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 JULIEN PERCEVAL BERENN

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MessageSujet: JULIEN PERCEVAL BERENN   Sam 7 Jan - 16:10

JULIEN PERCEVAL BERENN



« Un petit flocon qui chute dans le ciel, à défaut de voler. Il fait froid et le monde est dur mais cela Julien Perceval Berenn ne le découvrira qu’une fois jeune homme. En effet notre récit commence suite à un événement tragique. La neige tourbillonne sans fin dans le ciel ocre sans qu’il ne souhaite toucher le sol. A l’évidence c’est un garçon. Remarquez, il est possible de vous méprendre, il a un visage fin de porcelaine, et c’est de famille. Cet adolescent, descendant de l’ancienne et noble famille aristocratique française, décida d’entreprendre un voyage au Japon. Après tout, le voyage est au combien délicieux, mais s'il est déçu ce sera par son arrivé et non par le trajet. Le pays du soleil levant l’accueillit pour ses seize ans. Et à peine eu t-il passé deux semaines là que notre petite étoile de neige songe innocemment a rester ainsi entre deux mondes. La couleur de ses cheveux a fondu depuis peu. Peu après son anniversaire. Ce dernier étant le 29 Février exactement. En tout cas il s’en moque. Il ne s’en doute qu’un peu mais il a de la chance. C’est un humain lui. »

La bouche sourit mal quand les yeux sont en pleurs. (Evariste de Parny)

Au milieu des rizières infinies de la plaine de Hokkaidō se trouvait Julien. Une jeune femme lui avait indiqué cette région peu peuplée mais pourtant à proximité de Narita, la ville où il logeait depuis son arrivée, il y a six mois. Il avait besoin de se retrouver seul. Sans sa sœur ni son père. Seul mais aussi extenué. Julien s’arrêta a coté d’un plan de riz pour recueillir un peu d’eau dans le creux de sa main. Il passa de l’eau sur son visage, aussi blanc que celui de sa mère, et essaya en vain de maitriser ses longs cheveux blanc. Quand il lui en prenait l’envie, il les coupait extrêmement court. Et c’était relativement courant étant donné ses sautes d’humeur.

- Quel est ton nom ?

Julien leva la tête et fit face à l'homme âgé qui lui parlait. Le garçon, avec ses vêtements et son physique, avait tout d'un européen. De plus, il soufflait comme s'il venait de faire un marathon. Normal qu'un passant s'inquiète. Cependant, qu'il demande directement son nom sans le connaitre était plutôt déroutant. Il ne répondit pas alors les yeux noirs du japonais s'arrêtèrent sur ses cheveux.

- Ça t'embête si je t'appelle Haku ?

- Non...

- Que fais-tu là petit flocon ?

Ignorant l'adoption de ce surnom pour le désigner, Julien soupira et choisit la formule la plus simple qu'il trouva pour exprimer sa réponse.

- Je fuis le passé.

- Voilà une noble quête si c'en est une. Mais les jeunes ne devraient pas avoir besoin d'effacer leurs souvenirs, ils ont vécu si peu de choses...

Le garçon fronça les sourcils et lui fis comprendre qu'il ne saisissait pas tout. Alors, le vieil homme répéta sa phrase en anglais et l'européen l'imita en répondant que les souvenirs peuvent suffire à combler une vie.

- Tu t'exprimes comme un homme. Où est passé ton enfance ?

- Elle a fuit avec la couleur de mes cheveux. Maintenant laisse-moi seul...

Un rayon de soleil filtra à travers un bosquet d'arbre. Le jeune guetta la lumière avec une pointe d'appréhension.

- Es-tu vraiment sûr de faire la route seul ? Reste un moment sous mon toit. Tu décideras ensuite du chemin à prendre et je ne t'en empêcherai pas.

A ces mots le vieillard tendit sa main au moins âgé, l'invitant à s'en saisir. Quel étrange pays. Ici tout semblait ancien et calme. Il parlait à un inconnu avec facilité alors qu'il ne le connaissait pas. Pourtant, le monde n'avait pas changé, cela aurait était stupide de l'affirmer. Sa mère était morte mais d'autres naissaient au même moment. Pourtant cette constatation n'avait vraiment rien de réconfortant. Et voilà que le villageois lui proposait de ne pas continuer son chemin seul. Etait-ce fait exprès ? Julien n'en savait rien mais il choisit d'attraper la main qu'on lui tendait.

Ils parcourent la distance qui séparait Taishō, le vieux japonais, de sa maison. Ils y entrèrent et s'assirent face à face. Ils mangeraient des onigiri en s’observant mutuellement. Taishō donnait environ 15 ans au garçon et bien qu’il se doute de son origine, n’en était pas certain. En tout cas, il n’était pas anglais. Le garçon le parlait pourtant admirablement bien mais ce n'était pas sa langue maternelle.

Ce qu'il faisait ici était une chose mais il était fort possible qu’il ne le sache pas lui-même. Vieillard sentit que si ce dernier avait rien à dire, l’étranger qu'il était n’avait pas a s’en mêler. D’ailleurs Taishō n’était pas curieux, il avait juste de la peine pour le garçon. Comme s’ils l’avaient décidé d’un commun accord Julien décida de lui parler.

- Tout d’abord excusez-moi. Mon père ne l’aurait pas accepté, quelque soit ma peine. Si vous y tenez je veux bien vous parlez de ma vie. Après tout, ça ne peut pas faire plus de mal que lorsque je l’ai vécu.

L’homme acquiesça, l’insistant à continuer.

- Pour commencer je vais me présenter correctement. Je me nomme Julien Perceval Berenn. Derrière ces vieux noms teinté d'ennui se cache une famille française très aisée. C’est à elle que je dois une éducation stricte. Ma sœur et moi avons été élevés pour être les dignes descendants Berenn et nous en étions plutôt fiers. Après tout notre père, Antoine, à de l’allure, dirigeant son manoir et sa fortune avec sévérité. Ses quelques défauts, tels que l’arrogance et la fierté, si on le qualifie de négatif, étaient supplanté par les plus nobles des qualités. Il était digne, ambitieux, méthodique, intraitable et franc. Je l’ai toujours admiré pour ça. Il souhaitait peut-être que je lui ressemble mais n’a pas eu besoin de le dire. J’ai toujours tout fais pour qu’il soit fier de moi.

Silence.

- D'un autre côté ma mère, était réservée mais protectrice et aimante. Une magnifique rose ténébreuse enfermée dans sa tour. J’entendais les domestiques parler entre eux d’étranges rumeurs mais je n’en tins jamais compte. Mon père était un héros, ma mère était ma confidente. Et pourtant mes parents n’entretenaient aucun contact et n’entretenaient pas vraiment de discussion ensemble. Mais j’ai longtemps crus que c’était normal, en temps que gens respectables, ils se devaient de ne pas montrer leurs sentiments. Pourtant dans un coin de ma tête je pressentais qu’elle détenait un drame lourd enfoui dans son cœur. Pourquoi n’était-elle pas heureuse ? Elle avait une grande famille auprès d’elle. Je pensais souvent que c’était de ma faute…

Taishō n’émit aucun commentaire, il se contentait d’observer le garçon avec ce regard, qu’ont souvent les personnes âgés, débordant de sagesse et de douceur. Il n’avait pas à donner d’opinion une vie est ainsi et qu’elle soit triste ou heureuse, rien ne peut la modifié. Les iris au début éteintes de Julien se transformèrent en émeraudes profondes et lumineuses.

- Et puis elle m’a parlé. Depuis, il est vrai que je ne sais plus quoi penser, en revanche, je connais une partie de la vérité.

Le villageois sentit que le moment était délicat alors il se leva et sortit une bouteille de son armoire en cèdre du Japon. Le garçon allait refuser poliment mais l’autre le coupa et insista en précisant que ce n’était pas un alcool fort. Julien acquiesça, se donnent un moment pour remettre en place ses pensées. L’air était pur ici. Il n’avait pas été dans de si vastes étendus depuis longtemps. Non, après réflexion était-il déjà aller à la campagne ?

- Dômo. Donc, je disais qu’il y a peu de temps j’avais appris un… un secret. Celui là même que ma mère s’évertuait à cacher. Je crois qu’elle me l’a dit car elle voulait s’en libérer… avant la fin.

A ces mots Julien avala le liquide ambré en fermant ses yeux délicats.

- Petit, si tu ne veux pas finir…

- Si. Je le dois. Je ne sais pas si ça me fera du bien mais je sens que je dois le dire. Ne craignez rien a propos de ma révélation. Ce mystère qui a entravé quelques vies ne concerne que ma famille. Vous n’avez pas à vous en sentir coupable. Après tout je ne suis pas sûr qu’il soit vrai. Car voyez vous, ce secret est un être. Ma grande sœur. Elle serait née neuf mois avant ma naissance et a vécu au Japon. Ce qui explique ma venue ici. Je ne saurais jamais si ce sont les circonstances ou cette révélation qui dotèrent mes cheveux de leur couleur, mais ça n’a aucune importance. Tout ce que je dois faire à présent c’est découvrir si ma… si Loménie vit bien ici.

Le français reposa son verre et se releva, faisant toujours face au propriétaire de la petite nōka.

- Voila. C’est mon histoire.

- A gauche derrière toi tu as une chambre si tu souhaites rester. Sinon, je te souhaite bonne chance dans ta quête Haku et j’espère que si quelqu’un s’égare près d’ici tu sauras le guider jusqu'à moi.

Julien resta sans voix. Il ne s’attendait pas à une telle réponse. Il laissa Taishō s’éloigner sans trouver quoi répondre. Ce dernier savait très bien qu’ils ne se reverraient pas mais il lui avait dit adieu avec simplicité. Il était convaincu de ne pas oublier cet étrange personnage de sitôt. Il ne sut pas vraiment comment le remercier. Il se trouva idiot avec tout son héritage. Il était riche et pourtant, ce vieux bonhomme perdu au milieu des rizières semblait avoir quelque chose de bien plus précieux.



Je croyais être indécis mais je n’en suis plus certain. (Robert Bourassa)

Julien observait la mer en deuil devant lui. Il allait pouvoir retrouver sa demi-sœur, il le sentait. Mais le voulait-il réellement ? Si la vérité avait était aussi simple qu’il l’avait laissé entendre chez Taishō, il ne se poserait aucune question et irait la rejoindre. Mais le petit flocon avait omit de préciser un tout petit détail qui changeait bien des choses. Le père de Loménie n’était pas Antoine Berenn mais il n’était pas humain non plus. C’était un hybride… Et de ce fait, sa fille également. Bien que Julien refusait de l’admettre, ça semblait être l’unique vérité. Le vent souffla au devant du bateau, faisant tomber la capuche du garçon. Il devait déjà faire tache au milieu des passagers orientaux, mais avec ses longs fils de soie blanc, il avait une allure d’extraterrestre. Heureusement, rares étaient les personnes éveillées a cette heure. Julien n’aimait pas trop ces petites filles qui voulaient sans cesse lui caresser les cheveux.

La différence. Quel étrange concept. Bien que Julien ait été l’objet de moqueries il ne faisait pas de parallèle avec les hybrides. Ceux-ci n’étaient pas différents pour lui, ils étaient à peine vivants. Oui c’est cela, des animaux, avec aucune conscience propre. C’était des êtres crées génétiquement. Autrement dit des monstres. Il était élevé avec l’idée qu’il faillait les mépriser. Jusqu'à présent il n’avait fait que les ignorer mais maintenant, il ne savait comment réagir face à sa demi-sœur. Influençable comme il l’était, Julien tenait les enseignements de son père à hauteur de lois. Ainsi malgré son caractère expansif, cultivé et calme il ne pouvait considérer Loménie comme une égale. Ou en tout cas, il le serait après l’avoir rencontré.

Il croisa ses longues jambes et posa ses coudes sur la rambarde. Comment était-elle ? Pourrait-il la reconnaitre si il la croisait à Gokusha ? Elle devait sûrement avoir des traits communs avec Marie-Anne, leur mère. Si c’était le cas Julien aurait peut être encore plus de mal a lui parler. Il était si indécis face à cette situation que ça l’empêchait de dormir. Il songeait de temps en temps à repartir alors qu’il ne l’avait même pas encore trouvé. De toute façon, une promesse le retenait, il ne la romprait pas. Sa mère lui avait fait jurer, à deux souffles de la fin, qu’il retrouve sa sœur et lui pardonne. Mais il ne connaissait pas toute l’histoire et ne savait pas à qui pardonner. En tout cas il lui restait la mémoire de sa mère à honorer, quel que soit son passé.

C’est donc dans ce mélange d’affection et de honte, de curiosité et d’appréhension que Julien se rendait vers la cité des hybrides, son point de départ.



Un mort qu'on abandonne est mort deux fois. (Marie Lefranc)


Son point d’arriver.
C'est ce qu'il réalisa quand il fut mené dans une petite église catholique. On l'appelait couramment le temple des chimères. Un nom mystique quasi-surnaturel qui était ma foi bien approprié. Car il accueillait toutes créatures dans le besoin. Ce fut donc l'un des endroits où Julien se rendit. Il songeait que sa demi-soeur avait pus être hébergé ici un temps. Mais en fait non, elle se trouvait dehors dans un repos éternel. Aucun membre de sa famille n'auraient approuvé ce voyage... si ce n'est sa mère. Ils n'auraient à son avis même pas pus mettre de mot sur la honte que le garçon leur auraient apporté à venir en ses lieux. Une concentration de ses infâmes êtres sans conscience reposant à même le sol... Mais aussi sous le sol. Lui ne savait quoi en penser. Il n'arrivait à croire à la fin de son voyage. Ainsi ce dernier était destiné à être inutile et vain. Il ne rencontrerait jamais sa demi-soeur et aurait toujours un doute sur les paroles sur ce qu'il s'était vraiment passé. Le vent tourbillonné et il avait des vertiges. Il ne se sentait ni accablé ni réjoui. Juste perdu. Mal. Ses jambes se dérobèrent, ployant sous lui. Le français d'origine aristocratique avait les genoux à terre en face d'une tombe toute simple, gravé d'un unique nom : Loménie.


Dernière édition par Julien P. Berenn le Ven 27 Juil - 20:11, édité 7 fois
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