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 Ce petit chemin, qui ne sent pas la noisette [PV Flandre Scarlet. Âmes très sensibles s'abstenir.]

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Vivian

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MessageSujet: Ce petit chemin, qui ne sent pas la noisette [PV Flandre Scarlet. Âmes très sensibles s'abstenir.]   Mar 5 Juil - 11:53

    Une voiture passait de temps à autre sur la route cernée par les pâturages. Le soleil s’était niché dans le ciel et réchauffait doucement les étendues de verdure ainsi que les troupeaux de bêtes qui l’arpentaient nonchalamment. Le vent était une caresse imperceptible et transportait les effluves de la nature. En clair, c’était une journée calme et agréable qui s’annonçait, ou du moins sur le trajet vers le hameau le plus proche de Gokusha, car depuis quelques temps, ce n'était pas le cas dans la ville en elle-même. Les événements tragiques, survenus il y a quelques jours de cela, la mobilisation des forces de l'ordre à chaque coin de rue qui en a résulté avaient rendu la métropole aussi agitée qu'une fourmilière. Vivian, qui s'intéressait un minimum à l'actualité, avait connaissance de la raison de tout ce remue-ménage, non pas pour l'avoir vu de ses propres yeux – ou pire, l'avoir subi - mais parce que son origine faisait couler beaucoup d'encre et recueillait beaucoup de salive (1). Une fois, son regard avait repéré le gros titre d'un journal qui mentionnait qu' “Une vague d'assassinats sévissait depuis près d'une semaine”. A la première lecture, cela lui avait semblé plutôt confus, voire même banal, mais finalement, les annotations juste en dessous étaient parvenues à mobiliser toute son attention sur le bout de papier.

    Spoiler:
     

    “L'œuvre est bien celle d'un hybride sans maître, déclare le chef de la brigade.”

    Ainsi, c'était devenu officiel.

    Sur le chemin du village, mains enfourrées dans les poches de son jean, Vivian poursuivait son chemin d'un pas assidu tout en réfléchissant à sa situation actuelle qui, en dépit de la moindre apparence, n'était pas si désastreuse. Elle se doutait qu’en ce moment présent, une patrouille était effectuée dans la zone désaffectée où elle-même et de nombreux autres hybrides avaient coutume de séjourner, de même que cette affaire de meurtres convertirait ce qui tenait lieu d’asile pour plusieurs fugitifs en souricière. Pour résumer la chose : Personne ne rentrait, personne ne sortait (2). Une situation bien ennuyeuse, pourtant, la semi-reptile estimait malgré tout avoir de la chance. Et beaucoup de chance car à l’instar de ceux et celles qui s’étaient retrouvés sous les verrous et l’étaient encore à l’heure actuelle, elle, de son côté, avait le privilège d’arpenter les sentiers de la campagne en jouissant d’une quasi-totale liberté.

    Spoiler:
     

    Aussi, nul besoin d’avoir à se cacher de la foule et d’en supporter le charivari quotidien ! Ici, les troupeaux de bêtes constituaient les principaux cortèges et – Grâce à Dame Nature -, contrairement aux humains, ne parlaient pas (3) ! Pour ainsi dire, cette sensation de liberté avait même gagné ses poumons car aucun effluve de nicotine ou de gaz d’échappement ne les agressait (4).

    Spoiler:
     

    Résister à la sérénité qui émanait de ces lieux et au bien-être qu’ils pouvaient procurer se révélait généralement être une tâche difficile, même si, comme la métropole, la campagne connaissait son lot d’incidents. Vivian avait déjà entendu parler d’histoires d’agressions, de vols, de meurtres tout aussi bien commis sur le bétail que sur leurs propriétaires et avait même failli se retrouver impliquée dans certains d’entre eux. La violence ne connaissait aucune frontière et la jeune femme le savait. Ce qui en revanche la surprenait, c’était la rapidité à laquelle cette dernière constatation serait vérifiée car au bout de quelques pas, une odeur finit par attirer toute son attention et l’incita à interrompre brusquement sa marche. Sous le verre de ses lunettes de soleil, ses yeux glace se mirent à balayer l’étendue de verdure qui se présentait droit devant, parsemée d’arbres fruitiers et dont le soleil ravivait les couleurs. L’odeur était proche, selon l’estimation de l’hybride, suffisamment proche pour atteindre son origine en quelques minutes à peine en avançant tranquillement et peu de secondes en cavalant. Sa langue bifide darda entre ses lèvres, l’espace d’un instant, et ses sourcils se froncèrent sous l’effet d’un scepticisme naissant. Par ailleurs, il lui sembla distinguer une silhouette plus loin, à l’endroit même où la fragrance se faisait plus forte et dès lors, le scepticisme se mua en une curiosité assurément malsaine. Sans attendre une seconde de plus, la semi-reptile se remit en route vers l’objet de son intérêt et pas après pas, foulée après foulée, de nouvelles senteurs vinrent se mêler à celles qui avaient éveillé son intérêt. Elle chassa au passage quelques dreadlocks qui gênaient sa vue d’un geste négligé ainsi que des brins d’herbe qui s’étaient accrochés au bas de son jean usé et qui agaçaient ses pieds nus en les chatouillant. Et bien que sa démarche se voulut silencieuse, à aucun moment, il ne lui vint à l’esprit de rebrousser chemin. Ce parfum âpre aux notes métalliques. Les occasions auxquelles Vivian l’avait senti étaient nombreuses. Cette odeur était celle du sang.


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Dernière édition par Vivian le Mer 10 Aoû - 9:31, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Ce petit chemin, qui ne sent pas la noisette [PV Flandre Scarlet. Âmes très sensibles s'abstenir.]   Mar 5 Juil - 14:48

Ainsi, cela faisait une semaine. Une semaine que la rumeur parcourait les rues, les avenues, les boulevards de Gokusha. Et Flandre n'en était pas moins fière. Depuis qu'elle s'était échapée du laboratoire - bien sur en étripant, en torturant, en écartelant, en bouffant tout ce qui avait sur son passage - d'où elle venait, c'est à dire bien loin d'ici, Flandre avait recommencé a manger un peu tout le monde, un peu n'importe quoi. Au début, cette passion pour le sang n'était que passagère, et cela ne se passait qu'au laboratoire. Mais depuis qu'elle a gouté à la chair d'Homme, ce fut devenu comme automatique.

Donc, après s'être enfuie du laboratoire, Flandre se mit à parcourir plusieurs prés, champs, et campagnes. Elle errait comme un fantôme, dans de vieilles campagnes perdues au milieu de nulle part, se nourrissant de quelques humains égarés. Bien sur, quand il n'y en avait pas, elle devait se rabaisser à manger des animaux, ce qui ne lui plaisait pas vraiment, mais elle n'avait pas vraiment le choix dans ces cas. De semaines en semaines, le paysage se faisait de moins en moins vaste, et le peuple de moins en moins rare, sa nourriture était donc plus abondante et elle n'avait aucun risque de mourir de faim.

Et puis, de jours en jours, elle la découvrit. Cette ville Gokusha, acceuillant 288 habitants* et pourtant une ville si grande, si belle. Elle avait l'air si joyeuse, si.. bondée de monde, donc de nourriture. Flandre décida de s'y installer un temps. Elle trouva un genre de " grotte " et s'y installa, sortant la nuit pour se trouver à manger - c'est à dire rentrer dans les maisons des gens par infraction, et se servir.

Bien-sûr plusieurs mois plus tard, la disparition d'une centaine de personnes à Gokusha fit beaucoup de bruit, la sécurité fut avertie. Flandre, se tenant bien sur au courant de ce qui se passait, et voyant la nouvelle dans le journal, elle trouva judicieux de s'installer dans la campagne alentours. Elle reprit donc ses " bagages " et alla s'installer dans un verger de pommes non loin de là, emportant bras et jambes ensanglantée avec elle.

Nous en sommes donc là. Flandre est assise au pied d'un arbre, une main dans la bouche et un tas de pommes à côté d'elle. Déchirant doigt par doigt la main, elle observait le ciel sans vraiment beaucoup de nuages. Elle sentait une présence, mais ne se sentait pas vraiment menacée, d'être pris sur le fait en train de manger une main. Au pire, il le verrait et déciderais de le dénoncer ? Et alors ? Elle l'aurait déjà manger. Flandre laissa donc la personne s'approcher, en attendant de voir la réaction de celle-ci...

* Je me suis servie du nombre de membres x)
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Vivian

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MessageSujet: Re: Ce petit chemin, qui ne sent pas la noisette [PV Flandre Scarlet. Âmes très sensibles s'abstenir.]   Mer 10 Aoû - 9:28

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    “La curiosité est un vilain défaut”, c'était bien connu. Quant à connaître le pourquoi exact d'une telle affirmation, cela relevait d'une autre paire de manches. Dans le cas présent, la raison était tout simplement due à une forte possibilité de se faire tuer. En effet, il n'était jamais bon d'être curieux quand l'objet de l'intérêt se voulait aussi dangereux que le compte à rebours d'une bombe, et encore moins quand il sentait le sang à plein nez, comme c’était le cas présent (1). Par ailleurs, c’était cette même curiosité qui, la plupart du temps, entraînait la demoiselle hybride dans des situations tout aussi rocambolesques – pour ne pas dire « dangereuses » - les unes que les autres. Cela dit, ce n'était pas pour étant que la semi-reptile réfrénait ses élans intéressés les fois à venir. Bien au contraire. Elle avait beau prendre minutieusement ses précautions par la suite, la curiosité restait un savoir qui éveillait la même envie d'être étanchée que de l'eau en plein désert. C'est pourquoi, à cet instant présent, elle n'avait ni ralenti ses pas tandis qu'elle foulait l'herbe du pré, ni même démontré le moindre signe d'hésitation dans son attitude malgré le parfum morbide qui emplissait ses narines.

    Alors qu’elle pouvait encore stopper ses pas pour reconsidérer sa situation, songer qu’il valait mieux ne pas s’embarquer dans une autre histoire et finalement tourner les talons, la brune avait fini par entrevoir les traits de la silhouette discernée un peu plus tôt assise au pied d'un pommier. Les fruits tombés de çà et là, à proximité d’un tas minutieusement arrangé, formaient de petites tâches rondes sur le sol herbu, semblables à des gouttes de peinture perdues sur une toile en compagnie d'autres formes occultées derrière l'individu. Pour une raison qui lui échappait, Vivian avait toujours été friande de ces fruits et venait souvent faire ses provisions ici, en pleine campagne, car d’une façon générale, ce cadre naturel et les conditions de culture représentaient tous deux des gages de qualité et d’une saveur inégalable (2). Ce n'était guère une denrée aussi riche en nutriments que la viande ou toute autre source de protéines, mais résister à leur chair croquante et leur jus s'avérait parfois bien difficile.

    Aussi, lors de cette aventure, quand il s’était agi de se restaurer quelque part – ce qui n'avait guère tardé étant donné qu'elle était partie l'estomac dans les talons -, Vivian avait songé à venir tôt ou tard se servir dans ce verger. Sa faim avait continué à se faire sentir jusqu'à présent. “A présent” s'avérant être le moment où elle fut assez proche pour voir ce à quoi s’affairait le mystérieux personnage qu'elle avait reconnu comme étant une demoiselle à l’ombre du pommier. Et autant dire que son appétit fut coupé net en identifiant le type de nourriture qu'elle ingurgitait. Sitôt, un frisson la pétrifia sur place et lui glaça l’échine jusqu’à la moelle alors que son front se plissait sous un haussement de sourcils au-dessus des verres de ses lunettes. Son cœur fit un bond dans sa cage thoracique devant le spectacle morbide qui lui était offert, alors qu'elle se tenait debout à quelques mètres. L'odeur du sang imprégnait les alentours comme si ces derniers eussent été une pièce confinée. A ce moment précis, elle vit cette créature dévorer une main humaine, visiblement arrachée jusqu'au poignet, et la déchiqueter morceau par morceau tel un bout de viande racolé à un os. La jeune femme la vit en déchirer les doigts comme si elle épluchait une simple orange et l’espace d’un instant, crut entendre le craquement d’un os entre deux bouchées (3). “Dégoûtant”. C'était le seul mot qui lui venait à l'esprit en la voyant faire avec une aversion non feinte sous ses lunettes de soleil. En moins de temps qu’il ne fallut, son estomac fut gagné de maux de ventre, les battements de son cœur s’accélérèrent et l’acide remonta dans sa salive lorsqu’elle déglutit péniblement. Quelques secondes après, Vivian plaqua ses mains sur son ventre, se pencha brusquement sur le côté et aussitôt la bouche ouverte, régurgita son repas d’il y a quelques heures. Une coulée indescriptible se déversa sur l’herbe pendant un court instant. S’ensuivit une quinte de toux, une brûlure purement désagréable ressentie au niveau de la gorge ainsi qu’un goût d’acide persistant dans la bouche qu’elle s’empressa de vouloir chasser par le biais de crachats. Cela pouvait paraître surprenant, pourtant, ce n’était pas la première fois qu’elle voyait ce genre de scènes. Elle en avait vu des effluves de sang. Elle en avait vu des corps inertes, percés par les balles. Elle en avait vu des membres tranchés. Néanmoins, cela n’empêchait jamais de produire son « petit effet » - si j’ose dire.

    Pour autant qu’elle sût, seuls les animaux, les zombies, Hannibal Lecter, les naufragés de « La Méduse », Jeffrey Dahmer, etc. (4), étaient capables d’une telle atrocité. Aussi, à aucun moment que ce soit, il ne lui serait venu à l’esprit que cette demoiselle aux atours de poupée de porcelaine puisse agir de la sorte. Certes, ses attributs osseux physiquement visibles et pour des moins étranges démentaient son intégrale humanité. Cependant, en faisant abstraction de ce détail, ainsi que d’autres (5), elle détenait l’allure d’une adolescente tout à fait dans les normes. Ou du moins, celles qu’elle avait pu voir.

    - *Comme quoi, la frontière entre l’Homme et la Bête peut être bien mince…*, soupira la semi reptile mentalement en tournant légèrement les yeux vers cette inconnue. Par chance, ses lunettes n’étaient pas tombées dans la flaque de vomi. Même si, pour l’heure, elles étaient retombées sur le nez de sorte à rendre visibles une partie de ses prunelles rougies par les contractions.

    L’idée que cette dernière pût se dire qu’elle ferait mieux, sans attendre, de s’occuper du cas de l'intruse n’échappa pas à son attention. Vivian se doutait bien qu’être témoin de ce genre d’agissements n’était pas sans conséquences mais se résolvait tout de même à les assumer, qu’elles fussent graves ou non. Certes, la faiblesse occasionnée par la perte d’énergie pourrait rendre sa résistance plus difficile. Mais, honnêtement, avait-elle le choix ? De toute manière, elle non plus n’était pas inoffensive et veillait toujours à conserver plus d’un tour dans son sac. Ou dans les poches de son jean, pour le cas présent:

    - « Au fait. Bon appétit. Si j’ose dire. », dit-elle d’une voix légèrement éraillée à l’adresse de la créature aux cheveux couleur de blé. Un peu d’humour noir en pareille situation ne ferait pas de mal, après tout. Restait néanmoins à savoir si l’adolescente y répondrait intelligiblement. Qui sait, peut-être lui accorderait-elle même un certain répit après avoir reconnu son hybridité par sa langue, ses pupilles et et ses crochets rendus visibles lorsqu'elle avait ouvert grand la bouche.

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