Bienvenue sur Gokusha No Neko ! Venez incarner un Hybride ou un Maître dans un monde où règne esclavagisme et perversité. Ce forum est à tendance Hentaï/Yaoï/Yuri ! [Déconseillé aux moins de 16 ans]
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Sixtine Weelthwy

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Sixtine Weelthwy   Dim 26 Fév - 15:24


SIXTINE WEELTHWY
« Je fais partie de ces pestes, qui adorent qu'on les déteste. »





    DÉCHET D’ÉPROUVETTENom : WeelthwyPrénom :Sixtine, raccourci en Six.Âge : Dix-sept ansAnniversaire : 13 DécembreSexe : Féminin, impossible de se tromperGroupe :  Docile... Plus ou moins.Orientation Sexuelle : Bisexuelle.Taille : Un mètre cinquantePods : Trente-six kilosAime : Ren - Le chocolat - la bouffe en général - les canapés confortables - être regardée, admirée, envie - l'alcool - être complétement bourrée - se faire embrasser - la bonne musique - critiquer - jouer à la pouffe - chanter sous la douche - sauter dans les flaques d'eau - l'odeur d'herbe tondue - mâchouiller les oreilles d’à peu près tout et tout le monde - sa technique de l’emmerdement maximum - que Ren la cherche - jouer à la gamine candide - les orages - les paris foireux - Elle.Aime pas : Les journées trop sèches - la boue - les filles stupides - les mecs un peu geeks - les lunettes - les pouffes qui tournent autour de SON Ren - qu'on la repousse - les insectes en tout genre - ne pas arriver à faire quelque chose - ses hormones à la con - qu'on lui touche les oreilles sans permission - être malade - Toi.J'ai connu le forum via un top-site, et signé la charte.




DON'T SAY NO, JUST SAY NOW.
« Egotiste: Personne de goût médiocre, plus intéressée par elle-même que par moi. »



    Elle aime, elle déteste, elle vole et tourbillonne, intouchable, instable, incroyable. Ses yeux se posent sur un objet qu’elle désire plus que tout avant de le rejeter, elle réclame puis casse et oublie, elle veut, elle peut, elle demande, vole ou prend tout simplement. Elle a, elle n’a plus, elle sourit pour se détourne, la prévision n’existe pas, ou plus, elle détale.Loin des sentiers battus.Six ne sait pas ce qu’elle veut. Six exige puis s’en moque. Six aime puis dédaigne.Six n’est pas un amalgame de mots et de désirs. Six est plutôt un mélange explosif de pulsions bestiales et contraires.Elle attire le noir puis le blanc, remet en cause le rouge pour s’approprier le bleu, clame son attirance pour la nuit puis danse en plein jour. Six aime, six déteste, six vit et meurt chaque jour, chaque minute, chaque seconde.La demoiselle papillonne, désire puis dédaigne, réclame puis repousse, aérienne, volage, insaisissable. Son univers se concentre autour de Ren, sa fleur de lotus, son renne, sa reine, son bellâtre ténébreux qu’elle couve avec la jalousie maladive d’une tigresse devant sa nouvelle portée. Ren est sien, autant que Six sait qu’elle est sienne. Son corps lui appartient autant que le corps du mâle est son terrain de jeu, aussi désirable qu’intouchable. Elle l’aime, le renie, le méprise et le jalouse, le couve comme le déchire, le cingle de coups comme de baisers. Ren est son jouet, pantin comme marionnettiste, élégamment soumis devant elle avant de s’entourer d’une cape de nuit et faire d’elle ce qu’il veut.Parce que Ren a le contrôle absolu sur son être.Lorsque son frère n’occupe pas la totalité de ses pensées, Six à besoin d’être entourée, enviée, désirée. Elle aime la foule et plus encore, elle aime les mâles, transformés en rivaux du jumeau brun qui se fait un plaisir de tous les écarter. Solitaire, Six ne l’est pas. C’est un papillon convoité et sociable, qui se nourrit des pulsions de la cour face à elle.Etre le centre des regards, besoin impérieux qui la ronge sans répit.Alors elle danse, charme, aguiche, derrière le rideau que forment ses cils tantôt nacrés tantôt de jais, se colle, s’empresse, câline, titille, puis s’enfuit dans un tourbillon de tissu, ne laissant que pour seul souvenir son rire qui résonne, encore et encore.Six illusionne.Les soirées sont son terrain de jeu favori, après son propre frère qu’elle malmène pour son plus grand plaisir. Une fête ? Mais voilà que la demoiselle rapplique, accrochée à son frère comme un koala à sa mère, dardant sur l’assistance un regard provocateur et arrogant. Elle est belle, elle attire, elle attise, elle le sait et en profite, sans vérogne, sans remords. Virevoltante, elle se jette sur le buffet, joue à la serveuse, se présente, interpelle, glousse et se pâme, plaisante et badine avant de coller un verre de vodka à son frère, pressée contre lui comme un animal apeuré, cherchant sa chaleur, son contact, ses regards. Elle l’exhorte à boire, en rit, pousse le verre contre ses lèvres, puis détale, saute sur un mec au hasard, comme s’ils étaient amis, voire bien plus, tellement plus.Elle se colle à lui, inconnu, l’observe de ses yeux vairons et disparates, se pavane, le juge à son goût, puis soudain, en trouve un plus joli, et s’enfuit, comme lâchant un jouet dont l’effet de mode à cessé. Elle cumule les conquêtes et les prétendants, embrasse l’un, mordille l’autre, ronronne comme une chatte en chaleur, le teint rougi par l’alcool qui commence à faire effet. Son rire résonne, aigrelet, elle passe ses bras autour du cou d’un inconnu, lie sa langue à la sienne, puis se détourne, s’empare d’une fille plutôt mignonne et la colle contre elle, improvise une danse et rit comme si elles étaient meilleures amies.Et elle s’enfuit.Encore.Ses lèvres effleurent un cou, une bouche, mordillent une oreille puis soudain elle s’arrête, pantelante, cherche son frère, debout au milieu d’une cour de filles endimanchées et trop bêtes pour lui. Alors elle les pousse, masque sa jalousie derrière une réplique acerbe, se pend à son cou et l’embrasse, parce qu’elle est sienne et que ses lèvres lui appartiennent. Son monde ne tourne que pour elle.Si elle peut jouer à la colombe entre les mâles, elle ne veut pas, refuse qu’il fasse de même avec les filles. Il est sien, tout entier, dévoué.C’est loin d’être le cas.Souvent, leurs regards se croisent, et ils masquent la jalousie par de la provocation. Embrassent une autre, en sachant que l’acidité ronge, lentement, fielleuse.Leur idylle n’en est pas une ; elle allie le goût du piment à celui du chocolat.Sucré et salé.Doux et acide.Mais liés. Toujours.Socialement, Sixtine est le genre de fille qui se fiche éperdument du ridicule. Pour elle, ce mot ne semble d’ailleurs pas exister. Pour peu qu’elle agisse de façon hors normes, les regards se tournent vers elle et aussitôt, elle s’en enivre. On la trouve mignonne et drôle si elle se couche sur le trottoir, bave aux lèvres, on la suit des yeux lorsqu’elle traverse la rue en fine lingerie écarlate. On ne la trouve pas stupide. On l’admire, tout le temps.Et cela ne peut que la ravir.Elle ose tout, n’a peur d’aucun défi. Embrasser un inconnu ? Chiche ! Sortir sans soutien-gorge ? Cap ! Draguer un vendeur pour voler un de ses objets ? Aucun problème ! La demoiselle est une vile bestiole, et ne refuse devant rien.Sauf si la punition est à son goût.Vile tentatrice, Sixtine l’est en tout points, mais elle manipule tout aussi bien, et calcule avec soin la trajectoire que ses cibles doivent emprunter pour atteindre le but qu’elle aura fixé ; et plus que tout, la demoiselle est une vraie, pure et dure chieuse. Adoptant la technique de « l’emmerdement maximum » avec son cher frère lorsqu’elle estime qu’il l’a mérité, la tendre demoiselle ne manque pas d’imagination et d’idées malsaines pour lui prouver une fois de plus que si elle tombe dans ses bras, c’est bien parce qu’elle le veut.Ses hormones comptent accessoirement, beaucoup dans ce genre de situation.Parce Ren est un chieur fini, parce Rien est théoriquement son maître et aussi son frère, parce que Ren est tout ce que désire Sixtine. Parce que Ren éveille d’un simple contact ses hormones et fait battre son cœur plus vite.Ren l’attire.Irrépressiblement.Mais même si dans cet univers, l’amour charnel entre maître et neko est banalisé, la demoiselle fait son possible pour ne pas finir entre ses bras : l’idée de l’inceste ne la gêne pas plus que ça, et elle ne compte pas non plus finir en mère de famille à allaiter des petits détraqués.Mais tout de même.C’est son frère.Et tout ce qu’il souhaite, c’est l’avoir, elle.Exclusivement.Et comme elle est chiante, elle refuse.Jamais assez longtemps pour qu’il se lasse.Cependant, chaque diablesse a ses faiblesses, et si elle clame l’injustice d’être neko et pas son frère, Six est secrètement ravie d’être placée d’office sous lui hiérarchiquement ; car si son envie de dominer est claire, elle n’avoue pas qu’elle aussi souhaite poser son âme dans le creux des mains d’un tyran et le laisser jouer avec elle.Elle aime, adore, réclame cette attention qu’on lui accorde. Elle ne vit que pour les regards et les gestes qu’on daigne lui accorder. C’est une fois ivre qu’on peut clairement identifier ce qu’est Six : une petite chose qui migre de l’un à l’autre, réclamant attention et contacts corporels.Elle à besoin de présence. Et Ren joue magnifiquement le rôle qu’elle lui à confié sans même que celui-ci n’en soit au courrant : être toujours là pour elle, afin que jamais la solitude ne vienne tournoyer autour d’elle.Elle à besoin de quelqu'un.Toujours.Et ce quelqu’un, c’est lui.



Dernière édition par Sixtine Weelthwy le Jeu 26 Juil - 18:17, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Sixtine Weelthwy   Dim 26 Fév - 15:25


BORN TO BE UPPER.
« Mépris : Forme la plus subtile de Vengeance. »




    Vous l’avez tous connu.
    Cet adolescent solitaire et charismatique, que personne ne pouvait approcher. Vous l’avez tous toisé au moins une fois, parce qu’il semblait vous considérer comme une sous race de blatte, parce que dans ses yeux ternes et pourtant vifs, se lisait le mépris qu’il avait envers le reste du monde. Mains dans les poches, parfois coiffé d’un casque diffusant une musique qui ne pulsait que pour lui, il marchait et la foule se scindait en deux pour le laisser passer. Il s’était défini comme supérieur et on l’avait intégré comme tel, parce qu’il avait le gabarit et plus encore, le mental. Plus froid que la banquise, plus dur que du béton, plus intouchable que saturne, et tout aussi hypnotisant, il attirait les regards comme l’aimant le fait avec la limaille de fer. Son ego ne semblait pas avoir de fin et inconsciemment, vous faisiez tout pour lui plaire.
    Mais il s’en moquait, n’en devenant que plus attirant encore.
    Vous l’avez tous vu au moins une fois, cet adolescent solitaire.
    Il se croyait unique mais ses clones dédaigneux parcouraient la terre.
    Il était un de ceux là.
    Un rebelle, un affranchi, un renégat.
    Sa vie n’avait pas réellement de sens et il ne voulait pas lui en donner. Il était lui, et cette simple constatation lui suffisait.

    Né d’un baron qui se prétendait Roi, il était anglais par son père et japonais de par sa mère. Cependant, il n’eut pas le loisir de les connaître. Dès ses deux ans, il fut placé dans un orphelinat, et il ne les revit plus jamais. Gratifié du nom pompeux d’Ethan Denki Weelthwy, on le rebaptisa Clay, nom auquel il ne répondit jamais. Pendant ses premières années, on se contenta donc de l’interpeller par un « Hey toi ! L’albinos ! » avant de tout simplement, ne plus l’appeler du tout. Il finit par se renommer Curve, parce que son esprit était loin d’être rectiligne ; ses pensées analytiques volaient déjà en tous sens, démontrant d’une intelligence précoce et de capacités encore inconnues qu’il ne tarderait pas à exploiter.

    C’est au sein de cet orphelinat qu’il La rencontra. Elle. Ils avaient partagé un repas, il l’avait suivi, taquiné, dégoulinant déjà d’un cynisme qui formerait bientôt les bases de son assurance monumentale. Elle l’avait fui, boudeuse, et il ne l’avait revu que le lendemain.
    Il ignorait pourquoi elle l’intriguait. Puis, à force de la suivre des yeux, il avait déduit que son regard était loin d’être commun. Ses yeux luisaient, littéralement, d’intelligence et de mépris. Elle était comme lui tout en étant différente. Ses yeux, d’un dégradé du cyan au vert vif, l’attiraient irrésistiblement.
    Il vit une boule de neige s’écraser sur elle, alors qu’on la prenait pour cible.
    Armé de son ego et de ses dix ans d’expérience, il se leva, et riposta.
    Une simple boule de neige qui s’écrasa sur le chef de la bande.
    Son regard à elle, sur lui.
    Le regard du morveux, sur lui.
    Il les toisa.
    Avec tout le dédain dont il était capable.
    Le gamin recula.
    Elle s’avança.
    Et ce fut le début d’une longue épopée.


    Les contraires s’attirent, disait-on. Pourtant, il n’aurait jamais pu vivre avec une faible femelle drôle et superficielle. Elle était comme lui. Elle était semblable et différente. Elle avait un nom mais l’avait renié.
    Elle s’appelait Treize.
    Treize Ethel.
    Il s’appelait Curve.
    Juste Curve.
    Sans même le savoir, ils avaient joint leurs mains qui s’étaient liés à jamais.

    Quelques mois plus tard, ils fuirent l’orphelinat. Pris en stop par une jeune femme, ils se rendirent dans la ville la plus proche et se séparèrent, elle filant vers une famille qui l’intégra dans ses rangs, lui se muant en marginal intouché et intouchable.
    Ils se perdirent de vue.
    Longtemps.




    Leur nouvelle rencontre fut fortuite, alors que désormais privée de foyer, rongé par un incendie, lui jouait sa vie par désoeuvrement, et détalait après avoir pillé une bijouterie, un collier de Jade entre les mains. La police sur les talons, il l’avait percuté, et ne l’avait pas reconnu. Lui refourguant le collier entre les mains, il lui avait jeté un sourire sardonique, et s’était barré comme l’enfoiré qu’il était.
    Hors d’elle, Treize l’avait suivi.
    La police aussi.
    Plus rapides et légers, ils étaient pourtant moins expérimentés, et se firent boucler en prison. A deux dans une ridicule cellule, il riait de la connerie qu’il avait pu faire, et elle, voulait lui arracher la peau lambeau après lambeau.
    Et puis, soudain, il avait croisé son regard bicolore.
    Elle avait daigné le toiser, lui, ses iris gris, ses cheveux blancs et ébouriffés, son sourire dégoulinant de poison.
    Lui.
    Elle.
    Ils se détestaient. Férocement.
    Et se désiraient. Tout aussi férocement.

    La prison ne tarda pas à les libérer : le collier était faux, et eux étaient jeunes et mineurs. Dédaigneux, ils avaient fait semblant de s’ignorer, mais avaient fini par rester ensemble, peu importait l’heure du jour et de la nuit. Furetant, dealant, volant, ils se créèrent un véritable empire noir et discret, n’hésitant pas à tuer lorsqu’il le fallait.
    La morale n’existait pas.
    Et ils étaient des dieux.

    Cavalant de villes en villes, squattant les trains en passagers clandestins, riches comme des princes et pourtant, aussi nomades que les criminels qu’ils étaient, ils vécurent dans un mélange de luxure et de criminalité, où l’or se mêlait au sang qu’ils versaient.
    Personne ne pouvait les arrêter.
    Ils n’avaient aucun but, sinon mettre la pagaille et s’amuser.

    Pillant une maison et détruisant une autre, ils finirent par s’approprier un manoir luxueux, où ils s’incrustèrent comme faisant partie du lieu. Fouillant les pièces et brisant les vases trop laids pour être précieux, ils firent alors une découverte plus qu’alarmante.
    Dans un cadre, une petite photo montrait un homme souriant, une asiatique amusée mais renfermée, et deux marmots, l’un à la toison ébouriffée et blanche, l’autre aux grands yeux bicolores.
    « Ethan et Ethel Weelthwy. »

    Il fallait se rendre à l’évidence.
    Ils étaient frère et sœur.
    Fouillant les archives, surpris et répugnés, ils dénichèrent un arbre généalogique et quelques notes annexes. Curve s’appelait en réalité Ethan Weelthwy ; il était le fils légitime du prétendu baron et de sa femme. Treize, elle, se nommait Ethel Weelthwy. Elle était elle, fille illégitime, fruit d’une nuit visiblement torride entre le baron et l’une de ses concubines.

    Ils avaient levé la tête.
    S’étaient toisés. Avec suspicion.
    Et finalement, étaient repartis en cramant leur passé derrière eux.
    Peu importait leur nom, et leurs origines.
    Ils s’en fichaient. Ils étaient jeunes et fous.
    Ils étaient divins et sans limites.
    Aucune morale ne parviendrait à obscurcir leur ascension vers les sommets.

    Pourtant.
    Ils vieillirent.
    Ce n’était pas ce qu’ils avaient prévu. Dans leurs têtes, ils étaient encore jeunes. Agés d’une vingtaine d’années et frôlant du doigt la trentaine, ils continuaient à voler, à tuer et à piller, chopant de la came pour la revendre ensuite, vivant sur le dos de personnes qui se soupçonnaient même pas leur existence.

    Et l’impensable se produisit.
    Treize fut enceinte.
    Déchéance des dieux.
    Fin d’un empire.
    Début d’un autre.



    Depuis leur premiers jours, Sixtine et Ren vivaient dans un orphelinat. Solution de facilité pour leurs parents, et de confort mental également. Se dire que l’on n’avait pas eu des enfants mais des erreurs était tellement plus acceptable. Refourgué à un établissement relativement bien tenu, ils y passèrent toute leur enfance. Abandonnés, les deux enfants se renfermèrent sur eux-mêmes, créant une bulle dans laquelle nulle autre personne n’était acceptée. Ils rejetaient toute affection, se consolant mutuellement, jouant ensemble. L’un protégeait l’autre, l’autre vengeait l’un. Cela marchait dans les deux sens, les deux enfants ayant construit une relation fusionnelle. Les gens se demandaient parfois même si leurs âmes n’en formaient qu’une seule.

    Malgré l’absence de ressemblance, il était impossible de ne pas savoir qu’ils étaient jumeaux. La même attitude, la même façon de veiller sur l’autre. Mais plus ils grandissaient, plus les différences étaient frappantes. Ren resta taciturne et infréquentable, alors que Sixtine développa un caractère extravagant et joyeux. Mais leur attitude l’un envers l’autre ne se dégrada pas d’un iota, bien au contraire. Plus ils avaient d’années au compteur puis il leur tardait de commencer des recherches sur leurs géniteurs. Ils étaient avides d’apprendre des choses sur eux, de savoir de qui tenaient-ils la couleur de leurs yeux ou de leurs cheveux. Ils voulaient avoir une identité pour enfin se démarquer de ces pauvres petits cafards qui leur servaient de camarades.
    Pendant six longs mois ils traquèrent les informations disponibles comme les oiseaux de proie les rongeurs dans les champs. Pendant six mois ils trièrent, notèrent, suivirent des pistes puis les abandonnant. Personne ne comprenait cette ferveur cette fébrilité lorsqu’ils trouvaient un nouvel indice. Personne, pas même eux-mêmes. Pourquoi cherchaient-ils à connaître des gens qui les avaient abandonnés? Pourquoi? A cette question comme à beaucoup d’autres ils n’avaient pas de réponse, mais désormais ils avaient un but.

    Si ces mois leurs semblèrent longs, ils redoutaient le jour où enfin, ils pourraient les voir. Ren et Sixtine réussirent. Leurs efforts colossaux finirent pas payer et enfin ils les localisèrent. Mais leur réaction les déconcerta. Alors qu’ils entraient dans l’appartement, Sixtine prononça quelque chose qui sonna comme une insulte à leurs yeux. Elle les appela Papa et Maman.
    Treize se retourna, de l’effroi et de l’animosité dans le regard qu’elle partageait avec sa fille. Cette dernière s’approcha, et chose qui fit rire son paternel, elle était encore plus petite que Treize. Et chose qui l’horrifia, elle avait également les cheveux blancs. Ren arriva à son tour, hésitant et prudent. Ils les avaient abandonné pour avoir la paix, ils pouvaient très bien les tuer pour être sûrs de la conserver. Il scruta son père de ses yeux gris, et découvrit de qui il tenait les siens. C’était étrange et inédit pour lui de trouver des parties de lui dans quelqu’un d’autre.
    Le temps semblait s’être arrêté. Puis Treize se leva, et commença à leur ordonner de partir. Les deux enfants ne bougèrent pas d’un poil de duvet. Tant d’efforts pour arriver à ça, c’était trop pour eux. Sixtine craqua la première, et son frère prit le relais, la voix tremblante. Toutes ses remarques furent contrées, contestées. Sa pertinence mise en miettes par deux personnes qui avaient une plus grande expérience de la répartie. Deux personnes qui auraient du les soutenir. Qui au lieu de cela les enfonçaient. Une larme de rage coula sur la joue de Ren. Il n’était pas triste pour lui, mais pour sa sœur. Lui ne s’était jamais vraiment fait d’illusions. Mais voir ces deux adultes miner sa sœur, sa moitié le révoltait. Il les avait défiés. Les stupéfiants, et faisant naître un court instant une bouffée d’intérêt dans leurs esprits. Mais cela n’avait pas duré.
    Rapidement ils avaient repris leurs masques froids et réprobateurs, et les avaient chassés.
    Deux autres essais, deux résultats similaires. Âgés tous les deux de dix-sept années, les deux jumeaux prirent leur vie en main, enfin. Quittant l’orphelinat pour partir vers de nouveaux horizons, ils débarquèrent à la fac. Tranquillement, discrètement, et surtout en plein milieu d’année. Cela ne gêna personne, et n’en intrigua qu’un petit comité, qui cessa bien vite de se poser des questions. Ils firent leur trou comme on dit, sans se rapprocher des autres pour commencer. Et le caractère de Sixtine fit qu’un groupe se mit à les suivre. A elle seule elle leur créa une vie sociale, un groupe d’amis. Qui leur servait plus ou moins d’esclaves. L’année était bien démarrée.

    Un jour où Ren choisit de rester dans leur appartement, les scientifiques passèrent. La moitié d’un amphithéâtre fut massacrée, l’autre capturée pour servir de réserve de cobayes. Sa sœur ne rentra pas le soir venu, inquiétant Ren mais sans plus. Elle s’enfuyait parfois, pour profiter de quelqu’un jusque dans son lit, pour énerver son frère. C’était réussi. Mais le lendemain il ne la vit pas non plus. Il se mit à la chercher et la trouva. Transformée en une hybride, un de ces nekos. Une esclave, arrachée à sa vie d’humaine pour en retrouver une autre, une existence dévouée à la servitude.

    Elle était blessée. Choquée, triste, désespérée. Et lui n’avait rien fait pour que cela ne lui arrive pas.

    La honte, le désespoir. Voilà bien deux choses inédites pour Ren. Alors qu’il n’avait jamais cru pouvoir un jour les ressentir tous les deux, voilà qu’il en avalait un cocktail particulièrement horrible. Il en aurait presque pleuré. Une décision, pourtant simple pourtant banale, et ils en avaient profité. Un coup d’épée dans le dos, voilà ce qu’il avait ressenti. Une trahison. Si elle était morte? S’il avait perdu la seule chose qui pouvait avoir de l’importance pour lui? La vie aurait perdu tout son sens. Ce soi-disant don de la nature qui n’avait qu’une saveur ténue dans sa bouche, aurait-il gagné en amertume? Le doute n’était pas permis. Si jamais une telle catastrophe venait à se produire, la Terre ne pourrait pas se vanter très longtemps de porter sur son dos Ren Weelthwy. C’était sa mission de toujours la suivre elle, de ne jamais la perdre.
    Un jour dans sa vie il avait failli à sa tâche. Jamais il ne s’en était voulu à ce point, jamais il n’avait été paralysé par un évènement. En deux jours il avait eu le droit à plus de nouveautés que dans toute sa pauvre vie. Intérieurement il avait cru mourir. Puis la phase de tristesse et d’abattement était passée, laissant place à une colère noire, qui prenait source dans son amour pour sa sœur. Ils avaient osé toucher à elle, et ils allaient le payer. Ren ne possédait qu’un couteau, volé à sa mère. Une lame rétractable au manche bleu, décoré d’un motif simple en métal argenté. C’était sa seule arme. Sa confiance en lui-même le poussait en avant, lui ordonnait avec froideur de venger sa sœur. Il y était allé, le cœur prêt à imploser tant sa fureur était grande. Il passa dans les couloirs d’un bâtiment, celui où Elle avait été opérée. Torturée serait le juste mot. Il ouvrit les portes, traversa des salles désertes, traversa des passerelles. Et tomba sur l’homme qu’il cherchait. Cadeau d’une providence autre que celle de Dieu. Un esprit vengeur semblait veiller sur lui. Un ange de guerre, comme une walkyrie.

    Il savait que c’était lui. Car il ne s’en était pas caché, et cette arrogance entraînerait sa perte. Ren se jeta sur lui, des pulsions meurtrières plein le cœur et des envies de sang plein la tête. Un besoin maladif de carnage l’animait, lui donnait la force de venger Sixtine. Dans l’ombre quelque chose bougea, et un neko au regard triste bondit. C’était un jeune garçon, blond aux oreilles blanches et à la queue en panache. Il sentit qu’une des griffes du jeune entaillait sa chair, mais la douleur ne vint qu’après, lancinante et soudaine. Il s’écroula sur le carrelage immaculé, qui fut moucheté de son sang. Dans les prunelles vertes du neko, il parvint à voir des regrets. Pardonne moi, suppliait son regard d’émeraude en fusion. Le chirurgien s’approcha de Ren, un air triomphant insupportable plaqué sur le visage. Il se mit à ricaner, et brailla un ordre sec au neko qui regagna le coin de la pièce. Les nouveautés se succédaient, et pour une fois Ren voulait venger quelqu’un d’autre que lui ou sa sœur. Il voulait venger ce pauvre neko, qui avait pourtant osé le blesser. Puis l’homme se pencha au dessus de lui, une seringue dans la main.
    « Adieu, jeune idiot.
    - Le jeune idiot vous emmerde. »


    Dans un accès de rage il se redressa et planta son couteau dans la panse du chirurgien. Un sourire avide remplaça son rictus de douleur, et il remonta sa lame jusqu’au plexus solaire. A ce moment là, cela lui semblait presque jouissif de découper cette homme de l’intérieur. De sentir ses organes se déchirer, son sang s’écouler en abondance. Puis il le laissa s’écrouler. La colère qui l’avait maintenu debout s’étiola et le laissa pantelant. Il tomba sur le sol, et retint un hurlement. Son dos était scindé en deux par une plaie longue et profonde. Le neko s’approcha de lui, et lui pris son couteau.
    « Dès que tu t’en sentiras capable, va t’en. »
    Le neko frotta le couteau, déposant son empreinte partout sur le manche. Dans sa tête il jubilait, rendu fou de joie par un rêve se réalisant. La fin d’un cauchemar. Ren ne comprenait pas, mais obéit. Le neko était digne de lui et de sa confiance.
    Dans la rue les gens hurlaient sur son passage, mais il ne pouvait pas s’arrêter. Sa sœur l’attendait. Le sang sur ses vêtements ne trompait pas grand-monde, mais en réjouissait certains. Les rares personnes à pouvoir imaginer un seul instant que ce jeune homme à visage d’ange avait tué quelqu’un. Et que ce quelqu’un était un scientifique. Ils n’étaient pas loin de la vérité, mais n’auraient jamais le fin mot de l’histoire.
    Il l’avait vengée, et son insatisfaction n’était pas due à son caractère. Elle avait était opérée, elle était devenue une hybride. Le fait que son bourreau soit mort ne lui rendrait pas son humanité. Dans son cœur, la tristesse était intacte, le besoin de vengeance également. Seule la fureur commençait à partir. S’il portait un deuil il en était au stade de l’acceptation. La blessure infligée par le neko resta, devenu long fil blanc dans son dos qui chaque jour lui rappelait que quelqu’un l’avait couvert.
    Aussi énervant que cela puisse lui paraître, il avait une dette envers quelqu’un.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Sixtine Weelthwy   Dim 26 Fév - 16:28

Six & Ren ftw ♥
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Sixtine Weelthwy   Mer 29 Fév - 18:58

J'avoue ne pas avoir détaché mon regard de cette fiche. J'adore la manière qu'elle est écrite. J'adore tout ! x_x J'ai aussi l'impression d'avoir les yeux fripés comme je les ai à peine cligné e__e /meurt/
Bon alors..Mhm. Bienvenue !
Je ne m'obstine pas, je te valide.
Désolé de l'attente [si attente il y a x_x']
Amuse toi bien...Avec Ren ~
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Sixtine Weelthwy   

Revenir en haut Aller en bas
 
Sixtine Weelthwy
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La Chapelle Sixtine en 3D
» La chapelle sixtine comme vous ne l'avez jamais vue !
» la fresque de la chapelle Sixtine a 500 ans
» la chapelle Sixtine
» POUPEES VENDUES

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
† Gokusha No Neko † :: † Hors Rpg † :: x.Archives :: - Fiches finies-
Sauter vers: