademoiselle Satya comme étant un véritable « sauvetage » ? Pourrais-je m’assimiler à une sauveuse ? C’était pourtant élogieux comme thermes, même très élogieux, pour une simple jeune femme qui était entrée dans une animalerie luxurieuse. Cette action ferait elle de moi une femme hors du commun. Je veux dire que d’un point de vue romanesque, sauver une vie équivaut à devenir un héros. Je ne peux m’empêcher de ramener la réalité à mon écriture, aux textes, à la littératures, car oui, j’aime ce monde qui nous transporte au-delà de nous et qui dépasse les valeurs humaines. Mais une histoire tiré d’un livre était bien différente de la réalité. Les écrits ne font qu’embellir les actions que les gens jugent bonnes, de celles que l’ont jugent mauvaises. Mais c’était un monde ouvert sur la savoir, la connaissance, la culture et surtout la richesses d’esprit. Beaucoup de valeurs que j’admirais, que je jugeais importantes. Je déteste les gens qui n’ont aucunes conversations, aucuns savoir à m’apporter, aucunes cultures et découvertes à m’offrir. Intérieurement, je savais que Satya pouvait beaucoup m’apporter comme moi je pouvais lui apprendre bien des choses. L’adopter se mesurait comme étant un compromis. Je la délivrais, quand à elle, je lui demandais simplement de me surprendre, de me faire découvrir les choses telles qu’elle les voit. Que ressent-elle donc ? Je m’efforçais d’analyser son comportement, à la recherche de la moindre piste pour la comprendre davantage rien qu’en l’observant.
    J’essayais de la mettre à l’aise, comme par une notion de confiance factis. Je pense que la confiance s’acquiert avec le temps. Il faudra apprendre à se connaître, puis qui sais, peut être finirions nous par nous porter une affection respective ? Après tout, on ne peut savoir comme les choses évoluent de jours en jours… J’attendais sa réponse. Je me demandais bien ce qu’elle allait répondre à mon invitation. Cela devait lui faire plaisir, elle n’avait guère pu admirer d’autres endroits que ce magasin insoluble. Voir des gens et renouer un contact avec la société devraient surement la satisfaire. En même temps, peut être que je l’intimidais en lui demandant quelque chose comme cela. Après tout, elle avait perdu toute habitude de paraître en milieu comblé par du monde. La rue, la ville, la métropole, peut être que cela se révélerait être une place hostile pour une jeune fille troublée par la vue de temps de monde après plusieurs mois d’emprisonnement. Finalement, c’était un véritable dilemme pour elle, en même temps, cela me permettrait de voir et de souligner un peu plus son caractère. Elle parue gênée, oui parce qu’elle se sentait comme salie. Parcourue par un flux de saleté qui avait été engendré par sa séquestration. Elle commença à développer un espèce de complexe d’infériorité vis-à-vis du monde et vis-à-vis de moi. C’est certain que cela ne devait pas être facile. J’aurais sans doute été dans la même position que je me serais sentie mal à l’aise. Cependant, j’espérais réussir à la faire passer outre ce petit dérangement, afin de pouvoir la délivrer de ce monde noir. Je voulais l’enlever à cette véritable brocante humaine. Elle n’était pas aussi basse pour demeurer ici. En y réfléchissant, une cliente comme moi, ça ne devait pas arriver tous les jours. Souvent il s’agissait d’hommes assoiffés de désir. Moi je m’intéressais davantage aux qualités et aux valeurs humaines. Je jugeais cela bien plus important que n’importe quel déhanché pittoresque. La honte qu’elle éprouvait me semblait comme une niaiserie mignonne d’une jeune enfant. Je voulus la rassurer. La mettre encore plus en confiance, pour qu’elle n’ait pas peur de ce genre de choses. Elle n’avait pas à avoir honte d’elle-même. Elle valait bien mieux que la plupart de ses consœurs.

    « Tu sais, je me fiche de ce que les gens pensent. Je n’ai aucunement honte de quoi que ce soit. Et encore moins que toi. Je comprends que ça t’incommode, si cela te dérange, nous pouvons passer t’acheter quelques vêtements. C’est comme bon te semble. J’ai bien de quoi nous satisfaire. Alors, si tu le veux, je t’amènerais dans un magasin et tu pourras choisir de quoi te vêtir. »

    De son point de vue, on pouvait considérer cela comme un honneur. Moi, je me disais qu’un maitre, doit prendre soin de son serviteur et la moindre des choses qu’il puisse faire envers lui, c’est le protéger. Chacun devrait au moins être capable de protéger ceux ou celles qui sont sous ses ordres. C’est ce que je pense, et je plaçais cette valeur au dessus de tout. Cela ne me dérangeait guère d’aller acheter des vêtements pour elle et encore moins aller boire un verre. Il fallait apprendre à nous connaître, à nous attendre. C’était quelque chose de nécessaire puisque nous allions vivre ensemble.

    « Tu as une préférence sinon, pour l’endroit où tu désire aller pour fêter ta liberté ? Moi je n’en ai aucun, que ce soit bar, terrasse ou autre, cela m’importe peu, en réalité je m’en fiche. Tu dois me trouver peu exigeante et directrice pour une maitresse, mais tu sais, je ne suis pas du genre à me prendre la tête pour des choses aussi futiles. Si tu ne sais pas quoi faire alors je dirigerais les manœuvres et je t’amènerais à quelques endroits que j’affectionne particulièrement. »

    Je la mettais au défi et en même temps, je voulais connaître ses goûts, ses envies, ses désirs, je voulais savoir ce qu’elle voulait. Parce que cela me préoccupait oui, assez en tout cas pour lui demander son avis. Je ne suis pas tyrannique, plutôt audacieuse et pleine de malice.

    Alors Satya, que vas-tu faire ?
    Ou veux tu te rendre pour savourer ta « liberté » retrouvée ?
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MessageSujet: Re: [Terminé] "Quand une histoire s'achève, il faut savoir tourner la page pour en vivre une nouvelle." [Pv Alice]   Lun 24 Jan - 15:39

"Le regard droit devant, le courage combattant la peur. Tout mon être se prépare à la découverte d'un nouveau monde. Mon esprit se prépare moralement à recevoir beaucoup de choc émotionnel. Je compte sur vous, ma sauveuse pour me rattraper si je fais un malaise."


En fin de compte, je m'en veux à moi-même d'avoir une fierté si grande qu'elle me rends si mal à l'aise. Si j'avais été plus docile, j'aurais pu avoir des bains. Si j'avais été plus sexy, j'aurais eu droit à des balades entre les cages. D'un autre coté, je me disais aussi qu'on ne faisait pas un monde avec des « si ». Mais cette situation n'aurait pas eu lieu si j'avais mis ma fierté de coté durant un petit laps de temps. Cependant, est-ce qu'elle serait venu me voir si j'étais comme tout le monde ? Non, je ne pense pas, si elle est venu vers moi, c'est bien pour ce que je suis, ce que j'ai fait. Si j'avais obéis à toutes les exigences de ce vendeur, je ne serais pas partis avec elle, surement avec un maître pervers qui n'accepterait peut-être jamais ma passion.

Bien sur, je ne suis pas sur qu'elle me donnera cette occasion, je garde tout de même espoir, c'est la seule chose qui me reste en plus de ma fierté.

Afin de me remonter un petit peu le moral, je repense au fait que je ne devrais plus supporter les cris du vendeur, ni les gémissements de mes camarades, ni les paroles vicieux des potentiels acheteurs, ni des remarques à mon sujet comme quoi je ne serais jamais vendu. Je n'aurais plus besoin de voir ses danses vulgaires, ni même les parties intimes de mes congénères, ni les débuts des ébats entre client et son futur achat. Oui, bientôt, tout cela fera partis intégrante de mon passé.

Et comme je l'ai lu un jour dans un livre, le passé est le passé. Il ne faut pas penser qu'à ça mais le garder en souvenir pour ne pas faire les mêmes erreurs.

Un léger sourire apparut sur mon visage en pensant simplement au plaisir d'être délivré d'une telle torture. Et malgré ce bonheur qui peut se lire sur mon visage, je laisse mon visage baissé, regardant le sol. Même si je me sentais heureuse en ce moment même, je gardais toujours l'angoisse de la découverte de la ville. J'ai dissimulé ma réelle peur par de la honte du regard des autres. Bien qu'il y est un peu de ça aussi, le plus important est la découverte du monde. Je ne tenais pas à ce qu'elle sache maintenant, et surtout pas devant le vendeur que je n'ai connu que la vie dans une maison et rien d'autre.
Je ne connais rien de la vie de société, ni du terme amitié, ni même du plaisir de l'école avec les amis, ni les sorties entre amis, ni les boites de nuit, à dire vrai, je sais tous ça que par la lecture et les quelques rares films que j'ai pu voir en compagnie de mon maître et de ma famille. Alors, je ne sais pas si je vais aimer, si je vais détester. Je sais qu'il y aura de grande chance que je vais paraitre comme une gamine en découvrant tous ce petit monde mais je serais vivante, je serais encore plus ce que je suis.

Sans vraiment s'en rendre compte, Alice va me découvrir souvent en même temps que moi. Mais en combien de temps va t-elle s'en rendre compte ?

C'est un jeu que je me donne, savoir combien de temps va mettre la jeune maitresse pour découvrir mon plus gros secret. Bien entendu, j'ai aussi la question du même genre qui concerne ma passion de lecture. Seulement deux choses, cela semble si peu que j'ai peur que cela devient très vite routinier, endormant. Enfin, je veux bien qu'il y en a une troisième, qui concernerait mon expérience au niveau sexuel, mais comme vous devez vous en douter, je n'en ferais jamais réellement un jeu. Ce n'est pas un homme, donc cela n'arrivera jamais. Et si elle m'avait acheté pour m'utiliser en tant qu'objet pour gagner des sous ?

Une telle éventualité venait à peine de me traverser l'esprit, et dire que je pense à ça simplement à cause d'une rumeur...

Non, elle n'est pas comme ça, et même si c'est le cas, j'accepterais toutes ses exigences. Pour la simple et bonne raison que je ne veux plus revenir ici, c'est trop douloureux, trop désagréable. Quoi qu'il arrive, je ne céderais pas, vivre avec elle ne peut pas être plus difficile que vivre ici. Enfin, j'essaye de m'en convaincre.

Et j'en deviens silencieuse, oubliant de répondre aux remarques de la jeune fille.

J'étais plus que ravie d'apprendre que cela ne la gênait vraiment pas, même si dans un sens, ça n'arrangeait pas mes affaires. Je crois qu'au plus profond de moi, je voulais revenir en ville après m'être habitué de ma nouvelle vie, surtout après avoir pris un bain et que mes habits étaient plus que propre. Mais, je ne dirais rien, je l'accompagnerais au risque de me recevoir des remarques, ce n'est pas comme si, j'en avais jamais reçu.
Quand elle me demande si j'ai une préférence pour boire un verre afin de fêter ma liberté, j'avais une envie folle de découvrir de l'herbe, des fleurs, ou même la mer. Mais elle me remet très vite dans le bon chemin, car son premier but était de calmer la soif qui commençait à envahir ma gorge. Elle devenait de plus en plus sèche et à me bruler. Relevant à nouveau un peu la tête en sa direction, je réfléchis un moment, essayant de me souvenir dans les livres et films, ou se rendait les gens pour boire un verre.


« Je tenais déjà à vous remercier pour vos paroles réconfortantes, j'accepte votre proposition, ne connaissant pas bien le coin de cette région, je vous laisse choisir le lieu que vous affectionnez le plus. Dans un sens, cela va me permettre de vous connaître mieux afin de vous satisfaire au mieux. »

La satisfaire au mieux, oui mais dans qu'elle direction ? A la base, je suis là pour satisfaire les appétits sexuel, ici, je serais plus comme une bonne, non ? Je ne sais pas mais je sais que je le saurais bien vite, quand on se retrouvera seul. En tout cas, j'étais fière de moi et de ma phrase, cela pouvait se voir avec mon léger sourire sur mon visage. Mais pourquoi l'être ? Tout simplement car j'avais réussis à l'obliger d'être une maitresse dirigeante en lui donnant comme excuse que je ne connaissais pas le coin, au lieu de lui dire que je ne connaissais pas du tout la ville. Je refusais de lui avouer si rapidement ce secret, j'avais honte de paraître avec si peu de culture, même si ce n'est pas de ma faute, si je n'avais pas ce droit. Que pouvais-je y faire ? Mon maitre refusait de me laisser cette liberté là. En plus, je ne peux pas oublier que j'apprendrais autant sur elle que sur moi en sortant ainsi. Espérant que je saurais cacher ce secret un peu plus longtemps en contrôlant mon enthousiasme.

Et oui, je me pose moi-même des défis, c'est mon seul moyen de rendre ma vie plus importante, de me rendre vivante et de redevenir une jeune fille souriante. Quand on croise mon regard enfermé dans une cage, ce n'est pas vraiment moi. Non, je suis quelqu'un d'assez enjouée, souriante, vivant sa vie à plein dent si on peut dire ça. Étant donné que j'ai vécu jusqu'à aujourd'hui que dans une maison...
Oui, cela promettait d'être palpitant, j'en étais même devenu impatiente. Au moins, cela avait provoqué la disparition de la peur en pensant que j'allais enfin pouvoir découvrir le monde des être supérieur. Bientôt, je saurais ce que mon maître apprécie dans une ville.


« Je suis prête à vous suivre, Mademoiselle »

Disais-je avec entrain et un sourire large. Les mains joints entre eux devant moi. On dirait que je suis parfaitement docile mais faites attention, ce n'est pas totalement vrai. On m'a impliqué une certaine éducation, j'accepte de faire certaines choses car je trouve cela important et tout à fait normal. Par exemple, le fait de vouvoyer une personne plus âgé que nous, qui plus est, un être supérieur que certains aime bien qu'on les nomme maître. C'est une chose que je refuse de faire, je n'aime vraiment pas ça, je me sens pas tellement inférieur à eux.

Pour ce qui concerne du reste, c'est à vous de le découvrir petit à petit. En serez-vous capable mademoiselle ?
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MessageSujet: Re: [Terminé] "Quand une histoire s'achève, il faut savoir tourner la page pour en vivre une nouvelle." [Pv Alice]   Lun 24 Jan - 21:05

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MessageSujet: Re: [Terminé] "Quand une histoire s'achève, il faut savoir tourner la page pour en vivre une nouvelle." [Pv Alice]   

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[Terminé] "Quand une histoire s'achève, il faut savoir tourner la page pour en vivre une nouvelle." [Pv Alice]
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