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 L'Hiver, saison unique où l'on jette de la cendre aux yeux. [PV- Mlle d'Ambroisie]

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MessageSujet: L'Hiver, saison unique où l'on jette de la cendre aux yeux. [PV- Mlle d'Ambroisie]   Ven 21 Sep - 18:52


    J'étais neige, tu me fondis. Le sol me but. Brume d'esprit, je remonte vers le soleil.
    Aristote

    Ainsi rimée l’essence de ces fragments distinctement modelés à ce qu’un chérubin puisse en saisir toute incandescence bien que soustraite de l’expérience. Ecroué de maintes flatteries et moult louanges, le bambin engendre une mécanique métaphysique dont son ego prône et dont son entourage se fait servant de ses caprices. Qu’advient-il du «ego » lorsqu’il est soustrait d’attention ? À l’instar d’une plante, il s’assèche, nul ne l’abreuve de ses gerbes s’échappant des lippes grasses embrassant les frêles pommettes des chérubins, nul ne lui offre sol à croître, il demeure minimal en la globalité de son existence stérile, point de fleurs à la fragrance enivrante dont né les effluves de parfums ; la naissance d’épines arrachant l’épiderme de la plante dégage une vérité criarde : L’âme de l’enfant est d’une laideur similaire à l’ortie. Au seuil de l’Hiver se balaye la verdure luxuriante des rêveries englobant les demeures aspirant aux plus grandes aisances, asphyxiant sous le poids oppressant des flots cristallins recouvrant en toute hâte les dégâts de l’Automne. Tous périr sous ce linceul éphémère mis à part les conifères, emblème de la saison dans la grande communauté chrétienne bien que se faisant bien plus commercial qu’il y a feu longtemps. Or, l’ortie perdurait malgré l’accablante légèreté des flocons s’accumulant en un grossier amas, aux feuilles de la plante se courbant en une symbolique proche de la soumission. Et, s’élevant au firmament couvert d’une brume nacre, une octave à la note suave reconnue en la communauté anglaise balaya cette poudreuse camouflant à demi l’ortie et ce d’un revers de souffle au vu d’une telle force vocale. « Sieur Innocent ! Bonté divine, que la sainte vierge vous rosse si vous ne rentrez point dans l’immédiat ! » S’écria la gouvernante, chargée de l’entretient des plantes comme je m’en raillais tant. Ne craignant ni d’être gourmandé ni châtié, ma galvanisation fut certaine et mena ce frêle corps là où il faisait bon vivre, en raison d’une cheminée abritant un puissant foyer, sans quoi, l’indifférence coutumière changeait l’air ambiant en un gaz suffoquant. La donzelle aux allures d’aristocrate dédaigneuses, les mains empoignant ses hanches dégarnies, n’aurait guère réagit à mon omniprésence supplémentaire en les rêveries, le simple contact avec une bête la répugnant d’un haut de cœur grave.

    Résultat d’une relation libertine, la naissance d’un héritier doublement monstre ne pouvait qu’emplir de vergogne ma si doucereuse tante, seule figure féminine qu’il me fut donné d’avoir, plus que la vergogne s’engendra un profond mépris envers l’animal dont son âme me désignait ; cela se distinguait parfaitement. D’ample courbe au feutre bordeaux imbibait ses prunelles, plus les jours me donnait à vivre, plus les traits troubles de son regard se faisaient nets et précis au point d’en achever son dessein. Passons, cette femme n’eut jamais accepté la fin de sa courte carrière Shakespearienne dont le préambule s’était annoncé anarchique, au point de sombrer en une langoureuse démence que celle de vivre en une époque figée, là où nul ne lui arracherait son premier rôle, son manoir se faisant scène et les domestiques se faisant spectateurs ; quant à moi ? Antagoniste, la personne revêtant l’aspect du malin et se devant d’être éradiqué à la fin de la pièce. Depuis, le théâtre m’est amer, d’autant plus que je suis mauvais acteur, et ce malgré à ce que l’on peut dire de l’Homme étant le protagoniste de sa propre vie.

    Outre un revers d’œillade haineuse, ma tante n’eut que faire du rapport de la gouvernante, vaquant immédiatement à ses occupations m’ayant été obscures même jusqu’à ce jour. La contemplation de ma seule compagne m’étant une bien douce saveur contrairement à l’amertume du cloisonnement quotidien en mes appartements, me privant d’une force réduisant mes os en débris au moindre choc ; d’une constitution fragile, il m’est donné d’être souvent convalescent. La neige s’écoule et recouvre d’une épaisse masse les caniveaux maculés de la ville, n’est-ce point un exemple concret de la purification ? Ce qui tombe des cieux, converti ce qui vivent au plus bas. Inconsciemment, l’ortie que j’étais se logé sous ce manteau d’ivoire dans le secret soupire de n’être que plus meilleur, que l’on m’attribue vivre dont je quémande depuis tant, et faire chrysanthèmes ce qui était l’ortie.

    À ce jour, l’ortie a revêtu l’aspect de tant de plantes qu’il n’est jamais plus que mauvaise herbe. Son espèce lui importe peu, puisse tant qu’elle vive, le reste de ses attraits n’a plus nulles importances. Faune, Flore, Ornement, qu’importe tant que je puisse être Innocent Phantomhive.

    « Vous m’en voyez navrée monsieur. La prohibition semble se poursuivre jusqu’à qu’une nouvelle cargaison atteigne nos côtes. » Peinait donc à s’énoncer une donzelle aux traits asiatiques de cette langue qui m’était patrie, semblant être ignorante de ma capacité à comprendre son dialecte nippon. « Or, si vous le désirez, j’ai tout autre sorte de boisson ! Chocolat Liégeois, Mont Blanc, seulement du chaud ; les températures chutent considérablement vous savez. » Acheva-t-elle farouchement alors que d’un revers de regard lui sommant de me servir à son aise tant que je puisse m’abreuver, je m’absentais afin de prendre place là où l’on daignait m’en accorder.

    Quelle peste. À croire qu’en raison d’une telle baisse des températures, la population nippone prise d’une psychose globale ait décelé comme solution une apparition en masse dans les salons et autres édifices où l’on leur servirait de quoi embaumait leur corps frais. Quoi qu’il en soit, amer d’une telle nouvelle, des interrogations secondèrent mon esprit, en oubliant alors la morsure du froid malgré un placement près du foyer embrassé précocement au vu d’une saison ayant à peine basculé dans l’Automne. L’absence de thé dans un salon en placardant le nom ne peut que relever mon scepticisme quant à l’échouement il y a peu de cargaison près des côtes de bonnes espérances, moi qui avait l’audace de croire encore que l’on n’empruntait plus ce chemin afin de joindre l’Inde. Qui de plus est, un salon portant le mandat de royal à l’étranger ne peut que satisfaire les hautes exigences de la reine et ce fréquentant ses salons de thé au travers le monde, ceci n’était qu’une humiliation pour l’empire britannique.

    D’une soupire aride d’allégresse, c’est en toute circonstances que mes dextres peu charnus pianotèrent avec impatience contre le bois du mobilier et ornement nous servant à reposer nos jambes d’une société nous poussant une consommation sévère. Mis à part d’un épiderme revêtu de cuir aux mains et d’une maigre couche de toilette en ce qui concerne la globalité de mon apparence, il y a à appréhender le froid ambiant de la sortie, un luxe dont je m’octroyai peu ceci dit. Cavaler jusqu’à ma tombe ou celle d’un cadavre absent, qu’importe tant que j’ai un toit m’abritant du froid s’instaurant peu à peu sur la localité nord de la ville où je réside actuellement, du moins puis-je dire que j’y réside ou dont je suis placé ? Qui plus est, outre les railleries des domestiques, je m’instaure dans cette cavité que sont mes appartements et je m’y recroqueville, telle une bête proche de l’hibernation.

    En somme, qu’est donc mon existence ?

    D’un unique iris révulsé de stupeur à cette sortie précipitée de mes songes, s’écartait alors de moi d’une aisance emblématique de ma patrie un plateau soutenu d’une seule main sans le moindre tremblement perceptible par l’œil humain. C’est dans ses heures noires que l’Angleterre me manque, diablesse que tu es mélancolie. Rabattant le textile dissimulant mes attraits félins, au plus grand étonnement du serveur, ma main se faufila avec hâte dans ma poche afin de présenter la somme due à la vision de l’homme dont son faciès grimaçait déjà de désappointement. Une chimère sans humain à ses côtés ne peut qu’être synonyme de vol. Et qui pourtant, je possède un minimum de fortune dont mes anciens propriétaires aient daigné me délaisser avec leur abandon plus que potentiel dans mes plus hautes craintes. Never mind.

    Mes dextres recouverts de cuir s’emparant de la porcelaine, le petit doigt levé en tout sophistication, mes lippes s’imbibèrent alors de ce breuvage bouillant de cacao, un simple chocolat chaud. Le serveur s’était dissipé avec l’argent en poche, sa grimace perdurant jusqu’à qu’elle ne soit plus percevable. Ne qu’importe ceux m’observant telle une bête curieuse, tant que je puisse goûter aux joies d’être, je me priverai guère de nuire à la bienséance séculaire.
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MessageSujet: Re: L'Hiver, saison unique où l'on jette de la cendre aux yeux. [PV- Mlle d'Ambroisie]   Ven 28 Sep - 4:48



Une tasse à demi pleine, ou à demi vide?
Innocent Phantomhive & Eliza d'Ambroisie



Le froid se répandit dans son être, saisissant sa peau de ses doigts glacés, y laissant les traces de l'assaut de la température. Elle frissonna, offrant une pathétique excuse de châle de laine blanche comme rempart désespéré contre l'envahisseur, ne réussissant qu'à ralentir sa progression. Elle resserra ce qui fut un jour un vêtement décent autour de ses épaules, accélérant les pas qui laissaient dans la mince couche de neige une trace des bottes de cuir hautes qu'elle portait. Sous un porche, elle trouva un abri provisoire, soufflant sur ses mains dont le rouge témoignait de l'engourdissement qui éclipsait toutes sensations, ne trouvant dans la chaleur de sa respiration qu'un soulagement éphémère. Son nez et ses oreilles humaines partageaient la même teinte vermeille, ces dernières à peine épargnées par le rideau de cheveux couleur de la neige qui les parsemaient, son souffle apparaissant comme une buée blanche transparente, chaleur s'envolant trop vite dans l'air froid de l'hiver. Malgré que ses sens furent en proie à un gel inquiétant, un sourire s'étirait sur ses lèvres gercées par l'air sec, ses yeux brillant observant avec émerveillement les brillants immaculés qui tombaient du ciel dans une poudrerie aux allures magiques. Si le froid ne faisait pas partie des températures qu'affectionnait Eliza, préférant la caresse du vent du sud et du soleil sur son visage d'albâtre, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir un pincement au cœur lorsque le paysage se couvrait de blanc, retrouvant sa joie d'enfant qu'elle n'avait jamais perdue. Infini miroir reflétant la pureté d'une lumière claire et aveuglante, chaque imperfection était dissimulé par ce grand manteau clair, les silhouettes emmitouflées dans leur manteau coloré constituant une source suffisante de diversification additionné au vert immuable des sapins qui se dressaient dans toute leur splendeur en cette saison hivernale pour la jeune femme qui affectionnait tant les teintes vives.

Le tintement du cloche vint résonner agréablement aux oreilles de la louve qui releva alors les yeux jusqu'à l'enseigne qui ornait la porte dans une écriture victorienne joliment stylisée, associant les mots « Maison de Thé » à l'agréable chaleur et arôme qui succéda au jeune homme qui repartait vers la grande rue, plongeant ses mains dans les poches de son grand manteau pour les protéger des caprices de la température. Elle jeta alors un dernier regard sur le décor dont l'amour qu'elle lui portait se fêtait dans son cœur et malmenait son corps, et elle fut gagner par le désir d'une douce chaleur pour soulager le froid qui prenait emprise sur son être entier, poussant la porte de verre embuée pour revivre ce même ravissement de ses sens. Son ouïe apprécia la clarté du carillon, son nez saisit les subtiles odeurs des boissons chaudes et des quelques pâtisseries les accompagnant, y goûtant même par l'imagination et l'envie, sa peau sentit se poser sur elle un manteau de réconfort lorsque la chaleur l'emporta sur le froid de l'extérieur, et ses yeux apprécièrent le calme et l'accueil de l'établissement qui, orné de rouge bourgogne et de blanc crème et logeant en son centre une cheminée où un feu agréablement nourri rougeoyait en son âtre, était un bienvenue à tout visiteur transi et abattu par les difficultés de la saison morte. Refuge pour son être. Refuge pour son esprit.

À vrai dire, la jeune femme ne connaissait rien au thé, tisane, ou toutes autres boissons chaudes reconnues pour leurs arômes particulières, n'ayant jamais vécu dans un luxe suffisant pour se permettre autre chose qu'une eau à l'aspect plus que douteuse, qu'elle s'était obstinée à boire durant son enfance pour assurer une survie précaire, jour après jour. Même si au laboratoire et à l'animalerie ses conditions s'étaient améliorées, il aurait été impensable que l'on dépense dans de tels luxes pour de simples, vulgaires créatures mi-bêtes. Eliza était intriguée par cette eau quasi bouillante où il suffisait de faire trempée des herbes précises pour en faire un breuvage apprécié pour son goût mais également des vertus propres à chaque. Une dépense coûteuse et injustifiée pour une personne aux maigres revenus comme elle, mais les soucis financiers étaient bien loin de l'accaparer, son âme légère et son esprit curieux. Elle s'installa à une table près de la cheminée, y trouvant un réconfort qui vint faire abattre ses oreilles sur son crâne dans un bonheur que seul le soulagement du froid pouvait emporter, gardant tout de même une bonne vue sur le paysage immaculée qui se dessinait derrière la porte de verre. Elle n'était pas pressée, vivant à un rythme que seuls dictaient ses inspirations et ses envies, ralentissant avec la saison qui apportait lenteur et calme, mais ne se laissant pas écrasée par la lourdeur du manteau qui amenait au sommeil toutes vies, pour mieux l'accueillir au printemps. Elle n'avait de règles que les siennes, pigeant dans celles des autres et de son environnement celles qu'elle acceptait d'appliquer à son quotidien. Si elle se soumettait à un autre, c'était pour mieux contrôler demain. Chaque chose en son temps, trébucher n'était que le prélude à un redressement.

'' Madame. Avez-vous choisi? ''

Dans cette voix, la politesse s'éclipsait presque, n'osant montrer le bout de son nez que pour rappeler qu'elle était bien là, malgré qu'elle se dissimule derrière mépris et agacement. Dur d'y croire, la louve en étant la première surprise, mais elle s'était fait à cette attitude condescendante de ces humains dédaigneux, n'y voyant même qu'un autre ignorant croyant saisir ce qu'il ignorait. Elle ne souleva pas l'affront, la balayant d'un sourire calme et serein, fixant ses yeux merveilles dans ceux réduit à une mince fente du garçon de table. Sa main alla ensuite s'emparer du charmant livret de carton plastifié décoré de divers tasses aux motifs exotiques et petits gâteaux colorés, efficace avant-goût apportant le consommateur a encore une fois dépasser son budget premier. Pas qu'elle puisse se le permette.

''Ce n'est pas encore le cas. Merci de vous en enquérir, je vous avertirai quand mon choix sera arrêté.''

C'était tout juste si l'humain ne roula pas des yeux avec un soupir, mais la jeune hybride n'en avait que faire, arpentant déjà les écriteaux qui se voulaient distingués avec leurs polices de caractère calligraphique. Des thés de différentes origines, aux noms plus inaccoutumés et inconnus les uns que les autres, défila sous ses yeux qui n'arrivaient à assimiler l'information pour en tirer d'utile conclusion. C'était tout juste si elle savait qu'elle ne désirait aucun agrume dans sa boisson, et que certaines dépassaient largement les prix qu'elle visait, mais les choix étaient aussi variés que nombreux. Elle fit une moue songeuse, tiraillée entre ces breuvages dont elle ne savait rien, et releva les yeux pour chercher dans son champ de vision un quelconque employé qui pourrait l'éclairer sur son choix. Chose bien inutile, car il était évident que l'homme de tantôt ne voulait rien avoir à faire avec elle, enfin, rien de plus que le nécessaire. Une hybride qui payait, cela restait un client. Elle osa donc se placer de côté sur son banc, dérangeant à regret un jeune garçon qui semblait partager le même âge que son maître. De plus, les oreilles qui se dressaient noblement sur sa tête faisait de lui un allié, jugement un peu hâtif peut-être, mais ainsi raisonnait Eliza.

''Pardonnez-moi de vous déranger alors que vous vous reposer et savourez votre breuvage, mais je crois ne pouvoir demander qu'à vous cette question, même si elle peut sembler un peu idiote. Que recommendez-vous comme thé qui ne soit ni trop cher, ni aux agrumes ?''


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