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 Ma vie ne vaut pas une douceur comme toi... [PV: Keiji Fusha]

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MessageSujet: Ma vie ne vaut pas une douceur comme toi... [PV: Keiji Fusha]   Sam 25 Juin - 22:49


Ce n'est pas le chant des oiseaux qui avait particulièrement éveillé mon esprit alors que j'attendais patiemment sur ce fauteuil de velours et de bois ancien, triturant de mon index et de mon majeur les lacets noirs de ma bottine, mais l'odeur enivrante de mon thé que je sentis à des kilomètres à la ronde. Je relevai alors le bout du nez, fermant les yeux un instant comme pour prendre le temps de le sentir profondément en moi, délaissant alors mes lacets pour poser la main sur l'accoudoir du fauteuil. Le petit grincement aigu que faisait le chariot ne tarda pas à se faire entendre de mes oreilles, et je tournai vivement le visage lorsque la silhouette du majordome de la maison me fit de l'ombre devant cette grande fenêtre vitrée d'où provenaient ces rayons solaires puissants.
J'avais faim... je mourrai de cette faim qui me tenaillait l'estomac, mais je ne pouvais courir jusqu'à la cuisine pour venir réclamer mon dû plus tôt que prévu: j'avais les jambes détruites par les coups et les blessures. Je grimaçai lorsque je fis le geste de poser mon deuxième pied au sol, me reculant sur le fauteuil, alors que ce brun aux yeux dorés s'inclina, me conseillant de faire attention. Je le déniais, car après tout il n'avait rien à me dire et la seule chose que je lui autorisais était de me servir correctement. Je n'avais pas envie de l'entendre me parler de cette fâcheuse histoire d'il y a à peine une demi-heure, car à chaque fois qu'il mentionnait le nom de mon beau-père je n'avais envie que de briser sa belle vaisselle en porcelaine si ce n'était de meurtre. Rien que d'y penser, mes sourcils se froncèrent et mes dents grincèrent, alors que mes mains se tendirent pour attraper cette tasse qui gardait précieusement le thé voulu. J'avais soif, j'avais faim... mais mes bras tremblaient encore des convulsions dues aux coups, et ma tasse ne tint pas longtemps entre mes doigts.
Le bruit du fracas qui s'ensuivit alerta le majordome et les autres domestiques qui se hâtèrent de venir à mes pieds pour ramasser les débris, seulement, la première chose que j'eus en tête de faire et que j'exécutai, fut de frapper de mon talon l'épaule d'Edward qui était baissé non loin de moi, hurlant alors sur lui:

-IMBECILE!! Je suis brûlé, occupe-toi de moi plutôt que de cette foutue tasse!!!

Il écarquilla les yeux, cet air ahuri aux premiers abords que je détestais, mais il s'empressa de s'occuper de moi et de me porter jusqu'à la salle de bain, notamment lorsque mes yeux se plissèrent, puisque j'étais prêt, dans ces moments, à lui rendre un nouveau coup. Je ne tardai pas à entrer en contact avec l'eau brûlante du bain, mais ce ne fut pas plus mal pour mon corps qui se soulagea ainsi des frissons convulsifs qu'il exprimait sans cesse. Plongeant la tête dans l'eau, je laissai le majordome préparer le savon mousseux et le gant de toilette, tandis que je reprenais mes esprits en plongée et que je fis le vide au fond de moi.
Comme si j'avais eu un pressentiment mon coeur battait à vive allure, serré au creux de ma poitrine en espérant pouvoir retrouver de sa liberté. Pourtant, la seule chose que je fis à l'instant fut de relever ma tête de l'eau, reprenant ma respiration un bon moment, remarquant alors les deux mains arrivantes d'Edward qui vinrent me frotter le dos et le torse. Je ne prononça aucune parole, m'occupant tant bien que mal d'arranger mes cheveux en arrière correctement avec l'eau, l'esprit vaguant à d'autres pensées.

-Monsieur semble pensif... avez-vous besoin de quelque chose de spécifique?


Je fis une moue significative de ma lassitude avant de soupirer par le nez. Je ne voulais rien dire, rien entendre... mais je savais qu'il ne me laisserait pas muet longtemps, car il avait le don de me forcer la parole. Aussi, comme un défi de journée et comme je m'ennuyais de tout et de rien, dans ces longues journées où je n'avais plus rien à faire et plus envie de rien, je voulu tenir ma langue aussi longtemps que possible. Je savais qu'il n'était pas sot, et c'était bien ce qui changeait le jeu qui de surcroît, semblerait bien amusant. Ses lèvres s'entrouvrirent à nouveau, prêt de mon oreille alors qu'il frottait mes jambes et mes bras toujours de la même façon, en faisant attention de ne pas me râper ni la peau, ni les plaies.

-Je vois que Monsieur aime les jeux...


Je redressai le visage, interrogateur en sa direction, mais ce ne fut pas cela qui me fit écarquiller les yeux brusquement, juste un toucher assez déterminé à mon entrejambe, et ses lèvres qui vinrent attraper ma lobe d'oreille.

-Q... Que?...

Il continuait, même que je m'étais reculé pour ne pas le subir, avant que je ne le repousse violemment de mes deux mains, même contre cette force qui tenait contre moi.

-Oubliez un peu de malheur dans ces caresses... cela ne vous intéresse donc pas?...

-POU... POUSSE-TOI!!!


Hurlai-je alors de toutes mes forces alors que mes mains et mes pieds le frappèrent à l'unissons pour réussir à le faire reculer et même tomber. Je sortis du bain, j'attrapai une serviette pour me couvrir et couru jusqu'à ma chambre où je retrouvai Hannah. Sans pouvoir prononcer de mots distinctement, j'essayais de la martyriser pour qu'elle me vêtisse à la hâte. Je ne pensais plus qu'à cela, sortir d'ici et ne plus venir sans avoir trouvé ce que mon coeur cherchait avec rage et désespoir, mes mains tremblant à cette idée, agrippant la gouvernante de mes doigts fins. Une fois que ce fut fait je la repoussai brusquement pour qu'elle ne puisse pas me poser de questions, avant que je ne coures au dehors de ce manoir qui ne m'inspirait alors plus que haine et dégoût. Je mordis ma lèvres inférieure, serrant ma main sur mon gilet grisâtre, courant autant que je le pouvais pour rejoindre le centre-ville, même si cette dure tâche qui m'incombait allait sûrement durer plus d'une vingtaine de minutes.
Ma gorge se serrait comme elle pouvait de façon à ce que cette boule qu'elle retenait ardemment n'éclate pas au beau milieu de sanglots que je ne pouvais contrôler, mais je ne savais que faire véritablement contre tout ça, alors que mes songes étaient encore emplis de ces écœurements dus à cet homme, son majordome, et ce qui faisait ce qu'ils étaient. Que devais-je penser de l'un comme de l'autre?... Devais-je alors fuir loin, très loin de tout ça sans me poser de question?...
À dire vrai ces questions elles-mêmes remontèrent en moi cette énorme angoisse et j'éclatai en sanglots en plein milieu de ma course, alors que j'atteignais, essoufflé, épuisé, le parc le plus grand de la ville, celui où j'allais souvent méditer. Je marchai alors plus lentement pour pouvoir reprendre mon souffle, me consacrant alors à sécher mes larmes qui gardait une légère trace sur mes cils et mes joues, regardant le sol sans trop comprendre.

Mes bottines grises et noires me menèrent jusqu'à l'étang non loin de là. Après avoir vu passer des gens en tout genre, des amoureux éperdus qui pique-niquaient, des personnes âgées leur chien au bout de la laisse, ou encore des enfants courant derrière un ballon, je décidai de me poser un instant sur un banc, mes talons contre mes fesses et mes genoux pliés, alors que mes bras les entouraient. J'avais ce regard qu'avaient les personnes les plus évadées d'une existence, un regard perdu dans un vide que moi-même ne saurais définir exactement, un vide qui m'entourait peu à peu sans que je ne puisse m'en défaire.
Depuis quand avais-je ce sentiment, depuis quand me sentais-je si mal et si isolé?... je resserrai l'étau autour de mes genoux alors que mes yeux se fermèrent, mes sourcils se fronçant de colère et de tristesse. Serais-je réellement seul?... de nouvelles larmes glissèrent sur le coin de mes yeux, mais je me hâtai rapidement de les ôter de façon à ne pas paraître misérable face au regard de tous ces pauvres gens qui n'y comprendraient rien.
Bondissant de ce banc où j'avais élu refuge, je marchai d'un ton sûr vers le bord de l'étang, me mettant à genoux sur le bord, loin du regard et des questionnements. La main posée sur le sol terreux, je scrutai alors mon reflet sur l'eau. J'avais mal... mal au coeur, mais aussi cette douleur remontant à cause des coups de ce matin, dégâts que j'avais enduré sans m'évanouir de la journée, luttant sans cesse contre ma faiblesse que je reniais sans détours. Frottant le bord de mes yeux de l'autre main, je fixai alors intensément ce reflet, me posant des questions diverses: étais-je vraiment si faible et sans intérêts, au point que même ce majordome vienne à poser la main sur moi?... les images défilèrent dans ma tête depuis que mon beau-père m'ait pris les cheveux avant de me ruer de coups parce que j'avais osé salir le tapis du hall d'entrée, puis de toutes ces blessures qu'Edward avait soigné, pour finir avec ces mains qui osèrent s'approcher d'un endroit que je n'aurai même pas imaginé... pourquoi?...
Je fronçai brusquement les sourcils, la douleur me lacéra la tête, et précisément les tempes. Me tenant la tête de mes mains, je fermai les yeux comme pour essayer de calmer cette souffrance momentanée, due sûrement à tout ce qu'il s'était passé et ce malaise qui me tenaillait même l'estomac. Un envie de vomir, une vision floue... il n'avait fallu que cela pour que mon corps encore empli de cette faiblesse exécrable ne tangue et ne plonge alors soudainement dans l'eau froide de l'étang. Je ne m'en rendis compte que lorsque j'ouvris pleinement mes yeux dans l'eau, perdant la respiration petit à petit.
Non... Non... je ne savais pas nager... je ne savais pas nager...
Je tentai alors de me débattre comme je pouvais pour atteindre la surface de l'eau, arrivant à gober de l'air par une grande bouffée, mais je replongeai rapidement dû à mon manque de natation avéré, brassant des bras et des pieds avec difficulté et peur, cette peur insoutenable de mourir par ma bêtise. Allais-je mourir à l'instant?... c'était fini?... pour de bon... et j'étais dans un coin où personne ne pouvait me remarquer... si j'avais pu j'aurai encore plus pleuré que n'importe qui, que n'importe quand. Après tout, je ne savais faire que cela...
Je serrais ma main contre ma gorge, je perdais de l'oxygène et je coulais peu à peu. Les paupières à moitié fermées par l'étourderie et l'inconscience qui se faisait de plus en plus lourde, je tendis l'autre main vers la surface alors que je coulais doucement, comme si j'étais sûr qu'une aide qu'importe pouvait encore me sortir d'affaire.

Délivrez-moi... délivrez-moi de tout ça... de ces chaînes... de ces poids... délivrez-moi...

Hurlai-je en moi-même, en mon coeur, alors que mes paupières se fermèrent peu à peu, que mes muscles s'engourdirent et que je ne pus retenir ma respiration plus longtemps, m'évanouissant dans les fonds de cet étang qui sera peut-être mon dernier tombeau...

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MessageSujet: Re: Ma vie ne vaut pas une douceur comme toi... [PV: Keiji Fusha]   Ven 9 Sep - 10:54

La vie n'est qu'un éternel recommencement. L'on avance, l'on oublie, l'on souffre, l'on sombre... Voilà tout ce qu'il y a comprendre de la vie. Et bien que l'on s'obstine à continuer son chemin, il n'y a rien de mieux que la mort pour toute fin. Sur ses pensées, je me redresse alors sur mon grand lit à baldaquin. Tout est sombre dans mes appartements privés. Je n'ouvre jamais les volets, n'en voyant aucunement l'intérêt. La lumière du jour agresse mes pupille, ingrate lueur que je commence lentement mais surement à ne plus supporter. Mon humeur semble en être affecté par tous les moyens que ce soit. Mais voyez plutôt...

Me levant, je me dirige vers la salle de main, allumant une faible bougie pour toute lumière avant de faire couler l'eau, seul. A force d'attendre un majordome, le mien en l'occurrence, l'on apprend bien des choses... Dormant nu, je me plonge directement dans l'eau sans mot dire. Je ne sais point l'heure qu'il peut être mais peut m'importe. J'ai dû louper quelques cours que mon père souhaite que je suive pour mon éducation. L'éducation ? A quoi bon... Je n'aspire à rien de plus qu'à rester enfermer dans le noir le plus longtemps possible avant que la mort ne me frappe de plein fouet. Suis-je lâche de contempler la vie de cette manière ? Je ne pense pas. Je n'ai aucune intention de mourir dans l’immédiat et je me contente d'étudier une de nos entreprises familiales se trouvant non loin. N'est-ce pas suffisant ? Je vis peut être pour les autres, qu'ils aient un emploi. Je sais parfaitement que mon père a mis cet entreprise ici pour moi et que cette dernière dépend de mes bons vouloir. Je détesterai que des familles soient en proie au chômage voir pire, par ma faute. Qu'est-ce que je hais mon père....

Me lavant simplement, je me rince puis me sèche avant d'enlever l'eau et de nettoyer sommairement la baignoire grâce au jet du pommeau de douche. Soupirant encore, je me dirige à nouveau dans ma chambre, contemplant les murs devenu gris par les ombres, cachant leur blancheur originale. Mais là n'est pas le sujet, ouvrant mon armoire, je met un boxer, puis un pantalon noir, une chemise à jabot blanche, un gilet noir et une veste de même couleur, le tout de tissu noble, brodée de perle ici et là. Je prend mon chapeau noir, mettant la dentelle devant mon regard améthyste afin de ne pas être gêné par cette lumière qui me dérange. Je suis obligé de sortir, je n'ai plus rien à manger et l'on vient me livrer qu'en fin d'après-midi. Soupirant je me dirige vers le salon ou seule une fenêtre permet à la lumière de pénétrer mon antre... Prenant ma canne noire, je sors singulièrement, me dirigeant vers le café où je vais de moins en moins souvent. Seul lieu pourtant, où les gens peuvent se venter de me voir le plus souvent.

Marchant, j'arrive.. Je n'ai point besoin de dire ce que je souhaite, l'on m'amène mon repas que je ne décrirai pas tant celui-ci me semble banale à présent. Assis sur la terrasse à ma place, je n'enlève en rien le voilage qui obscurcit ma vue, faisant fit de tous les commérages pouvant circuler à mon sujet. Je n'ai simplement pas que cela à songer. Finissant promptement mon repas quotidien et fade. Je laisse de quoi payer le service rendu sans mot dire. Comme si mon badin avait pris des vacances. Me dirigeant vers le parc malgré tout, je sais que c'est inutile mais je tente de faire mon "social", ironique n'est-ce pas ? Peut-être que les habitudes ont bêtement la vie dure...

Marchant noblement en fixant le monde drapé de dentelle noire à travers mes yeux, je stoppe pourtant mon chemin en contemplant un jeune homme dont la chevelure semble illuminé tous regards qui peuvent se poser sur lui.. Pourtant... Ce petit soleil semble se faner à vue d'oeil. Qui suis-je pour juger cela ? Personne et pourtant, cela m'intrigue assez pour le suivre juste un instant alors qu'il se dirige vers le lac. Lentement, doucement, noblement je me vois le suivre sans me l'expliquer. L'instinct sans doute ? Chose dont je ne crois pas et pourtant... Toutes pensées s'évadent alors de mon être, contemplant alors ce soleil vaciller, tomber dans l'eau. Mes gestes pourtant lascifs se font plus rapides alors que je m'approche du bord de la terre ferme.. Sait-il nager ? Qu'a-t-il exactement ? Ne le voyant pas remonter dans la seconde, je m'arrache la protection éphémère de mon chapeau haut de forme, ma veste sans y songer et je .. je.. plonge ? Oui c'est cela...

Habitué aux ténèbres, je vois une sorte de lumière et me dirige vers elle.. La simple lueur glissant à ses cheveux offre une lumière presque irréelle, c'est sans doute ça qui m'a fait le retrouver. Je ne sais pas vraiment ce que je fais.. Mes cheveux semblent s'être détachés vu la marais de violet m'entourant. Pourtant... je tends une main vers lui, l'effleurant juste au début puis l'attrapant autoritairement afin de le plaquer contre moi, l'entourant de mes bras comme je peux.. Je nage alors jusqu'à la surface, allant aussi vite que je peux alors que l'eau ralenti chacun de mes mouvements. Cela m’agace... Mais ce n'est pas comme si j'avais le choix... Nageant en le gardant la tête hors de l'eau, j'arrive enfin a me hisser sur le bord.. Avant de l’allonger sur le sol..*

- " ça va aller ? "
Je me penche, posant presque ma joue sur ses lèvres avant de sentir une respiration.. Je le place de coté afin qu'il recrache toute l'eau qu'il a pu ingurgité. Bizarrement inquiet, étrangement soulagé, je me contente d'attendre que la lueur de ce petit soleil lui revienne.
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