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 Sayuri ; terminée.

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MessageSujet: Sayuri ; terminée.   Mer 12 Oct - 10:54

IDENTITY CARD.
I do what I want, when I want.
      Prénom : Sayuri. Il ne l'apprécie pas, trouvant ce nom bien trop féminin.
      Âge : seize ans, pratiquement dix-sept.
      Anniversaire : le vingt-deux décembre.
      Sexe : masculin, en dépit de son prénom.
      Groupe : docile, paraît-il.
      Orientation Sexuelle : bisexuelle, à fortes tendances homosexuelles, bien que n'ayant jamais eu d'expériences masculines. Celles féminines l'ont déçu.
      Race : kitsune, et tout ce qui va avec.



SLICES OF LIFE.
once upon a time...

C’était peut-être de sa faute. Après tout, il l’avait cherché, qu’importent ses réticences à l’admettre. Il était tout aussi fautif qu’elle, si ce n’était davantage encore, sauf que lui parvenait toujours à retomber sur ses pattes, en dépit des évènements. Elle, elle n’avait pas eu cette chance. Elle avait payé pour lui, pour elle, pour eux. Un lourd fardeau dont elle avait écopé sans raison apparente et qui avait fini par l’entraîner vers le fond, détruisant sur son passage ses niaiseries d’enfant. Tout cela semblait si dérisoire, maintenant… Mais bien réel, malheureusement. Du revers de la main, le jeune homme essuya les larmes qui perlaient au coin de ses yeux et déglutit avec peine, le sang battant furieusement à ses tempes brûlantes. Celles-ci paraissaient chauffées à blanc et une douleur vive le lancinait, cruel rappel de ses erreurs passées. Tout avait un prix, la liberté également, voulait-elle lui dire. Il le comprenait aisément, aujourd’hui. Aujourd’hui. Il aurait souhaité s’en rendre compte avant, peut-être ainsi ne serait-il pas tombé dans les pièges lui obstruant le chemin, emmenant dans sa chute la demoiselle à la chevelure argentée. Pauvre fille trop naïve ayant prêté foi à ses rêves qui s’étaient révélés chimères, à son réveil. Un seau d’eau glacé reçu en plein visage. Le liquide gelé l’avait éclaboussé mais il s’en remettait peu à peu, alors qu’elle… elle s’y était noyée. Et lui, misérable pleutre, n’avait pas bougé le petit doigt lorsqu’elle s’était tournée vers lui, le regard inquisiteur, ses yeux sombres irrémédiablement plongés au plus profond de son âme. Il se demanda vaguement ce qu’il en restait, à présent. Elle devait être en charpie, transformée en lambeaux sanguinolents qui pourrissaient à l’intérieur de lui, au creux de sa poitrine, entre ses cotes. Pourtant, il continuait de vivre comme si cela ne le touchait pas, comme s’il ne crevait pas chaque jour de ses choix, de sa fougue, de sa témérité. L’espoir… Stupide valeur humaine qu’il avait reçue. Quitte à créer des êtres humanoïdes afin de leur servir d’esclaves, les hommes auraient mieux fait de leur ôter les moindres parcelles d’humanité qui leur avaient été transmises. Ainsi, ils auraient pu éviter le pire, humains comme hybrides. Mais le monde étant ce qu’il est, mal fait, inique et répétitif, le jeune homme songeait avec dérision que tout cela n’était en réalité qu’un bien triste spectacle dont il se serait bien volontiers passé.

Parfois – si ce n’était à chaque instant – il se demandait ce qui l’avait poussé à l’enjoindre de le suivre alors qu’il n’aspirait qu’à la liberté, pleine et totale. Avait-il craint de se retrouver seul au milieu de ce vaste monde ? Ou bien était-ce un désir sadique, sous-jacent, de conduire un compagnon à la l’abattoir ? Pourquoi avoir choisi cette fille au lieu d’une autre alors que le manoir regorgeait d’esclaves ? Il l’ignorait. Quand il avait croisé ses iris d’un bleu profond, Sayuri n’avait pu se résoudre à la laisser sur le côté et l’avait bercée de ses illusions, son utopie devenant la sienne, ses paroles s’inscrivant dans l’esprit de la usagi pour ne plus en ressortir. Il avait fait d’elle ce qu’elle était, il lui avait enseigné, lentement, son ambition démesurée, et l’élève avait fini par surpasser le maître. A quoi bon rêver si on ne fait rien ? lui avait-elle demandé. Il n’avait su que répondre, se laissant à son tour entraîné dans cette fiévreuse aventure, main dans la main avec la jeune Jinsu. Leur maîtresse avait dû tempêter, le jour de leur départ, ayant un petit faible pour le renard qu’elle appelait chaque fois que la solitude se faisait sentir, pour lui tenir compagnie ou plus si affinités – souvent plus, d’ailleurs. Il avait nourri Jinsu de songes qu’il regrettait amèrement, mais il était trop tard. Pas pour les remords et le chagrin, mais pour le pardon et la rédemption. Il l’avait poussé dans un gouffre et l’y avait laissé, et son cœur mutilé le lui rappelait à longueur de journée, même si la douleur s’était quelque peu apaisée. Sa maîtresse lui avait expliqué, un jour, que le temps se chargeait de panser les blessures mais que certaines mettaient plus de temps à se refermer… Elle ne lui avait pas dit que toutes n’étaient pas guérissables.

Les barreaux de sa cage prenaient des allures de délivrance, à ses yeux. Lui qui avait tant aspiré à la liberté se retrouvait plus bas qu’il ne l’avait jamais été. Loin de la protection de sa maîtresse et de ses services, Sayuri se savait aussi vulnérable qu’un chaton, ou en l’occurrence un renardeau, et craignait de subir entre les mains d’un humain mille sévices qui abîmeraient son esprit, à défaut de son corps. Mais il était reconnaissant pour ce retournement de situation, contre toute attente. Durant son périple, il avait compris que la véritable liberté ne s’atteignait qu’avec des chaînes et des contraintes. Et celles-ci étaient d’autant plus visible pour lui, avec cette cage, cette animalerie, cette décrépitude. Le délabrement d’un monde résumé sous l’apparence de quelques hybrides, nekos, usagis, kitsunes, inus et il ne savait quoi d’autre. Tous se rassemblaient en ce lieu comme pour témoigner de la déchéance de cet univers qui leur avait claqué la porte au nez. Il devrait faire face à tout cela sans sa maîtresse, et il ne savait comment agir. Fuir ne le mettait pas en difficulté alors que cesser de livrer bataille, si. Mais il se le devait. Il le lui devait. Et même s’il n’était qu’un kitsune de compagnie ignorant tout du monde du travail et des désagréments provoqués à son encontre par les hommes, il n’avait pas le choix. Il ne l’avait jamais eu, même s’il pensait en être détenteur, il fut un temps. Il allait apprendre, pour la mémoire de Jinsu, succombée, par sa faute. Son attirance pour la jeune fille l’avait tuée. Ou plutôt, les humains l’avaient tuée, mais c’était du pareil au même, il avait bandé ses yeux pour la guider vers ce destin inéluctable qui s’était fait un devoir de lui rappeler sa place.

Même les femelles hybrides étaient naïves. Peut-être était-ce inscrit dans leur code génétique, en tous les cas, le résultat ne pouvait être plus négatif. La mort de Jinsu et sa capture, puis sa récente captivité. Il en aurait pleuré, si les larmes ne maculaient pas déjà ses joues pâles. Aucun son ne franchissait ses lèvres, aucun sanglot ne secouait son corps aminci, seules les larmes étaient présentes, elle, et au fond de ses yeux, la résignation. Ou bien était-ce de la compréhension ? Cela ne changeait rien, en fin de compte. Cela ne changerait plus rien. Jamais.


I DO WHAT I WANT.
with my body.

Une silhouette menue pour un jeune homme naviguant entre la féminité et la masculinité. Malgré ses réticences à l’admettre, Sayuri a conscience de sa taille fine et de son aspect vulnérable, qu’il méprise plus que tout autre chose, excepté son nom. Un mètre soixante-et-onze pour une cinquantaine de kilos, un poids plume pour un adolescent qui ne grandira plus. Son teint légèrement pâle a le mérite de seoir à sa chevelure d’un blond très clair, deux oreilles de renard, oscillant entre le roux et le châtain, se dressant de part et d’autre de sa tête. Comme pour renforcer cette impression de fragilité et de délicatesse, ses traits sont fins et bien dessinés, comme ceux de la plupart des hybrides. Bien loin de l’image de l’homme sûr de lui et confiant, la douceur qui ressort de son apparence charme avec plus ou moins de succès les humains qui posent leurs yeux sur le gamin, attirés par ses yeux de couleur ocre. Quelques muscles discrets se dessinent sur son corps mince, invisibles sous ses vêtements, mais remarquables au toucher, si tant est que quelqu’un tente de le faire sien. Ses longues jambes fines ont de quoi faire tourner la tête à bien des adolescentes complexées par leur tour de hanches et leurs cuisses, ainsi que ses airs de minet non formé pour le travail. Sa queue touffue, soyeuse, remue souvent dans l’air, comme portée par la brise, le renard appréciant la caresser lorsqu’il est seul et qu’il ne se pense pas observer. Un jeune kitsune agréable à regarder, en somme.



LOOK AT ME.
and tell me who I am.

On est le reflet de notre monde, dit-on parfois. Est-ce le cas pour Sayuri ? Probablement. Il fut un temps où ses rêves de liberté surpassaient son besoin de protection, d’attention et de tendresse, où il pensait que seule cette dernière serait susceptible de pallier aux souffrances morales que lui provoquait sa position sociale, où rien d’autre ne comptait hormis ce songe qui le hantait continuellement. C’était comme une obsession, une obsession qui le rongeait peu à peu et qu’il ne parvenait à déloger, mais qu’il ne cherchait pas à atteindre. Le garçon se contentait d’attendre, patient. Aujourd’hui, cependant, il sait que l’attente vaut souvent mieux que la réalité, bien qu’il ne puisse changer le passé. L’excitation et l’exaltation des illusions qui le berçaient dépassaient l’exécution de ses chimères, bien plus douloureuse que tout ce à quoi il aurait pu penser. Non, il sait, à présent, que l’attente est plus bénéfique, alors il attend. Il attend quelque chose, n’importe quoi, il observe de ses yeux scrutateurs et enregistre ce qu’il voit, mais sans jamais rien faire. Les kitsunes sont malins, les kitsunes sont vifs, mais ce que beaucoup ignorent, c’est que cette intelligence leur permet de demeurer assis là où les autres se dressent et chutent. Son innocence volée, ses espoirs brisés, Sayuri voit le monde sous un jour nouveau et accepte avec reconnaissance cette captivité qui l’oppresse, se sentait vivre en survivant. Il ne peut plus goûter aux délices de la vie et à ses saveurs, comme lorsqu’il résidait chez sa maîtresse, et doit faire ses preuves à défaut d’avoir réfléchi, avant. Accepter ne veut pas dire adhérer, et se résigner est différent d’abdiquer. Le blondinet fait simplement au mieux avec ce qu’il a disposition et ne combat pas bec et ongles à l’instar d’autres hybrides, emportés par des maîtres trop cruels auxquels le renard n’est pas habitué. La douceur qui caractérisait sa propriétaire lui manque, néanmoins le jeune homme ne peut faire le difficile et il en a pleinement conscience. Alors, silencieux, il met de côté ses réticences, endormies, et plie, sa curiosité naturelle ne pouvant néanmoins être éteinte par le souffle de la soumission. Il regarde, il demande, il questionne, il répond, mais jamais, au grand jamais, il ne se tait s’il désire parler. Sa maîtresse le voulait pour bavarder, entre autres, et les manies ne peuvent toutes être effacées. Le fait qu’il obéit ne veut pas dire qu’il ne peut refuser, bien au contraire, il navigue simplement entre les deux, jugeant sur l’instant, par rapport à la situation. Sa sensibilité, exacerbée par le fait qu’il ne soit pas accoutumé aux mauvais traitements, peut sembler peser pour un jeune homme à l’apparence si frêle, presque androgyne, si ce n’était sa chevelure et ses courbes de jeune homme. Il ne l’apprécie d’ailleurs pas, tout comme son nom, tout cela lui rappelant odieusement sa vulnérabilité physique face aux autres. Il ne peut pas changer son physique, malheureusement. Et doit subir les remarques graveleuses des hommes qu’il aperçoit parfois, derrière ses barreaux. Il ne peut faire que cela, d’où il se trouve : subir. Peut-être cela changera-t-il dans un futur plus ou moins proche, qui sait ?



_____________________________________________


Ce qu'il aime : son ancienne vie de kitsune de compagnie, Jinsu, il fut un temps, sa captivité/liberté, les glaces à la framboise que lui offraient sa précédente maîtresse ainsi que les après-midi pendant lesquels elle faisait la lecture en sa compagnie.

Ce qu'il n'aime pas : ne pas pouvoir parler librement, lui-même, pour la mort de Jinsu dont il se croit responsable, le sexe avec les femmes, ou tout du moins, le pense-t-il pour le moment.

_____________________________________________


Comment avez-vous connu le forum ? j'étais inscrite l'année dernière, je crois, mais je ne suis pas restée longtemps.

Avez-vous signé la charte ? oui !
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Asuna Nakamura

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Date d'inscription : 23/05/2009

MessageSujet: Re: Sayuri ; terminée.   Mer 12 Oct - 12:24

ReBienvenue ! Tout est nickel, fiche validée.

Bon Amusement. =)

____________


Je t'en supplie Invité... Ne me laisse pas toute seule.
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MessageSujet: Re: Sayuri ; terminée.   Mer 12 Oct - 13:19

Merci !
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MessageSujet: Re: Sayuri ; terminée.   

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Sayuri ; terminée.
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