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 [Rosencratz] Il était une fois, une princesse au pouls si bas...

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MessageSujet: [Rosencratz] Il était une fois, une princesse au pouls si bas...    Lun 6 Aoû - 19:58


ROSENCRATZ & KO

Q u'elle venait d'être laissée pour morte.
Son ancien maître l'avait abandonnée en plein centre-ville, certain que dans la foule, elle se perdrait, et qu'il n'entendrais plus jamais parler d'elle. Il était jaloux de ne plus être le numéro un dans le cœur de sa petite sœur. C'était faux, bien entendu, mais lui, il était aveuglé par l'amertume. Sa petite sœur était tout pour lui, alors que ses parents ne s'occupaient de rien, elle était tout pour lui, et il était tout pour elle. Quand elle fut choisie pour une expérience, il ne vit pas ça du bon œil. Il connaissait sa sœur, et il savait qu'elle voudrait garder ce qu'elle venait d'obtenir. C'était toujours pareil. Alors, il fit simplement ce qu'il pouvait. Ses parents avaient certes payés une fortune pour avoir ce petit chat, mais il savait que ce n'était rien. Ils étaient riche, et cet hybride, selon lui, n'aurait apporté que des ennuis.

Des ennuis, alors que Ko sait à peine se défendre. Enfin, elle ne sait pas. Elle n'as suivi aucun cours de self-défense, n'as jamais joué à la bagarre avec des amis. Elle à été créée non pour défendre, mais pour servir de jouet aux enfants. Quoi de mieux qu'une enfant éternelle, pour jouer avec d'autres enfants ? Les scientifiques ont tout fait pour qu'elle ne se rende pas compte qu'elle grandit. Ce serait vraiment horrible, dans le cas contraire, avaient-ils pensés.

La petite hybride était donc en ville, depuis à peu près deux jours, sans manger et sans boire d'autre eau que celle de la fontaine, qu'elle se fit agresser par de jeunes garçons. Molestée sans vergogne, elle n'as pas su se défendre. Son pâle corps se couvrit d'hématome et de sang. Ne rien avoir mangé n'arrangea rien.

Elle eut néanmoins la force de bouger jusqu'à une rue principale. L'instinct de survie, en somme. Beaucoup de gens passèrent sans la regarder. Mais plusieurs virent la voir, et l'un d'entre eux appela l’hôpital. Ensuite, les gens se dispersèrent, pour ne plus rien à voir avec l'étrange hybride.
C'est ainsi qu'elle arriva à l'hôpital, laissée pour morte sur un lit, dans le couloir.

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MessageSujet: Re: [Rosencratz] Il était une fois, une princesse au pouls si bas...    Lun 6 Aoû - 23:40

Spoiler:
 



COMME UN SOUVENIR

U ne journée comme tant d'autres. Tellement tant d'autres. Impossible de les compter. Elles se ressemblaient toutes. Arriver à six heures à l'hôpital, plus tôt s'il était de garde. Enfiler sa blouse blanche de médecin et laisser ses affaires dans le vestiaire. Fermer son casier à clé et la glisser dans la poche de devant de sa tenue de travail. Quitter les vestiaires. Se diriger en pédiatrie. S'occuper des enfants. Encore et encore. Des appendices à opérer. Des cas plus graves. Quelques accidents, deux trois brûlure, une dizaine de chutes. Passer rendre visite aux cancéreux, aux mourants. Puis passer voir les autres. Quels autres ? Ceux qui n'avaient pas passés la nuit. Ou la journée. Ceux que l'on avait déjà recouvert d'un fin linceul blanc. Aucune respiration ne faisait soulever leur poitrines délicate et fine. La morgue. Quel nom hideux pour un endroit si charmant. Une chambre magnifique où dormaient une dizaine de corps pour l'éternité. Leur dernières chambres. Bien que le parfum qui se dégageait de ce dortoir mortuaire laisser à désirer, Rosencratz appréciait particulièrement l'endroit, y séjournant assez souvent de longues minutes avant de reprendre le boulot. Bien entendu, il n'avait jamais touché à un mort. Depuis sa sœur, il était resté seul, taciturne et solitaire. Ces deux derniers mots étaient bien ceux qui le caractérisaient le mieux. Il fallait faire une croix sur son passé, c'était ce qu'il s'était promis lorsqu'il avait mis pied à terre au Japon. C'était pour cette seule raison qu'il s'était donné corps et âme à ses études pour finalement travailler d'arrache-pied pour devenir médecin comme l'aurais souhaité sa chère et tendre génitrice si elle ne le recherchait pas vainement pour viol et meurtre au pays de la reine et du thé. Il s'était finalement spécialisé en pédiatrie. A croire que l'on ne se débarrassait pas des méfaits passés d'un coup de baguette magique, il était nostalgique du temps où il pouvait observer sa petite sœur dormir. Justement, Rosencratz sortait de cet endroit qui lui était si cher, en cette heure de petit matin. Il n'était pas plus de sept heures. Par les fenêtres closes incrustées dans les murs blancs des couloirs blancs où allaient des gens habillés de blanc, on pouvait voir les rayons d'un froid soleil matinal s'élever parmi quelques nuages blanchâtre. Le ciel était d'un ton étrange, une teinte entre le jaune le bleu-gris et le blanc crémeux. Rien qui ne laissait présager le temps qu'il allait faire en cette journée.
Mais qu'importe, le Dr. Rosencratz allait rester en cette bâtisse toute la journée, et toute la nuit peut-être, qui sait ?
Et c'est là, uniquement et simplement là qu'il vit ce nouveau corps. Non. D'abord, il vit l'un des brancard à roulettes habituel où l'on étendait les patients. Seulement, dessus, il y avait une masse informe recouvert d'un drap fin et blanc. Blanc, blanc, blanc comme le reste de cet hôpital. Comme sa blouse, ses cheveux, sa peau... Comme son être tout entier. Froid et blanc. Neutre, sans couleur, sans vie, sans émotion. Rosencratz s'en approcha alors, curieux comme de coutume lorsqu'il y avait un "nouvel arrivant". L'infirmière qu'il croisa lui annonça d'un air un peu timide qu'il s'agissait d'une petite neko trouvée sur la route ainsi, qu'elle était déjà morte à son arrivée. Oh, la jeune femme semblait intimidée en lui parlant. C'était l'une des nouvelles internes à qui on avait confié l'ingrate tâche de l'amener à la morgue, sans doute. L'être reptilien la remercia donc d'un poli geste de tête, sans sourire ni lui accorder plus d'attention qu'elle ne le méritait. Il avait l'habitude des personnes limite effrayées en l'approchant. Des regards dans son dos qu'il pouvait sentir malgré même ses écailles froides. Il s'en fichait. Personne ne savait ce qu'il s'était passé chez lui, en Angleterre. Personne ne savait rien. Son regard d'un jaune perçant détailla les courbes de ladite morte par dessus le drap de mort et il tira le chariot vers lui en s'adressant enfin à la femme, parlant pour la première fois de la journée.

«  Je m'occupe de cette jeune fille, Annabelle. »

Non, il ne connaissait pas le prénom de cette infirmière personnellement, il s'était contenté de lire son badge épinglé soigneusement à sa blouse. Lui même en avait un, marqué Dr. Edward Rosencratz -Un nom d’emprunt-. Mais pourtant, la concernée parut impressionnée et déglutit sans doute involontairement sa salive. Alors le serpent en profita pour embarquer dans sa futur et dernière chambre la petite. Une fois seulement arrivé à la morgue, il s'autorisa à dénuder ce corps du linceul qui le couvrait. Mon Dieu, elle était si petite... Son corps était tellement fragile et faible... L'homme s'approcha de son visage et déposa un baiser sur son front sale, sans faire d'autre geste. Mais cette petite créature morte semblait tant être sa sœur qui lui manquait tant... Il posa une main sur le ventre de l'hybride félin et son oreille contre sa poitrine. Mh, c'était une morte de mauvaise qualité, il lui semblait encore entendre un petit cœur faible battre contre le papier de verre qu'était sa cage thoracique. Il resta là, longtemps, profitant de l'absence de potentiels infirmiers. Plus les secondes passaient, plus il ressentait de la vie en cette chose immobile... Il se redressa, posa deux doigts contre le poignet de la frêle fillette et chercha longtemps son pouls qui semblait inexistant. Et pourtant. Tapant contre ses petites veines bleues, le sang circulait. Le cœur battait. Faiblement, certes, mais il battait. Choqué, Rosencratz se redressa et recouvrit ce corps censé être sans vie en épargnant le visage. Rapidement, il se saisit du chariot et courut en soins, expliquant fiévreusement la situation à quelques aide-soignants. Bien sûr, il oublia de préciser comment il en était venu à prendre le pouls d'une morte.
C'est ainsi que l'on emmena cette créature ressuscitée en soin intensif. Rosencratz la suivra de près, très près, cette étrange fille. Il ferait d'ailleurs parti de l'équipe de soin...



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MessageSujet: Re: [Rosencratz] Il était une fois, une princesse au pouls si bas...    Mar 7 Aoû - 12:03


Un battement de cœur, deux, et tout repars.

T oudoum. Toudoum.
Un petit cœur qui bat. Faiblement, il bat. L'enfant à une malformation au niveau du cœur, ce qui fait que son pouls est très bas. En dormant, elle semble morte, et même réveillée, elle ressemble à un cadavre, tant sa peau est pâle. Mais cela plait aux petites filles. Une poupée vivante. Une poupée qu'on habille, qui fait ce qu'on lui demande, qui joue, qui est en vie, simplement. Mais le défaut qu'on lui trouvait toujours, c'était qu'elle ne parlait pas beaucoup. Ko avait simplement du mal à aligner les mots. Elle en a toujours honte. Alors, elle parle lentement, et en faisant des phrases simples.
Comme une enfant, tout simplement. Et comme une enfant, il faut l'aider pour certaines choses.
Mais cela n'as jamais dérangé les quatre petites filles qui l'avaient accueillie pour la tester. Elles aimaient ça. L'idée même d'une poupée vivante les exultaient. Elles pouvaient l'habiller, l'affubler des pires atours, elle ne se plaignait pas. La dernière fille, celle qui l'avait adoptée à long terme, adorait les uniformes d'écolière. C'est pour cela que Ko à été trouvée en écolière, bien que les vêtements n'étaient pas à sa taille.

Elle avait mal. Quand les garçons l'ont frappée, pour une raison qu'elle ignorait, elle est tombée sur le sol, sans défenses. Ils n'avaient pas frappés longtemps, mais cela suffisait pour le frêle corps de Ko, qui était couvert de sang. Tous la croyaient morte, alors qu'elle souffrait sur la voie publique. C'était la seule chose qu'elle avait pu faire, et c'était bien malheureux. Sa voix était trop faible, personne ne l'entendait gémir de douleur, et de demander de l'aide. C'était pareil à l'hôpital. Ils l'avaient laissée sur un simple brancard, les membres toujours douloureux. Sa gorge lui faisait si mal qu'elle n'avait plus la force de parler, plus la force de crier qu'elle était toujours vivante, mais qu'elle souffrait.

Elle se demanda si elle allait mourir. On lui avait parlé de la mort. Mais elle n'imaginait pas que ça faisait mal. Elle pensait qu'on partait d'un coup, qu'on respirait une dernière fois, qu'on voyait le visage souriant d'un proche, et que c'était fini ensuite. Des larmes coulaient sur ses joues, creusant des sillons dans la crasse dont elle était couverte. Personne ne l'avait remarqué. Pourtant, c'était un signe qu'elle était toujours vivante.

Des gens passaient et repassaient devant elle. Mais elle ne pouvait pas les voir, un drap blanc lui recouvrant le corps. Elle les entendait parler, de tout, de rien. Elle essayait de survivre, sans un bruit. Et puis, un homme. Grand. Il se pencha vers elle. Elle souffla quelques mots, mais ils se perdirent dans l'air, car personne ne l'avait entendu.

Rosencratz ▬ Je m'occupe de cette jeune fille, Annabelle.

Ko sentit l'espoir revenir. Elle lutta pour ouvrir les yeux, mais elle n'y parvint pas. L'homme la conduit à travers l'hôpital, jusqu'à la morgue, bien qu'elle ne pouvait pas le savoir. Puis, elle sentit qu'on l'embrassait sur le front. Ses lèvres s'étirèrent dans un fin sourire. Peut-être savait-il qu'elle était vivante ? En tout cas, elle sentit qu'il prenait son pouls, de différentes façon. Elle voulait faire battre son cœur plus fort, prouver qu'elle était là. C'était trop difficile pour une enfant dans son état. Alors, elle espéra.

La petite fille senti qu'on la bougeait encore. Vite. Qu'on l'emmenait ailleurs. Que tout le monde parlait dans tout les sens, s'agitant devant elle. La piqûre aussi, elle l'a sentit. Sa respiration se fit un peu mieux. Déjà, elle se sentait mieux. Mais ce n'était pas fini. Elle s'endormit. L'émotion venait de lui prendre le peu d'énergie qui lui restait, et son esprit décida de prendre le repos qu'il n'avait pas pris depuis des heures.

Ko ▬ Merci.
Souffla-t-elle, avant de sombrer. Peut-être que personne ne l'entendrais. Mais elle remerciait la vie, qui ne l'avait pas lâchée.



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MessageSujet: Re: [Rosencratz] Il était une fois, une princesse au pouls si bas...    Ven 10 Aoû - 11:41


LES CHATS ONT SEPT VIES. LES SERPENTS N'EN N'ONT QU'UNE.

V ingt-cinq heures. C'était là le temps qu'avait dormi le petit être prodige qui avait bien manqué de se faire enterrer vivant depuis son internement. Et elle avait toujours les yeux fermés, étendu sur son lit, reliée par de nombreux fils qui absorbaient et rejetaient de divers étrange produits pour la maintenir en forme malgré le fait qu'elle ne mangeait pas, ne buvait pas. Et durant ces vingt-cinq heures, Rosencratz était resté à son chevet. Certains disaient qu'il était traumatisé à cause du fait qu'il avait manqué de peu de l'envoyer au tombeau. D'autres qu'il s'était pris d'affection pour ce chaton. Mais loin de là était l'hybride reptilien. Ses yeux vifs et perçants ne lâchaient pas le petit corps fragile du regard, guettant la moindre respiration qui ne se faisait qu'à peine voir. De nouveau, il lui semblait être dans le noir complet, quand il écoutait sa petite sœur dormir. C'était tellement agréable... Mais bien vite, il chasse toute idée noire de son esprit pour se concentrer sur son travail. Il ne tarda pas à se lever du fauteuil réservé aux visiteurs pour se rapprocher du lit de la convalescente. Il observa les écrans noirs qui indiquaient aux aide-soignants le rythme cardiaque, le pouls et tout un tas d'autres fréquences importantes aux yeux des médecins, incompréhensibles aux yeux des simples mortels. Le docteur Edward Rosencratz était de ce à avoir ce don de communiquer dans un langage qui pourrait paraître aux yeux de la plèbe celui d'un digne extra-terrestre. Et c'était par la force de ce pouvoir qu'il avait sauvé ce minou de porcelaine. Durant l'opération, il avait cru entendre cette fillette murmurer un quelconque mot. Cela ne l'avait pas troublé davantage mais il se demandait maintenant qui était cette gamine qui ne devait même pas avoir dix ans. Personne n'était venu la voir à l'hôpital. Sa sœur, quand elle est morte, avait douze ans. Mais son frêle corps qui était de famille lui en donnait neuf ou dix.
Finalement, il s'était trompé, ces jours ci ne seraient pas des journées comme les autres. D'ailleurs, aujourd'hui, alors que le soleil se couchait sur Gokusha, le ciel avait pris une teinte rouge vif, sanguinolent. Il était mélangé à l'orange du soleil, ce qui donnait un ciel chaotique aux nuages rosâtres, comme s'ils avaient épongé le sang que crachait la boule de feu qu'était l'astre du jour qui tombait. C'était comme une scène de sa mort, sa chute, sa fin. Du moins, c'était ce à quoi pensait Rosencratz alors qu'il regardait par l'unique fenêtre de la chambre de la salle de réveil. C'était ce à quoi il songeait dans son esprit tordu et détruit, avant de reporter son attention malsaine et pleine de retenue vers la neko bleue pour lui caresser la peau du bout des doigts. Elle était anormalement froide, pour une vivante. La raison devait en être sa maladie qu'ils avaient découvert en faisant quelques analyse. Son cœur battait trop lentement. Mais il battait, même si, du coup, la petite ressemblait plus à un être mort que vivant. De toute façon, la propre peau écaillée du pédiatre était froide. Une peau de serpent. Et quel contraste entre leur deux chairs, autant la fillette était pâle, autant lui était blanc, cadavérique. Son aspect fin et fragile n'arrangeait pas les choses. C'était génétique, ce corps longiligne et sec. Mais cela, Rosencratz n'en avait que faire, il n'était pas là pour plaire mais pour travailler, toujours plus, pour oublier. Ce noyer dans les tâches pour ne plus penser aux corps sans vie, tellement plus beau lorsqu'ils sont endormis...pour toujours...
L'homme regarda sa montre. Cela faisait vint-six heures qu'elle dormait.



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