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 Même le commerce peut attisser la curiosité et l'amusement {Pv Inihin}

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MessageSujet: Même le commerce peut attisser la curiosité et l'amusement {Pv Inihin}   Mar 23 Aoû - 15:09

    "Dieu aima les oiseaux et inventa les arbres. L'homme aima les oiseaux et inventa les cages."

    Quelle heure était-il maintenant ? Le soleil se couchait à peine. Dans son bureau, Yolan était plongé dans la paperasse. Un livre de compte ouvert devant lui, il vérifiait les récentes rentrées d'argent, plutôt confortables ce mois-ci, ce qui lui permettait de compenser les dépenses excessives qu'il avait dû faire lors de son installation dans le domaine : les meubles coûtaient une petite fortune, et Yolan avait tenu à installer au plus tôt une bibliothèque digne de ce nom. Et pour construire tout cela et acheter les livres, il avait dû faire des emprunts … Mais il avait calculé : en accordant une part raisonnable de son budget mensuel, il aurait remboursé la totalité de ses emprunts d'ici à deux ans. Délai plutôt acceptable, quand on savait que d'autres payaient parfois sur plusieurs générations … Le pécule qu'il avait accumulé au fil de ses années d'apprentissage et de formation s'était révélé des plus utiles. Maintenant, il écrivait une lettre à son ancien supérieur ― qui figurait sur la liste de ses créanciers ― pour l'informer qu'il serait totalement remboursé d'ici la fin du mois. Yolan l'avait mis en tête de liste, tant il ne supportait pas de se retrouver en dette auprès de cet homme qu'il méprisait au plus haut point. Et depuis un bon quart d'heure, il cherchait vainement l'inspiration pour débuter sa lettre. Il poussa un grand soupir d'exaspération et reposa sa plume. Il faisait de plus en plus sombre, il était temps d'allumer une bougie. Bon, les bougies étaient précieuses, il fallait qu'il se dépêche d'écrire cette fichue lettre. Le menton dans le creux de la main, il ferma les yeux, à la recherche d'une ouverture. Finalement, énervé par ces écritures de lettre donc celle envers son père, il abandonna et se décida rapidement à sortir pour retrouver sa bonne humeur et la paix.

    L'animalerie. En toute logique, on ne se sent pas à son aise dans ce genre d'endroit. En toute logique, on ferait même tout pour éviter d'atterrir là. Et puis il y a les étudiants désireux d'en savoir toujours plus sur l'établissement. Yolan s'approchait du lieu comme un enfant trop curieux. Il savait que ce lieu pouvait le calmer pour aujourd'hui. En effet, rien de mieux que de penser qu'à une seule chose pour se vider de l'intérieur, c'était ce dont il avait le plus besoin en ce jour. Pourquoi l'animalerie ? Parce qu'un néko lui permettrait de s'amuser à tout ce qu'il souhaitait. Qui sait peut être sera il gentil avec son nouveau minou mais espérer de servait à rien. Même s'il pouvait envoyer balader ses serviteurs et son major d'homme, ils n'étaient pas à lui et ces derniers pouvaient se plaindre à son père qui le lui ferait payer. Sans pour autant être effrayer par son père, le jeune homme n'avait aucune envie de le revoir dans une embrouille si vite après son départ de la maison.

    Avec ses innombrables passants qui grouillaient dans les rues, ses boutiques, auberges et marchands tout aussi innombrables. Même en cette heure tardive, un voile de ténèbres enveloppaient peu à peu la capitale alors que les lumières des différentes maisons, magasins, restaurants s’allumaient illuminant la ville de mille couleurs. En ce moment, il ne savait pas pourquoi, il avait besoin de se sentir entouré... C'était sûrement pour cette raison qu'il avait finit par aimer cette ville. Toujours bondée de monde. Si seulement il pouvait l'être de bonnes personnes. Mais surtout, on pouvait y faire presque que l'on souhaitait. Les pires vices étaient accordés ici et la police ne faisait que peu sa loi. Il allait s'amuser ici.

    Lorsqu'il arrive face au bâtiment, il poussa un soupir avant d'y entrer. Une dame à la poitrine engageante lui parla avec une voix de pigeon sans que le jeune homme n'écoute le moindre, trop attiré à son inspection du lieu. Elle appela un homme qui se dit 'vendeur d'hybride' et qui l'invite à le suivre dans l'ensemble de cages. Une odeur peut agréable régnait dans le lieux ce qui fit froncer les yeux de Yolan. Elle réunissait la transpiration, la javel pas encore nettoyé et quelques nourriture en conserve qui n'ont pas eu la chance attendrir dans l'estomac d'un petit animal. Des enfants à oreilles de chat se précipitaient aux barreaux à sa vue et criaient de venir les prendre. Il soupira, ayant presque de la pitié pour eux. Soudain son regard fut attirer par un curieux animal. Il s'approcha de la cage ignorant les critères publicitaires du vendeur. La jeune néko était curieuse... elle avait des cornes de cerf. Intrigué, le jeune homme l'observa plus près et lui dit simplement :

    « Bonjour mademoiselle. »
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MessageSujet: Re: Même le commerce peut attisser la curiosité et l'amusement {Pv Inihin}   Jeu 25 Aoû - 2:12

Même le commerce peut attiser la curiosité et l'amusement.




La nuit s'annonçait une nouvelle fois été rude pour Inihin. Pourtant, aucune main ne l'avait encore touché, aucun homme l'avait violé. Il s'était passé autre chose. Un petit neko aux cheveux roux qui était dans l'animalerie depuis quelques jours mourrait près d'elle. Le cerf étant dans la cage à côté, elle avait entendu le petit être agoniser pendant de longues heures. D'autres lui suppliaient d'arrêter, certains pleuraient... Toute la nuit, l'animalerie avait été d'un brouhaha monstre. Entre la respiration haletante du mourant et les autres qui geignaient, l'hybride aux cheveux roses n'en pouvait plus. Alors, en plein milieu de cette jungle de sons des plus terribles les uns que les autres, Inihin se mit à chanter. Au début, c'était pour elle-même qu'elle fredonnait les quelques notes. Mais comme le boucan ne cessait pas, la jeune fille plaqua ses mains sur ses oreilles et sa voix porta davantage. Au bout de quelques minutes, plus personne ne parlait ni ne couinait. On écoutait Inihin. N'entendant plus de son ennuyant mis à part la respiration saccadée de l'hybride chat, elle se remit à chanter doucement. Tout le monde l'écoutait dans un silence presque religieux. Le cerf n'avait pas une belle voix, de plus que, pliée en quatre dans sa cage, elle ne pouvait montrer la pleine puissance de celle-ci. Elle aimait simplement chanter. Le monde lui paraissait plus beau comme ça, avec ces mélodies sorties de ses lèvres juvéniles. Personne n'osait l'interrompre et sa voix prenait de plus en plus d'ampleur, montant dans les aiguë comme descendant dans les graves. Dans les ténèbres et le silence, personne ne percevait vraiment qui chantait. Mais cela ne dérangeait pas Inihin, emportée par la chanson.

« Au coeur des ténèbres, le futur s'entrelace au désespoir
Froidement illuminé par le clair de lune dévoilant la tristesse
Guidé par le secret que tu m'as donné
Je traverserai le silence de la nuit pâle
»

Rien ne bougeait et pendant plusieurs minutes, le cerf put chanter à son aise. Elle hurlait presque sa rage au monde. Et sa tristesse. Pourtant, ce visage impassible ne pleurait pas. Impossible. Inihin ne pleurait jamais. Elle ne savait même pas vraiment ce qu'était une larme.. Hélas pour elle, du bruit commençait à se faire entendre au dessus. Les propriétaires de l'Animalerie avait été réveillés. Dans la cage, ça s’excitait, ça gémissait. Mais Inihin ne cessa pas de chanter. Tant pis pour elle.


« Brisé et disparu au loin
Je veux aimer ce monde éblouissant une fois de plus
Je garderai ce rêve caché au fond de mes yeux
Jusqu'à ce que les larmes coulent en mon coeur souillé
»

La respiration peinée de l'hybride neko se tue. Il était mort. Les autres se mirent donc à être soudain agités. De plus, les pas des humains se faisaient entendre; ils étaient proches. Seulement, Inihin ne s'arrêta pas plus. Non, elle ne voulait pas s'arrêter. Jamais. Le fuseau d'une lampe torche fut braqué sur son visage elle continua de chanter. Encore et encore. La porte de sa prison s'ouvrit et l'un des vendeurs la saisit par le bras pour la jeter en dehors de la cage. Alors elle poussa une exclamation de douleur et stoppa la chanson. Déjà, on la traînait vers l'arrière boutique pour la punir comme il se doit.

Je veux aimer sans crainte
Ce monde couvert de sang où je suis né
Plutôt qu'être pardonné, je veux pardonner et croire
Comptant les jours de larmes
En ce monde souillé


Le soleil couchant et rougeoyant ébloui Inihin qui dormait dans sa cage. Depuis le petit matin, elle n'avait pas ouvert l'oeil. C'en était tellement inquiétant que le vendeur avait fait ouvert sa cache pour vérifier qu'elle était encore vivante. La nuit qu'elle avait passé restait gravée par des bleus et des bosses sur tout le corps du cerf. L'homme qui l'avait frappé s'en voulait, se disant que si la marchandise était abîmée, elle se vendrait moins bien. De plus, un client l'air intéressé venait d'entrer dans la boutique. Evidemment, Inihin avait choisit ce moment là pour ouvrir doucement les paupières et s'étirer, lâchant un gémissement douloureux à cause de son corps ankylosé. Comme un coup du sort, l'homme aux cheveux blancs s'était approché de cette cage là et salua l'hybride. Cette dernière se pencha en avant, dévoilant son visage griffé à la lumière du soleil. Après un moment où le cerf fixa l'humain de son regard azur, elle se tapit une nouvelle fois dans le fond de sa cage, plus sombre.

« Bonjour monsieur. »

Elle avait poliment rendu le salut, comme on lui avait si bien apprit au Centre de dressage. Allait-elle sortir de la cage aujourd’hui ? C'était la première fois que quelqu'un s’intéressait tant à elle. En principe, elle ne se faisait pas remarquer. Le vendeur lui intima de s'avancer pour que l'homme puisse juger la marchandise. Inihin s’exécuta en lui offrant un rictus crispé de douleur par sa lèvre enflée. Elle n'était qu'un objet, une chose. Et quelqu'un la regardait.

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MessageSujet: Re: Même le commerce peut attisser la curiosité et l'amusement {Pv Inihin}   Dim 28 Aoû - 15:28

    " Il n'est pas important de sortir le premier, ce qui importe, c'est d'en sortir vivant. "

    Ah, cette journée est magnifique. C'est un lendemain de pluie, on peu ainsi voir facilement les gouttes de rosées sur les pétales des fleurs d'un parc. Aujourd'hui, je suis en congé. Pas de pâtisseries. Mais aujourd'hui, il fallait qu'il soit dans une animalerie... décidément Monsieur n'avait pas de chance. Heureusement qu'il ne regardait pas par la fenêtre, son humeur aurait été légèrement moins agréable pour ceux qui l'entouraient. Il était plus préoccupé à observer ce qui allait faire un joli petit trou dans ses économies. Mais bon il le fallait, Yolan détestait par dessus tout l'ennui qu'il avait chez lui et de penser sans cesse à son abruti de père adoptif. Ce dernier se permettait de tirer les fils de sa vie. Maintenant ce sera à l'homme né dans la neige de prouver qu'il pouvait, lui aussi, tirer les ficelles de quelqu'un. Ce quelqu'un sera cette hybride.

    L'hybride, c'était incliné en lui répondant, l'homme aux cheveux blancs sourit même si le bonjour de la jeune femme ressemblait à quelque chose d'obligé... comme s'il y avait un pic dans son dos. Ses grands yeux était fixés sur lui malgré la taille de la cage. D'ailleurs le jeune noble se demandait comme elle faisait pour ne pas avoir des fourmis dans ses jambes. C'est vrai quoi, sa cage est trop petite pour sa taille élancée. Il faut dire qu'elle n'avait surement pas choisie sa cage... Le jeune homme se mordit la lèvre en se demandant si il devait dire quelque chose de particulier pour qu'elle n'ai pas peur d'un gros monsieur comme lui, dans ses habits sombres. Déjà il n'avait pas vraiment envie de trainer dans ce lieu sordide, plus vite il serait sortit mieux sa vaudra. Il valait mieux se concentrer sur le principal. Coupant ses réflexions, le marchant fit des grands signes rapides à son objet de vente afin qu'elle s'approche. Certes c'était un plus que de pouvoir regarder l'hybride mais la forcer ainsi, c'était trop. Même si Yolan n'est pas un ange, c'est vrai... ce n'est pas le diable en personne non plus. Il ne souhaitait pas que le vendeur soit aussi ferme. A ces mots, il lui lança un regard noir. Surtout que ça avait le don de l'agacer lorsque l'homme aux moustaches lui chantait un passage publicitaire qu'il avait dut apprendre par cœur. Aucune originalité. Il annonça le prix à la fin de tout cela. D'ailleurs, il était accessible à monsieur bien sûr mais fort cher, avouez le : les nékos explosent les prix ! Après un soupir il se décida à acheter l'hybride et donna l'argent liquide au vieil homme aux neurones épuisés.

    Il s'approcha de la cage et l'ouvrit à l'aide d'une petite clef de son trousseau. Le jeune homme resta à un mètre de la cage observant le jeune hybride.Il ne bougeait pas sans doute intimidé, Le vendeur attendait patiemment, visiblement ça ne l'ennuyait pas d'attendre, mais lui était bien moins patient, chaque seconde dans l'animalerie était un supplice. Il finit par pousser un soupir et lever la voix :

    « Je sais que je suis un affreux humain qui fait bobo aux nékos, mais si possible, sortons de cette endroit infect. Je suis sur que toi non plus, tu n'aimes pas ce coin sombre et d'une odeur intolérante... »

    Il ne voulait pas se moquer d'elle nullement mais il savait ce que pouvait avoir ces animaux dans leurs petites têtes et puis il avait envie de répondre autre chose qu'un simple "ça va" après le fameux bonjour... Il affiche le plus grand sourire qu'il pouvait. Mais bon faut pas trop lui en vouloir si ça ne vous plait pas, ça doit faire plusieurs siècles qu'il n'a pas soulevé ses lèvres.

    Le jeune homme tendit sa main avec un geste de serviteur du XVI ème siècle, en douceur. C'était un peu rapide de la faire sortir de sa cage sans même se présenter après tout mais il était sur qu'elle sera mieux ailleurs. Oh mais oui d'ailleurs... ! Il se s'était même pas présenté. Écarquilla des yeux. Hé hé oui, le petit malin avait oublié un gros détail : la présentation. A force de penser, il en avait totalement oublié ses principes. Être poli et plaisant en toutes circonstances. L'enfant doit un respect absolu à l'adulte. L'adulte se sert souvent de la politesse pour maintenir de la distance avec son interlocuteur. Plus la différence socioculturelle est grande plus la politesse doit être affirmée. À tout homme la politesse impose des règles de convenance qu’il lui faut apprendre et qui, comme disent les sociologues, dépendent de son statut. Pourtant la politesse de se présenter était celle qui se respectait pour tous. Ce n'est pas la moins importante pour autant. Qu'on soit enfant ou adulte, elle se retrouve en tout début de situation avec un inconnu ou étranger. La plupart des enfants auxquels on a expliqué le sens de la politesse en fonction de leur âge ,parviennent à avoir une attitude reconnaissante à l’égard de la personne qui leur manifeste son affection soit par des cadeaux soit par une aide quelconque. Cependant, certains enfants sont irréductibles et semblent incapables de se plier à cet apprentissage... Est ce que la jeune femme allait penser qu'il en faisait partit ? Il imita le fait de se frapper avec la main puis ajouta avec un sourire gêné :

    « Je ne me suis même pas présenté face une demoiselle... quelle honte pour un homme de mon rang. Je me présente avec mes excuses... Je suis Yolan Nollag, et vous mademoiselle ? »
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MessageSujet: Re: Même le commerce peut attisser la curiosité et l'amusement {Pv Inihin}   Ven 2 Sep - 23:45



Spoiler:
 



Si l'on ouvrait la cage d'or de l'oiseau, celui-ci s'envolerait doucement vers le doux cadeau qu'on lui faisait : la liberté. Mais Inihin était différente. Elle n'était pas un oiseau mais une sous-race d'hybride... Elle n'était pas dans une cage d'or mais dans une étroite prison puante et sale, celle de l'Animalerie. Enfin, elle ne battait pas des ailes vers la liberté mais vers cet homme au regard de rubis et aux cheveux blancs qui lui lançait un sourire effrayant. C'est donc prudemment que l'Hybride posa un pied par terre. Le client, car il devait en être un, parla. A qui ? A elle ? Elle ne répondit rien. Elle n'avait rien à répondre et, de toute façon, elle avait trop mal à sa lèvre enflée pour parler. L'homme lui tendait un bras qu'elle ne saisit pas. Elle n'était pas encore sûre qu'on ne la punissait pas encore, ou alors les vendeurs avaient besoin d'elle pour calmer leur pulsion sur son corps. Seulement, aujourd'hui, elle était fatiguée, faible. La cause de cela est sans aucun doute la nuit passée durant laquelle on l'avait battu et maltraité presque une heure entière avant de l'abandonner pour morte dans sa cage. Son regard croisa celui du vendeur et elle vacilla soudain, se rattrapant au bras de l'inconnu. Vite. Sortir. Peu importe ce qui lui arriverait lorsqu'elle aura passé la porte de l'endroit putride qu'était son ancien... domicile. Si on pouvait nommer l'Animalerie de Gokusha ainsi.

Sur le moment, elle se fichait totalement de qui était l'homme qui la tenait. Elle ne voulait pas le savoir. Elle était trop occupée à regarder où mettait-elle les pieds pour ne pas s'effondrer sur le champ tant ses jambes avait du mal à la supporter. Elle tremblait de douleur mais son visage n'en laissait rien paraître, tout aussi impassible que de coutume. La douleur, Inihin l'avait supporté tout ces longs jours passés derrière les barreaux. Aujourd'hui n'était pas la pire souffrance qu'elle avait ressentit depuis sa naissance, il y a de ça fort longtemps. Ah oui, ceux du centre de dressage déjà... Elle se souvenait amèrement de ces longues heures passées seules dans sa cellule blanche, ces heures d'ennuie et de jeun. Blanc... Tout avait été blanc. Puis le camion de fourrière qui vint un jour l'amener ici, dans l'Animalerie. Mais la pire de ses peines était sans doute la nuit qui suivait son arrivée dans cet endroit crasseux. Quand le vendeur et son stagiaire l'avaient emmené pour la première fois dans l'arrière boutique. A cette seule pensée, ses longs doigts fins et pâles se crispèrent sur le bras de l'humain jusqu'à ce que ses jointures blanchissent. Puis elle les détendit lorsqu'elle s'en rendit compte, espérant secrètement que l'homme ne dirait rien de cette pression. Ou bien qu'il penserait à une maladresse pour se rattraper.

Les jambes en coton, Inihin finit quand même par se dresser bien droit, du mieux qu'elle le pouvait. Au final, l'humain prit enfin parole. Pourquoi lui parlait-il, cela faisait la deuxième fois ! Au bout d'un moment, quand le cerf cessa de plisser les yeux pour se protéger de la lumière du soleil, les idées se remirent en place dans sa tête. Si cet homme lui parlait, si on la sortait de sa prison... Cela voulait dire qu'elle se faisait adopter ? Oui, c'est cela ! Elle allait réellement sortir ! Ce n'était plus d'utopiques fantasmes tout droit sortit de son étroit esprit d'hybride docile ! Même si elle trouvait l'Homme prétentieux de par sa manière de se présenter, de montrer directement qu'il était puissant et chef dans l'histoire... Elle le considérait déjà comme son sauveur. Aveuglée par les années passées dans la cage, elle ne se doutait pas une seconde que dehors, tout pouvait être pire que derrière les barreaux où, là, elle était protégée des pires cruautés humaines possible. Bientôt, l'inconnu se dresserait devant elle. Mais cela, elle ne s'en rendait pas compte. Pas encore. Tenant toujours doucement le bras de son potentiel futur Maître, elle leva doucement les yeux vers lui. Non pas qu'elle était timide, mais le temps passé à l'Animalerie lui avait apprit deux états d'esprit : être craintive et être prudente. Finalement; elle baissa les yeux face au regard carmin du dénommé Yolan et elle murmura, juste assez fort pour qu'il l'entende.

« Inihin. »

C'était juste un mot. Juste un prénom. C'était ainsi qu'on le lui avait annoncé, c'est ainsi qu'elle le retransmettait aux gens. Le cri du cheval légèrement modifié. Qu'est-ce-qu'un cheval ? Elle ne le savait guère. Mais cela devait être un bien disgracieux animal pour avoir un tel cri. Qu'importe, ce nom était tout ce qui lui restait d'une quelconque vie, bien qu'il y avait cette date : le Douze Juillet. Date de sa création. Date de sa naissance ? Elle ne le savait pas. Allons bon, la voilà qui fabulait. Elle ne pouvait avoir de date de naissance, étant donné qu'elle n'était pas humaine. Ce n'était qu'un monstre de la divine création humaine. C'était tout. Le regard de la jeune fille s'attarda sur les mains de son futur maître. Tout comme elle, sa peau était assez pâle et ses doigts fins, décorés de bagues et autres babioles. Le cerf espérait que ces mains ne la protègent plus que ne la violentent. Mais cela ne reste encore qu'un doux songe.

« Sortons-nous ? »

Trop curieuse, trop malpolie. Elle allait être punie, si elle continuait.
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MessageSujet: Re: Même le commerce peut attisser la curiosité et l'amusement {Pv Inihin}   Sam 24 Sep - 14:42

    "J'ai reçu la vie comme une blessure et j'ai défendu au suicide de guérir la cicatrice."

    Il frissonna une fois de plus cette idée. Il détestait les neko mais il n'avait pas le choix : il devait en adopter un. Ne serait-ce que pour s'occuper de son manoir. Il n'allais tout de même pas faire le ménage lui-même chez lui ! La femme de chambre qu'il employait n'était pas à son service. Il devait donc la payer régulièrement. S'il voulait faire des économies, il avait tout intérêt à s'acheter un neko même s'il détestait cette idée.

    C'est ainsi qu'il était finalement venu dans cette animalerie de malheur. Bien sûr, son avis sur ce lieu ne pouvait être que négatif. Quel humain aimait ce lieu ? Il pensait : *Il se passe des choses bien curieuse et dépourvue de sens dans les animaleries de nos jours ... Les humains se font attaquer par des petits vauriens, des chatons sans griffes ... Les temps ont changés, plus je sors de chez moi, plus la vie me parait monotone, sans vrais principes, si même les races inférieures viennent à se rebeller, c'est que rien ne va plus en ce bas monde. Tans de réflexions alors qu'il se passe tans d'action dans l'assistance.* Mais finalement il avait bel et bien choisit une néko.

    Il reporta son attention sur la neko, les raisons de son choix était simple, la neko n'était pas vilaine à regarder , elle paraissait assez soumise et son prix n'était pas excessif. Certes ils ne manquaient pas de moyen mais ça n'empêchait pas qu'il n'était pas du genre à gaspiller son argent. Il ne voyait pas pourquoi il devait payé plus cher quelques chose alors qu'il y avait moins cher pour le même ailleurs. Il n'était pas radin juste logique. Et là il voyait que la neko répondait à tout les critères ou presque qu'il avait dressé dans sa tête pour son achat. Il avait donc décider de la prendre avec lui. Peut être qu'elle ne ferait finalement pas le ménage vu sa fragilité... mais soit, il s'amuserait bien avec elle. Ce sera toujours mieux que ces lettres administratives toutes plus ennuyantes les unes des autres.

    La jeune femme cerf, face à elle, vint de chuter en se rattrapant sur la manche de sa précieuse veste. Stoïque, le jeune homme avait l'air d'un abruti qui ne savait pas s'y faire avec les gens. Il la laissa avancer doucement, se tenir droite et surtout garder un regard froid qui glaça le dos de Yolan. Malgré la douleur qu'elle semblait avoir vu la difficulté qu'avait son corps à se déplacer, elle restait avec ce regard impassible qu'il se demandait comme elle parvenait à le garder.

    Elle se présenta sous le nom d'Inihin. Plutôt joli, trouvait il. Il n'osait pas la complimenter puis qu’après tout, elle ne l'avait surement pas choisis. Certaines personnes sont fières de leur prénom comme si elles l'avaient trouvé dans un magasine et se l'avaient imprégné dans leurs cartes d'identités... Totalement ridicule. Au contraire, elles devraient se satisfaire de remercier leurs parents qui ont dut se creuser la tête pour ne pas avoir à rigoler en appelant leur enfant.

    « Bien sûr que nous sortons ! Surtout que cette odeur commence vraiment à me taper sur le système. Tu est aussi dans un mauvais état... on va aller te soigner en vitesse. »

    Avait il ajouter en fusillant du regard le vendeur. Comment pouvait-on maltraiter comme ça les gens ? Même si l'on se met à la place du marchand et que l'on considère que ce n'est que de la marchandise... il ne faut jamais au grand jamais l’abimer. Voilà pourquoi le jeune homme ne parvenait pas à comprendre l'abruti face à lui. On avait torturé cette perle. Cela rendit l'humeur exécrable au jeune homme. Il posa plusieurs billet dans la main du vendeur, le jeune homme voulait filer au plus vite ! Seulement il y avait encore un petit soucis qui arrêtait l'impatience de l'homme aux cheveux neiges : la dénommée Inihin n'était vraiment pas capable de faire un pas même si son visage restait stoïque... Réfléchissant le plus vite qu'il put avec les cris des nékos, il eu l'illumination du siècle (ou de la journée) : il avait un dos ! Oui bon c'est vrai que toutes ces minutes perdues à ne trouver que la solution de la porter sur son dos était un peu...idiot de sa part. Mais passons le quart d'heure réflexion intense et regardons avec quelle douceur notre jeune homme prit sans demander la jeune fille et la porta en se relevant tout doucement. Il passa la porte, l'accueil en ignorant la secrétaire exaspérante puis finit enfin par sortir. Il n'avait jamais autant aimé l'air de la ville même avec les voitures qui passaient devant lui. Un sourire aux lèvres, le jeune homme patienta quelques minutes avant de se diriger vers un lieu bien précis :

    « Je t'amène à l'hôpital ! »

    L'hôpital, conformément à sa fonction première qui est de soigner, a longtemps joui d'une réputation d'endroit sûr. Après plusieurs affaires de confusion dans l'administration de médicaments, d'erreurs chirurgicales, de carence du suivi post-opératoire, d'infections nosocomiales, ce même hôpital inspire parfois la méfiance. Surtout pour l'homme aux cheveux blancs. Nan mais franchement ça fait peur l’hôpital ! Surtout pour les gosses :

    Citation :
    Deux enfants sont dans la salle d'attente chez le docteur. La petite fille souffrait beaucoup…
    "Pourquoi pleures-tu ?" Demanda le petit garçon ?
    "Je suis ici pour un test de sang, et ils vont me couper mon doigt" dit la petite fille.
    Quand il entendit la réponse, le petit garçon se mit à pleurer…
    "Pourquoi pleures-tu ?" Demanda la petite fille.
    Le garçon la regarda effrayé et dit : "Je suis ici pour un test d'urine…"

    Comment veux tu après vouloir retourner à l’hôpital. T'as aussi la version infirmière :
    L'infirmière est très rassurante, surtout quand elle me dit : "Tu ne sentiras rien du tout : tu vas t'endormir comme la Belle au bois dormant et tu te réveilleras comme par enchantement." Tu parles oui ! T'as envie toi de penser que tu vas pas voir les oiseaux chanter pendant tout une vie et attendre un prince charmant qui ne pourrait peut être jamais venir parce que tu te trouves moche ou parce que t'es coincé dans un hospice et on a jamais vu un prince dans un hôpital ?! Qui te dit que l’hôpital est rassurant... Yolan n'avait qu'une envie : soigner la néko et rentrer dans un lieu plus agréable...
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MessageSujet: Re: Même le commerce peut attisser la curiosité et l'amusement {Pv Inihin}   

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Même le commerce peut attisser la curiosité et l'amusement {Pv Inihin}
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