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 Passons nos journées sans renouveau... [PV: Ikuto Tsukiyomi]

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MessageSujet: Passons nos journées sans renouveau... [PV: Ikuto Tsukiyomi]   Lun 20 Juin - 21:38



Passons nos journées sans Renouveau...
Avant > Animalerie



J'avais écouté les dernières paroles de l'hybride pensif, comme si j'étais sûr que derrière toute cette illusion que j'avais fondé rien ne pourrait réellement changer. Ce père... non, cet affreux d'imbécile que j'avais hérité comme beau-père n'avait rien d'autre à faire que de passer son temps à me persécuter sans arrêt, comme s'il m'avait choisi tel son jouet à poings, tel un vulgaire objet que l'on offrait aux prédateurs les plus téméraires...
Me plaindre? Je n'avais que faire de cela. Je suis un Comte et je me dois de rester aussi droit qu'un marbre, même six pieds sous terre. Mais... j'avouerai à grands regrets que l'envie de me blottir dans des bras rassurants m'avait traversé l'esprit, ces bras que je n'avais jamais eu l'occasion de sentir autour de moi comme si cela créait par la même occasion un sentiment de dénigrement total, un désir frustrant de me laisser ainsi courir à ma perte. Je suis un Comte, je le crie haut et fort et je le répète... je n'ai pas à m'acquitter de cela, ce sont les gens qui doivent venir à moi...
Je fronçai les sourcils, silencieux pendant le trajet alors que j'enserrai mes bras comme me couvrant de cette sueur froide qui me parcourut. Je savais que je n'aurai aucune chance en rentrant, puisque j'avais désobéi à un ordre premier qui était celui de ne faire venir aucun hybride au sein du manoir. Avais-je fait cela pour simplement transgresser les règles? Non... en fait je voulais vraiment un hybride... j'aime bien les hybrides. Je les trouve attirants, et puis je peux jouer avec comme si j'avais eu un frère... enfin, c'est ce que je me disais en sachant que la réalité était toute autre. Pour ce pseudo-père et ma mère qui avait perdu les pédales de la réalité, ce n'étaient rien d'autre que de pauvres servants prêts à lécher les semelles de leurs chaussures... Pourquoi...
La voiture s'arrêta au bout d'une bonne vingtaine de minutes, ayant pénétré l'enceinte d'une immense cour où au centre trônait une fontaine représentant quelques personnages grecs antiques, versant cette eau translucide dans un énorme récipient. Tournoyaient à leurs pieds des carpes koi, et se posaient doucement à la surface de l'eau des petites feuilles venant des arbres fruitiers non loin. Ce n'était pas la grande demeure des Trancy pour rien, mais cette habitation était signe pour moi d'un reniement total à toutes ces choses que nous possédions. Je détestais ce ciel bleu au-dessus, je détestais les moindres brins d'herbe ou les moindres pétales de fleurs qui osaient pousser dans toute la longueur du jardin, je détestais cette fontaine et ces poissons, sans oublier ces escaliers, ces rideaux, ces peintures et tout ce qui pouvait faire de ce manoir vivant, depuis la mort de père...

Je fermai les yeux un instant. Son image m'était revenue difficilement, comme si elle se brouillait dans mon esprit par mon chagrin et tant d'années passées. Père... serais-tu fier de moi?... m'as-tu oublié?... Ciel, j'aurai aimé pleurer encore un peu mais je ne pouvais pas! Surtout pas devant ce stupide majordome qui ne comprend rien et cet hybride devant lequel je ne voulais rien exposer de mes faiblesses... j'étais un comte, je me devais de rester droit... comme le tronc de cet oranger où j'avais été pour la dernière fois délaissé...
Je sursautai brusquement. Claude avait ouvert la portière de mon côté, et face à moi les escaliers et la grande porte d'entrée du manoir. Je soupirai comme si je savais que cet endroit ne m'apporterait rien de bon en cette fin de matinée, ainsi fait tous les jours quoiqu'il arrive.

-Monsieur, souhaitez-vous que je vous serve le thé au salon? Demanda-t-il, alors qu'il laissait l'hybride sortir de la voiture.

-Non, sers-le moi dans ma chambre je veux entendre Ikuto jouer du violon.

-Bien. Termina-t-il la discussion en s'inclinant, fermant ensuite la portière alors que je menai l'hybride d'un pas peu sûr, laissant les domestiques ouvrir les portes de la demeure.

J'entrai alors, dans ce grand hall qui me paraissait plus lugubre que d'habitude. La pression se fit de plus en plus forte, alors que ma main, inconsciemment, vint serrer les étoffes au niveau de mon coeur. J'avais mal... terriblement mal... et je sentais là quelque chose que je ne pouvais éviter. Comme par instinct je pris la manche d'Ikuto et le tirai pour l'emmener rapidement à ma chambre, de façon à ce que cet homme ne puisse pas me voir sur le fait. Mais lorsque je me tournai pour atteindre les escaliers, je heurtai un corps bien grand et qui me semblait connaître. Je me figeai sur place, les yeux écarquillés face à la taille de cette homme presque aussi grand que Claude mais ne le dépassant pas. J'avais peur... je ne pouvais mentir à moi-même et nier ce fait... mon coeur s'emballa brusquement dans une cacophonie indescriptible, alors que mes mains moites déjà se serraient un peu plus dans leur emprise. Je n'avais osé reculé que d'un pas, mais ce regard qui me tuait radicalement m'avait empêché par la même occasion de ne bouger d'un seul millimètre. Claude s'était approché à vive allure, mais la voix de l'homme n'hésita pas à s'affirmer et à résonner dans le grand hall comme s'il avait été un démon, me faisant sursauter de plus bel:

-Qui t'a donné la permission de faire entrer ne serait-ce que l'oreille d'un de ces foutus esclaves ici?!!
gronda-t-il, les sourcils froncés.

Je fermai instinctivement les yeux, poussant Ikuto derrière moi comme faisant barrière de mon corps. Je n'avais pas l'habitude de m'inquiéter pour autrui, mais je ne savais par quel instinct je me mis à le protéger comme s'il devait vivre encore face à ce mutant. Claude comprit de suite la suite des évènements et n'hésita pas à prendre l'hybride par les épaules pour le reculer un peu plus et s'éloigner du champs de vision du mastodonte qui risquait de s'en prendre à lui. Mais je n'eus pas le temps de vérifier qu'ils étaient en dehors de la scène, que je fus projeté à quelques mètres, par une claque vive et puissante, qui me brûla la joue. Ce fut le drame, qui se poursuivit sans que je n'aie à comprendre comment ni pourquoi.
La silhouette se trouvait au-dessus de moi, et n'hésita alors pas à frapper de ses pieds cirés mon ventre, mes côtes, mes bras, mes jambes et mon visage que j'essayais de dissimuler au mieux entre mes bras. C'était horrible... je sentais mes poumons se compresser, le souffle se couper... j'avais mal... trop mal... je souffrais horriblement j'avais mal! Je voulais le hurler, mais je serrais mes dents en sachant que par ce geste ma mâchoire irait se déboiterait. Je n'en pouvais plus... pourquoi tant de haine pour des faits si futiles?.. qu'avais-je? Étais-je si laid et si répugnant?... étais-je né pour souffrir ainsi?.... Dieu, par pitié, si vous existez pardonnez-moi d'avoir su respirer...
Les coups se firent plus violents sur mon corps, et je me crispai tellement la douleur était intense. Je n'avais pas droit à de l'aide, et Claude retenait de sa force l'hybride pour qu'il n'intervienne pas. Pourquoi? Parce que cela risquait d'empirer les choses bien plus que ce qu'elles ne l'étaient... c'était moi aussi, il y a bien longtemps, qui avait mandé à Claude d'empêcher toute personne de s'en mêler. Je n'aimais pas ça pour plusieurs choses, et la première étant que je détestais la pitié des autres...
Et puis... je m'en sortirai encore comme toutes les autres fois, avec quelques bleus, des fractures et des choses si anodines... comme toutes ces autres fois...

-Aïe!

Le cri m'avait échappé... je n'avais pas pu tenir plus, surtout pas au visage, et je sentis rapidement mes cheveux porter à eux seuls tout le poids de mon corps: je me faisais soulever par les racines capillaires.

-Ainsi sera ta punition!! Tu es interdit de sortir avant un bon moment!! Et ne me parle plus jamais de quoique ce soit, ou je te fais avaler tes âneries!! Compris?!!

Je sanglotais... je n'avais pas le choix, puisque mon coeur plus que mon corps souffrait à petit feu de ce qu'il m'infligeait. Mais j'eus réussi à sortir un petit "oui" aigu qui n'était autre qu'une plainte entre la douleur et la totale soumission... je le haïssais... je le haïssais tellement que si j'avais pu je l'aurai tué... mais celui que je haïssais à l'heure actuelle n'était rien d'autre que moi, qui n'avais que la faiblesse et les cris pour exprimer son désarrois... Je me détestais.
Par chance ou par coïncidence, le messager de cet abruti vint dans le hall pour l'annoncer d'une nouvelle. Je fus littéralement éjecté au sol, comme si je n'avais de valeur que l'égal d'un simple jouet en bois devenu désuète, ma tête ricochant alors sur le carrelage glacé. Personne n'avait le droit de me venir en aide, ou la colère de cet homme serait pire que de coutume, alors tout le monde attendit son départ qui fut précipité et très attendu, même s'il fut entouré de cris rauques, les siens.
Beaucoup de domestiques se précipitèrent sur moi mais je redressai vivement la tête tel un lion humilié et rugissant à n'importe quelle approche, avant de me redresser lamentablement, boitant doucement, donnant à ma démarche un air moins gracieux que ce qu'elle avait été. Je posai alors ma main sur mes yeux, les paupières tentant tant bien que mal de dissimuler des larmes qui naissaient, mon autre main serrant mes pans déchirés qui me servaient de vêtements. Claude n'attendit pas que j'atteins la première marche qu'il vint vers moi et me souleva, m'empêchant par un doigt sur la bouche de crier au dépôt:

-Je vous emmène à votre chambre, vous irez vous reposer, et il vous jouera du violon, comme convenu, n'est-il pas?

Je hochai la tête doucement avant de fermer les yeux. Claude avait appelé Ikuto à l'arrière pour le suivre, alors qu'il nous dirigeait vers ma chambre, et qu'il me changea pour m'enfiler une longue robe de chambre avant de me poser sur le matelas moelleux. C'est là qu'il me laissa pour aller préparer mon goûter habituel, alors que mon corps tout entier tremblait encore par de longues convulsions. J'entrouvris alors mes lèvres pour regarder de mes yeux bleus la forme du chat qui me semblait floue:

-As-tu... faim? …

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