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 Un rendez-vous professionnel... Ou plus [PV Clarisse]

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MessageSujet: Un rendez-vous professionnel... Ou plus [PV Clarisse]   Jeu 12 Avr - 16:44

    - Un nouveau dossier spécialement choisi pour toi.


Un collège me tend alors un dossier avec quelques feuilles dedans. Pour une fois, il semble léger comparé aux autres que j’ai eu jusqu’à maintenant. Par contre, je me demandais bien pourquoi il avait spécifié « choisi pour moi ». Je n’avais pas encore eu l’occasion de dire qu’un dossier n’était pas fait pour moi. Je suis un bon avocat tant qu’on me donne des dossiers qui méritent d’être défendu convenablement. Jusqu’à maintenant, ce fut le cas. Espérons que ça dure car le jour où je devrais en parler, je risquerais de perdre ma place.

* Ce serait vraiment stupide de leur part… * Pensais-je en souriant.

Déchiffrons ce dossier au plus vite, ainsi, je saurais pourquoi il a été choisi pour moi sans trop me poser de question. Regardant le nom du client, cela ne me disait rien de spécial. En lisant par la suite ce qu’il mettait dans le dossier, je compris bien vite ce qu’il voulait dire. En faite, c’était un dossier qui arrivait que très peu souvent chez les avocats. Si j’en avais un, cela signifiait que les autres personnes étaient déjà pas mal surchargées. Il ne s’agissait pas d’un client qu’il fallait défendre mais d’un client dont il fallait purger les dettes d’une certaine manière. Le but étant d’éliminer toutes les dettes qu’il avait accumulées.
Ainsi donc, pour commencer convenablement mon travail, je regardais la liste des personnes à contacter pour parler de sa situation et d’y trouver une solution. La plupart des personnes de la liste étaient souvent les même. Après tout, c’est généralement pour ses choses si importantes qu’on fait des emprunts à des taux faibles. Le seul problème, c’est que si on ne sait pas gérer son argent et ses emprunts comme il faut, on se retrouve bien vite dans une situation de médiation de dettes. Ce qui est d’ailleurs le cas actuellement. Et quelle ne fut pas ma surprise en voyant qu’il y avait une dette envers l’animalerie…

Est-ce pour ça que mon cher collègue à fait cette insinuation ? Surement que oui, vu que j’en avais toujours pas. Dans cette ville, les hybrides avaient une place prépondérante dans la vie. Si tu n’en avais pas, tu étais directement pris pour un fou, un extraterrestre venant d’un autre monde. Alors qu’en fait, tu venais juste d’un autre pays. Chaque jour, mes collègues essayaient de me convaincre qu’en avoir un était utile. Ils avaient beau me dire toutes leurs raisons, j’arrivais toujours à trouver une autre solution que celle de dépenser de l’argent pour ça.
Vivant actuellement à l’hôtel, je n’avais pas besoin d’une femme de ménage. Et même si je ne vivais pas là-bas. Payer une femme de ménage coûterais beaucoup moins cher et j’étais sur de ne jamais l’avoir dans mes pattes quand je rentrerais. La raison d’avoir du plaisir, toujours aussi refusé en expliquant que je préférais séduire les femmes dans la rue et qu’elles tombent dans mes bras que d’avoir une hybride soumise. Au fond, je n’avais besoin de personne mais ils ne pouvaient pas le comprendre, eux qui avaient toujours vécu avec des hybrides.

Je finis par soupirer rien qu’à penser à l’idée que je devrais me rendre sur place. Heureusement que j’y allais seul, sinon, j’étais presque sur que mes collègues m’aurait forcé à en prendre une. Et de ce fait, je me serais retrouvé le soir avec un fardeau sur le dos, à devoir augmenter le prix du mois à l’hôtel. Beaucoup trop de dépenses à mes yeux qui était fort inutiles. Ce n’était pas parce que je venais de recevoir l’argent de la vieille maison que je vais tout le dépenser maintenant.
Si je devais le dépenser, ce serait pour me faire plaisir. Certainement pas pour sauver une hybride de sa cage qui se retrouverais bien malheureuse à vivre en ma compagnie. Mais qu’est-ce qui me ferait plaisir au fond ? Je savais ce qu’il me ferait très plaisir. Cependant, c’était une chose impossible, irréalisable. Ou alors, je vivais dans un monde fantastique, ce qui était loin d’être le cas actuellement. J’avais tiré un trait sur mon passé, malgré tout, il persistait parfois en moi.

DRING DRING DRING


Une sonnerie de téléphone qui ne se trouvait pas très loin me fit sortir de mes pensées. Ce fut une bonne chose, sinon, j’allais me perdre longuement dans mes pensées. Regardant la liste à nouveau, je pris mon téléphone et commença enfin à composer le numéro correspondant. Pour la plupart des personnes, j’ai pu obtenir des rendez-vous dans la journée ou les jours suivants pour discuter d’une solution à l’amiable. Bien entendu, il faut que ce soit différent pour une certaine personne, cette personne.

    - Très bien, je passerais donc vous voir ce soir vers 17h 30. Au revoir, Mademoiselle.


Mes collègues doivent surement se douter que l’animalerie ne pouvait pas m’accueillir en dehors des heures d’ouvertures. Ils devaient se réjouir de cette nouvelle en pensant que je finirais peut-être par craquer en voyant une belle hybride. J’en suis presque à me demander s’ils ne me l’on pas donné dans ce but même. Surement que oui. D’autres collègues auraient pu le faire mais cela aurait été bien moins intéressant. Il fallait à tout prix que j’ai une hybride chez moi, tant que j’en aurais pas, ils me donnerons à chaque fois, tous les dossiers où il y aura marqué « animalerie » dedans.
Je finis par me lever et quitter mon bureau, non pas pour me rendre à mon rendez-vous, mais pour prendre ma pause de l’après-midi. Il était temps pour moi d’affronter mes chers collègues, d’entendre encore une fois leurs raisons pour essayer de me convaincre. Cette fois-ci, j’avais même eu le droit des propositions pour qu’on m’accompagne afin de m’aider dans mon « travail ». Du moins, c’est ce qu’il disait, mais je savais pertinemment qu’ils voulaient seulement être là pour voir les hybrides et m’en faire acheter une. Ils ne pensaient vraiment qu’à ça, j’étais devenu la chose la plus intéressante du cabinet, à mon grand regret…

Après un petit quart d’heure de souffrance morale et de rire en écoutant les bêtises des hybrides de mes collègues. Parfois, c’était vraiment des cas. D’autres ne recevaient simplement que des souffrances de la part de leurs maîtres. La plupart considéré les hybrides comme des esclaves, des choses dont on pouvait faire ce qu’on voulait sans avoir la justice aux dos. Voilà où résidait le plaisir des maîtres. C’est à cause de tous ça, que je n’avais vraiment pas envie d’en avoir. Pour moi, c’était plutôt des fardeaux que des aides.
C’était avec ses idées là en tête que je finis par me rendre au rendez-vous. N’ayant toujours pas de voiture, je me dirige vers un arrêt de bus. Le chemin ne serait pas long car il se trouve que l’animalerie se trouvait aussi au centre ville. Normal, en fin de compte, c’est le meilleur endroit pour attirer des clients. Le centre ville était de toute même assez grand, ce qui m’obligeait à devoir prendre le bus. Si j’avais eu le temps, j’y serais allé à pied.

Il m’a fallut attendre quelques minutes puis je monte dans le bus. Je du descendre simplement au deuxième arrêt. J’avais décidé de faire le reste à pied, afin de profiter du soleil qui scintillait de manière très chaude. Par cette chaleur, je n’avais envie que d’une chose, me manger une glace. Malheureusement, je ne pouvais le faire maintenant, j’avais un rendez-vous qui m’attendait. Il me restait que cinq minutes pour arriver à l’endroit et avoir quelques minutes d’avance. Il était hors de question que j’arrive en retard, je n’aimais pas ça.
Arrivant devant la boutique quelques minutes avant, je me permis de jeter un œil par la vitre pour voir vite fait comment c’était. Je ne voulais pas paraitre surpris de voir un tel environnement. Je ferais comme si c’était normal et comme si j’en avais l’habitude. Après avoir observé tout ce que je devais observer. Il était l’heure pour moi, de faire mon entrée. Ainsi, avant d’ouvrir la porte, je me regardais une dernière fois dans la vitre pour voir si mes cheveux étaient bien coiffés, puis ensuite mettre mes lunettes convenablement sur le nez.

DING DONG


Une sonnette retentis dès que j’ai ouvert la porte. Au moins, le chef des lieux ne pouvaient aucunement louper un maître ou maitresse qui arriverait dans ses lieux. De ce fait, faire une entrée en toute discrétion était bien entendu impossible. Je constate qu’il y avait déjà une cliente dans la boutique et elle n’était pas seule. C’était surement la personne qui s’occupait de la boutique.
En attendant qu’elle soit libre, je posais ma valisette contre le comptoir. Pendant ce temps, je reboutonnais ma chemise blanche puis ma veste noire. J’avais oublié que j’avais légèrement déboutonné car la chaleur était étouffante dans le bus. Le pantalon noir était bien, bien que j’aie hâte de rentrer à la maison pour pouvoir me changer et prendre une douche afin de me rafraichir. Espérons que ce rendez-vous ne durera pas trop.

Regardant l’heure de l’horloge, je remarque que je n’ai du attendre que cinq petites minutes avant que la vendeuse ne se pointe devant moi. Je la regardais en détail, elle était jolie mais elle semblait aussi si froide à la fois. Surement qu’elle avait peur de ce qu’allait donner notre rendez-vous. C’était une chose compréhensible, après tout, c’était peut-être une perte d’argent pour elle…

    - Bonjour, je suis Guillian Weidinger, nous avions convenu que je passerais.
    - Oh bien sur, enchantée Monsieur Weidinger, je suis Natsu Kondô
    - Enchanté Mademoiselle.


Nous discutions un long moment ensemble sur les différentes possibilités de son coté comme du coté de chez mon client. Franchement, il faut être idiot pour acheter une hybride alors qu’on sait qu’on à déjà pas mal de dettes. Et puis, qui prendraient la peine d’acheter une hybride avec un emprunt, faut vraiment être pas très intelligent pour le faire. La vendeuse était dans son droit, après tout, le client savait très bien ce qu’il pouvait lui arriver. Et malheureusement, nous durent stopper notre conversation, un client venait de faire son entrée. Nous nous étions convenu, que j’irais visiter l’animalerie dès qu’un client ferait son apparition. Personnellement, j’avais finis ma journée, alors cela ne me dérangeait pas de le perdre ici, à voir des hybrides. Ainsi, je m’arrêtais à chaque cage pour en lire aussi la petite pancarte qui allait avec sans vraiment m’y intéressé plus que ça, c’était juste par curiosité.


Dernière édition par Guillian Weidinger le Lun 16 Avr - 7:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un rendez-vous professionnel... Ou plus [PV Clarisse]   Dim 15 Avr - 12:29



▬ Dans les airs

Comme chez Clarisse rien n’est commun. Le début est donc censé commencer par la fin n’est-ce pas ? Non encore mieux, attaquons le milieu. Car comme tout bon conte l’originalité est primordiale ! Oui, oui je sais bien. Il y a normalement des règles à un conte de fées mais faisons fi un instant de ce mot barbare. Les lois sont bonnes pour ceux qui les respectent, hors je ne me sens pas d’humeur docile. Donc nous y voilà. La jeune demoiselle arriva sur le territoire Japonais par montgolfière. S’il en est de savoir comment, ce sera sans doute la mine réjouie du conducteur écoutant les histoires abracadabrantes du petit écureuil, qui vous éclairera. Il semblait en effet s’être laissé séduire par la petite mine charmante de ce rongeur peu commun. Lui l’origine de quelqu’un et son moyen de payer il s’en moquait bien du moment qu’on lui offrait un précieux savoir égaré dans les méandres du temps : la façon de raconter les histoires. Et Clarisse semblait avoir un talent pour cela, ou tout au moins une manière particulière pour les rendre invraisemblables et amusantes. Pile ce qu’il fallait pour attendrir le cœur gorgé du vent du pilote de ballon. Ce fut donc pour le prix d’une trentaine d’histoires qu’elle se rendit de sa chère Louisiane au pays du soleil levant. Elle avait bien sur profité du voyage, admirant le ciel de près. Celui-ci était splendide, montrant humblement son immensité et la variété de ses teintes, aux visiteurs de nuages. A peu de chose la génétique jouée en sa faveur et elle devenait un écureuil volant... Dommage songeait-elle en un soupir. L’homme qui l’avait emmené jusque là ne manqua pas de la remercié, lui offrant un sourire comme cadeau et lui conseilla d’envoyer ses pensées au loin, loin dans le ciel pour qu’il les reçoient. Clarisse ne pris pas ses paroles de façon poétique mais au premier degré. Cela semblait donc être le symbole d’une nouvelle vie. Pour l’instant personne ne lui avait lancé de caillou ni menacé. Les sans âmes n’étaient donc concentrés que dans la bourgade reculée de son enfance ? Si c’était le cas Clarisse redémarrait depuis le début ici.


▬ Quelque part entre ici et ailleurs, au Japon

Mais le récit ne s’arrêtait pas là, vous vous doutez bien. Il faut quelques fâcheuses péripéties pour avoir droit au délicieux happy end. Qu’allait-elle faire à présent ? Elle n’avait pas la plus ridicule petite parcelle d’idée, c’est pour dire comme elle était mince, mais il n’y a pas besoin de plan pour voyager, si ? Il suffit de se fier à autre chose : à ses sens, à l’inspiration du moment. La jeune fille appliqua donc cette méthode et marcha dans la direction qui lui inspirait le mieux. En l’occurrence le chemin était bordé de petites aigremoines accompagné de salicaires pourpre mais aussi des très particulières kyushu ainsi que des renouées du Japon. Clarisse avait trouvé qu’il était plus sympathique de faire le trajet avec ses fleurs. Et puis n’est-ce pas mignon ce nom ? Renouée. Un mot qui vient de nœud ou lien, qui veut dire réapprendre à aimer, se réconcilier avec. La louisianaise renoua donc avec le Japon, cette terre qu’elle n’avait pourtant jamais frôlé. Elle marcha d’un pas distrait, comme si elle venait de sortir de sa minka+ pour se promener. Clarisse ne dut pas parcourir une très grande distance car après une petite journée de marche elle s’arrêta. Heureusement qu’elle était discrète, elle réussie à subtiliser quelques fruits. De quoi se nourrir pour la soirée puisqu’elle avait déjà fini ses réserves de noix, d’amandes et noisettes. Elle trouva refuge dans une étable et commença à réfléchir à de petits éléments. Que faire plus tard ? Sans doute créer des remèdes. Ça se vendait plus vite que les charmes contre les averses un samedi sur quatre ou les sortilèges qui font pousser plus vite les ongles de pieds. Où cela ? Et bien... pourquoi pas dans ce village ? Tout est calme et... En fait pas tant que ça. Clarisse entendait des bruits bien trop proches pour qu’ils ne viennent de simple passant. Ce devait être le propriétaire qui... rentrait ses bêtes. Seulement il ne devait pas se douter qu’une autre le squattait déjà. Elle se recroquevilla espérant par la même occasion devenir invisible. De toute façon il était trop tard pour bouger. Elle fixa les gens qui entraient, se doutant que ce n’était pas de simples habitants du coin...


▬ Dans l’animalerie

Un œil ouvert... Il fait sombre. Elle se trouve sur une petite couverture, à même le sol. Clarisse à tout juste le temps d’observer l’espace qui l’entoure ainsi que sa situation avant de retomber dans le brouillard d’où elle venait de surgir. Analyse détaillée : vision trouble, mal de crâne ainsi que sur le flanc gauche, odeur désagréable, bleus aux genoux et démangeaison au gros orteil droit. Certains facteurs n’avaient rien avoir avec son enlèvement mais elle était quasiment sûre que les employés de l’animalerie l’avaient endormie pour l’amener jusque là. Entre autre car elle ne se souvenait plus des détails de son arrivée dans sa cage. Mais que craignaient-ils donc de la part d’un petit écureuil ? Peut-être avaient-ils peur qu’elle leur jette un sort. Ce pouvait aussi être leur procédure classique cependant c’était une réponse trop simple pour Clarisse. Enfin pour l’instant aucune réponse ne lui convenait, elle faisait un somme.

Un frisson la parcourra. Elle cru qu’il s’agissait d’un insecte et ne prit pas la peine d’ouvrir les yeux puis la sensation se reproduit à nouveau. C’était... quelque chose de fin qui la chatouillait. Elle rit, les yeux toujours clos et attrapa la chose. « Aïe ! » Clarisse se releva et observa autour d’elle. Toujours la même cellule. Et elle avait dans la main... une queue de vache. Elle tourna la tête et vit la personne qui était au bout. C’était un gamin, de dos, qui avait passé son attribut animal à travers la grille pour la réveiller. La demoiselle l’a lui lâcha pour qu’il se retourne.

« Bonjour. Je viens de m’apercevoir ce matin que j’avais une voisine... Moi c’est Idil et toi ? »

Elle observa un moment ce petit ange aux cheveux bruns dont elle était séparée par des longs fils d'aciers. Il était joufflu et souriant, sans doute là depuis peu. Il la regardait comme si il attendait une réponse pour pouvoir débité tout ce qu'il avait sur le cœur. Ce qu'il fit après que Clarisse se soit présentée. Ses parents l'avaient prévenu qu'il risquait d'être emmené si on le voyait trainer dans les rues. Il avait plein de courage et de détermination. La jeune fille assiste en face de lui ne se doutait pas du style de clients qui acheté un animal ici mais elle espérait qu’il tombe au bon endroit. Pour l’instant sa propre situation ne l’inquiétait pas vraiment. Idil lui expliqua justement les principes de l’animalerie et ce qu’il fallait éviter de faire pour ne pas avoir droit aux réprimandes des hommes. Ça la faisait secrètement rire. Là où elle se trouver auparavant elle était lapidée par les humains. Ce qu’on peu considérer comme un peu plus que des réprimandes. Elle l’écoutait tranquillement quand elle fut interrompue pas une pensée désagréable.

« Au fait... Est-ce que tu sais ce que deviennent nos affaires ? Je n’ai plus rien ici... »

Elle dû parler trop fort et un autre hybride en face d’eux lui fit signe de se taire. Il était plus vieux qu’elle, et peut-être là depuis longtemps... Soit elle ferait moins de bruit. Idil se gratta la tête puis soupira, ce qui ne semblait pas être très positif.

« Apparemment ils les gardent dans un coin... Tu as peu de chance de les revoirs... Enfin tout dépend de ton futur maitre. »

Clarisse hocha la tête, enregistrant l’information. Elle devrait sans doute faire les yeux doux aux responsables de l’animalerie et à l’humain qui l’achèterait. Et ça la contrariait. Elle n’aimait pas faire semblant. Enfin bon. Tout deux se turent, passant le temps en réfléchissant de leurs côtés. Et puis les heures passèrent. Ce jour là il y avait quelques clients mais ce ne semblait pas être le meilleur jour pour faire les affaires. Celui que Idil désigna comme le dirigeant de la boutique, allait et venait pour guider les clients et les conseiller. La jeune fille essaya de lui parler quand il n’y avait personne mais il la toisa un instant et reparti ailleurs. Etre indifférent à la marchandise, le métier qui veut ça sans doute. Et la journée s’acheva après avoir mangé de la nourriture quelconque mais qui avait le mérite d’être là. Elle était sans doute aux Japonais depuis une semaine environ. Quelle conclusion optimiste.

Enfin conclusion... Plusieurs semaines s’écoulèrent et cela se ressentit dans le caractère du petit. Il se montrait beaucoup moins jovial. Cela minait aussi Clarisse. Un peu. Comprenez bien, elle a un cœur même si c’est une sorcière, mais elle à vécut longtemps seule et le simple fait d’être près du garçon était... différent. Ce qui est un bien grand mot pour elle. Cependant elle fit ce qu’elle pouvait faire, elle traça des runes pour lui porter bonheur et essaya d’être rassurante. Un écureuil qui rassure une vache. Aucune logiques humaines ici, justes deux âmes qui se soutiennent. Et trois jours après il fut acheté. La propriétaire était une femme seule qui ne semblait pas commode. Idil à insisté pour que Clarisse aille avec lui, la présentant comme sa sœur mais la grande dame rejeta la proposition. Elle avait dit non, discussion close.

« Adieu petite veau. Ne pleure pas, je sais que l'on recroisera. »

Là il fondit en larme et la dame lui serra doucement l’épaule. Elle ne se doutait qu’avec sa mignonne petite tête personne ne lui résisterait. Quand à sa famille... Il devrait ce faire une raison, comme beaucoup d’hybride. Après cet instant la louisianaise s’entendit du mieux qu’elle put dans sa cage pour photographier mentalement ce moment. Puis la longue symphonie du silence. Elle aurait bien parlé seule ou chanté mais à quoi bon, entre quatre murs l’envie s’évade. Mais Clarisse n’était pas pour autant à court de moyen. Elle savait déjà que les rêves étaient de puissants magiciens et ils allaient le démontrer une fois encore. Elle fit un jour un rêve des plus surprenant. Je dis un jour, car elle même ne contait pas vraiment depuis quand elle était là, une poignée de semaine il semblerait. Son rêve concernait un inconnu qu’elle n’avait apparemment jamais rencontré. Vision prémonitoire ?

En se réveillant elle ne se souvenait pas précisément de lui. Il avait les cheveux bleus, ça elle pouvait l’affirmer et... il lui tendait la main en lui parlant. Curieusement, dans ce rêve, elle le connaissait bien car elle ressentait des souvenirs et des émotions pour lui. Elle ne sut que plus tard dans la journée l’incidence de cette vision. Clarisse était assise, ses jambes à sa droite, histoire de changer de position. Puis il y eu le tintement caractéristique annonçant l’arrivée d’un client. Mais les hybrides qui en avaient marre d’être emprisonnés, ou souhaitaient tout simplement avoir un maitre, se concentraient plus sur l’autre humaine. Au début elle n’y prêta pas attention, des gens qui passent, de tout âge, et parfois d’autres pays, elle pouvait en remplir tout un album de leurs portraits.

- Bonjour, je suis Guillian Weidinger, nous avions convenu que je passerais.

Clarisse releva la tête à la manière d'un lémurien, interloquée par cette voix. Elle ne fit pas vraiment attention au contenu, de toute façon elle était trop loin pour entendre précisément. Le timbre de voix lui semblait familier. Mais ce n'était qu'une simple intuition. Pendant le temps de leur conversation elle se passa distraitement la main dans les cheveux. Ils étaient dans un sacré état mais c'était plutôt habituel. Peut-être un peu trop long tout de même. Enfin, elle cessa de penser à des choses si futiles et observa l'extérieur de sa cage. L'homme à la voix familière approchée avec une employée.

C'était le même ! Elle se souvenait à présent. Tout à fait le même visage. Et des yeux bleus insondables encadrés de lunettes fines. Il n'y en avait tout de même pas cinquante des hommes comme cela... Elle resta immobile, le regardant approché, serrant ses bras. Oui nul doute. Ce n'était pas une coïncidence. Il cherchait donc un hybride. Clarisse poussé par la curiosité lui adressa la parole.

« Que faisiez-vous dans mon rêve ? ... Il ne me semble pas avoir invité quelqu'un. D'ailleurs habituellement je m'y trouve seule. Je ne vous ai même pas invoqué... »

Une réflexion pour elle-même, pour lui, peu importe, pour le diable. Puis une ultime question. Pourquoi ?


+minka : maison de campagne japonaise

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous professionnel... Ou plus [PV Clarisse]   Mar 24 Avr - 15:52

Aujourd’hui devait être un jour comme un autre. Une fin de journée de travail. Alors que d’habitude, je me trouvais dans mon cabinet, cette fois-ci, j’étais venu au lieu de travail d’une personne que je devais voir. La gérante d’animalerie était la seule personne que je ne pouvais voir à mon cabinet, du fait que ses horaires étaient exactement comme les miens. Et c’était à cause d’elle, que je m’étais retrouvé avec ce dossier dans les bras. La raison ? Tout simplement car je n’avais pas encore visité l’animalerie, et de ce fait, je n’avais encore aucune hybride. Oui, je ne cherchais pas à en avoir, je n’en voyais pas l’intérêt. Et c’était toujours le cas maintenant. Cependant, je n’avais pas d’excuse pour refuser ce dossier…
Néanmoins, j’avais tout de même réussis à y aller seul, sans avoir la contrainte et l’obligation de m’en prendre une. Encore heureux même. Mais je savais une chose, le lendemain de cette journée, je serais bombardé de questions dès mon arrivé au cabinet. Il allait falloir que je m’y prépare pour être le moins désagréable possible. Il y aura beaucoup de visages tristes, mais cela ne me concerné point. Si ça leur plait d’être le maître d’hybride qui n’ont plus le droit de pensé, tant mieux pour eux. Mais moi, je n’avais pas très envie de retourner à l’époque de l’esclavage, car la rébellion fera très mal quand le moment sera venu….

Mais revenons à la situation du moment, je venais tout juste de me présenter devant la gérante de l’animalerie qui en fit de même. Avant même d’avoir pu placer des mots sur notre dossier, celle-ci demandait une faveur de ma part. Elle n’avait pas osé le demander au téléphone alors elle espérait surement que son charme, que sa beauté me fasse flancher. Et ce fut d’ailleurs le cas, pas que j’étais vraiment sous son charme, bien qu’elle soit belle, c’était simplement une demande que je pouvais facilement accepter. Maintenant qu’elle était rassurée, elle rangea ses cheveux rebelles derrières ses oreilles en s’asseyant sur sa chaise, prête à discuter sérieusement du problème.

Pendant seulement quelques minutes, nous avons pu avancer dans notre discussion. Une sonnette attira l’attention de la jeune femme qui s’excusait d’avance pour le dérangement. Le nouveau client attendait devant la porte, surement qu’il attendait qu’on vienne le guider. Comme nous nous étions convenus auparavant, je laissais ma valisette derrière le comptoir et je la regardais. Pensant que guider un client ne lui prendrait pas tant de temps que ça, je n’allais pas m’occuper de suite à visiter toute l’animalerie. Il se trouve que j’avais bien vu, elle s’était même pas absenté quelques secondes qu’elle revenait déjà me voir… Enfin, il semblerait que non. Il se trouve que la cliente qui était déjà à l’intérieur de l’animalerie l’ait intercepté si vite. D’après ce que je comprenais, cette fois-ci prendrait beaucoup plus de temps. D’ailleurs, c’est ce que la gérante vient de confirmer en revenant près du comptoir. De ce fait, je m’inclinais devant elle, acceptant une nouvelle fois ses excuses avant de m’éloigner pour qu’elles se retrouvent seules.

Arrivant devant la première cage, je lisais sa pancarte après l’avoir bien observé. Qu’est ce que je cherchais ? Rien pour moi, juste à m’occuper d’une manière assez spécial. En fait, j’essayais de reconnaitre à quel animal il était lié. Parfois, je me trompé, parfois, je trouvais juste. Mais en fait, c’était parfois facile de le découvrir pour les races les plus populaires, les autres un peu moins. Les races populaires se trouvaient être des nekos, des usagis, des inus et un peu moins les tori. Si je devais m’en choisir une, cela devait être obligatoirement d’un autre type, d’une rareté absolue. Après tout, je devais être unique, si ce n’était pas en étant un maître sans hybride, cela serait en étant un maître avec une hybride rare. Est-ce qu’une personne arrivera à me faire flancher aujourd’hui ? Après tout, je suis au plus près du péché.

Deux pas et j’arrive à une nouvelle cage. Et comme à la précédente, je fais exactement le même jeu que tout à l’heure. Et cela continuait à chaque cage. Bien entendu, certaines hybrides essayaient de me draguer en montrant ses féminités, d’autres me saluait simplement en espérant que je leur retourne le bonjour et plus. Mais non, je ne faisais que rendre le bonjour, rien de plus, rien de moins. Ne parlant pas des hommes qui essayaient aussi de me draguer, eux n’avaient le droit à rien d’autre qu’un regard froid. Oh que non, il était hors de questions que je prenne un mâle, c’était bien contraire à ce que je suis. Et puis, rien ne m’attirait, rien ne me faisait flancher et j’en étais presque déçu. Oui, c’était étrange, je souhaitais qu’on me surprenne et qu’on me fasse flancher, simplement pour me faire apparaitre un sourire sur mes lèvres et que l’ennuie soit chassé.

Alors que j’allais avancer encore d’un pas pour voir une nouvelle cage de plus près, j’entendis une voix en ma direction. Mon visage montrait sa surprise en écoutant les paroles étranges d’une jeune hybride. Déjà, elle parlait de rêve, qu’une personne était dans son rêve. Et surtout, elle précisé qu’elle n’avait invité personne et qu’elle n’avait invoqué personne. Je finis enfin par lever la tête pour regarder d’où venait la voix. Je constatais avec effroi que j’étais celui qui était le plus proche d’elle. Ces phrases étranges m’étaient donc destinées…
D’un pas rapide, je me dirigeais vers sa cage, abandonnant la précédente à son triste sort sans même lui jeter un regard. Tant pis qu’elle perde son sourire, tant pis qu’elle m’en veuille, le sort en à décidé que je devais sauter une cage. Celle que je venais de lâchement abandonné était d’une beauté exquise, d’après de ce que j’avais pu voir en passant. Mais la curiosité et l’étrangeté de ses phrases avaient plus de pouvoir que la beauté en elle-même.

Arrivé à sa cage, je me plantais devant elle avec un grand sourire. Je posais mon bras droit contre les barreaux tandis que l’autre pendait le long du corps, tout cela en la regardant droit dans les yeux. Beaucoup de questions trottaient dans ma tête face à sa remarque.

    - Drôle de manière pour attirer un maître à vouloir t’acheter. Observant sa tenue. Il semble que cela ne marche pas du tonnerre.


En fait, d’après le ton qu’elle avait employé toute à l’heure, j’étais persuadé qu’elle ne l’avait fait que devant moi. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle me réponde et je n’attendais même aucune réponse de sa part. C’était simplement une remarque que je lui faisais à mon tour. Par contre, au vu de sa tenue, je pouvais déjà constater qu’elle était ici depuis un bon moment. Elle était même ici avant moi. Elle était assise, ses jambes à sa droite, les bras serrés contre elle, comme si elle se protégé de tout attaque contre elle. Ses cheveux en batailles ne pouvaient voler au vu de la situation.
Que pouvais-je répondre à sa remarque… Attendait-elle vraiment une réponse ? Bien sur, quelle question. Au ton de sa voix, cela était certain qu’elle était étonnée de ce fait, de ma présence dans son rêve. Mais qu’en savais-je moi, pourquoi moi… J’étais sur de ne l’avoir jamais vu jusqu’à aujourd’hui. Et puis ce mot qu’elle avait employé : « invoqué ». Que voulait-elle dire vraiment ? Avait-elle des pouvoirs ? Non, impossible, les hybrides avaient seulement des parties animales visibles, rien d’autre. Alors…

Je finis par rapprocher mon visage des barreaux que je le collais même à ceux-ci. Et d’une voix très basse, je finis enfin par répondre…

    - Qu’est ce que nous faisions dans ton rêve ? Murmurais-je avec un ton séducteur et charmeur.


Bon, cela n’avançait pas à grand-chose. Répondre à une question par une question n’aidait aucunement la situation. Mais j’étais fort intrigué par ce qu’il pourrait se passer dans son rêve. Etais-je entrain de … Non, n’essaye même pas d’imaginer Guillian. Cela t’évitera de mauvaises surprises. Déjà qu’avec le ton que je venais d’utilisé, elle penserait surement à ce que je venais de penser…

Au fond, c’était le but recherché, je voulais qu’elle rougisse en pensant que je la voulais, qu’elle était belle à mes yeux.

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous professionnel... Ou plus [PV Clarisse]   Lun 14 Mai - 19:18



L'humain s'approcha à peine eu-t-elle finit de prononcer sa phrase. Elle pouvait maintenant détailler son visage, le peindre, si elle en avait la patience et surtout le talent. Au lieu de ça elle se contenta de l'observer. Il était grand... Surtout pour un petit écureuil qui le voyait d'en bas. Une contreplongée qui, ma foi, n'égratigner rien à son charme. Clarisse avait la folle envie de scier les barreaux qui la séparaient de son appareil photo, avec ses dents s'il le fallait, pour garder en mémoire cette première vision qu'elle avait de lui. Non, en faite pas la première étant donné qu'elle l'avait déjà vue en rêve. Et ce détail ne faisait que rajouter du mystique à outrance dans cette situation déjà bien particulière. Toujours est-il qu'elle fixait l'immensité bleue des cheveux de l'homme plongeant entre ses mèches, le souffle court devant cette couleur électrique qui mêle deux éléments pourtant antonyme.

Après tout Poséidon et Zeus n'appartiennent pas vraiment au même monde. Même si tout deux son frère, chacun maître d'un royaume, d'une puissance que l'on ne pourrait mesurer, ils ne sont pas toujours d'accord. Et pour preuve, la foudre et l'eau est un duo mortel. Tout cela pour dire que Clarisse craignait pour sa vie en voyant une telle chevelure quasiment de la même teinte que ses yeux. Ayant peur que ce récit ajoute au portrait d'hystérique que vous vous faites de mademoiselle, je vous dois des explications. Son côté créatif et imaginatif habite tous ses gestes. Avec la photographie, elle décortique une courbe, une nuance, jusqu'à cerner ce qui fait la beauté d'une chose. Ça ne veut pas dire qu'elle est douée. Son art peut être apprécié ou pas. Mais plutôt que quand elle part en voyage dans les cheveux de son voisin n'y voyez pas un syndrome inquiétant de faiblesse psychique. Elle le vit ensuite sourire.

- Drôle de manière pour attirer un maître à vouloir t'acheter. Il semble que cela ne marche pas du tonnerre.

Il était là, face à elle. De telles situations se produisent souvent non ? Je veux dire : avec une phrase contenant lui et elle. Seulement ici, ils étaient séparés par des barreaux solides qui retiennent tout, même la pensée parfois, empêchant celle-ci de s'égarer au loin. Clarisse sentis les deux phrases lui tombaient dessus comme une flopée de caillou. Elle ignorait dans quel but ils avaient été prononcé, mais ils ne pouvaient que la blessé. Elle se frotta le creux du cou. Est-ce que parler de son rêve à quelqu'un que l'on ne connait pas fait partis de ses choses curieuses qu'elle faisait naturellement ? Dans son esprit c'était si logique qu'elle trouvait la réponse de l'homme totalement incohérente. Elle s'attendait à ce qu'il demande des explications ou en tout cas l'interroge. Mais il semblait prendre ça à la légère, comme si c'était une tactique. Elle haussa sottement les épaules. Restait elle-même ne lui accordait pour l'instant pas la liberté, belle constatation.

Il l'observait à son tour. Elle décida de deviner, pour elle, qui il était. Son physique éliminé presque totalement le fait qu'il soit du pays. Et puis, dans cette ville d'hybride il y avait beaucoup d'étranger d'après ce qu'elle avait appris des discussions dans l'animalerie. Elle faisait partis, il y a quelques semaines, de ses touristes débarquant fraichement sur les côtes nippones. Mais lui n'avait pas l'air étranger à la région... Peut-être était-il ici depuis une poignée d'année. Y vivait-il ? Son entrée dans le magasin pouvait être après tout pour emporter un souvenir de voyage, un petit animal de compagnie. En tout cas l'écureuil se sentait autant attiré par lui que lors de son rêve. Elle avait le même sentiment que quand Jessy n'avait pas encore les yeux clos. Pourtant, cet homme qui se tenait en face de lui n'avait rien d'une mère.

▬ Dans le temps

Un pied grinça. Le parquet rougeoyant dans une soirée d'été. Il y avait de rire entrecoupé de chant et bruit de pas. La petite maison raisonné de vie comme jamais. Un garçon suçoté une glace, les yeux pleins de rire devant la danse désordonné d'une de ses soeurs. Il transpirait littéralement bien que la soirée soit douce. Dur pour un pingouin d'être à l'aise avec cette température. Il frissonna de joie en sentant sur sa main une chaire fraiche. Ce ne pouvait être qu'une personne : Clarisse. Parmi ses frères et soeurs elle était la seule à rester fraiche quoi qu'il arrive, une véritable bénédiction. Il ne parlait pas le plus avec elle, mais il l'aimait bien. En tout cas elle était absolument nulle à toutes les activités qu'ils faisaient ensemble. Mais tout deux n'eurent pas le temps de dire quoi que ce soit, Elwyn se précipita vers eux.

« - A table ♪ »

Le pingouin pris les deux plus jeunes par l'épaule vers une table installée à l'extérieur, recouverte d'une grande nappe cousue en appliqué. Il y avait déjà la moitié de cette étrange famille, réunie autour de la table. Aucun n'avait le même sang sauf deux jumelles mais ça ne les empêchaient pas d'être uni. Après avoir canalisé deux ou trois petits qui couraient partout, ils mangèrent ensemble. N'importe quel chasseur arrivant sur place se serait demandé qui prendre pour cible. Quand ce n'était pas des oreilles pointues et poilues qui dépassaient de leurs cheveux, c'était des ailes ou des cornes. Un joyeux zoo. Et la fin du repas arriva. Ils proposèrent de faire de jeux, histoire de prolonger la soirée pour qu'elle soit ainsi gravée à jamais. Plusieurs groupes se formèrent, souvent en fonction des âges. Clarisse fis un jeu de dés avec sa mère. Quand le soleil se coucha ils allumèrent des lanternes. Les plus jeunes commencèrent à montrer des signes de fatigue. Pendant que Laurent alla les coucher, l'écureuil parla avec sa mère.

« - Je me souviendrais un jour de tous ça ?

- Evidement, ce jour est enchanté, tu t'en souviendras toute ta vie. »

Passage du vent.

« - Et j'en vivrais d'autre ? »

Jessy passa la main dans les cheveux ondulés de sa fille adoptive.

« - Je te le souhaite. »

▬ De retour dans le présent

Voilà ce qui lui rappeler madame Rivoire... Cela faisait-il si longtemps qu'elle n'avait pas eu une telle proximité avec quelqu'un ? Réalisé cela la laissa sans réaction. Se cacher derrière des formules mystiques étaient pour elle un moyen d'oublier qu'elle était seule. Jessy avait tort. Pendant longtemps, Clarisse avait oublié. Elle se jura que ça ne sera pas le cas à l'avenir.

- Qu'est-ce que nous faisions dans ton rêve ?

Elle releva la tête soudainement. Et oui il était toujours là. Il s'était encore rapproché d'elle. Son coeur battit plus fort. Pas comme quand elle a peur, pire que cela. Pourtant, elle ne venait pas de faire un cent mètres, elle était toujours assise quasi-immobile. Cette phrase prononcée d'une voix calme, pleine de chaleur. Puis, une musique se diffusa dans l'air. Peut-être provenait-elle d'une personne de l'animalerie ou bien d'un musicien au dehors, son art s'écoulant par une fenêtre ouverte. Un rythme curieux semblable à celui d'un groupe de pop rock français qui évoquait une ambiance de métal et de braise, chaud et strident. Mais tout cela avec une voix grave japonaise et une basse. La louisianaise s'apaisa. Elle ne connaissait rien de l'origine de ce chant, mais elle l'aimait intimement. Elle chérit chaque note jusqu'à ce que la musique s'évapore doucement.

Clarisse releva la tête puis se releva lentement, agrippant un barreau pour s'aider. Ses jambes tremblèrent un peu, car elle ne s'était pas tenue debout depuis longtemps. Avec quelques secondes elle se sentit mieux, mais ne lâcha pas la barre pour autant. Il lui avait demandé de décrire son rêve... Elle essaya d'abord de s'en souvenir. Habituellement ils ne sont pas sensé et elle ne se rappeler pas de tout ce qu'il se passait. Mais un rêve prémonitoire est sans doute différent. Elle regarda dans le vague, songeuse puis finalement se rappela.

« - Nous... nos doigts s'effleuraient, joignant nos mains droites... Simplement ça. »

Elle resta perplexe un moment, se demandant ce que cela signifié. Avait-elle oublié quelques choses ? Non. Ils s'étaient juste touchés et elle s'était réveillée. Pourtant, elle avait été énormément troublée. Il faut dire que la scène était énormément réaliste. Ça c'était déroulé comme un passage de la vie de tous les jours. Elle commença à regretter la musique. A présent il n'y avait que des murmures, des souffles. Rien d'autre ne rompait le silence. Puis son regard franchit à nouveau les verres des lunettes de l'homme. Nom d'un haïku. Sa curiosité se moqua d'elle une nouvelle fois et se dandina au bout de ses fines lèvres.

« - En revanche, mon rêve ne m'a pas révélé votre nom. Le mien c'est Clarisse. »

Une façon peu orthodoxe de se présenter mais c'était le cadet de ses soucis.
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MessageSujet: Re: Un rendez-vous professionnel... Ou plus [PV Clarisse]   Mer 20 Juin - 14:18

Spoiler:
 

En arrivant dans ce pays et dans cette ville, il s’était promis quelque chose. Est-ce qu’il tiendrait le coup ? Il n’en savait encore rien, mais il savait déjà qu’il avait mis les pieds dans un sable mouvant. Il ne restait plus qu’à savoir s’il arriverait à s’en échapper sain et sauf. Sa première erreur, si on peut dire ça comme ça, ce fut de venir dans l’animalerie. Ce n’était pas comme s’il y était allé de plein gré, malgré tout, ce fut un pas dangereux pour sa promesse. Pourquoi était-ce tant un risque ? Parce qu’on y vendait des êtres, des personnes. La promesse qui s’était faite, était de ne plus vivre de manière proche envers quelqu’un. Dans son ancien pays où il n’y avait pas d’hybrides en circulation, ce n’était pas très difficile. Surtout que tout le monde connaissait son passé, ce qu’il était et beaucoup le fuyait, d’autre, le poursuivait, à son plus grand malheur.

Mais aujourd’hui, il se demandait bien ce qu’il faisait dans ce pays. Il voulait mener une nouvelle vie où personne ne le connaissait. De cette manière, il pouvait agir librement, sans avoir de mauvaise conscience qu’il lui rappelait des souvenirs douloureux. Tout cela se résumait en réalité à une seule personne, une personne bien trop envahissante à son goût. En fin de compte, c’est à cause d’elle qu’il avait réellement pris cette décision et le fait d’avoir trouver rapidement du travail fut un énorme soulagement. Il n’y avait qu’une ville qui abritait des hybrides, et il fallait bien entendu que ce soit celle-là où il trouve du boulot. Il s’est longuement demandé si le destin s’en était mêlé, simplement pour lui rappeler qu’il ne pourrait pas échapper longtemps à fuir sa promesse idiote. Aussi, il s’était retrouvé là, à l’endroit qu’il fuyait depuis quelques semaines, et tout ça, à cause du travail. Seulement, le travail n’expliquait aucunement cette question : Pourquoi s’était-il arrêter devant une cage jusqu’à même entamer une conversation… ?

La seule réponse qui venait dans son esprit était qu’il devait surement être malade, pas bien dans sa peau. Mais au fond de lui, il y avait une autre réponse, la bonne réponse qu’il essayait par-dessous tout de faire taire. Il ne pouvait admettre que cette fichue curiosité soit bien plus forte que ce qu’il croyait vouloir. Mais sans cette curiosité, sa vie serait bien moins amusante. Et sans elle, il ne s’aimerait plus. La limite entre la haine et l’amour est bien faible, il venait de s’en rendre compte. Car, à partir d’aujourd’hui, il aimera et détestera sa curiosité. Juste à cause d’un arrêt devant une cage, l’amour s’était transformé en haine…

Alors qu’il avait longuement vagabondé dans son esprit et qu’il s’en voulait mentalement de l’avoir fait, il s’était aperçu de rien au niveau des gestes et mimiques de la personne avec qui il avait une conversation. Il s’en voulait parce qu’il se privait d’une chose qu’il aimait : Observer les moindres gestes de son interlocuteur, surtout face à ses remarques étranges. Enfin, ce n’était pas si grave, après tout, ce n’était pas comme s’il allait vivre avec elle des années. Il la laisserait bientôt seule à nouveau dans sa cage à se demander pendant encore combien de temps elle allait restait-là, à regarder des gens venir et partir sans elle.

S’il était une fille, qui plus est, sensible, il l’aurait alors pris et l’aurait gentiment invité à faire ce qu’elle voulait, quitte même à partir et devenir une rebelle. C’était juste pour la libérer et ne plus voir son visage triste. Seulement, il était loin d’être une personne comme ça, vraiment loin même. C’était même l’opposé. La preuve qu’il s’en fichait, il venait d’ignorer une belle créature pour aller voir une hybride spéciale, étrange. Et quand, il se mettait à la fixer, elle en faisait de même. Qu’essayait-elle de deviner sur lui ? Au fond, il avait finis par vite oublier car cela devait être surement une occupation pour elle, quelques choses qui change de l’habitude. Du moins, c’est ce qu’il ferait, s’il était dans sa situation. Lui-même s’étant amusé à découvrir les races avant de le lire sur les pancartes.

En parlant de ça, il n’avait toujours pas pris la peine de deviner la sienne et d’en lire la pancarte. Il n’avait pas eu le temps d’y réfléchir, ni même d’y penser tellement que sa manière étrange d’agir et de réagir l’interpellait bien plus. Celle-ci finit par relever la tête à ce moment-là juste après sa question sur le rêve. Bien sur, qu’il voulait en apprendre plus, qu’il voulait comprendre pourquoi elle semblait si perplexe. Il s’attendait à une réponse, moins à entendre une musique. Elle était peu forte, ce qui insinuait qu’elle ne se trouvait pas à l’intérieur, mais bien à l’extérieur, malgré tout, on l’entendait assez bien.

Par instinct, parce que la musique lui plaisait assez bien de ce qu’il entendait, il ferma les yeux, se laissant guider par la chanson. Sur le moment, il était ravi de l’entendre, il se sentait bien, en paix avec lui-même. Mais il ressentait autre chose en même temps. Parce que les souvenirs reviennent toujours quand il ferme les yeux et qu’il pense au bien-être. Il aurait voulu sortir et demander l’arrêt de la chanson mais il en était incapable. De ce fait, il restait là, planté dans la cage. Ses yeux se rouvrirent rapidement dès que la chanson fut finit afin d’éviter des larmes et qu’elle remarque quoi que ce soit. Il ne savait même pas si elle avait fermé les yeux. Et cela commençait doucement à le tracasser.

En apercevant qu’elle se redressait, il reculait d’un pas, s’éloignant de la cage pour se protéger. C’est du moins, la raison qu’il se disait dans sa tête. Il ne comprenait même pas pourquoi il avait mis sa tête contre les barreaux, ni pourquoi il s’était rapproché de sa cage et y restait encore. Bon en fait, il le savait et le pire, c’est qu’il n’avait pas à partir pour l’oublier et reprendre sa force mentale. Il détestait de plus en plus sa curiosité qu’il le poussait à rester pour connaître enfin la réponse sur ce rêve, sur ce qui la perturbait dans ce rêve. Pourquoi lui ? Pourquoi avoir rêvé de lui ? Il ne l’avait jamais vu, il en était certain vu qu’il n’avait jamais vu d’hybride avant d’arriver ici. Et s’il l’avait vu dans les dernières semaines, il l’aurait reconnu, il en était sur. Et pourtant, elle l’avait vu en rêve. Qui était-elle donc ? Les sorcières existent-elle vraiment en fin de compte ? Se trouvait-il devant l’une d’elles ? Il n’aimait aucunement le surnaturel, c’était une chose qu’il ne pouvait pas contrôler et il n’aimait pas avoir aucun contrôle.

Il redressait sa tête en entendant à nouveau sa voix, il allait enfin avoir une réponse et bientôt, il serait soulagé. Du moins, c’était ce qu’il croyait. La réalité le remit à nouveau de manière brutale à terre. Elle venait de parler, elle venait d’expliquer un rêve qui ne montrait rien d’intéressant aux yeux de Guillian. Si sa tête aurait été encore collé contre les barreaux, c’était sur qu’il n’aurait fait que se cogner la tête contre. De ce fait, il remerciait sa force mentale de l’avoir aidé à s’éloigner de ses barreaux. Désormais, il la fixait simplement dans le but de lui parler droit dans les yeux. Cependant, il n’en avait pas eu l’occasion, celle-ci rajouta une phrase étonnante, ce qui le rendait un peu plus perplexe. Lui ne voulait aucunement dévoiler son nom et se rapproché d’elle.

    - C’est tout ce que tu as vu ? Demanda-t-il en insistant ce sur point, directement après qu’elle se soit présenté.


Il se décala un peu plus en soupirant de manière peu discrète. Tout le monde pourrait comprendre qu’il était déçu, il pensait réellement en apprendre plus. Et la, en fin de compte, il n’apprenait rien et ce qu’il venait d’apprendre le terrifiait. Parce qu’en y pensant bien, ce geste comme elle l’avait décrite était un lien fort, physique qui montrait qu’il s’était attaché à elle. Il ne pouvait le supporter. Une seule idée persistait dans sa tête : Fuir la cage.

    - Je pensais à autre chose… Il laisse planer un petit silence pour le plaisir. Alors Clarisse, qu’est ce qui te rend perplexe dans ce rêve ? Il baissa son regard de manière évidente sur sa poitrine. Aurais-tu omis de signaler des détails ?


Ouf, il reprenait du poil de la bête. Il ne savait pas comment il avait réussis à sortir tout ça mais il était très fier de lui car il n’avait pas perdu la face. Fuir n’aurait vraiment pas arrangé les choses, il le savait désormais. Cela aurait montré qu’il était lâche, faible et surtout, qu’il cachait quelques choses. Il ne pouvait se permettre d’être faible devant elle, devant une inconnue qu’il ne reverra certainement jamais. Du moins, c’était ce qu’il croyait dur comme fer.

    - Guillian. Annonça-t-il de manière inattendue. Bien que, je ne sais pourquoi il pourrait-être utile.


Il rechignait à dire son nom, croyant que cela le liait à une personne. Mais finalement, cela ne voulait rien dire. Après tout, dans quelques instants, il allait devoir se séparer d’elle pour continuer à discuter travail avec la patronne de cet établissement. En y repensant, il jeta un coup d’œil à celle-ci. Il remarquait qu’elle était au comptoir, qu’elle l’avait vu et elle lui offrait un clin d’œil avant de se concentrer de nouveau sur sa cliente. Comment prendre ce clin d’œil ? Il n’en avait aucune idée et ne s’en tracassait pas plus que ça.

    - Au fait, je pense te laisser… Encore un petit silence qu’il aimait laisser planer en tournant son regard bleu azur vers elle. Bientôt. Finit-il par dire pour l’avertir.
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MessageSujet: Re: Un rendez-vous professionnel... Ou plus [PV Clarisse]   Lun 27 Aoû - 16:06



- C’est tout ce que tu as vu ?

Après avoir révélé une partie de son identité Clarisse senti poindre une question qu'elle-même se poser. C'était donc tout ? Une seule phrase pour résumé ce trouble ? Il semblerait. Tout comme il s'avérerait qu'elle ne pouvait en connaitre plus sur cette vision sans un élément, pour l’instant manquant. Un détail clef qui éclairerait un peu son chemin pour comprendre ce qui la nouait à lui. En général, ce qui unie deux personnes c'est un point commun. Un lien de sang, un événement, une catastrophe, un trait de caractère, des goûts... Ici, la seule chose qu'ils partageaient était l'air étouffant de l'animalerie. Pour le reste ils ne savaient rien. Elle venait tout juste de lui apprendre son nom. Un détail bien anodin en outre. Il ne révèle rien de plus qu'un amas de syllabe mis à la chaine et choisit par un parent. Il donne tout au plus l'origine de l'inconnu, mais cela ce clos ainsi.

Un frôlement de pigment et elle s'aperçut qu'il se dégageait. Elle ferait bien d'en faire autant. Prendre du recule. Comment faire était un autre dilemme. La musique qu'elle venait d'entendre avait été une aide, certes, mais pas suffisante. Et puis il lui semblait qu'une quantité astronomique de temps c'était écoulé depuis. Un simple fantasme ou la réalité ? Clarisse détacha son regard de lui pour s'égarer vers la porte du magasin. Toujours autant de lumière sortait de là. Ils ne devaient s'être envolé que deux ou trois minutes. La durée de leur échange. Alors, c'était simplement dans son cœur que l'espace ce figeait, épuisant le monstre de rouage qui donne une valeur à une période donnée. Quel fantaisiste cet étrange bonhomme qui se donnait de grand air, car les hommes ne savaient s'il existait grâce à lui ou non.

Le temps. Le passé, le présent, le futur. Un tout. Une notion ou une vérité. Juste une chose, un battement d'horloge. Un étranger habillé dans un style steampunk qui jonglée avec les secondes. Non ce n'était pas une créature de l'homme. Impossible. Sinon comment se fait-il qu'il soit irrégulier et dépende des individus. Je m'explique... Pour une personne, le temps passe plus vite sous l'effet de l'adrénaline peut-être. Il n'a même pas le temps de se poser de question, la vie défile. Alors que pour un autre les minutes traînent, s'attardent alors qu'il suit un cours qui l'ennui profondément. Un phénomène qui touche n'importe qui. La relativité dit Einstein. Peut-être. Seulement Clarisse n'avait pas du tout l'esprit scientifique et préféré de toute façon le personnifier. Ça permettait de le rendre plus concret, moins effrayant. Ainsi en ce moment elle ne s'ennuyait pas, loin de là. Elle se sentait juste oppressé par l'incertitude.

- Je pensais à autre chose...

Et elle avait le contrôle de bien peu de choses, enfermé dans sa prison terne. De ses paroles tout au moins. Mais elle ne put pas profité de ce luxe, car des paroles troublantes percutèrent ses pensées de plein fouet. En les entendant la jeune fille tourna la tête. Un silence entêtant, crispant même, lui serra le ventre. Quelle était cette soudaine impression qu'elle ressentait tout à coup ? Son regard fixe, suspendu aux lèvres de l'homme attendait le verdict. Celui-ci ce fit attendre, déformant encore une fois un simple tic tac en mélodie beaucoup plus trainante et lourde.

- Alors Clarisse, qu’est ce qui te rend perplexe dans ce rêve ? Aurais-tu omis de signaler des détails ?

La jeune fille se sentit soudain ridiculement petite. Elle n'avait que dix-sept ans. Pourtant, cela ne lui avait jamais pausé un si grand problème. Tantôt forte, tantôt frêle. Une histoire de chêne et de roseau. Elle connaissait cette fable pour l'avoir déjà entendu dans son enfance, mais là elle n'aurait sus dire comment elle se terminait. La logique voulait que ce soit le plus petit qui flanche, non ? Que peut un roseau face à la grandeur et aux années ? Il fait bien pâle figure en comparaison. Tout juste comparable à une brindille. Et ramené à une échelle convenable Clarisse était cette simple brindille qui peut être cassé entre le pouce et l'index. Il y avait pas la force et de l'assurance dans l'attitude de cet homme. Mais beaucoup moins dans ses yeux à elle.

Quelque chose pourtant semblait étrange, plus que de coutume. Il semblait accorder une grande importance à son rêve. Il est possible qu'il y attache la même valeur qu'elle. C'était bien normal, il était aussi concerné. Mais il n'était pas obligé de croire la Louisianaise. Ce n'était que des mots. Et elle se rendit compte que tout comme les siens, ils avaient un pouvoir. Ils pouvaient être aussi puissant que des lames disait-ont. Et lui les utilisait à merveille. Elle se fit la promesse secrète que des paroles n'auraient plus tant d'impacte. Cette guerre invisible pris fin aussi subtilement qu'elle avait commencé. Clarisse se permit même de la clore d'un petit sourire. L'autre homme ne semblait pas accorder plus d'importance à sa réponse, car il enchaîna avant d'en avoir une.

- Guillian. Bien que, je ne sais pourquoi il pourrait-être utile.

Voilà, ils en savaient autant l'un que l'autre. Et elle pouvait dès à présent mettre un nom sur ce visage mystérieux. Elle lâcha les barreaux doucement. Le contemplant à nouveau comme elle l'aurait fait avec un inconnu. Avec un hochement de tête elle se dit que ce nom lui convenait parfaitement. Et pour elle, ce dernier était n'était pas plus nouveau que son apparence. Elle devait avoir déjà entendu ce nom... Oui avant leur rencontre se devait-être ainsi qu'il s'était présenté auprès de la vendeuse. Guillian. Elle concevra ce prénom comme un petit trésor bien que, comme il l'ai dit, ça ne lui serait pas utile.

- Au fait, je pense te laisser...

Le temps se décompose en une myriade d'étoile, laissant un souvenir marquant dans les codeurs. Mais tout de même pas invulnérable. Car même les étoiles sont amenées à disparaitre. Je parlais des dieux grecs... Mais à part eux, qui est réellement immortel ? Et puis, même dans ce cas, sont-ils vraiment éternels s'ils finissent oublier. Toute chose semble voué à disparaitre écraser par la masse du destin ou que sais-je. Cette rencontre par exemple était condamnée à s'éteindre, discrètement, dans l'intimité, au creux du cœur de ses personnes. Seulement, comme pour les astres, la vitesse de la lumière n'est pas assez rapide pour rejoindre instantanément les yeux des terriens. Ils assistent donc à une stupide farce qu'ils ne sont en mesure de comprendre réellement avec leurs risibles poignées d'années.

- Bientôt.

Clarisse ne songeait pas plus qu'un autre, saisir cette réalité tangible qui basculait sous ses yeux. Elle ne fut donc que la spectatrice de l'inévitable. L'on accusait les sorcières de dépasser les frontières naturelles du monde, hors c'était faux. Elles étaient au contraire en parfaite harmonie avec lui et le respecté peut-être mieux que n’importe qui. Elles n'allaient pas au-devant de ce qui allait se passer, elles ne faisaient que le réalisé un peu plus tôt. Le petit écureuil avait vu cette rencontre dans un rêve et tous deux prendraient bientôt fin. Un jour. La menace d'un possible au revoir teinta surtout pour la jeune fille comme une évidence.

Mais ça ne pouvait pas l'empêcher d'être triste. Se quitteraient-ils très prochainement ? Dans des minutes, heures, années ? Quel unité de temps signifié ce « Bientôt » ? Car elle ne désirait pas être seule maintenant qu'elle se rappelait de la chaleur d'un contacte. Du rire du vent quand il frôlait l'espace qui séparait deux corps. Ses yeux qui souriaient discrètement sans qu'elle ne puisse les empêcher d'agir. Satisfaite, d'avoir enfin compris pourquoi les gens éprouvaient une telle fierté à se qualifier de normal. Ils goûtaient ce que chacun goûte quand il côtoie un autre. Le regard remplit d'eau de Guillian lui donnait un étrange sentiment de crainte et d'espoir. Lui aussi devait-être sorcier. Cela ne faisait presque aucun doute.

« - Si vous me laissez ne m'oubliez pas. »

Des paroles doucement fredonné, incertain du sens qu'ils devaient avoir. Clarisse se sentait vraiment différente. Elle était très loin de son village natale. Loin de son ancienne famille, mais aussi des stupides habitants qui la méprisait, les sens âmes. Loin du pilote de montgolfière d'Idil le veau. Mais proche de Guillian. Cela lui fit penser à quelque chose... Peut être qu'au fond elle gagnerait un peu plus de leur échange. Ce maigre espoir raviva ses yeux d'un noir intense. Elle se redressa un peu et laissa passer quelques secondes avant de s'exprimer sur un ton plus audible.

« - ... Et aussi. Avant de partir, est-ce que vous pourriez demander à la vendeuse de me rendre mes affaires ? ... S'il vous plaît. J'y tiens énormément. »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Un rendez-vous professionnel... Ou plus [PV Clarisse]   Dim 16 Sep - 15:43

Le rêve, une chose que l’on ne peut pas contrôler. C’est souvent l’inverse de ce que l’on voudrait voir. En ce moment-même, c’est une autre histoire. Guillian se demandait réellement si ce rêve était un vrai ou une excuse pour attirer les gens. Au vu des réactions de la demoiselle, il avait fini par croire réellement qu’elle avait réussis à le voir dans un endroit hors de la portée humaine. Les prémonitions, c’est un rêve qui te permet de voir l’avenir, une possibilité d’avenir. Il était entrain de se demander si c’était un simple rêve ou une prémonition. Il préférait la première idée car la deuxième l’angoissait, l’effrayait.
Il ne laissa rien transparaître, il préféra l’ensevelir sous un tas de roche bien lourd. Le sentiment d’être angoissé le rendait trop instable et incontrôlable et il détestait ça par-dessus tout. De toute façon, cela ne pouvait être qu’un rêve, parce qu’il ne la prendrait jamais avec lui. Il n’était pas là pour acheter une hybride, il était là pour le travail, rien de plus, rien de moins. Le regard posé sur elle et le doute l’envahit de nouveau, des souvenirs se glissant subtilement en lui.

Elle lâcha les barreaux, elle était prisonnière d’une cage. Les mauvais souvenirs viennent alors l’assaillir en plein vole. Il se sentit à nouveau enfermé, pris au piège. Il se souvient comment il était mal dans ces moments-là. Alors que lui était enchaîné de manière invisible, pour elle, c’était les deux à la fois parce qu’elle était autant entravé dans sa cage que diminué comme être humain. Elle n’était pas totalement maîtresse de son corps, elle était soumise à quelqu’un, à un être qui pourrait abuser d’elle comme il le souhaitait. Lui avait plutôt souffert mentalement et moralement, elle risquait de souffrir de tous les cotés. Alors qu’il se sentait si sur de lui, le doute le submergea à nouveau. Il ne devait pas y penser, c’était le lot de tous les hybrides. Elle devait avoir l’habitude, se disait-il pour essayer de se rassurer et de ne plus y penser.

Soudainement, il s’aperçut de la tristesse dans les yeux de Clarisse. Elle semblait avoir compris qu’il ne la prendrait pas, que le moment de se quitter allait bientôt arriver. Tant qu’il n’en avait pas parlé, tout allait pour le mieux. Maintenant, elle savait que ce serait bientôt la fin, qu’elle serait à nouveau seule à parler avec soi-même. Déjà, la solitude commençait à se lire sur son visage. Bien qu’elle ait un nom à mettre sur ce visage, elle sentait bien que bientôt, elle allait voir un défilé de personne. Et ce ne serait pas toujours des bonnes rencontres.

Etonnamment, les dernières paroles de Clarisse avaient suscité quelque chose en lui. Une fois de plus, il s’agit de souvenirs, bien qu’ils soient bons, cela faisait encore plus mal. Ce doux murmure était un ton qu’il aimait entendre quand il était jeune, alors que désormais, cela le torturé mentalement. Il essayait de ne pas penser à son passé, une fois de plus, ça lui sautait aux yeux. Cette douceur, cette tendresse lui avait manqué. Elle était si douce, si étrange et si fascinante. Le désir, la curiosité sera-t-elle plus forte que son angoisse ?
La déroute ne l’empêcha pas de remarquer un changement dans son regard, ses yeux devenaient plus noirs et plus pétillant. Il aimait cette nouvelle, il préférait ça que son masque de tristesse. Intrigué et impatient de découvrir ce qui avait ranimé une telle chaleur en elle, il rapprocha son visage des barreaux pour être sur d’entendre correctement ses mots. Précédemment, elle avait parlé si bas qu’il avait mis un certain temps pour avoir la phrase entière. Et dès qu’il découvrit son information, il ne put s’empêcher de sourire comme de se poser des questions. Qu’est ce qui lui tenaient tant à cœur ?

    - Je ne suis pas sur d’avoir de l’impact sur cette demande.


Ce n’était pas lui qui avait les droits sur l’animalerie, mais bien la vendeuse. Il tourna d’ailleurs son regard vers elle comme pour faire comprendre ce qu’il pensait à Clarisse. Tout dépendrait d’elle, et non de lui. Il aimerait réussir, il aimerait voir ce qu’elle cache mais la décision ne lui appartenait pas. Ce n’était pas parce qu’il était un maître qu’il pouvait faire des miracles. Ce n’était pas parce qu’il semblait avoir une touche avec elle, qu’elle accepterait tout ce qui lui demanderait. Il y avait bien un moyen si elle était réellement intéressée par lui, il ou elle pouvait utiliser du chantage pour satisfaire l’autre partie. Cette idée le répugnait, pourtant, c’était une idée forte probable. Il espérait seulement qu’elle soit assez bavarde et gentille pour accepter sans rien demander en échange. Un espoir qu’il doutait assez fortement.

    - Je ne risque pas de t’oublier, Clarisse


Ce n’était en rien une promesse qu’il allait la prendre, loin de là son idée. Il avait dit ça, parce qu’il ne pourrait jamais oublier le fait qu’on est rêvé de lui. Ce rêve, cette rencontre va le poursuivre un bon moment. Il est presque sur de ne jamais s’en remettre. Il n’arrivait même pas à dire si c’était une bonne ou mauvaise chose, une bonne ou mauvaise rencontre. Le regard droit sur elle, il finit par se tourner avec un sourire. Finalement, une rencontre n’est jamais totalement bonne ou mauvaise. C’est comme les êtres humains, on est tous gentil et méchant à la fois.
L’abandonnant à sa vie morne dans une cage, il se retourna. Sans un mot d’au revoir, il rejoignit la vendeuse qui était de nouveau libre. Il prit la peine de faire un signe à Clarisse, un au revoir aurait fait trop de mal, il le savait pertinemment. Le plus dur aurait été pour elle, il préférait partir sur une note douce. Mais une idée vient de fleurir dans son esprit, il devait absolument partir sur une fin plus agréable, plus rêveuse. Parce qu’elle était unique en son genre, elle méritait d’avoir un au revoir un peu différente des autres. Il aimait cette différence, il aimait la différence, pour cette raison, il refusait de prendre Clarisse, tout ça pour rester différent des autres maîtres.

    - Nous nous reverrons dans les rêves.



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Un rendez-vous professionnel... Ou plus [PV Clarisse]
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