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 I desire you, Innocent. [ ♥ ]

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MessageSujet: I desire you, Innocent. [ ♥ ]   Mar 10 Juil - 10:46





« Innocent...Phantomhive. »

C'était ce qu'il répétait depuis quelques secondes déjà. Ce nom qui pouvait pour tout passant être inconnu mais qui était pour ce blondinet seul la source d'un immense espoir. Couvert chaudement de la tête aux pieds, il était assis sur les marches de l'entrée d'un manoir. Il tremblait légèrement, ce mois de janvier n'était guère clément. Le ciel était blanc immaculé comme s'il allait tantôt neiger sur Gokusha alors qu'un soleil froid éclairait la ville en ce début d'après-midi. Le blond releva d'ailleurs son regard de glace vers la voûte céleste frigorifié, un éclat d'espoir brillant faiblement dans ses prunelles claires. Le nez emmitouflé dans son écharpe épaisse, il frottait ses fins doigts blancs et nus contre ses jambes pour les réchauffer. Il n'y avait pas idée de se promener ainsi dans un tel froid, alors que toute la ville s'était vêtue d'un voile blanc et gelé de neige. Il n'y avait pas un bruit dans les rues, les fêtes de noël et de nouvel an étant tout juste passées, alors les gens ne se promenaient plus dans les rues avec un immense sourire, se demandant quel serait le présent qu'ils offriraient à leur mère, leur père, leurs frères... Le jeune garçon solitaire avait lui aussi participé à ces fêtes familiales...en tête à tête avec son malheur. Il était alors resté auprès de sa fenêtre de l'hôtel avec une tasse de l'un des thés des plus bas de gamme à l'insipide goût de menthe dont il raffolait pourtant l'odeur autrefois, observant dans les habitants de Gokusha se pavaner en yukata avec leurs feux d'artifices et autres breloques typiques japonaises, accompagnés de leurs amours, leur famille... Les rues respiraient le bonheur alors que l'enfant abandonné de tous se contentait d'observer en silence, lapant la liqueur odorante avec un certain désintérêt. Toute cette joie finit par le dégoûter, le prenant à la gorge avec force jusqu'à ce que, hurlant comme un damné, le blondin lança sa tasse de l'autre côté de sa pièce à vivre, brisant de milles éclats la porcelaine de piètre qualité contre le mur. Puis il s'était laissé glisser au sol et avait pris son visage dans ses mains pour pleurer. Ainsi vivait le Comte hybride déchu, Claudy Hangleton, depuis son arrivée sur l'île japonaise...


« Innocent...Comte Phantomhive. Nh, vous m'appartiendrez... »

Maintenant, ce même garçon aux mèches platinées attendait sous le froid perçant, le regard fixé sur le ciel. Ces paroles reflétait son statut d'enfant gâté et d'égocentrique qu'il n'avait jamais oublié bien que l'on eut chassé sa personne de ses terres promises d'Angleterre. Pétrifié par le froid, il décida de se lever des marches pour faire les cents pas devant la demeure imposante, patientant encore et toujours. Les lippes fragiles du paon étaient bleutées et gercées par le gel, contrastant horriblement avec sa magnifique peau d'un pâle porcelaine, semblable à celui d'une poupée. Un teint que lui avaient offert ses chères origines dont il était si fier. Le pied gauche du britannique buta contre une pierre parfaitement camouflée par la neige et, dans une gerbe de cristaux de flocons, il tomba à la renverse, se rattrapant fort heureusement sur ses mains et ses genoux pour ne pas se retrouver étalé de tout son long sur le sol humide et glacé. Furieux, Claudy tapa du poing au sol en jurant au nom de Dieu duquel il ne savait plus trop que penser. Par la fraîcheur et un soudain léger courant d'air qui l'assaillit, son pennage -aussi blanc que la neige qu'il serrait entre ses doigts quitte à les atrophier- gonfla, faisant craquer sa toilette dangereusement. Il haïssait ces attributs animaux de paon qu'il avait alors reçu lorsque les frères aux cheveux de jais l'avaient enlevé en ce jour de son introduction dans le monde de la Noblesse... l'hybride secoua la tête pour chasser ces souvenirs mais le mal était fait. Les larmes coulaient sur ses joues d'enfant, creusant des sillons sur sa peau immaculée.


« C'est...tellement injuste...Nnh...J'en ai assez... »

Il suffit, tout ceci était du passé, maintenant, il était seul, sans titre, sans possession, devant le manoir d'un certain Lawrence Cloud. Dès le moment où il avait su qu'un autre des Comtes anglais se réfugiait ici, dans cette sinistre ville, il avait fait sa petite enquête personnelle dans le but seul de le retrouver. Pourquoi ? Lui-même ne le savait. Dans ce qui lui restait de sa vie, un nom éclairait ses jours et ses nuits, le faisant pleurer, sourire, crier, réfléchir...Innocent Phantomhive. Qui était-il ? Le hasard avait fait qu'il avait appris son existence alors qu'il buvait un thé de meilleur qualité dans un salon réputé pour la gente anglaise. Il avait décidé de le trouver, coûte que coûte, effectuant de nombreuses recherches, retraçant une partie de sa vie depuis son arrivée au Japon. Il ne connaissait rien de lui, rien de son caractère, de sa physionomie, il ne savait juste que ces quelques bribes de rumeurs par ci par là qui le faisait remonter peu à peu jusqu'à chez ce fameux Cloud. Alors il réfléchissait, seul, devant chez lui. La première fois qu'il avait tapé à cette porte, il avait appris par le voisinage que le jeune homme avait quitté la ville. Cependant, disait cet entourage, le Comte Phantomhive revenait, souvent. Alors Claudy était parti, puis revint le lendemain, puis le sur-lendemain. Puis aujourd'hui, mais toujours, il était seul, il attendait, les yeux dans le vague, songeant à cet être qu'il ne pouvait que fantasmer. Le seul Comte de sa connaissance était alors son père, il se référait sur cet être qui lui avait été si cher autrefois. C'était un homme charmant de physique, un beau visage fin et des yeux telle une étendue de glace que son fils unique avaient reçu comme seul et unique héritage. Ses cheveux platinés lui venaient de sa tendre mère, puisse Dieu la maudire. Comment serait Earl Phantomhive ? Un vieil homme rabougri ? Un homme aussi beau que son père ? En se relevant, le noble déchu pensait tout cela, époussetant son costume de fortune légèrement usé. Lentement, il revint s'asseoir auprès de la porte, sous un auvent qui le couperait un peu plus du vent. Cette porte richement garnie...Il lui semblait qu'il connaissait maintenant par cœur la moindre nervure parcourant le beau bois sombre qu'était l'ébène qui la composait de son battant. Il pouvait se souvenir du moindre défaut présent, par l'usure du temps ou par la fabrication, à force d'attendre encore et encore que son être désirable et désiré s'intéresse enfin à lui. Combien de temps avait-il déjà tapé contre cette porte en attente d'une réponse ? Patienter, toujours. Le vent, dans les fondation du manoir, faisait un bruit terrifiant. Mais en cette journée éclairée, le paon n'avait pas peur. Lui ne souffrait que des ténèbres qui l'enveloppaient chaque nuit et, de plus en plus au fur et à mesure du temps, de la solitude qui lui lacérait les derniers moments de conscience qui lui restaient. Peut-être, oui peut-être était-ce là la raison suffisante qui le poussait à chaque moment d'attendre Monsieur Phantomhive. Qui qu'il soit, le malheureux blond ne le laisserait pas lui échapper. Son visage se détourna sur le côté et il ferma les yeux comme pour se reposer de ses émotions, ou récupérer les heures de sommeil qui lui manquaient à cause des trop nombreuses nuits plongé dans la folie. Ses lèvres s'entrouvrirent pour laisser passer une fine respiration très calme qui faisait dans l'air de petit nuage de condensation. Le silence apaisant de l'hiver, le vent qui soufflait toujours, les bruissements des feuilles, le bruit naturel de toutes les petites créatures qui se hâtaient eux, de rentrer chez eux, de rejoindre leur famille dans un nid ou dans un terrier, eux. Le Comte dénué de ses droits s'endormait dans un tourbillon de pensées plus ou moins saines, écoutant la douce musique que jouait au loin un probable artiste des rues... Du violon... Il adorait cela, il pratiquait de cet instrument, à l'époque. La tête de Claudy Hangleton tomba vers l'avant, somnolant dans ces quelques notes lointaines. Et ce bruit rassurant des pas dans la neige qui craquait l'hypnotisait également. Il voulait dormir, pour ne plus jamais se réveiller. Il voulait...un instant.
Des pas dans la neige ?
Comme électrocuté soudainement, le dormeur se redressa de toute sa taille en cherchant d'où venait les pas. Il ne tarda pas à tomber sur une silhouette fine et plus petite que lui d'un possible aristocrate le crâne couvert d'un haut de forme. Une silhouette courbé qui offrait un pas lourd qui faisait craquer la neige sous les pieds. Le visage caché ne laissait apercevoir aux spectateur que des favoris blancs qui dépassait disgracieusement selon Claudy. Alors ainsi, le comte Phantomhive arrivait enfin... L'être chéri de ses pensées chimériques. Voici arriver l'homme qui allait le suivre de gré ou de force jusqu'au purgatoire. Les lèvres du paon s'étirèrent dans un sourire conquis et, persuadé d'être bel et bien non loin d'Innocent Phantomhive, il descendit les marches et offrit à l'attention de cet inconnu sa plus jolie mine. Il savait quel pouvoir de séduction il détenait, il comptait fort bien s'en user à des fins personnelles. Mais...l'homme en question ne tourna pas à l'allée, n'ouvrit pas le portail, ne se dirigea pas vers Hangleton. Il continua sa route vers les quartiers commerciaux en adressant un regard seulement à Claudy. Lorsqu'il vit le visage angélique et désirable de l'enfant, le simple passant s'empourpra et, sans doute de gêne, enfonça son couvre-chef un peu plus sur son crâne et entra la tête dans les épaules pour fuir loin. Désolé et à la limite des larmes de nouveau alors qu'il voyait la silhouette s'enfuir et devenir de plus en plus petite, le Comte hybride songea qu'il était temps de rentrer. C'était une nouvelle déception aujourd'hui. Mais il savait qu'un jour, il le verrait. Ce manoir était la seule piste qu'il avait eu pour retrouver les traces de Monsieur Innocent Phantomhive. Il vacillait un peu sur ses frêles jambes glacées alors que l'adrénaline s'était envolée, ne le soutenant plus. Comme pris d'un espoir de voir apparaître l'objet de son désir devant lui, il se tourna une dernière fois vers la bâtisse. Et, un pas après l'autre pour ne pas se blesser et pour réhabituer ses jambes à la marche, le jeune garçon prit le chemin vers le portail.
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MessageSujet: Re: I desire you, Innocent. [ ♥ ]   Mar 11 Sep - 19:44

I Desire You, Innocent.


Laissez-moi vous conter, le récit d'un être de porcelaine et pigments ternes. Un être fendu de naissance dont ce rejet d'autrui envers ce jouet brisé par mal attention. Martelé par les talons des passants devant l'échoppe, la poupée endurait ces coups, poursuivant sa course de chaussures à chaussures, certaines l'éblouissant de par leur cirage, d'autres revêtant des vanupieds impécunieux. Elle termina sa course dans les caniveaux où tous lui jetaient un regard mauvais, la malheureuse n'avait pourtant point volée ni truandée, et quand bien même, aucun souffle soulevait sa poitrine de terre, rien ne lui insufflait la vie; aux yeux d'autrui. Or, alors qu'une calèche la broya aussi sec, de l'humidité s'échappa d'où ce qui serait un canal lacrymal pour un humain. La poupée pleura, hurla à la face du monde sa douleur, or, elle n'était qu'une créature de porcelaine et de pigments ternes, elle n'avait ni à pleurer, ni à hurler, ni à souffrir. Personne ne l'entendait, ce n'était qu'un jouet pour chérubin. Et alors que le fiacre s'éloigna dans le liseré, les débris furent recouvert par la neige festive s'écoulant lascivement sur Londres. Un récit conté par un médiocre conteur, une plume simple, les larmes écoulées demeuront celles de la poupée.

Et cette poupée à la plastique écorchée, c'est moi, Innocent Phantomhive.

Sept années sous l’oppression d’une tortionnaire, quatre années de quarantaine en une échoppe malfamée, deux années d’errances permutant de collier à collier et la somme de cela est d’être cloîtré en un terrier absent de tout lapin blanc, en éternelle Alice que je suis se dégradant jusqu’à atteindre le pinacle de la déchéance humaine. Suis-je sot. L’humain que je suis est illusoire à l’optique de ceux l’étant, je suis la bête de leurs progénitures, si ce n’est le trophée d’un taxidermiste de fortune ; soit faire office d’ornement tel qu’actuellement. La plupart des bêtes en mon statut s’écartaient ce vif épiderme ensanglanté sous les coups de griffes, enfonçant leurs ongles de calcaire en leurs entrailles en la quête de veines à rompre ce qui aura l’instantané résultat d’en faire de même avec cet unique fil d’une préciosité même, bien que choyé par un trio de sorcières à la plastique désopilante. Des réminiscences en tout charme, n’est-il pas ? Ainsi était feu ma jeunesse, à présent en raison de mon âge avancé, selon les chérubins, le service d’escorte juvénile n’avait plus lieu d’être, au seuil d’une escorte on ne peu plus luxuriante. L’objectivité s’égare, tous se façonnent une mécanique d’esprit commune non point telle que la notion morale de la conscience du bien, et du mal, mais bien comme celle de l’exploitation d’un être similaire à l’espèce humaine bien que possédant des attraits sauvages ; la controverse de Valladoloid renait de ses méandres. Devais-je être jugé d’une œillade noire de mépris à l’instar d’un misérable au faciès hideux ou bien d’une bête de foire à la plastique défiant l’imaginaire humain ? A ce que l’on daignait m’accorder, la notion de monstre s’harmoniait à mon identité, ce qui attisa plus un profond mépris qu’une mélancolie sans conséquent. L’un des représentants des Phantomhive se voyait souillé d’un sang qui n’aborder guère la nuance céruléenne tel que le notifié sa trempe, une liqueur bordeaux vous dis-je ! Caquetaient avec ivresse la haute lignée britanniques lors des soirées mondaines. De ce fait, par vergogne, si ce n’est une insondable haine, ma despote de tante m’écartait hors des lustres, me délaissant au seuil des abysses, l’ombre de ces derniers ; une fois de plus l’isolement m’était irrémédiable. Plus tard, les railleries de grasses poules, comme il était donné d’en avoir dans la noblesse, devinrent insoutenables, guidant l’acte tragique de ma tante à ce qui luisait il y a peu de vitalité, si ce n’est d’une frayeur primale. Ce qui s’en suivit fut l’une de mes premières dégradations vers l’état bestial dans lequel l’isolement en cage me réduit ; une bête de bas âge apeurée par un dialecte barbare et des traits troubles semblables à une peinture naturaliste. À présent, bien que mon franc accent britannique puis arraché un ricanement aux asiatiques, j’ai entièrement pris connaissance de la langue nippone en un apprentissage sur quatre ans, s’en suivant d’un mutisme grave durant deux années ; un animal jappe, miaule, produit une sonorité proche de l’absurde, mais ne prononce aucune octave à la frontière de la parole.

Aujourd’hui, le sentier s’établissant sous mes pas retentissant se voit bien plus abrupte qu’à cette prime époque où je logeais entre deux barreaux dorés. Et quoi qu’il en soit, la fin de ce dernier ne me mènerait à nul point outre que le trépas ; les récentes entrées à l’hôpital m’y ont préparé. L’Eté, contrairement à autrui jouissant des grands plaisirs qu’offrent les stations balnéaires, me mena à l’article de la mort, si je répétais sottement les dires exacts du corps médical à mes soins ; quoi qu’il en soit, cela me valut une poignée de mois en ces lieux insalubres, austères selon mes exigences personnellement. Sans doute avais-je une telle optique en raison d’un manque flagrant de visites, pour ainsi dire que nul se soucier de mon état de santé, et quand bien même, de mon existence. Au diable ceux jugeant de moi être un martyr, je suis un homme, et l’asociabilité n’est en rien une gêne. Outre pour un individu. Anita Shakespeare, une infirmière du corps soignant s’étant pris d’affection, si ce n’est de pitié, pour cette carcasse creuse de vie. Ce que l’on offre, est aussitôt reprit. La charmante demoiselle décéda d’une maladie incurable les jours suivant ma sortie sous sa tutelle, même tutelle reprit par son frère ; inutile de revenir quant à cette période de mon existence. Le fait vu qu’une fois sa disparition, la transition d’homme à bête se dégrada de bête à ornement, une femme m’hérita, et avant que l’héritage ne soit transféré, la femme s’épanouie dans la nature elle aussi, une hérédité gênante. Ainsi, l’entier héritage revint au serviable domestique de cette dame, Alis Timberias soit mon acquéreur sous d’autres attraits. Ce qui résulte à ma présence, si ce n’est omniprésence, en cette demeure craquelant sous le poids de mes pas feutré, en un déplacement leste sans nul autre dessein que l’errance dont je suis coutumier. Pour le peu que je puis connaître Alis, l’usage d’une bête ou d’un ornement dans l’art taxidermiste ne l’enchante guère, de ce fait, je suis tout autant humain que lui en ces quatre murs dans lesquels je me claquemure en guise de réconfort, unique sanctuaire où je suis Innocent Phantomhive et non pas une bête ni même un objet.

Ceci étant dit, un second lieu de cette trempe s’impose à moi. Cependant, le propriétaire a déserté les lieux il y a fort longtemps. Lawrence Cloud, un proche ami de ma prime enfance, si ce n’était l’unique, et à mon grand regret notre amitié pris terme lorsque j’ai refusé de le suivre, lui, et son amant ; Keiji. Avec lui également, une amitié se façonna et c’est en conséquent que je n’éprouve le moindre mépris quant à son départ qui entraina celui du comte Cloud, qui était accessoirement mon maître officiel au nom de l’encre. Tout au contraire, aujourd’hui encore, je conserve cette chaîne à mon cou, ainsi que ses complaisantes paroles. Puissez-vous vivre une vie emplie de bonheur, c’est tous ce que je vous souhaite, mes amis. Quant à moi, je poursuivrai mon existence d’éternel solitaire. Mes pas me menaient en ces lieux, à mon ancienne résidence, celle de Lawrence où je me réfugiais à mes heures les plus noires, en guise de réconfort va-t-on dire. Aujourd’hui, je n’ai plus rien. Ni famille, ni ami, ni amant, ni patrimoine ; je ne suis jamais plus que les vestiges du comte des Phantomhive. La neige craquelait sous mes pas qui une fois atteignant le dallage, maculé de souillure, des quartiers aisés, ne se faisait jamais plus ouïr d’un talon martelant avec rage le sol, le brisant sous sa présence, démontrant sa concrète existence. Ma concrète existence. La hâte était d’usage avant que le blizzard se lève, sans quoi je n’aurais point d’autre hospice que le manoir qui, au vu du statut de ce dernier, n’était alimenté par la moindre source de chaleur. Autant le froid m’incommode, autant une nuit dans ce dernier m’achèverait lâchement. Certes, les mœurs japonaises voient au suicide une source de fierté emblématique de ce dernier, ce que nous inférieurs occidentaux –comme ils se raillent tant en cette optique- voyons comme une forme de lâcheté, deux termes contraires, deux extrémités, pourquoi diable soupirer une entente avec la communauté asiatique ?

Qu’importe, je suis un franc enfant de ma patrie, bien que souillé par l’aspect d’un félidé. L’empressement d’un luxe dont je me prive volontairement me mena jusqu’au seuil du portail Cloud, diable, la mélancolie me prend. Tant d’enchainement consécutif d’évènements, certains sans la moindre ni queue ni tête, d’autres d’une gravité figeant son faciès renfrogné et tous en émanant au préalable des bons, comme des mauvais haillons d’un patchwork à présent rangé dans l’un de mes nombreux tiroirs de sa garde de robe, quel coquet était-il en réalité ; s’écriait à œsophage dévoilé les squelettiques femmes m’ayant entouré lors de mon séjour à l’hôpital. Le tout chassait d’un revers de cil, couvert d’un flocon ou deux s’agrippant aux branches de ce dernier ; fort heureusement que je m’étais généreusement couvert d’un manteau rembourré, le reste demeurant une toilette légère malgré tout. Hn ? Un aspect se discernait dans le lointain. Qui diable osait profaner ce lieu où je venais me ressourcer ? Quelle que soit la réponse, ma réaction fut immédiatement. Le faciès subitement imbibait d’un dédain, suite à une stupeur flagrante, je n’eus point la patience d’attendre que la silhouette s’avance à moi, tout au contraire, le pied dans la gueule du loup je l’abordais sans la moindre courtoisie si ce n’est d’une tonalité sèche bien que l’arrière glas juvénile faussa la colère que calligraphiait ces dires.


    « Qui diable vous a-t-il autorisé à être en ces lieux ? »


La rage due à l’empressement et la rage passa, dévoilant ainsi à lui un curieux homme à la carrure aisée et à la plastique proche de la sienne, ce qui le troubla en premier lieu. Aussi juvénile que lui, faut-il croire que l’éphèbe n’était point animé de mauvaise attention au vu de son cortège inexistant. Ma poitrine me fait souffrir, encore, en espérant ne pas avoir à retourner là où mon calvaire débuta, le préambule de ma déchéance au stade de poupée, toisant d’une œillade profonde le regard complet, et céruléen, de cet individu aux attraits proches des siens, était-ce seulement des attraits sociaux ?


    « Je ne puis tolérer une telle désobligeance, je suis le comte de Phantomhive, proche ami de celui de Cloud, ancien propriétaire des lieux. Et je vous somme de quitter cette résidence ! » Achevai-je d'une déglutition amère.



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