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 Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥

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MessageSujet: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Mar 23 Oct - 19:23

Je me retrouve avec un petit objet froid, posé dans ma main.
Une clé, que peut-elle bien ouvrir?
Sérieuse prise de bec avec mon père cette fois. Alors il paraît que je suis insolent, irresponsable, puéril, immature (et euh... ça veux pas dire un peu la même chose tout ça non?) bref j'exaspère au plus haut point ce cher monsieur Mon Père. Pour une fois que je rentre au «domaine familial»... bon ok c'est pour prendre du blé... j'en ai besoin pour... des petits plaisirs. Et voila, le cher patriarche des Val'loa qui me tombe dessus, j'ai pas qu'ça à faire moi! On finit pas hausser le ton, gesticuler, j'apprends que mon frère jumeau s'est barré, que grand bien lui fasse, moi je m'en tape, mais alors royal! Pourquoi le vieux me dit ça? Qu'est ce qu'il veux que ça me fasse que Méric se soit taillé? Ça va me faire chialer? Ça me fait plutôt rire en faire, maintenant ils sont tous bien dans la merde avec sa disparition.

Mais non avant de se barrer et de me laisser en plan le vieux me donne un objet métallique et doré que je ne vois pas très bien quand je le prend.

Ça y est? Vous remettez? On en est au début de l'histoire...
celle d'une rencontre la plus improbable possible.
J'ouvre mes doigts et regarde l'objet, c'est une petite clé dorée, décorée de volutes. Une clé bien faite qui doit ouvrir une serrure, forcément. Ça doit contenir quelque chose de bien précieux pour une si joli clé... Mon père s'est barré avant même que je puisse lui demander du liquide, du coup je vais aller devoir fouiller dans la chambre de Méric, puisqu'il n'est plus là, ses billets ne lui manqueront pas. Je me dirige à grands pas vers sa chambre tout en pensant à ça. J'arrive enfin devant le porte de sa chambre et l'ouvre à la volée, je suis pressé.

Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant une «volière» taille humaine dans la chambre de Méric. J'en restait planté là, la bouche ouverte comme une carpe et les yeux abrutis par ce spectacle. Non mais c'est quoi encore cette idée? Je sais qu'il a eu des Hybrides, mais de là à jouer aux Barbies avec, faudrait pas abuser Mec! Mes yeux scrutent cette étrange structure incluse dans la chambre, un lit, un coin de toilette, un autre pour le bain, quelques affaires éparpillées, même une sorte de perchoir. C'en est glauque! Ça me fout des frissons dans les bras, je me remue et détache les yeux de cet endroit sinistre et sordide. Je me détourne pour me diriger vers la commode de la chambre lorsque mes yeux aperçoivent que cette cage dorée est faite des mêmes volutes que la mystérieuse clé.

Une étrange appréhension me prend, et là je réalise ce que veux mon père, me confronter à la folie et au monde de mon frère. Mais surtout, ce que je me demande, c'est... qu'est ce que contient cette cage? Curieux tout de même, en penchant la tête, je m'approche de la cage pour mieux la regarder, j'y découvre des effets personnels, un calepin de dessin et des crayons, des bouquins et des cahiers, sur le lit sont disposés de duveteux et moelleux coussins. La décoration est riche et luxueuse, mais surtout c'est un petit monde qui est modelé au nom de ma famille... mon exubérante et désespérante famille. Je lève les yeux pour suivre le magnifique travail de volutes fait sur les barreaux de la prison dorée et j'aperçois une fenêtre en haut. Je me recule pour mieux voir, car une sorte d'amas de tissus blanc se trouve posé là, sur son grand rebord.

A mon second pas en arrière, je trébuche sur un vêtement au sol et tombe lamentablement sur le cul, et par là je veux dire dans tous les sens du terme. Parce qu'au lourd bruit de ma chute,

l'amas de tissus blanc se mit à gigoter....


Dernière édition par Emrys D.Val'loa le Jeu 25 Oct - 1:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Mar 23 Oct - 20:29

« Que le jour éclaire ma cage. Je ne veux plus de cette vie-là. Je veux du grand frisson, je veux du cinéma. Je veux m'évader. Méric n'est plus là. Je ne suis plus rien. Un objet cassé qu'on voudrait réparé, une poupée brisée qu'on aurait recollé. Je n'ai que mes yeux pour pleurer. J'ai perdu mes ailes pour m'envoler »

« Lorsque j'ai ouvert les yeux, j'ai vu cette cage, j'ai vu cette lumière aveuglante, ce n'était pas l'ultime rédemption. Car dans la lumière dansante, il y avait les barreaux. J'ai fermé les yeux sur ce monde honteux, repensant à la souffrance passée. Mon épaule était douloureuse, mon cœur en morceaux. Le bandage qu'on m'accorda venait de me sauver la vie. Mais quelle vie ? Quelle liberté ? Je n'avais plus de place, je n'avais plus d'espace. Le règne de la cage avait toucher à sa fin. Pourquoi m'avoir soigner ? Pourquoi avoir partiellement réparer cette cage ? Étais-je réellement libre ? Je n'osais pas m'aventurer hors de cette cage. Après tout je n'avais toujours connu que cela. Qui me dit que j'en avais le droit ou l'envie ? J'étais perdue et troublée. J'avais mal. La morsure de Méric brûlant à la moindre de mes pensées. C'était la mort encéphalique pour le petit cordeau meurtrie. J'avais loupé un épisode, c'était encore frais et intense. Il y avait que des pourquoi sans réponse. »

« Quelques jours passèrent doucement depuis l'attaque, mon bandage n'était qu'un vague souvenir. Les servantes passant tout les jours pour lui apporter nourriture et calmant. J'étais toujours captive, sans maître, sans but. Je ne trouvais plus l'envie de dessiner, de chanter, de danser. Parfois, je me surprenais à regarder l'ouverture laissée par la vitre explosée, puis je me ravissais aussi vite. Une fois sortie, pourrais-je y revenir ? Que m'arriverait-il ? Aurais-je seulement un endroit où aller ? Je ne savais pas, alors autant rester enfermée »

« La porte s'ouvrit dans un claquement violent. C'était lui ? Il était de retour ? La vitre n'avait pas été remise ? Revenait-il pour finir ce qu'il avait commencer à bout de dents ? Je sentis mon cœur se serrer. Perchée sur le rebord de la fenêtre, je n'ai fait qu'observer. C'était lui sans être lui. Je m'explique. Il n'avait pas ce coté sérieux. D'ailleurs il avait les cheveux bien plus long, trop long pour que ce soit une pousse naturelle entre l'attaque et cet instant T. Ce n'était donc pas Méric, mais une copie de Méric. Un jumeau peut-être ».

« Trônant fièrement sur cette idée de similitude fraternelle, j'ai continué mon observation. Il avait des trous de partout, du métal en ornement, une vraie guirlande de noël si vous voulez mon avis. Je savais qu'il ne m'avait pas vu. Cet étrange bonhomme regarda ma cage et je pus alors voir sur son visage qu'il n'était pas super adepte de ce genre de pratiques. Un bon point pour lui. Il avait vraiment l'air d'un Bad'boy des bas-fonds. L’extrême opposé de Méric. Étrange. Il semblait vraiment intrigué par toute la mise en scène. Supposons que ce soit le jumeau, alors l'auteur de ce drôle de théâtre n'est autre que... Roulement de tambours... Ton père moustachu. Il s'intéressa alors plus en détails à la cage dorée. C'est qu'il est curieux le bougre. Fidèle à la logique, il recula pour remonter les yeux lentement sur les barreaux, et se cassa la figure sur l'un des débris restant de l'autre coté de ma prison. C'est qu'il me fit peur en plus ».


Lorsque l'étrange arrivant se fracassa sur le sol, la petite demoiselle sursauta. Surprise elle serra un peu l'amas de couettes qu'elle avait formé comme un nid sur la fenêtre. Ses yeux perçant et turquoise restant profondément ancrer dans ceux du jeune homme. Comme un prédateur sur sa proie. Qui pourrait-dire si elle n'allait pas lui fondre dessus comme un rapace ? C'était du moins ce que démontrait son regard si noir. Délicatement, elle poussa l'ensemble des tentures qui en tombant ainsi relièrent le sol et le perchoir céleste. D'une mouvement rapide et contrôler la petite craintive qui voulait jouer les féroces se laissa glisser dans l'échelle immaculée formée par l'ensemble des tissus. Jusqu'au sol. Visiblement pas très rassurée, elle s'avança timidement vers lui, se cachant finalement derrière le grand rideaux de son lit à baldaquin.

Trop proche !Elle se pencha un peu avant et croisa à nouveau son regard. Surprise de ce simple fait, elle poussa un petit couinement, comme celui d'une souris. Ce petit cri résonna avant qu'elle ne prenne ses jambes à son cou dans sa nuisette faites de dentelles et de froufrous. Vous voyez le genre adorable petit tenue de poupée avec des bas blancs, un nœud dans les cheveux. Visiblement bien mieux cachée derrière le paravent qui faisait la séparation entre la salle d'eau et le reste,elle lui lança une petite peluche en forme de boule blanc dessus, attendant sans doute de voir sa réaction.
« Méfiance est mère de sureté ? Ne dit-on pas Patience? »
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Mar 23 Oct - 21:06

Et la petite créature bougea...
Eh bien, la situation est étrange mais finalement ça ne change pas trop du contexte habituel de ma famille. Une toute petite Hybride était cachée, je dirai même enroulée dans une grosse (bien trop grosse pour elle) couverture blanche. Je ne l'avais pas remarqué car franchement blanc sur blanc, on vois pas grand chose, c'est qu'en plus elle est trop mignonne avec ses petits air apeurés. Son petit habit blanc mélangeant froue-froues et rubans la rendait presque évanescente quand elle quitta son balcon pour se laisser glisser au sol. Une fois sur la plancher des vaches j'ai vu qu'elle ne pesait pas bien lourd, petite frimousse fragile et apeurée qui en se rendant compte qu'elle s'était rapprochée de moi trouva une bien maigre cachette... euh, des rideaux c'est pas bien épais, c'est pas vraiment le côté mur pare-balles qu'on recherche dans une planque.

J'étais toujours le cul assis par terre, les bras tendus derrière moi pour me relever assez pour me permettant de suivre des yeux la petite chose gigotante. Je suis vraiment intrigué par sa réaction, une petite hybride c'est pas censé être « apprivoisée et docile »? En tout cas c'est ce qui est marqué sur toutes les devantures d'animaleries à la con dans les quartier plus ou moins chicos de la ville. Pourquoi elle se planque comme ça? Je la regarde et penche la tête pour pouvoir voir le petit minois qui dépasse à peine du rideau et qui me scrute comme un monstre tout droit sorti de sous son lit. Tiens... idée marrante à faire ça! Ah bah ça y est, elle a vu que je la regardais et maintenant elle ressemble à un jouet en caoutchouc pour chien, vous savez ceux qui fond couic-couic quand on appuis dessus. Elle se barre même au fond de sa cage, elle a peut être réalisé qu'un rideau c'est pas terrible terrible comme protection, bon ok... un paravent c'est pas mieux en fait. Elle a des choix un peu stupides, quitter une cachette en courant pour aller dans une autre un peu plus loin et pas tellement plus efficace.

Et la petite créature frappa...

- AH mais AIEUH!

Elle a craqué! Elle me balance un... une peluche en pleine tronche?? Mais c'est quoi ce cirque? J'en reste con, elle compte m'assommer avec ça pour ensuite me disséquer, parce que bon, avec ses regards en coin comme ça on dirait presque que je suis la première personne qu'elle vois. Bah tant pis pour elle hein, je vais pas lui faire le plaisir d'être un phénomène de foire, j'ai d'autres chats à fouetter moi. Je me relève tant bien que mal et enlève la poussière de mon jean, pas qu'il y en ai dans cette «si riche maison»... M'enfin réflexe quoi! Je lui tourne le dos pour aller fouiller la pièce pour du blé. Je prend les pantalons qui traînent et fouille les poches: RIEN, je cherche dans la commode: RIEN, la table de nuit: RIEN, dans le lit: RIEN, dans les vide-poches: RIEN... La recherche dura un bon moment jusqu'à ce que je craque, je me tourne vers la cage d'or. Je retournais au milieu de la pièce, face à elle, je frotte mon visage de mes grandes mains fatiguer de chercher quelque chose qui je pense n'existe pas. Je suis complètement résigné alors je tente le tout pour le tout. Pas l'choix...

Doucement je relève la tête vers le minimoy tout blanc pour le fixer de mes yeux verts, et sans bouger je lui demande:

- Eh! T'saurais pas où Méric à planqué son fric par hasard?
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Mar 23 Oct - 21:08

« Cible verrouillée. Missile. Feu ! C'est qu'il ressemblait à Méric alors. Puis c'est à cause de ses grands yeux émeraudes, il devrait pas regarder les gens comme ça. Puis il était immense aussi. Et de toute manière, je le connaissais pas alors j’avais le droit de me faire un peu de soucis. J'avoue que l'idée de balancer une petite peluche sur lui pour voir s'il était toujours vivant ou s'il allait réagir était puéril. J'ai jamais dit que je faisais que des choses réfléchies. Je pouvais surtout voir sa réaction face à mon geste comme ça. C'était un bon coup ».

« Touché. Coulé ! J'avais gagné. Il avait la voix assez sombre, plus grave que celle de son frère. Oui je reste persuadé que ça doit être son frère, il fait trop miteux pour être du Méric. En plus c'est une petite pleurnicheuse. Genre une peluche dans la face ça fait mal, ok j'avais assez bien visé quand même – c'était pas volontaire certes – Mais tout de même. Surprise, j'ai serré un peu le paravent. Allait-il la prendre pour la renvoyer vers moi ? Se lever pour me la donner en main propre ? S'approcher pour m'étrangler ? S'en foutre comme d'une tache de plus sur son jeans sale ? Je ne savais pas. Alors autant prévoir. »

« Il s'est relevé doucement époussetant son pantalon. Comme si le sol d'une maison de riche était sale. C'était une habitude. Une habitude de pouilleux, je vous dis ce mec c'est le pote parfait d’amphétamine et Smirnoff. Je me reculais un peu sans le perdre des yeux un instant. Sait-on jamais. Il se mit alors à la recherche d'une chose que je ne connaissais pas. Je le vis retourner en long, en large en travers, le moindre recoin logique de la maison. Méric n'était pas un mec logique, il ne trouvera jamais en continuant ses recherches ainsi. Ça me fit sourire. Je me demandais bien ce qu'il cherchait avec tant d'entrain pour un paresseux. Oui il a des cernes qui lui glissent jusqu'aux joues. Méric n'avait pas vraiment de choses de valeur dans sa chambre. Alors à quoi il jouait le Sherlock' des bac-à-sable? »

« Eh! T'saurais pas où Méric à planqué son fric par hasard? » La petite demoiselle sursauta devant l'affirmation du grand monsieur C'est qu'elle ne s'y attendait pas du tout. Toujours aussi peu courageuse, elle disparut entièrement derrière le paravent. Elle n'osait pas regarder de nouveau vers lui. Déjà qu'elle avait croiser son regard une fois. Il lui avait parler, à elle. Ça faisait dix minutes qu'il tournait et retournait dans la chambre sans lui prêter la moindre attention et là... Il lui parlait à elle. Ok, il n'avait pas l'air méchant, même avec le visage de Méric en plus troué.

« Quoi donc ? Quoi donc ? Soit il parle de lui à la troisième personne, ajoutant aussi une amnésie partielle de ses propres choix. Soit ce n'était pas Méric. J'avais vu juste, c'était une copie de Méric. Le jumeau ! Et c'est le million ! Un peu interloqué par cette splendide découverte. Sur le coup j'ai pas trop percuter sur le reste de sa demande. J'étais caché derrière le paravent à peser le pour et le contre. C'était juste de l'argent qu'il cherchait avec tant d'engouement. Pathétique. C'est qu'il va dépouiller la chambre de son propre frère porter disparu. C'est pas forcément super moral ça, non ? »


La petite demoiselle laissa filer quelques minutes avant de montrer à nouveau le bout de son nez. Pas de panique, il est loin. Elle fronça un peu les sourcils en le regardant avant de se mettre à courir jusqu'à l'entrée de la cage. Certaine qu'il serait de toute manière bien trop feignant pour lui courir après si elle s'échappait. Restant à une distance sécuritaire, sans le quitter du regard, histoire de surveiller le moindre de ses gestes. Elle releva sa jupe, se souciant peu qu'on puisse en découvrir sa dentelle la plus intime, il y avait bien plus important. Accroupie sur le rebord de métallique entièrement dépourvu d'éclats de verres, elle tendit le pied vers le sol sans oser le toucher, oubliant presque l'existence du jumeau maléfique quelques minutes. Délicatement elle déposa son petit pied sur le sol avant de se retourner vers lui à la hâte pour vérifier qu'il n'avait pas bouger. Petite femme, petits pieds. Il n'avait pas bouger.

Toujours aussi peu rassurée, elle longea la cage avant de partir en courant vers la penderie de Méric. Elle détacha le nœud qui tenait qu'une de ses mèches pour pouvoir s'attacher tout ses cheveux, puis elle se pencha en avant pour fouiner dans le fond du placard. Quelques instant après, elle se redressa avec une petite valisette. Sur cette valisette, il y avait un cadenas à code. Toute fière d'elle, elle regarda alors le jeune homme pour le narguer d'un de ses plus beaux sourires victorieux. D'un pas hésitant elle avança avec ce trésor affreusement lourd et le posa à 2mètres du chercheur. Elle, elle l'avait trouvé. Elle se pencha en avant, dévoilant ce qui ne devrait pas forcément être vu. Remettant l'une de ses mèches tombantes en place, elle tourna lentement les crans du cadenas pour essayer de le déverrouiller. C'était difficile. Elle recommença une fois, deux fois, et la troisième, un petit clic concluant retentit. Elle poussa un peu la boite vers lui avant de repartir se cacher derrière la porte de la penderie. Sans le quitter des yeux à nouveau, elle pointa la boîte de sa main hésitante, pour qu'il s'en approche. Car la boite était pleine de billets...
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Mar 23 Oct - 22:30

Ah bah elle réagi finalement...

Quand je lui ai parlé elle est restée planquée derrière son machin, soit je lui ai filé les j'tons soit elle joue à cache cache. Toute façon si c'est l'un ou l'autre elle est pas très douée la gamine... Et pis ça y est là elle se met à bouger, franchement je sais pas ce qu'elle fout, elle a un peu l'air dans son monde. Elle traverse sa petite cage pour se mettre sur le rebord ouvert qui donne accès à la chambre, elle prend bien son temps pour descendre hein, toute petite elle a l'air de galèrer un peu quand même. Et moi je suis là, bras ballants, tête penchée, bouche à moitié ouverte dans un remake à petit budget d'un mauvais film de zombis débiles, je crois qu'il manque plus que le petit filet de bave et le tableau est parfait. En même temps les tremblements qui agitent ma carcasse font bon effet dans la scène non?

Ah! Elle m'a pas oublié en fait, elle me regarde bizarrement avant de partir super vite en longeant sa cage comme si en s'éloignant d'elle... ET POUF disparition! Mais c'est qu'elle m'intrigue la p'tiote, du coup quand elle me tourne le dos je m'avance d'un ou deux pas mais pas trop histoire qu'elle ne meurt pas d'une crise cardiaque en se retournant. Elle se tient devant la penderie de Méric, c'est vrai que j'ai pas pensé à fouiller là dedans, mais qui planquerai son fric dans un endroit pareil? Ouais bon ok... mon frère on va me répondre! Elle se «prépare» même à fouiller, petit ruban, petites méches, elle se les attache, elle se penche. Et là franchement, toute petite qu'elle est, je peux pas me retenir de la reluquer des pieds à la tête, belles formes et position un tantinet innocente, je pense pas qu'elle se rende compte de ce qu'elle (me) fait.

Elle reviens avec un suit case, le style chicos et classe de Méric, elle a du croire que des papiers de réunion ou d'investissement m'intéressaient, la pauvre elle a pas compris que moi je veux du cash, de quoi payer tout de suite et maintenant, et de pouvoir me fournir le plus tôt possible, faire des papier c'est trop long pour moi et de toute façon j'aurai pas la patience. C'est qu'en plus elle est fière de sa découverte, elle me souri de toutes ses petites dents bien alignées, même son haleine est bien élevée. Elle s'avance vers moi mais s'arrête à distance respectueuse des fois que je veuille l'égorger pour une valise hein... Et là, là, LA... oh putain... mais elle se rend pas compte ou alors elle joue à un jeu malsain... Sa façon de se pencher face à moi et son petit décolleté de se dévoiler, Ok ok OK je suis un peu en manque alors forcément je sais plus ce que je pense, je suis... ouais... à fleur de peau... un peu... beaucoup... Mais non!! On fait pas des choses comme ça hein!

Clic!


Je crois qu'elle a réussi à l'ouvrir, un petit bruit et elle pousse le tout vers moi et elle commence à courir pour encore se cacher derrière la porte de la penderie, pas mieux que le paravent m'enfin... Je la suivais des yeux et la dévisageais parce qu'apparemment elle me pointa du doigt la valise à mes pieds pour que je regarde plutôt ça qu'elle. J'hallucine! La valise est remplie complètement de billets, remplie à ras bord! Vous imaginez le nombre de doses que je vais pouvoir me payer avec ça, sans compter l'alcool et les putes. En voyant tout ce pactole je tremble un peu plus, un pas, encore un peu plus, un dernier pas pour rejoindre le trésor, là c'est la rupture. Comme lorsque je suis devant ma seringue et que je suis en manque, là j'ai l'impression qu'à la place de chaque billet se trouve une dose, je vais pouvoir enfin me calmer, mais mon corps n'a pas l'air de vouloir suivre. Mes mains sont prises de convulsions, je sers les poings, mes bras tremblent d'effort pour se maîtriser et mon souffle est irrégulier. Je galère, c'est pas maintenant qu'y faut lâcher mec! J'ai presque atteint mes doses et c'est maintenant que je ressent les conséquences de ma connerie, m'arrêter pour quelques temps, non mais franchement... c'est stupide. Je tend ma main droite en tenant mon bras de mon autre main comme si en serrant mon corps je pouvais faire disparaître ce manque. Je prends quelques billets, un peu plus que ce qu'il me faut mais je les fourre dans la poche de ma veste décousue.

Je me relève tant bien que mal, en fait je m'y suis repris à deux fois parce que mes jambes n'ont pas trop coopéré. Lamentable hein? Une fois debout je ne pense qu'à une chose, la rue, échange, dose, appart', seringue, paix... J'essaie de marcher vers la porte mais quelque chose me dérange... comme si j'avais oublié du lait sur le feu, impossible de me souvenir, les idées m'échappent, toujours le même objectif: rue, échange, dose, appart', seringue, paix. Au moment où je m'arrête pour y réfléchir je trouve mon oubli tellement évident que c'est stupide. Je me retourne, je vais vers la valise pour la refermer et la planquer pour la prochaine fois... La penderie c'est plus une bonne cachette maintenant, je vais la mettre... euh... ben aucune idée en fait... Seringue, seringue ,seringue... Paix... Je suis dans le brouillard. Ça me gonfle de pas pouvoir réfléchir correctement! Je crispe les poings, mes épaules se contractent, j'essaie encore mais aucune idée ne me viens, je craque encore une fois! La valise est éjectée à travers la pièce, vers le lit de Méric. Heureusement elle est bien fermée et de bonne qualité, elle rebondi au mur sans s'ouvrir et chois plus loin au pied du lit. Je me retourne pour partir, je n'ai plus rien à foutre ici de toute façon, tant pis pour la valise!

Et là je la remarque... c'est elle que j'avais oublié...


Dernière édition par Emrys D.Val'loa le Jeu 25 Oct - 1:34, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Mar 23 Oct - 23:36

« Je savais qu'une porte c'était pas un bouclier, un gilet par balle, mais c'était mieux que rien pour me cacher. Je voulais pas que ses yeux se posent plus sur moi. Je voulais pas croiser son regard, ils me dérangeaient. Ils m'attiraient un peu aussi. Je voyais bien qu'il était pas bien, il me regardait comme un débile, il lui manquait plus que la mousse blanche aux coins des lèvres et il était parfait dans le rôle du légume. Chacun de mes gestes étaient observés, analysés comme une expérience. Je ne savais pas vraiment comment prendre son comportement et je pense que de son coté, c'était exactement la même chose, non ? »

« Sur le coup, il était pas certain que ce soit des billets dans la petite caisse que je lui ai apporté, je le voyais bien dans son regard justement. Il était septique et fébrile. Drôle de mélange. Lorsque ses yeux se posèrent sur le contenu. Je sais pas vraiment ce qui s'est passé dans son cerveau mais il a ouvert les yeux en grands et ses tremblements se sont accentués. Comme la putain de Méric un soir de manque, je me rappelle qu'il l'avait laisser attachée à la cage tout la nuit. Le sachet qu'elle voulait n'était pas loin pourtant, sur le bureau du fourbe, mais évidement, bien trop loin pour la longueur des menottes. Je la voyais faire. Elle bavait, elle pleurait, elle tremblait, elle se faisait mal dans la simple optique d'avoir sa dose. C'est comme ça qu'on dit, non ? Elle finit même par se déboiter le poignet et l'épaule pour s'échapper et réussir à tirer son trait de poudre. C'était un peu le même spectacle que je voyais dans l'asperge blonde qui s'avançait frénétiquement vers les billets ».

« Il plongea ses mains dans la valisette pour en prendre l'argent qu'il voulait, il ne prit pas tout. Étrange une fois encore. Ce type est étrange. Je vous le dit moi. Il se tenait les bras pour moins trembler, son regard était complètement désaxé, il ne semblait plus vraiment avoir de repères. Il essaya de se remettre debout après s'être littéralement goinfrer de frics. Une fois, deux fois. Enfin debout, je me disais qu'il pourrait retomber à n'importe quel instant. Je dis pas que je me fais du soucis pour lui, hein. Quoique après tout, c'est dans ma nature. Je suis comme ça c'est tout. Alors je le quittais pas des yeux, histoire de suivre son avancement dans un état second. Franchement, le jumeau, il était vraiment dans le mal, il avait touché le fond, ça en devenait presque attendrissant ».

« C'est le départ. Je le voyais essayer d'avancer vers la porte. Il voulait déjà partir. Te fais pas d'illusion ma fille, il était pas venue te chercher. Faudrait voir à arrêter d'espérer pour rien. Je sentis mon pauvre cœur se serrer devant son départ. Je ne voulais pas qu'il parte inconsciente que j'étais. J'avais juste envie de le voir un peu plus, peut-être même le découvrir. Différent de son frère. Il semblait perdu dans ses réflexions les plus intense, mais en même temps il savait plus comment aligner deux pas ou deux pensées. C'est donc ça un tox' en manque ? Il s'arrêta net. Un regard vers la caisse. Un regard perdu. Je vis alors sa violence. Une violence sourde et puissante. La pauvre caisse qui n'avait dans le fond n'avait rien demander, elle se vit parcourir la chambre de long et large pour s'éclater sur le mur. Aie, il semblait vraiment aller très mal. Il allait partir, il s'arrêta, plongeant son regard brumeux dans le mieux ».


Le fracas de la case métallique avait fait sursauter la petite demoiselle derrière la porte. Elle regarda alors le géant qui s'immobilisa plus ou moins devant elle. Elle semblait inquiète. Elle tremblait, pas pour les même raison, mais elle tremblait quand même. Elle s'avança alors timidement vers lui. Ses pas étaient hésitant, incertain. Sa petite main tendue vers lui arriva enfin à hauteur de son torse. A bout de doigts, elle effleura celui-ci remonta doucement avant de longer son bras. Ses mains étaient si grande et si froide qu'elle ouvrit un peu plus les yeux en les attrapant. Surprise elle essaya de lui sourire, avant de le tirer. L'attirer avec elle.

Doucement elle traversa la chambre avec lui, à sa vitesse, l'obligeant à suivre en tirant sur son bras convulsant. Il suait beaucoup et ses yeux était vitreux. Noah avait peur pour lui. Elle finit par le pousser plus ou moins pour qu'il prenne place sur le lit. C'était plus pratique et plus confortable pour lui. Juste le temps d'attendre un peu. Ce dernier regard, inquiet elle lui effleura la joue du bout des doigts avant de se tourner vers le bureau. De nouveau penchée sans pudeur, elle fouina dans les tiroirs de Méric. Que voulez-vous le sadisme n'avait pas de limite, donc il fallait bien payer la catin avec autre choses qu'une liasse de billets pour qu'elle accepte ses jeux obscènes. Elle finit par sortir un petit sachet avec une étrange poudreuse blanche. C'était un peu comme du sucre glace. Noah se retourna alors tout aussi vite vers le drogué. A son chevet déposant le paquet dans ses mains paumes ouvertes vers les cieux, elle s'abaissant un peu prés de lui. Elle le regarda dans les yeux, les larmes naissante et déposa ses mains sur les siennes, refermant les longs doigts du camé sur son manque. Elle pencha un peu la tête, esquissant un sourire et les premières larmes coulèrent sur ses joues de poupée. Elle n'osa pas rompre le contact, comme elle n'osa pas le regarder davantage. Douce enfant...
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Mer 24 Oct - 2:03

Elle était là, devant moi...

Je l'avais zappé, j'étais dans mon délire, mon esprit déjà parti à ma prochaine dose. Il est resté là bas, au pays du songe et de la paix. Elle très loin de mes pensées, je ne sais même pas pourquoi je me suis arrêté en la voyant sursauter. Comme un film en pause je la regardais s'approcher, elle était très, trop, rapide pour moi mais aussi et étrangement très lente, vous savez comme lorsqu'on a beaucoup de fièvre, votre vision du monde se déforme et vous voyez la même scène superposée à des allures différente au point de vous en rendre encore plus malade. Moi, c'est bien plus que mon corps qui est malade. La main de la gamine m'effleure le torse, ça me fait mal, atrocement mal, l'effet d'une lame qui déchire ma chair déjà à vif. Pourtant je ne réagi pas, je ne bouge pas, je regarde simplement sa main me parcourir en me concentrant pour que ces putains de tremblements s'arrêtent. Elle m'effleure le bras comme elle m'aurait effleuré l'âme. Sa peau diaphane contraste avec mon bras empli de douleur, de cicatrices, d'hématomes causés par des piqûres faites à la va vite, des doses à la viens-comme-je-te-prend-ça-ira-mieux-après. Ce bras reflet de ma décadence, de la noirceur de mon âme si je peux dire un tant soit peu que j'en possède encore une. Ce bras couvert de trous, où les cicatrices en lignes blanches rosées et boursouflées donnent du relief, en un vieux tableau de ma vie. Ce tableau qu'elle touche, qu'elle regarde, qu'elle apprend, qu'elle comprend.

Je quitte des yeux sa main, qui attrape la mienne tellement grande que je pourrai la broyer si je le voulais, pour la regarder réellement. Son petit visage reflète bien ses pensées, ses yeux s'agrandissent à mon contact, d'effroi? Elle essaie de me sourire, un peu raté, et me tire derrière elle. J'ai du mal à suivre la cadence, la seule cadence qu'y m'aille c'est l'arrêt de toute façon, je ne sais pas où elle m'amène, je pense à me dégager, je ne peux pas, ne veux pas rester ici, j'ai de plus en plus besoin de ma dose, je ne pensais déjà pas rester si longtemps, c'était pas prévu tout ça. Et là je vois la profondeur de mon manque, de mon pitoyable manque, je suis incapable de me détacher de cette fille pour partir, je n'en n'ai plus la force et je me dis... pourvu qu'elle me soulage, pitié qu'elle me soulage.

Elle me fait traverser la chambre de Méric, je la suis comme un chien docile, un petit caniche à sa mémère ou on pourrait même dire dans cette société pourrie, comme le petit hybride à sa maman... C'est de pire en pire, mon bras tremble maintenant autant que ma main, bientôt c'est tout mon corps qui sera comme ça et je ne pourrai même plus tenir debout, je serai un tas d'ordure, là, allongé au sol, se convulsant, vulnérable... Et je m'était dit «plus jamais», comme quoi... tout à un début mais rien n'a de fin. J'ai peur, peur de m'écrouler, de ne pas pouvoir avancer un mètre de plus. Je ne réfléchissais même plus à partir, je suivais cette fille qui, censée avoir peur de moi, semblait avait peur pour moi.

Elle me poussa sur le lit, je ne pus résister et m'assis comme je pus histoire de ne pas tomber. Je ne comprenais rien et ne cherchais pas à comprendre plus que ce que je voyais, et là je ne voyais quasiment plus rien. J'étais là, assis au bord du lit, les bras tombant de chaque côté de moi, je les ramenais à mon torse et me serrais au point de me faire du mal, pour empercher la crise de venir vraiment. Mon visage était baissé, regardant plus ou moins dans le vide, mes cheveux tombant le cachant presque. J'ai froid, tellement froid, j'ai mal, horriblement mal et j'ai envie que ça se finisse, tout ça, qu'il n'y ai plus rien parce que rien ne compte. Je sens qu'elle m'effleure une nouvelle fois, de ses petits doigts chauds, elle caresse doucement mon visage, je ne vois rien ,je ressent, je subi, je meurt à petit feu et pourtant elle arrive à me faire frissonner. Je suis perdu, un brouillard m'envahis, on dit que si une situation se répète trop souvent on s'y habitue au point de ne plus rien remarquer, le manque c'est pas ça... On s'habitue jamais, on ne peux pas s'habituer, parce qu'à chaque crise on perd un morceau de sa dignité, de son humanité ,de son âme, à chaque fois c'est pire. Le tremblements de mes mains s'accentue, j'ai mal aux doigts, je doigts arrêter de me serrer convulsivement comme si je me créais un bouclier, je sais très bien que c'est faux, rien n'arrête le manque sauf le plein. J'abaisse mes mains doucement, lentement, comme pour que rien ne se brise à l'intérieur de moi. J'essaie de reprendre ma respiration, c'est douloureux, un poids pèse sur mes côtes, mon coeur est broyé, mon ventre me brûle, ma peau prend la froideur de la mort, et à chaque fois c'est comme ça, est-ce qu'un jour ça s'arrêtera? Pour de bon? J'essaie de me concentrer sur mes mains posées, paumes vers le ciel, sur mes cuisses, je tremble comme la neige dans une boule de Noël qu'on secoue, celle qui subi votre assaut, celle qui tombe tout doucement pour mourir et ensuite revivre à votre guise, je suis tel la neige qui meurt et revis et vous êtes la drogue qui me persécute.

Elle est revenue me poser quelque chose dans les mains, elle reste là, ses mains posées sur les miennes, me réchauffant de sa petite vie. J'essaie d'ouvrir les yeux, de comprendre, de ne pas voir mais de regarder... et je comprends. Elle me ramène une dose. A partir de ce déclic je crois que je ne pense plus, je sais, mon corps agi à ma place, mon esprit reste à côté en mode off. Je garde le sachet dans une main, et je cherche mon porte feuille de l'autre, je l'attrape et l'ouvre. Je dégage doucement ma main de celles de la petite pour déposer le sachet sur mes cuisses et attraper ma carte d'identitée, je balance le reste sur le lit et attrape un magazine porno qui traînait sur la table de chevet de Méric. Je prend les petites mains qui s'accrochent à ma cuisse pour les détacher et à ce moment là je regarde son visage. Je vois qu'elle a versé des larmes, pourquoi? Suis-je si lamentable que ça? Je soulève ses mains et lui lance un sourire raté histoire de dire, j'en sais rien, peut être un t'inquiète pas ça va ou un merci. J'essaie de lui faire comprendre qu'il faut qu'elle parte, qu'elle ne vois pas ça, qu'elle en a assez fait maintenant elle ne peut plus rien pour moi et je ne peux plus rien pour elle. Je la pousse doucement, c'est pas volontaire, c'est que j'ai plus la force pour maîtriser une fillette. Au Moins elle n'est plus accrochée à moi, maintenant libre à elle de se gérer, je retourne à mon enfer.

Le magazine sur les genoux, le sachet dans la main, je l'ouvre et fais couler de la poudre si blanche si pure, la délivrance. Je pose le sachet sur la table de chevet, précieux trésor, plus précieux encore que les biftons que j'ai mis dans ma veste. Avec ma carte je trace de petites lignes, doucement, bien droite, bien proportionnelles, bien faites, chemin vers le repos. J'envoie ma carte d'identitée sur le lit pas loin du porte feuille et j'attrape un second magazine pour arracher un morceau de la couverture, je le roule et le coince dans mon nez, je suis fébrile, je tremble de plaisir anticipé plus que de manque maintenant, mon corps présent ce qu'il va recevoir, ma respiration devient rauque. Et là l'enfer sur terre commence, première ligne, d'une main je tiens le rouleau, de l'autre main je me bouche la seconde narine et j'aspire la ligne, sèchement, longuement comme pour goûter à l'évanescent plaisir de la sérénité contenu dans cette poudre si infâme. Deuxième ligne, troisième ligne et tout bascule... Le rouleau tombe de ma main, le magazine tombe par terre et mes tremblement s'évaporent. Je ferme les yeux et ne sent plus rien, un grand vide, un plaisir d'être libéré de ce calvaire, je me sent tomber sur le côté, je suis allongé, à demi conscient, les yeux mi clos et la respiration toujours rauque.


Mon bras tombe du lit et effleure le sol, c'est fini...


Dernière édition par Emrys D.Val'loa le Mer 24 Oct - 4:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Mer 24 Oct - 3:24

« Posé sur le lit, les mains implorant les cieux, il attendait. Je pouvais entendre sa respiration sans rythme et sa douleur. Je me rappelle de cette catin à mes barreaux qui suppliait qu'on la libère, non pas de ses chaînes mais de ce manque. Je n'arrivais pas à comprendre. Je ne sais pas ce que l'on ressent moi. Je n'ai jamais éprouvé le manque. Elle était pathétique. Détestable. Elle l'avait choisi pour le plaisir de celui qui possédait sa dose et son cœur. Méric. Commençant toujours ses jeux par « Et sinon on faisait une chose amusante ? ». C'était le début de la fin pour la putain. Et pour sa gueule d'ange elle disait "Amen". Mais là, maintenant, ce n'était pas la même chose. Il n'y avait pas de jeux, pas d'enjeux. Il n'y avait qu'un homme immense recroquevillé sur un coin de lit qui retenait sa douleur pour garder sa dignité. Je l'ai trouvé beau. Vraiment, je l'ai trouvé beau. Une beauté malsaine et décadente, une beauté de principe, une beauté à m'en chavirer l'âme. J'avais le salut dans mes mains. Je n'ai pas hésité un instant. La poudre était dans ses mains que je réchauffais des miennes, bien trop petite ».

« Ses mains tremblaient tellement, froide comme un cadavre, couverte de perle de sueur. Avais-je fait le bon choix ? La bonne déduction ? Avais-je réussi ce pari d'être utile ? Je ne savais pas. J'avais peur. Je n'ai pu contenir cette larme. C'était un peu trop pour moi. Même pour moi. Je n'étais plus la spectatrice d'un massacre, d'une dépravation perverse et malsaine. Non désormais j'étais l'acteur de ce théâtre macabre. J'en étais même l'un des personnages principaux. La vierge et le drogué. Une opposition parfaite vous ne trouvez pas ? Que faire désormais pour l'aider davantage. J'attendais un signe, une réaction pour aller plus loin. Je voulais le voir libre. Je ne comprenais pas pourquoi. Ce n'était qu'un inconnu au visage du bourreau. Belle ironie vous ne trouvez pas ? J'étais libre d'une moitié pour en trouver son opposé à l'identique. Mais depuis son arrivée cette moitié, je n'avais pas réussi à m'en détacher. Je la regardais, j'espérais. Pourquoi ? Une question sans réponse. Une de plus. »

« Il a ouvert les yeux sur mon présent. C'était bien ce qu'il voulait, ce qui lui manquait. Pari gagné. Il retira l'une de ses mains pour chercher son portefeuille. Précipitation. Ces gestes étaient désaccordés, accélérés. Il retira ensuite l'autre main, déposant le sachet sur sa cuisse pour sortir enfin ce qu'il cherchait. La carte pour la ligne. C'était sa carte d'identité. Étrange. Comme toujours. Il se retourna ensuite pour prendre un magasine sans importance, ce qu'il fallait c'était une surface plate. Je le savais, je l'avais déjà vu. Il s'arrêta de bouger. Juste quelques seconde. Il n'y avait rien d'autre que le rythme infernal de son cœur. Il prit mes mains pour les retirer de sa jambe. Il n'y avait plus aucun contact entre nous. Doucement, tremblant, il releva la tête pour se perdre dans mes yeux inquiet. Il était livide pire qu'un mort. Il avait l'air épuisé de tout, mais il me sourit. C'était un sourire un peu raté. Lui n'était pas un raté. Il me sourit et je savais plus ce que je savais faire. Bien sûre, je compris que je ne devais plus le toucher. J'avais fait ma part du travail comme on dit. Il n'avait lui aussi plus besoin de moi. En faite, personne n'avait jamais eu besoin de moi, sauf lui, en ce jour maudit, dans un moment de crise. Encore une histoire d'ironie.. du sort cette fois ».

« Je me reculai sous le mouvement de son bras. Je me reculai pour le laisser dans son monde, cette décadence qu'il n'assume pas. Je le regardai impassible. Mon cœur se serra un peu. Je le regardais comme je l'ai toujours fait mais cette fois, il n'y pas de vitre. Il n'y a pas de cage. Je pouvais entendre son souffle, je pouvais voir son enfer. Il avait son playboy sur les genoux et sa poudre à disposition. Quelques gramme sur le papier brillant de la couverture, quelques coups de carte d'identité pour former la ligne. Faire cela avec le symbole même de son existence. Avec son nom, sa photo, son papier d'identification. Je trouvais cela profond et d'autant plus décadent. Je savais que je ne devais pas le regarder. Je ne devais pas pour préserver son honneur, sa dignité, sa fierté humaine ou je ne sais encore. Pourtant lorsque je voyais ses mains tracer le trait blanc sur la photo d'une demoiselle dénudé, lorsque j'entendais son souffle et sa souffrance. Inimaginable. Je ne pouvais, je n'arrivais pas à le quitter des yeux. Comme si dans le fond, je devais simplement voir. Voir cela d'un point de vue nouveau. Voir sa douleur pour espérer le sauver. C'est beau les idylles, non ? Pourquoi vouloir sauver l'inconnu ? Je ne savais pas. C'était comme ça, c'est tout. »

« La belle demoiselle de couverture venait de perdre une jambe et un morceau de fesse pour devenir un rouleau à poudreuse. La première ligne était presque trop parfaite. C'était la dose de rédemption, la ligne salvatrice pour son corps. La deuxième était plus calme et un peu plus longue que la première, son inspiration fut plus lente et il bascula légèrement la tête en arrière. Ses mains ne tremblaient plus aussi fort. La Troisième mit quelques minutes pour se fermer, histoire que l'effet des premières prise calme son manque. Je suppose. Il la traça lentement, comme un dessert trop gourmand. Son corps se détendait lentement, ses épaules tombèrent au rythme des rails. C'était tellement intense que j'en oubliais presque de respirer. J'étais subjugué par ce monde dont je ne connaissais finalement qu'une vision sous protection. Comme un reportage exagérer à la télévision. Ici c'était la réalité. C'était cet homme, cette drogue et ce magasine de cul. Troublant et troublée. Il prit finalement la dernière des lignes. C'était la fin ? Le rouleau de papier lui glissa des doigts et je vis son corps basculer sur le coté. Allait-il tombé ? Heureusement que je l'avais posé sur le lit. Le morceau de papier roula sur le parquet et le corps complètement vidé du géant s'étendit lentement, très lentement sur le lit parfait de son jumeau adoré. Ironie. Le magasine vint rejoindre le pauvre rouleau. Le sac de poudre était abandonné sur le coté au même titre que la carte et le portefeuille. Dormait-il ? Son bras tomba effleurant le sol froid. On aurait pu le prendre pour mort ».

Il était si grand. Ses yeux à demi-clos, sa main ballante, son souffle encore rauque. Par où devait-elle commencer ? Que devait-elle faire ? La première option qu'elle prit fut celle des rideaux. Elle recula un peu sans le quitter des yeux avant de créer une obscurité artificielle. Il avait sans doute besoin de repos, non ? Ensuite elle ferma la porte de cette chambre. Elle en tourna même le verrou. Ce n'est pas la peine qu'une autre personne le voit ainsi. Ce n'est pas la peine qu'une personne essaie elle aussi d'être utile. Véritablement troublée par ce qu'elle venait de voir, elle ne savait plus où donner de la tête. Elle retourna son regard turquoise sur le corps meurtrie du jeune homme. Ses yeux. D'un pas lent, Noah revint à sa hauteur et de ses petites mains elle caressa son visage. Comme le ferait la mère à son enfant endormi. Elle lui ferma convenablement les yeux, caressant légèrement ses cheveux. Douceur insolite. Quoi d'autre ? Ce bras laissé dans le vide, ce bras couvert de cicatrices et d'horreurs. Était-il douloureux ? Prenant de grandes précautions pour ne pas lui faire mal, elle le releva pour qu'il suive le prolongement de sa main. Son bras était froid, son visage aussi. Son corps l'était. Vidé de son énergie. Il devait avoir froid, non ? Elle tira un peu la couette sous lui. Impossible à bouger avec sa force d'oisillon. Elle retourna donc dans la penderie. C'était bien trop haut ! Elle attrapa l'un des plis pour tirer de toutes ses forces à nouveau. La pile de linge d’abattue sur elle. Elle se redressa victorieuse avec un plaide en polaire qu'elle déposa sur le corps du jeune homme.

« Solitude. Lorsque je regardais son visage apaisé par les molécules addictives qui parcouraient ses veines désormais, je me souvenais de son regard, de son sourire, de son geste de refus. Un rejet. Une honte. Je ne voulais pas voir cela à nouveau. Ni pour lui. Ni pour moi. Ce regard que je fuyais depuis son arrivée, il respirait l'émotion d'un monde que je ne connaissais pas. Aurais-je du fuir ? Peut-être. Aurais-je du juste le laisser avec sa poudre et explorer la villa. Sortie pour sortie, j'aurais pu le faire. Pourtant chaque fois que je regardais ce visage, je n'arrivais pas à bouger dans une direction opposé à lui. Alors je me suis approchée de cet enfer, quitte à me brûler les ailes ».

Délicatement le corps de la demoiselle survola celui de l'endormi. Elle attrapa dans ses petites mains le sachet de poudre qu'elle referma avant de le poser sur le bureau. Ce fut ensuite la carte, le portefeuille, le magasine et le rouleau qui l'accompagnèrent. Elle revint doucement à son visage pour le dégager des cheveux collés par la sueur et le manque. Il avait la peau douce et de longs cils, comme Méric. Sa peau était pourtant toujours aussi froide. Est-ce-qu'il avait une overdose ? Non il respirait, il ne vomissait pas. Il semblait plus serein. Seul mais calme. Alors sans hésiter davantage les petites jambes de la demoiselle enjambèrent l'immense dormeur. Elle se glissa sous la couverture pelucheuse et vint simplement se mettre en boule contre son bras, contre lui. Un contact à nouveau, juste un contact chaste. Elle serra un peu plus fort les plis de sa manche. Elle tremblait. Il n'était pas le seul à avoir froid. Que faire de plus qu'attendre désormais ? Il voulait la solitude. Elle, elle ne voulait que la liberté. Try again
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Mer 24 Oct - 5:36


J'étais calmé, détendu...

On peut dire que je flottais presque sur un nuage, impossible d'agir, je subissais le monde, comme pendant le manque et pourtant totalement différemment. Cette fois j'étais bien. J'étais conscient de tout et je me laissais porter pas le monde qui m'a créer. C'est si reposant, c'est calme, silencieux... Seulement mon souffle me rappelais la drogue en train d'agir sur mon corps, il était rauque, saccadé, haché. La petite chose s'éloigna de moi, je l'entendis plus que je la vis, ses petits pas la portèrent apparemment vers le fenêtre puisque soudainement il fit sombre dans la pièce, elle avait du tirer les rideaux, c'est débile mais ce geste me fis sourire. Il y eu une succession de bruits, je ne sais pas trop ce qu'elle faisait mais j'aurais bien voulu voir ça, elle avait l'air de se démener, une porte qui ferme, je crois, ma tête tourne, je suis complètement à l'ouest, ça aurait été tellement agréable si elle n'avait pas été là, maintenant ce petit paradis devenait humiliation. J'étais incapable de bouger, comme paralysé, c'est pourquoi je me suis allongé.

Elle reviens vers moi, j'essaie de tourner la tête vers l'origine du bruit mais c'est trop dur alors je ne bouge pas, mes yeux son mis clos, mon corps mou, mon bras pend hors du lit, je suis tout aussi lamentable qu'avant ma dose mais d'une autre manière. Je suis une ordure de ce monde. Je vis ses petites mains venir caresser mon visage, c'est si bon, je ne me souviens pas de la dernière fois que quelqu'un a eu ce geste envers moi, maintenant c'est une inconnu qui me le prodigue. J'essaie de regarder son visage mais il faut bouger alors j'abandonne. Elle me ferme les yeux, comme pour m'endormir, je me laisse faire. Elle me caresse les cheveux, moi qui ai horreur de ça, j'ai envie qu'elle recommence encore et toujours. Elle complète la dose que j'ai pris, elle parfait le petit paradis où je me trouve et dans ses gestes je retrouve un regain de vitalité alors j'emmagasine et j'en profite, stockant tout ça pour plus tard. Elle me relève le bras pour mieux m'installer, ça me touche, elle prend soin de moi en fait, c'est touchant et inattendu, pourquoi? Je sens la couverture sous moi bouger un peu, je suis tellement out que je ne bouge pas je ne cherche même pas à comprendre.

J'entends le bruit de ses petits pas s'éloigner, encore des bruits bizarres, d'autres bruits de choc, de chute, et puis une sensation de chaleur, elle viens de déposer une couverture sur moi, elle cherchais à me réchauffer, c'est donc pour ça la couverture et tous ces bruits, j'ai envie de rire mais je n'en ai pas la force. Non pas pour me moquer, mais rire de l'inattendu, plutôt de l'accumulation d'inattendus. D'où sors cette fille? Encore du mouvement et plus aucun bruit, qu'est ce qu'elle fait, ou elle est?

Et là je sens son poids monter sur le lit, m'enjamber doucement pour venir s'installer près de moi sous la couverture, elle fait entrer de l'air froid en la soulevant, je frissonne, je sens son petit corps se blottir presque contre moi, sans vraiment me toucher ni s'accrocher mais elle s'installe de façon à s'adapter à moi. Elle serrait ma manche, pauvre petite chose grelottante, c'est vrai qu'il fait froid dans cette chambre...


Elle est attendrissante à vouloir s'occuper de moi, c'est agréable et humiliant, stupide fierté, débile virilité. Ne jamais admettre qu'on a besoin des autres. Comme pour ma dose, mon corps agit seul, je me tourne vers elle, sur le côté, passe un bras sous ma tête en guise d'oreiller, toujours les yeux fermés et le visage impassible, et je vais placer la main naturellement sur la taille de la jeune fille, profitant de sa chaleur je me rapproche un peu ou plutôt je la rapproche en la tirant à moi et la garde contre mon torse, bouillotte humaine. Et comme si j'avais toujours fais ça je baisse la tête et enfoui mon visage dans ses cheveux, je ne sais pas d'où me viennent ces gestes mais il me paraissent atrocement adéquats et naturels. Je pense que pour moi c'est à ce moment là que je scellais le pacte qui nous lierai toute notre vie, la fille et moi, Mademoiselle clé...

Mon souffle devint plus régulier, alors je la serrais un peu contre moi et promenais mes doigts dans son dos, non pas en caresses exploratrices mais en cajoleries à une enfant qui a froid et peur. J'avais envie de m'excuser pour ce mal que je venais de lui faire en lui faisant subir ma folie alors que je ne la connais pas. Petite fille, petite chose fragile, petit animal sans défense face à ce grand monstre drogué, toxico et immonde que je suis. Je ne réfléchissais pas aux gestes que je faisais mais étrangement, avoir cette petite chose blotti au creux de mon corps étais une sorte de rédemption. En étant là elle me disais: «tu n'est ni un raté ni un monstre, tu ne me fais pas peur et non tu ne m'écoeure pas». Mon estomac se serre à cette pensée, mon souffle se saccade au rappel des souffrances passées et j'ouvre les yeux, bien conscient cette fois.


Je baisse mon visage pour la regarder et lève ma main pour caresser sa joue tellement douce...

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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Mer 24 Oct - 6:56

« C'était pas parce qu'il avait le corps froid, qu'il avait froid. Je n'avais pas pensé à cela. D'ailleurs, je n'avais pas pensé du tout. Lorsque mon regard s'était posé sur son visage serein, j'ai craqué. J'ai flanché. Moi aussi j'avais envie d'y gouter à ce plaisir malsain. Voir ce que c'était d'être bien. Je m'étais laissé porter par l'instant. L'envie pure. J'avais vu ses bras, j'avais vu ces draps. Ce lit que je connaissais depuis deux ans et ce visage identique. Je n'avais pour une fois pas réfléchis, j'avais juste envie. Alors j'avais enjambée son corps, alors j'avais passé la couette pour me retrouver prés de lui. Il était tellement grand comparé à moi. Je me sentais ridicule à coté. C'était un peu rassurant. J'ai épousé la place que laisser son corps de géant et j'ai fermé les yeux pour écouter sa respiration profonde. Il ne dormait pas, puisqu'il avait un léger sourire aux lèvres. On jouait à faire semblant pour un peu de chaleur. »

« Prendre soin de lui. Pourquoi avais-je fait autant pour cet inconnu ? L'excuse du jumeau d'un homme qui m'a fait tant de souffrances n'était pas forcément la plus plausible. Je crois qu'il n'y avait juste pas d'explication. Pas de réponse. Pas de solution. Juste des désirs. Lentement je sentis son corps bouger prés de moi. Un peu méfiante, je m'étais crispé et il se tourna de mon coté. Je n'osais pas ouvrir les yeux tout de suite, mais je pouvais sentir sa respiration siffler sur mon visage. Je pouvais presque sentir sa chaleur nouvelle. Il prit appuie sur son bras et déposa l'autre sur ma taille. Ce contact me surprise tellement que mon corps entier se contracta. Il avait posé la main sur moi. La main sur ma taille. Ma taille à moi. Il était prés de moi au point de pouvoir me prendre contre lui. Je ne savais pas vraiment comment réagir face à ce geste alors j'ai attendu comme devant un bon film. ».

« Cette main vagabonde ne se contenta pas d'un contact éphémère. Grand dieu non, elle en profita pour attirer lentement mon corps contre le sien. Peut-être qu'il avait froid. Il me blottie contre son torse immense, je ne pouvais plus espérer voir son visage, mais je pouvais sentir son odeur. C'était assez acre, comme celui qui n'était pas forcément propre. Quelques restes d'un parfum d'homme. La clope. Le vécu. C'était une fragrance assez unique qui me piqua un peu le nez et la curiosité. C'était dérangeant mais pas déplaisant. C'était sans doute lui sans artifice. Avec cette même douceur dont il venait de faire preuve pour me prendre -contre lui- il vint déposer son nez au creux de mon cou. Son souffle brûlant, caressant ma peau laiteuse, je sentis mes joues s’empourprer. Mais que faisait-il ? C'était la première fois que je ressentais ce genre de chose. Car vous savez parfois Méric pouvait se montrer doux avec des femmes, elles semblaient heureuses dans ses bras. Il les prenait contre lui, caressant leur cheveux sans me quitter des yeux. Il leur embrassait le front comme on le ferait à l'enfant sage, sans me quitter des yeux. Il parcourait leurs courbes avec douceur et délicatesse, sans me quitter des yeux. Il était faussement doux. Mais moi, je ne connaissais pas ce genre d'attentions alors les premiers geste du drogué me firent rougir. Un peu ».

« Suspendu dans le temps, je finis par m'aggriper à son haut comme je l'avais pour sa manche, mes yeux toujours clos. Il remonta ses grandes mains pour venir couvrir mon dos d'élégantes attentions. C'était chaud, rassurant. Tendre ? Oui cela devait être de la tendresse. Du moins, je voyais la tendresse de cette façon. Il était vraiment trop grand. Ses mains pouvait couvrir si facilement mon dos. C'était chaud et rassurant. C'était plaisant. C'était nouveau et j'aimais cela. J'aimais bien son odeur sale. J'aimais bien ses cheveux longs et gras. J'aimais bien sa barbe naissante, juste parsemée de quelques poils parce qu'il devait être imberbe comme son frère. J'aimais ses bras et la chaleur de son torse. J'étais si bien perdue dans son souffle. Je ne me posais plus de question. Il n'y avait plus de pourquoi dans mes équations. Il y avait juste le corbeau et son toxico. Il me garda contre lui ainsi, couvrant mon dos de tendresse. Mon corps de tendresse »


La petite demoiselle ne savait pas vraiment comment réagir face à ce genre de situation, c'était nouveau pour son petit cœur. Elle pouvait sentir la respiration du jeune homme guider la sienne. Il semblait tellement paisible et bien en cet instant que jamais elle n'aurait voulu le déranger. Visiblement un peu curieuse, elle finit par ouvrir les yeux pour le regarder. Il avait vraiment l'air paisible. D'un geste lent elle entremêla ses jambes à ceux de l'immense garçon pour venir chercher un peu de chaleur prés de lui. Puis elle releva la tête. Sa frimousse toujours un peu rose se retrouva dans son cou. Elle y souffla un peu pour que lui aussi il subisse ce qu'il lui avait fait, il y a quelques minutes. Reculant toujours plus sans se décoller de son étreinte elle put enfin apercevoir son visage. Il avait les yeux ouverts. Sa main remonta pour venir chercher la douceur de sa joue de poupée dodue. Surprise par ce fait, elle baissa vite les yeux revenant se cacher contre son corps encore plus fort. Comme si elle espérait s'enfoncer dans ses bras pour disparaître. Son petit cœur en émois d'avoir ainsi croiser son regard elle se reprit et recommença la même tentative pour le regarder. Cette fois bien décidée à soutenir son regard.

« Je n'osais pas relever les yeux vers lui. Ils étaient si profond que j'avais l'impression de m'y perdre. Comme il devait en avoir vu des choses ces yeux-là. Mon pauvre cœur était tellement tourmenter en cet instant. Je ne savais toujours pas quel était le bon comportement à avoir face à lui. Peut-être que le drogué avait juste besoin d'un peu de chaleur. J'ai finalement osé. C'était tout aussi lent, je détaillais la moindre composante de sa personne sans la moindre pudeur. Je voulais voir les ressemblances, les différences. Je voulais pouvoir le reconnaître lui à Méric. Je voulais le connaître lui, mieux que je connaissais Méric. Je voulais savoir ce que cela donnera un opposé de ce tyran ».

Noah plongea lentement ses yeux dans ceux du jeune homme. Elle avait gardé ses pommettes roses et son air surprise. Elle lui offrit un sourire timide et contenta son visage. Il avait vraiment les traits aussi fins que son double. Ils étaient juste plus usé par la vie c'est tout. Elle remonta alors sa main pour venir parcourir son visage à bouts de doigts. Avec une délicatesse timide, sa petite main traça la ligne de sa mâchoire, elle continua sa course jusqu'à sous le menton avant de remonter à l'arrête de son nez et elle finit sur la douceur de ses lèvres. D'un geste délicat elle les effleura, puis elle exerça une petite pression dessus comme un baiser. Elle redessina son bijou, logeant le bijoux d'argent et enfin elle les étira un peu comme pour le forcer à sourire et se mit à sourire elle aussi. Elle était timide mais joyeuse. Ce contact s'estompa avec lenteur, elle fit glisser sa main pour aller chercher celle du grand homme. Elle était rappeuse et dure. Elle déposa la sienne contre celle-ci. Ce qu'elle pouvait être ridiculement petite. Unissant leurs doigts avec douceur. C'était une bon unité. Elle la regarda avec son éternel sourire fier. Croisant à nouveau son regard la petite demoiselle porta avec tendresse le dessus de la grande main à ses lèvres pour y déposer un baiser avant de rougir. C'était sincère. Noah fit redescendre doucement cette union manuscrite jusqu'au niveau de leur corps, de leur cœur, se rapprochant au maximum de lui. C'était chaud. C'était bon, c'était unique.
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Mer 24 Oct - 21:42

Elle me surpris...
Elle s'est installée à côté de moi, quand en l'attirant je l'ai blottie sur mon torse. Elle était tendue, attentive, attentionnée. Elle s’accrochait à mon vieux t-shirt comme à ma manche, et mêla ses jambes aux miennes, pour nous rapprocher un peu plus, pour partager notre chaleur. Une chaleur qu'elle me fit partager par son regard, ses grands yeux surpris me scrutaient, et tout d'un coup mon cœur se serra à la vue de son sourire timide. Pourquoi me souriait elle? Pourquoi prenait elle soin de moi? Pourquoi tout cela? Elle m'aide et en plus de tout cela elle a l'air de bien vivre d'être dans les bras d'un toxico inconnu au bataillon qui pourrait tout aussi bien la violer que la tuer...

A ces pensées elle donna une réponse bien étrange, sa petite main vint parcourir mon visage, le caresser même m’effleurer. Elle faisait disparaître toute douleur en moi. Lorsqu'elle toucha ma mâchoire je relevais lentement le visage pour la laisser faire et dans un long soupir de plaisir je fermais les yeux, ma main dans son dos se fit plus insistante en caresses. La petite ingénue, l'inconnue m'offrait et m’apprenais mon premier moment de tendresse, mon moment de caresses. Elle passa par mon nez, doucement descendis à mes lèvres à son contact je n'osais plus bouger, même ma main s'agrippa à son dos pour rester immobile ensuite, mes paupières se serrèrent. Elle continua son jeu, en explorant mes piercings, les touchant les poussant, les tirant pour m'obliger à sourire, ça fait tellement longtemps que je n'ai plus souri sincèrement, sans y penser, mais je suivi tout de même son geste. Sa main quitta mon visage pour aller chercher la mienne que j'avais reposé sur sa hanche, elle me l'attrapa et je me laissais faire, comme endormi, inconscient d'elle. Elle enlaça ses doigts aux miens pareillement à plus tôt avec ses minuscules jambes.

J'ouvris les yeux pour la regarder cette fois, ils étaient timides, curieux aussi, tout en me regardant elle porta ma main à ses lèvres et embrassa la même main qui avais tenu la drogue. Une main de pouvoir pour un homme sans pouvoir. Elle rougissait et je me surpris à sentir aussi la chaleur parcourir mon visage. Par ses mains, ses baisers, elle lisait en moi comme dans un livre ouvert, enfin il me semblait que ça se passait comme ça. Et moi de mon côté je ne connaissais rien d'elle, pas même sa voix. Peut être était elle muette, mais je n'avais pas envie de prononcer le moindre mot, malgré ma curiosité, je ne voulais pas briser ce moment de pure innocence. J'apprendrais à la connaître par ses méthodes, je ne sais pas comment faire mais j'apprendrais.

Elle serra ma main et la porta entre nos deux cœurs, sa main touchant le mien et la mienne touchant le sien. Alors je tendit le bras qui était sous ma tête pour le passer sous celle de ma charmeuse. Sans bouger mon autre main , je la trouvais bien où elle étais. C'était mon tour de la découvrir, je ne voulais pas me tromper alors je pris mon temps. Mon bras s'enroula autour d'elle et la fit glisser à moitié sur moi, doucement comme un nourrisson que sa mère allongerais sur sa poitrine pour l'endormir. Je la blottie encore plus contre moi, elle était allongée sur le côté, les jambes collées et emmêlés aux miennes, son petit buste contre mon torse, son épaule sous la mienne, et sa tête reposant à côté de mon cou. J'étais allongé sur le dos, la tête penchée vers son visage, ma main toujours dans la sienne que je ne voulais plus lâcher. Mon autre bras l'entourait et la serrait déjà, alors je du me résigner à lâcher sa petite main pour libérer mon deuxième bras.

Ma main droite se souleva doucement, n'allons pas effrayer le petit oisillon, je portais mes longs doigts à son cou, l'effleurant pour ne pas vraiment le toucher, je remontais vers son oreille, la redessinais. Ma main se porta à sa joue que je recouvrit, en fait en la posant je couvrit tout le côté de son visage. Alors je la laissais là, et j'explorais le reste avec mon pouce, il alla doucement caresser sa pommette, puis je le plaçais sous son œil en un geste consolateur que je n'ai pas eu tout à l'heure quand je l'ai vu pleurer, j’essuie la larme depuis longtemps disparue. Ma main bouge à nouveau, et je glisse les cheveux légèrement emmêlés derrière son oreille. J'attrape sa nuque de ma grande main, sans la serrer, je me tourne de nouveau sur le côté, remonte mes jambes pour me retrouver en position fœtale, elle au milieu du cocon que formais mon corps. Et je la serrai doucement, gardant son petit minois face à mon visage, continuant à la dévisager, ce qui était très dur puisque nous étions très proches. Alors j'eus un geste assez stupide je crois, je m'approchais encore, jusqu'à ce que nos souffles se mélangent, jusqu'à ce que nos cils se frôlent, et se frottait son petit nez avec le mien, tellement lentement que je pouvais voir à chaque moment ses expressions...

…. mais je préférais fermer les yeux.
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Mer 24 Oct - 23:03

« La parole n'avait pas sa place. C'était juste bien. Je voyais cet homme que je ne connaissais pas. J'embrassais cette main qui ne m'appartenait pas. J'étais blottie dans les bras puissants de l'inconnu. Une nouvelle rencontre a la saveur de déjà vie. C'était étrange. Je l'avais déjà dit, depuis son arrivée. Étrange était son nom. Je n'arrivais vraiment pas à le quitter des yeux. Ces yeux profonds et intenses. Ces yeux si sombre alors qu'ils arborent une couleur une couleur si clair. J'étais submergé par leur présence. Prisonnière de ses bras, j'étais comme dans un rêve. C'était donc bien cela lorsqu'on est couvert de douceur, de tendresse, d'attentions? J'aimais cela. C'était nouveau et profond. C'était sans attache. Suspendu dans le temps, juste à nous deux. »

« Je pouvais sentir sa mains couvrirent mon corps de chaleur. J'avais pris le temps de découvrir son visage comme le ferait une aveugle. Il avait les lèvres douce et dodue pour un homme. Pour un drogué. Je me suis surprise à aimer ce contact, j'ai aimé comparé nos mains. J'ai aimé voir son visage se tendre dans un soupire lorsque j'ai frôler ses lèvres. J'ai aimé sentir les battements paisible de son cœur rythmés les miens. Ne dit-on pas que les notes s'accordent lorsqu'on s'unit. Pour moi c'était une sorte d'union. Nos jambes qui se chevauchent. Nos souffles qui se confondent. Nos yeux qui se perdent. Nos corps qui se réchauffent. Nos sourire qui s'élargissent. Oui c'était l'union insolite d'un commencement. Il finit par changer de position, peut-être avait-il des fourmis dans le bras? Il se mit sur le dos lentement m'entrainant dans son mouvement. Avec maladresse il passa son bras sous ma tête puis il m'installa contre son torse. Je pouvais sentir sa respiration soulever son corps contre le mien. Il était si chaud. Si grand. J'aimais cette sensation. Je me suis blottie contre lui sans demander mon reste. Pourquoi se priver? Il n'y avait rien d'interdit. J'avais pris le pari de lui faire confiance pour un regard vitreux. D'un bras il me gardait presque jalousement contre, possédant complètement le creux de ma taille et mes reins. De l'autre il serrait mes doigts dans les siens, avant d'en libérer cette main. Il la releva doucement sous mon regard surpris. Qu'allait-il faire lui? »

« Cette grande main pleine de doigts s'approcha de mon cou. Ma peau frémit. Que faisait-il? Ce n'était pas une caresse sincère et prenante comme celle qu'il faisait dans mon dos, c'était plus doux qu'un effleurement. Comme un jeux contre me sens qui m'arracha le même soupire que le sien. Il y a de cela quelques minutes. Égalité. Mais ses longs doigts continuèrent inlassablement leurs courses et vinrent rejoindre mon oreille. C'était impensable comme idée. Cette sensation. Une boule dans le ventre. Des fourmis dans les doigts. Des papillons dans le ventre. Je ne sais pas comment décrire. Mon cœur s'accéléra, mes joues devinrent rose et un petit soupire presque gémi s'échappa. Honteuse j'ai fermé les yeux, Est-ce cela qu'on appelle plaisir charnel? Désir? Sur mon oreille? Sa main vint ensuite couvrir la joue. Je réalisai en cet instant combien nous étions opposé. Sa main s'immobilisa ici et vint caresser ma peau de poupée. C'était intimidant alors parfois, je n'osais plus vraiment le regarder savourant ces caresses en frissonnant. Une fois encore je ne savais pas vraiment comment réagir. Devais-je répondre? Devais-je de nouveau caresser son visage? Juste subir? J'étais complètement perdue et j'aimais cela pour la première fois. »

« Il essuya une larme qui n'existait plus et cela me fit sourire. Un sourire tendre et timide. Un sourire à pommettes roses. Il finit par se lasser de ma joue pour venir prendre ma nuque. Surprise, j'ouvris les yeux et je vis qu'il s'avança vers moi. Vers mon visage. Mes lèvres. Je pouvais sentir la pression de sa main, la tension de ses yeux, la possession de son souffle. Que faisait-il cette fois? Il remonta ses jambes, je me mis en boule contre lui, visiblement assez petite pour tenir en boule dans l'espace restreint qu'il me laissait. Lorsque nous fumes proche au point de ne plus différencier nos battement de cœur et nos inspiration. Il vint frotter doucement son nez aquilin contre le mien. Cela me laissa sans voix un instant. Mais que faisait-il? »

La petite demoiselle resta contre ce grand camé pour profiter de sa chaleur et de la moindre des attentions. Véritablement prise dans son jeu, elle rougit lorsqu'il vint parcourir son nez du sien. Ne savant pas vraiment comment lui répondre, elle recula un peu pour le regarder dans les yeux. On pouvait voir qu'elle était perdu et troublée. Son souffle était un peu court, ses joues complètement coloré d'indécence. Elle déposa sa main sur la hanche du jeune homme et vint purement et simplement passer sa langue sur le bout de son nez. Étrange situation, non? Étrange choix aussi. Profitant de cet instant d'imprévu, elle continua en feignant la morsure sur ce même bout de nez.

« Je n'avais pas su résister. Il était si proche. C'était si romantique et si tentateur. J'aurais pu continuer ce moment de tendresse digne d'un enfant et sa peluche. J'aurais pu continuer à faire semblant. Mais lorsque je vis ce nez s'approcher ainsi de moi. Lorsque je sentis son souffle si proche qu'on aurait pu espérer un baiser. Je n'ai pas su réagir. J'avais le sourire aux lèvres alors je n'ai pas hésité. J'avais envie de le surprendre comme il venait de le faire avec moi. Cela n'avait rien de mal. Jamais je ne lui aurais fait de mal. C'était une autre sorte de tendresse. Timide, maladroite comme moi. Une tendresse joueuse et malicieuse. Celle d'une enfant qu'on ne voit pas comme femme. »

Cela ne suffisait visiblement pas à satisfaire la petite demoiselle en cet instant. Elle voulait continuer son petit jeu. D'une main plus décidée elle prit appuie sur son torse pour venir se hisser sur lui, sur son corps entier. Elle était ainsi installée de tout son long, accoudée prés de ses épaules, plongeant son regard dans le sien sans pudeur. Son corps entier était désormais sur celui du géant. Elle pencha un peu la tête et vint déposer son doigt sur le nez qu'elle avait mordu. Elle sourit et fit glisser ce même doigt sur le visage du piégé. Noah lui dessina la joue, les bijoux sous son œil, les lèvres à nouveau. Il avait vraiment les lèvres douces. Elle s'en mordit timidement la sien comme pour chasser une drôle d'envie. Elle finit par arriver à ses cheveux qu'elle caressa avec douceur avant de froncer un peu les sourcils. Que ce passait-il? Elle le regard dans les yeux et pointa ensuite l'une des mèches de cheveux avant de se boucher le nez. Visiblement les cheveux du drogué était la source acre de son odeur. Elle sourit ensuite et vint embrasser le bout de son nez. Sans perdre son sourire elle attendit une réaction, joueuse qu'elle était elle aussi. Tel est pris qui croyait prendre.
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Jeu 25 Oct - 0:43

L'ingénue....

Cette petite est pas si naïve ou innocente que ça finalement, répondit à mon geste en me.... léchant le nez! Je restait perplexe devant ça, elle continua en me mordillant, c'est étrange comme cela me chatouilla... le nez, quel endroit bizarre à mordre, en même temps j'ai commencé le premier pas lui faire un bisou d'esquimau. J'ai toujours voulu essayer ça, Rowen mon meilleur ami, faisait ça avec ses copines, moi je n'ai jamais pu, je n'ai eu que des coups d'un soir, des putes ou autre dans ma vie, jamais rien de sérieux, alors quand ce petit être s'est blotti contre moi j'ai tout de suite su qu'il fallait que j’essaie. Ça avait l'air tellement drôle, câlin et bien vu de l'extérieur alors je voulais tester sur elle. Peut être de son côté avait elle vu quelqu'un se faire lécher le nez et comme moi elle voulais essayer?

Elle devenais malicieuse avec moi, joueuse même, elle se mit à grimper innocemment sur mon torse comme un chaton qui prend place, je trouver notre union simple et agréable. Alors je la regardais avec un petit sourire en coin, presque un sourire suffisant. Je la trouvais marrante cette petite chose. Elle appuya de son doigt fin sur mon nez en souriant, je louchais un peu pour voir ce qu'elle faisait, qu'est ce qu'elle mijote? Elle glisse sur mes piercing au niveau des yeux, elle joue avec; Je pense que tous ces ornements doivent l’intriguer, elle n'en a peut être jamais vu ici au manoir, les gens d'ici sont trop biens, trop classes pour porter ce genre de choses de dépravés. Pendant mes pensées elle est descendu de son doigt jusqu'à mes lèvres pour y jouer une nouvelle fois, je la vois se mordre la lèvre, elle est tentatrice sans le savoir l'ingénue. Je ne résiste pas à la tentation moi... J’effleure doucement son doigt du bout de ma langue bifide, pas beaucoup ni longtemps pour qu'elle ne se rende pas compte de la particularité de cette même langue, mais juste assez pour qu'elle sente ce contact humide et cette invitation dissimulée. Elle retira son doigt et passa à mes cheveux...

Aie aie aie pas une bonne idée, avec la soirée que je viens de passer à fumer, boire et euh... beaucoup d'autres choses pas très respectables en fait, bah j'ai pris vite fait une douche avant de venir mais me suis pas lavé les cheveux moi! Ça doit pas être terrible! Ah bah ça au moins c'est fait, comment être un tue l'amour ambulant, comme me dit tout le temps Rowen, maintenant je comprends ce qu'il voulais me dire... Elle me regarde me montre une mèche de cheveux et se bouche son nez, je me retiens de rire, c'est trognon sa façon de faire, en se bouchant le nez elle fronce le front et remue un peu sa tête, ses cheveux remuent autour d'elle, c'est sur qu'elle elle sent le bonbon à la fraise, elle! Pour conclure le tout, elle m'embrasse le bout du nez, sournoise dernière petite attaque d'une peluche vivante comme elle. Elle me regardait, fière de ce qu'elle venait de faire.

Je posais mes mains libres sur ses côtes, j'aurai pu la soulever comme ça, mais j’étais sournois et vicieux moi aussi! Soudainement en la tenant pour ne pas qu'elle glisse ou tombe, je roule sur le côté pour qu'elle se retrouve sous moi, je me redresse de façon à m'assoir sur elle mais bien-sur je ne m’assoie pas vraiment, je n'ai pas envie de l’étouffer. Et là mes mains, commencent à caresser ses côtes, son ventre, ses hanches, faisant le même trajet parallèlement et doucement pour qu'elle apprécie la séance de caresses. Et sans prévenir j'attrape les deux côtés de son ventre et je la chatouille, ne relâchant pas mon étreinte pour qu'elle ne parte pas ou ne se débatte pas trop. Enfin j'arrête ma douce torture et pose mes mains à plat de chaque côté de sa tête, je me penche doucement, en m'étirant pour la dominer de toute ma hauteur, j'arrive à hauteur d'elle, presque allongé sur elle. Je penche la tête et dépose un baiser dans son cou pour ensuite rapidement me relever, la libérer, me lever du lit et commencer à enlever ma veste, la laisser tomber par terre, puis mon sweat-shirt qui rejoins très vite la veste et en dernier, mon t-shirt. Je suis torse nue devant l'ingénue, je tourne simplement la tête vers elle, et je lui lance un clin d’œil avant de me diriger vers sa cage. Arrivé devant cette cage, je sors la petite clé dorée de la poche de mon jean. Elle rentre dans la serrure, elle tourne et, clic, ça s'ouvre. Mystère résolu... J'ouvre la porte et laisse la clé dans la serrure, je me dirige vers le fond de la cage sans regarder en arrière, je suis sure de moi. Là j'enlève l’élastique qui retenait quelques une de mes mèches et l'enfile à mon poignet. J'arrive à la salle de bain de la cage, un sourire en coin se dessine sur mon visage lorsque je m'assois sur le rebord de la baignoire.

J'attends l'arrivée de Mademoiselle clé.
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Jeu 25 Oct - 1:56

« J'avais léché son nez, je m'étais hissé dessus à sa plus grande surprise. J'aimais bien son sourire à cet instant. C'était le genre sourire en coin qui se suffit à lui même. Ça lui allait bien. Oui, bien mieux que l'expression sans vie de son arrivée ou pire, celle du manque. J'aimais son sourire et ses lèvres. En les parcourant du bout de l'index il en avait profiter pour y passer sa langue perfide sur le bout. Son contact humide me surprit au point de me faire rougir. Je m'y attendais pas moi. Il finit par recevoir mon baiser avec malice sur le nez et je vis alors dans son œil qu'il avait lui aussi commencer à se plier au jeu. J'ai souri face à cela. Attendant ma sentence comme une douce victime. »

« Sentence qui ne fit pas prier. D'un geste assez expert je trouve, il me mit sur le dos se plaçant presque assit sur ma petite personne. Déjà que j'avais pas l'air grande face à sa carrure. Là j'avais juste l'air, minuscule. Ses grandes mains se posèrent sur mes cotes. Ça surprends, ça chatouille un peu. Je rougis et détourne le regard alors qu'il découvrir mon corps à nouveau de ses grandes mains. C'était la première fois qu'on me touchait ainsi. J'en perdis la parole, profitant sans pudeur de ses caresses, laissant même échapper un regard honteux et un soupire envieux. Je n'osais pas le regarder. Mais ces gestes presque indécents se transformèrent en une torture sans nom. Je ne pouvais pas retenir mon rire. C'était injuste ce qu'il faisait. Mon souffle vint à manquer. Je riais encore et encore. Il finit par s'immobiliser au dessus de moi. Il me surplombait de toute sa taille. Ce qui n'était pas bien difficile il faut dire. Il s'approcha de mon cou et y déposa ses lèvres chaude. De nouveau cette sensation indescriptible me parcourut, comme lorsqu'il était venu faire danser son nez contre le mien. Cela m'immobilisa littéralement, alors que lui quittait le lit sans encombre ».

« Le souffle encore un peu court par tout cela, je penchai doucement ma tête pour voir, pour savoir ce qu'il faisait. D'ailleurs que faisait-il? Pourquoi.. Mais pourquoi était-il entrain de retirer ses vêtements? Mes yeux manquèrent de sortir de leurs orbites. Je les cachai avec ma main, regardant tout de même entre deux doigts. Il avait vraiment une belle silhouette, plus belle que celle de son frère. Il y avait plus de muscle, il était peut-être même un peu plus grand. Je ne savais pas vraiment. Ce que je savais c'est que sa peau n'était pas immaculée. Il y avait des tracés bleutées un peu partout sur le corps surtout au niveau des bras. Il y avait des lignes blanches, d'autres plus roses. C'était un spectacle surprenant qui m'en fit oublié la situation ou l'homme se déshabillait finalement devant moi. Non je ne faisais que le regarder faire, vraiment interloquée par ce tableau de violence chaotique. Est-ce-que c'était douloureux? Est-ce-qu'il les avait depuis longs? Était-ce volontaire? Tant de questions à nouveau. Toute mon attention était pour lui. Lui qui me lança un clin d'œil avant de partir vers ma cage ».

« Un clin d'œil? Pourquoi? C'est mauvais ce genre de geste. Moi je trouve cela moche. C'est ce que faisait les catins qui s'amusait avec Méric. C'est ce que Méric me faisait lorsqu'il avait fait une chose abjecte. De manière général, les clin d'œil c'est juste ringard. Mais lorsque je vis son sourire, je compris qu'il voulait juste me montrer de la complicité. Genre, moi aussi je peux être malicieux, tu en as subi les effets. Cela me fit un peu sourire. Je me redressais pour regarder son dos s'éloignait. Il avait vraiment les épaules larges. Les muscles saillants. Une fois devant la porte, je compris que j'avais vu juste. La clé qu'il tenait dans sa main à son arrivée. C'était la mienne. Pourquoi? Est-ce-que j'allais vraiment être confié à cet homme? Lorsque sa silhouette disparue complètement je me suis levée. Ne me laisses pas toi. »


Noah étant une bonne petite fille, tira légèrement les draps du lit après leurs passage, cela ferait du travail en moins pour les servantes. La petite demoiselle surprise s'approcha de la porte ouverte de sa propre cage pour en regarder la clé. Pas de doute, ce drogué avait vraiment cela en sa possession. D'un mouvement délicat elle retira la clé de la serrure les enfermant tout deux dans la cage. Vous me direz la fenêtre est brisée, non? Peu organisée, elle mit quelques minutes à trouvé un ruban pour passer la clé autour de son cou. Elle se dirigea ensuite vers le salle d'eau. Il était donc bien ici.

« Je me suis approchée doucement, je ne voulais pas lui faire peur, c'est juste que j'avais cette tendance. Que faisait-il ainsi posé sur le rebord de ma baignoire? Je n'osais pas vraiment le regarder. C'était son dos, ses marques. Il en avait aussi sur le torse, les épaules. Plus j'y pensais plus mes pas s'approchait de cet homme. Ce martyre. Je n'ai pas réfléchi. Tant de souffrance. Sans m'en rendre comptes,j'étais placée entre ses jambes, j'avais dépose sa tête contre mon ventre et je posais les doigts sur chacune de ses blessures, chacune d'entre elles. Avait-il vu mon regard si troublé? Mon corps se mit à trembler un peu. Pourquoi son corps était-il si meurtrie? Pourquoi cela me faisait-il si mal? Je ne pouvais pas une fois encore me détacher de cette scène macabre. Mes bras se refermèrent sur lui. Cette fois j'étais la plus grande des deux. J'avais mal si mal pour lui. Cette tendresse je voulais lui offrir à nouveau. Je vins même poser un baiser contre sa nuque, caressant son épaule avant de me pencher pour lui relever le visage. Doucement, délicatement pour plonger dans son regard une énième fois. Vraiment j'aimais ce regard. Mes mains se placèrent en coupe sur sa mâchoire avec une profonde affection. Son regard était si vide. Il avait beau avoir retrouvé la forme. Il me semblait anéanti par le monde qui était le sien. Je voyais sans doute des choses que les autres ne peuvent voir. Peut-être qu'il aurait aimé que j'arrête cela, mais je n'ai pas réfléchis. Je me suis penchée et j'ai volé ses lèvres »

C'était un baiser chaste et pure. Un simple contact de peau contre peau. Noah tremblait légèrement, ses yeux légèrement luisant, elle lui sourit. Ce sourire n'avait pas de nom, pas de but. Ce sourire c'était ce qu'elle ressentait dans l'instant. C'était chaleureux. Sans trucage. Un baiser. La petite demoiselle se surprit elle-même et devint alors aussi rouge qu'une fraise. Ne perdant pas son assurance pour autant elle continua de le regarder malgré tout dans les yeux, remettant ses cheveux en places pour voir ce visage. Tant de douceur. Tant d'attentions. Elle finit par posé les bras sur ses épaules pour venir poser son front contre le sien. Cela la fit rire. Un petit rire timide et complice. Après tout, il était coupable lui aussi désormais. Dans ce regard elle frotta son nez au sien comme il l'avait fait avant et vint chuchoter à son oreille de cette voix qu'il ne connaissait pas. Noah...
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Jeu 25 Oct - 4:04

C'est une petite furie Mademoiselle clé....

Je l'attendais patiemment et j'entendais les petits bruits qu'elle faisait avant d'arriver. Qu'est ce qu'elle pouvais bien manigancer pour faire tant de bruit? Au bout d'un moment je me dis qu'elle ne compte peut être tout simplement pas venir. Je me perds dans mes pensées, cette jeune demoiselle est alors le présent de mon père, cette clé la représente. La clé offerte, la clé de sa liberté, et pour moi une clé représentant la responsabilité d'un petit être maintenant. Je levais les yeux et je la vis s'approcher furtivement de moi tout en me détaillant de son regard azur, ses grands yeux passaient sur mes cicatrices et y revenaient. Je réalisais que ce que je venais de faire était stupide, je m'était dévoilé devant elle et pourtant ce n'était pas pareil que lorsque j'étais avec un coup d'un soir, les autres filles je savais que je ne les reverrai pas, elle je venais d'apprendre qu'elle serait à partir de maintenant toujours avec moi, alors son regard avait pris de l'importance.

Tellement d'importance que je me senti gêné, honteux et miséreux devant cette toute petite Mademoiselle clé. Elle cherchait pourtant à ne pas me regarder, est-ce -que je l’écœurais? Elle se rapprochait de moi, doucement mais surement. Jusqu'au point où elle se retrouva entre mes jambes, j'avais la tête baissée, je n'osai plus la regarder et mon dos courbais sous le poids de l'importance de son regard. Elle pris ma tête et la serra contre son ventre, elle était si chaude, si douce, ses mains brûlantes sur mon dos retraçaient l'histoire de ma triste vie. J'avais honte, honte de ce corps, honte qu'elle le vois, honte de m'être montré ainsi maintenant que je savais que je reverrai cette Mademoiselle clé. Elle tremblait légèrement, allait-elle bien? Qu'est ce qui pouvait bien lui passer par la tête à ce moment là? De la douceur je pense car elle me pris dans ses bras de la même façon qu'elle aurait consolé un enfant triste. Elle m’embrassa la nuque, c'était doux, tendre et incroyablement chaud. Elle me caresse l'épaule, elle me chatouille, elle relève mon visage et me regarde encore une fois.

Je ne sais pas si je doit détourner les yeux ou lui rendre son regard, mon esprit ne fonctionne plus, je suis perdu dans les abysses bleus de ses iris. Cette couleur si pure me rappelait combien mon âme était si sale. Soudain elle se pencha et sans s'arrêter pour une énième caresse elle me vola mes lèvres. Un baiser que je n'avais jamais connu, doux et puissant, imprévisible et mystérieux.

Elle souri après ce geste un peu fou, j'en avait encore la tête qui tournait de surprise. Et je pense qu'elle réalisa son acte car elle devint rouge comme une pivoine. Elle prenait tout de même soin de moi, continuant à me prodiguer caresses et attentions. Elle fini pas poser son front contre le miens, distance intime, scène intime. Je m'avançais imperceptiblement d'elle et j'avais envie de la prendre dans mes bras. Elle rit de son geste et m'imita dans son ébauche de bisou d'esquimau. J'en était attendrit et je levais la main pour lui caresser la joue. Elle vint près de mon oreille et pour la première fois je l’entendis parler, elle chuchotât son nom, doux nom que le sien: Noah. Je suis pourtant désolé car pour moi tu restera et sera à jamais mademoiselle clé.

Je souri à ce moment intime, elle connaissait l'importance de ce geste, le pouvoir des nom est quelque chose de puissant. Lorsqu'on connait le nom réel d'une personne on acquière du pouvoir sur celle-ci. Je poussais un peu mon visage de façon à pouvoir voir son petit minois, et comme un chat qui en reconnait un autre, je fis un bisou d'esquimau, ma joue frotta la sienne et mes mains allèrent chercher ses doigts pour de nouveau s’emmêler. Alors je penchais la visage vers elle et répétais doucement son nom comme pour ne pas l'oublier:

-Huuum Noah? Je chuchotais: Non, Mademoiselle clé.


Et je l'embrassais sur le front. Je pris sa frimousse entre mes deux mains qui paraissaient du coup géantes. Et je déposais un petit bisous sur son nez. Puis je me levais, pensant que ces paroles étaient bien assez chargées de sens que pour en rajouter d'autres. Je me tournais vers les produits pour le bain et cherchais un shampoing parmi les trois tonnes de produits et bouteilles différents. Je ne comprenais absolument rien, dire que chez moi le savon fait office de tout en un: gel douche, shampoing et après shampoing! J'essayais de lire les étiquettes, une ,deux, trois, plusieurs et je perdis patience. Je me passais la main dans les cheveux lorsque je pris une grosse bouteille et la tendait d'un air interrogateur à Noah, mon air lui disant: bon... c'est bon? Celle là c'est la bonne? En espérant qu'elle veuille enfin m'aider encore une fois,

Noah... Mon Ingénue.


Dernière édition par Emrys D.Val'loa le Jeu 25 Oct - 21:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Jeu 25 Oct - 21:26

« Un baiser. Ses lèvres qui possède les miennes. Les miennes qui surplombent les siennes. Un instant sans trucage que je n'oublierais jamais. J'avais la chaleur de son souffle et la douce surprise de ses yeux. Nos nez se frottaient avec douceur comme ils l'avaient déjà fait. Je ne voulais que le recopier. Il semblait aimer cela. Délicatement sa main se posa sur ma joue. J'eus envie de l'embrasser elle aussi mais je n'en fis rien. J'étais tout de même un peu timide finalement. Sa grande main était vraiment immense. Tellement chaude. Je lui offris mon nom dans un chuchotement. Il en fut que plus surprise. J'aimais son regard dans ce genre d'instant. Il se recula un peu à ce murmure pour que nos yeux se rencontrent comme pour la première fois. Il était vraiment le plus beau des deux et ses yeux avaient perdus l'éclat terne d'avant. J'avais réussi mon charme. Mon enchantement »

« Nos yeux se sont perdus, éperdus quelques instants puis il revint prendre mon nez contre le sien. La douceur. Il était devenu si doux. C'était étrange. Rassurant. Vraiment, avais-je enfin de la chance? Il vint ensuite frotter sa joue, son visage contre le mien. Douce étreinte que voilà. Je ne savais pas vraiment pourquoi il faisait cela mais j'avais envie d'y répondre. Moi aussi je me frottais à son visage, sans perdre ce beau regard des yeux. Délicatement il vint chercher ma main pour renouer le lien oublié qui les unissait dans le lit. Intriguée je le regardai faire. Nous étions de nouveau ensemble. Il avait penché son visage vers moi pour me chuchoter les premiers mots qui m'étaient entièrement destinée. De l'intérêt sincère. "Huuum Noah? Non, Mademoiselle clé. " C'était donc mon surnom à ses yeux? Cela me fit sourire, après tout il avait raison. Il possédait la clé de ma liberté. Et puis c'est quand même plus jolie que mademoiselle cage. Ça fait un peu SM. Sado-Maso' c'est comme ça qu'on dit? »

« Il ponctua sa phrase d'un baiser sur mon front. Comme le ferait un grand frère. Une personne bienveillante. De confiance. Et je devins l'enfant que j'avais toujours été. Comme j'avais pu le faire il vint prendre mon visage dans ses mains, vraiment trop grandes mains. Vengeance. Il déposa ses lèvres sur mon nez. Je rougis, un peu. Comme toujours. Il se leva de toute sa hauteur, ce qui me fit reculer de deux pas. Il se mit alors à retourner ma salle de bain. Les flacons, les bouteilles, les savons, tout y passa. Il ne semblait pas trouver son bonheur. C'était le retour du Sherlock des bac-à-sables. En moins doué, car lorsqu'il me tendit une trouvaille qui semble-t-il était du shampoing, c'était en faite de la lotion pour le corps. Cela me fit sourire, je ne voulais pas lui rire aux nez mais c'était plus fort que moi. Il était attendrissant vraiment. Car soyons réaliste, s'il se démenait désormais pour trouver quelques choses, c'était pour moi. Mon avis. Mon jugement et ses cheveux sales. Cela me fit détourner le regard sous la gêne et le bonheur. Encore cette histoire de papillons. C'était donc cela avoir de l'importance aux yeux d'une personne? »

Lorsqu'il lui tendit la bouteille de lait corporel à la vanille, Noah s'en saisit. Elle pencha un peu la tête sur le coté, mimant un « non » par balancement de tête. De ses mains petites mains elle ouvrit la bouteille pour déposer une touche gourmande sur la main du géant qu'elle massa avec beaucoup de précaution et d'attention. Elle y posa les deux mains, commençant son massage par le dessus de la grande main, puis elle fit glisser sur son poignet avant d'entrée dans la paume de sa main. Elle longea chacun des doigts, tournant autour remontant, descendant. Plongeant parfois son regard malicieux dans le sien, elle finit enfin sa petite mise en scène. Oui ce n'était pas le bon produit. L'oisillon déposa alors le flacon sur l'une des étagères. Il en avait mis un de ses bazars celui-là. Elle se pencha par dessus la baignoire pour prendre le bon produit. C'était une bouteille un peu plus grande que les autres, avec une forme de quille. Elle était violine et bleuté. Une fois la dite bouteille de shampoing en main, elle la déposa dans les mains du malpropre.

Elle lui sourit puis retourna doucement vers la baignoire. Elle le regarda dans les yeux avant de se pencher à nouveau prés du robinet. Histoire de faire couler et régler l'eau, elle mit sa mains sous le flux qui devint froid puis chaud. Une fois que la température semblait parfaite à ses yeux. Ni trop chaude, ni trop froide. Elle prit alors la main du géant le regardant dans les yeux. Son sourire devint un peu plus taquin. Elle prit un ton solennel et commercial:

Si Monsieur veut bien se donner la peine. Il vous suffit de vous mettre à genou devant la baignoire. Les mains bien installées sur le rebord. Vous penchez votre tête en avant et je me charge de vous rendre... euh... propre.

A ses mots, elle pointa alors la baignoire dans un petit signe de tête avant de le quitter des yeux. Puis son sourire tomba. Serrant un peu sa robe par timidité comme si elle voulait ajouter quelque chose. Elle se détourna de lui complètement. Lui faisant dos, elle se dirigea vers la penderie de cette grande salle d'eau. C'est qu'il finirait par avoir besoin d'une serviette ce grand dadet et d'une brosse pour les cheveux, d'un élastique aussi. Elle n'osait plus vraiment le regarder. Oui il devait vraiment y avoir quelques chose qui la dérangeait. Perdue dans la penderie soulevant les serviettes un peu trop haute pour elle, sur la pointe de ses pieds, la demoiselle était redevenue muette et timide. C'était haut, c'était presque inaccessible sans chaise ou escabeau. Elle n'aurait qu'à demander, non?
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Mar 30 Oct - 0:30

Je levais un sourcil d'étonnement...

...lorsqu'elle ouvrit le flacon et me prit la main, du genre: Mais qu'est ce que tu fais là? Et elle continua faisant jouer ses petits doigts sur ma peau, le dos de ma main, mon poignet, ça chatouillait et enfin la paume de ma main qui me laissa des frissons dans tous les bras et un soupir sur les lèvres. Je baisse les yeux, un peu dans le vague de ces sensations nouvelles et trouve le regard taquin de Mademoiselle clé. Puis elle fini ses massages et se lança comme moi vers la baignoire à la recherche de la fameuse bouteille de shampoing, qu'elle trouva simplement, une bouteille simple d'une couleur bizarre pour être un shampoing mais la jeune fille me la déposa dans les mains alors je lui faisait confiance, après tout elle devais bien connaître ses propres produits non?

Elle s'occupait de moi comme elle aurait pu s'occuper d'un enfant en bas âge incapable de prendre soin de lui, qui en jouant se serai roulé dans la boue. Maman patiente et aimante, maman douce et ne grondant pas inutilement, maman douillette et acidulée, maman doudou que chaque enfant à connu... sauf moi. La voir ainsi penchée à chercher les flacons, à me les donner puis à régler l'eau comme prise d'un instinct maternel à mon égard me troubla profondément. Cette fille en seulement quelques heure avait réussi à me faire regarder en face tout le vide qui n'avait jamais été comblé au fond de mon cœur, tout l'amour que je recherchais éperdument dans mes conneries, au final tout ce que je voulais c'est que quelqu'un s'occupe de moi. Et il avait fallu une fillette semblait-il encore plus brisée que moi pour me le faire remarquer. Une fillette qui me mit au pied du mur de la réalité, au pied de mon mur. Celui de ma vie, celui de mes erreur et surtout celui de mes attentes, de mes regrets et de mes déceptions. J'en frissonnais, je pensais à des choses trop sombres pour un moment si léger. Un moment taquin qu'elle voulait bien partager avec moi.

Elle me sorti de ma rêverie en me prenant la main. Chacun de ces contacts me faisaient remonter des frissons dans le dos, non de dégout mais de plaisir. J'ai déjà touché une femme, pourquoi celle-ci serait-elle spéciale?

-Si Monsieur veut bien se donner la peine. Il vous suffit de vous mettre à genou devant la baignoire. Les mains bien installées sur le rebord. Vous penchez votre tête en avant et je me charge de vous rendre... euh... propre.

Ah bah oui, dans ces conditions, «monsieur» veut bien se laisser faire! Involontairement un rire s'échappa de ma gorge à sa phrase «toute-faite», petite chose si intime à un moment et tellement professionnelle à d'autres. Il regarda la baignoire un moment ne la voyant pas s'éloigner et la chercha de nouveau du regard. Un peu surpris de ne pas la trouver à côté de lui ni même de ne pas l'avoir entendu s'éloigner, petite rat des villes, se déplaçant sans bruit, plus malin que n'importe qui pour se laisser voir et avoir. Il la chercha quelques instants des yeux pour la trouver, sur la pointes des pieds, tendue à l'extrême cherchant à attraper une serviette qu'elle ne pourrai jamais atteindre seule. Je ne sais pas ce qui me pris quand je me dirigeais d'un coup vers elle et d'un mouvement, pris ses petites hanches dans mes mains pour la soulever doucement afin qu'elle vois le monde à ma taille et surtout qu'elle attrape tout ce dont elle avait besoins. Je n'aurais pas pu prendre une serviette moi même? Nooon! Bien sur que non! C'était trop facile, trop simple, il fallait qu'il la provoque. Sombre crétin... Pensais-je en un seul instant.

Une fois qu'elle eu pris ce dont elle avait besoin je la reposais et retirais mes mains de ses hanches en hésitant à les poser sur ses épaules mais mon geste encore une fois fut plus rapide que mes pensées. Ma main droite était déjà posée sur sa petite épaules alors sentant monter le feu aux joues je me détournais laissant glisser mes doigts sur sa peau pour prolonger le contact et ne pas la lâcher trop brutalement. Je retournais lentement à ma baignoire, gentil garçon écoutant la madame qui le gronde de ne pas être propre derrière les oreilles. Gentil garçon qui s'agenouille face à la baignoire dos à la petite dame qui l'intimide tant, tête baissée, cheveux pendant d'un côté. Laissant son dos nu sous son regard. Je ne bouge pas, ne frémis pas, je me laisse voir tout entier, ça arrivera un jour ou l'autre alors autant que ce soit maintenant et moi qui le décide. J'attends la réaction de mademoiselle clé, Noah, joli prénom pour une jolie fille... Mes mains vont se poser sur le rebord tremblantes légèrement, j'essaie de faire couler l'eau pour régler la température mais je m'éclabousse, je tremble et je ne sais pas pourquoi, j'ai chaud aux joues, et froid au dos. Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça, je ne sais où est la jolie demoiselle mais je n'ose pas vraiment me retourner... Je tourne doucement le tête, et jette un tout petit regard en coin pour ne pas qu'elle me vois la regarder.


Et je la vois, si mignonne...
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Mar 30 Oct - 23:02

« Il avait vraiment les mains douces pour un drogué. Il avait des grands yeux pour un camés. Je ne connaissais toujours pas son nom, ça avait le don de m'agacer. Il m'avait agacé depuis le premier regard de toute manière. Non je mens, il ne m'agaçait pas, il me fascinait et c'est cela qui commençait à m'agacer parce qu'il ne m'avait pas encore dit son nom. Moi je veux le connaître son prénom. Qui sait peut-être que je vais devoir l'appeler un jour. Juste pour lui dire reste. Alors je me suis retournée pour chercher des serviettes et me cacher ses sornettes. C'est là qu'il vint à moi. Ses grandes mains se posèrent sur mes reins ».

« Il avait plus de force que ce que je pouvais imaginer, peut-être que j'étais plus légère que ce je pensais. Il me souleva de toute sa hauteur. C'était donc le monde qu'il voyait ça? Je me sentais si grande, pour ne pas dire puissante. Comme par automatisme, comme une poupée, j'ai attrapé les serviettes que je cherchais et j'ai retrouvé le sol. J'avais l'impression de voler. M'envoler dans ses bras. C'était troublant à m'en laisser le silence pendu aux lèvres. Il aurait peut-être pu prendre la serviette lui même. Il m'aurait enfermé contre son corps. Finalement il avait pris la bonne décision Une fois posée sur mes deux pieds, le cœur un peu troublé, il fit durer le plaisir. Ses grandes mains parcoururent lentement mes courbes. Je ne voulais pas perdre ce contact. Cette chaleur maladroite. Chaque bonne chose possède sa fin. Il était déjà retourné. Il partait pour le bain. Ses pas s'éloignèrent lentement de moi. Il revenait caresser la baignoire de sa saleté. Il attendait que je vienne le laver ».

« Je voyais son corps plié devant la baignoire, son dos marqué. Je me suis perdue dans mes pensées en contemplant l'enfant qui attends d'être lavé. Il était vraiment grand, il n'avait rien à voir avec Méric. Plus le temps passait à ses cotés, moins j'avais envie de le quitter. Non je ne voulais même pas y penser. Non je ne voulais pas qu'il parte. Reste avec moi toi dont je ne connais pas le nom. C'est cette question. Je ne connais pas ce son prénom. C'est agaçant. Encore ce refrain. Il alluma l'eau, que faisait-il cet idiot? J'avais déjà régler l'eau. Trop tard, il avait de nouveau tout dérégler. Il s'éclaboussa un peu et ça me fit sourire. Il tremblait. Je n'aimais pas le voir trembler. De nouveau le manque? Non impossible pas aussi vite. C'est qu'en regardant la putain j'avais appris. Alors pourquoi semblait-il si troublé? Il avait les joues légèrement roses. Oui je l'ai vu lorsqu'il voulut me regarder discrètement. Non la discrétion c'est pas son fort. Il attendait, alors désormais c'était à moi de jouer. Mais avant j'avais un petit truc à régler ».

La petite demoiselle regarda le grand garçon qui se tenait devant la baignoire, elle s'avança de quelques pas pour poser la serviette juste à coté de lui. Délicatement sa main glissa sur la chevelure grasse et blonde du drogué. Elle sourit et dégageant lentement son oreille, malicieusement cacher dans son dos, ses petits pieds de par et d'autre de ses jambes, elle vint souffler chaudement cette question qui lui brûlait les lèvres et l'esprit depuis qu'elle lui avait dit son nom. Noah, c'est qu'elle a de la suite dans les idées parfois vous savez.

Est-ce-que je peux connaître le nom du Monsieur? Ce n'est pas équitable ainsi... Mais avant...

A ses mots elle vint doucement passer ses bras autour de son cou pour l'enlacer quelques secondes, déposant un baiser léger au creux de son cou. Elle sourit, étouffant son petit rire amusée par ses formulations, puis elle se pencha contre lui pour attraper la pomme de douche. Contre lui, elle lui bascula la tête en avant et commença à faire couler d'eau dans ses cheveux complètement emmêler. C'est qu'il va y voir du boulot petit Noah. Bon courage! Elle mis une noisette de produit dans ses mains et vint faire mousser un peu partout, elle fit très attention à ses yeux – pas d'eau qui s'échappe ou de savon qui pique - toujours collée à lui, prenant même presque appuie contre lui. Elle rinça un première fois et recommença le même manège avec toujours autant de douceur et d'attention. Et oui, deux shampoing c'est le minimum syndicale avec des cheveux presque gris de saleté. Une fois propre et rincé, Noah essora la crinière du drogué pour y poser un peu de démêlant, puis elle se redressa pour aller chercher la brosse. A ce geste, elle lui effleura un peu la nuque, histoire qu'il ne sente pas seul trop vite. Brosse en main, elle revint s'installer prés de lui en chuchotant:

Venez je vais vous retirer tout ses nœuds, vous devriez couper vos pointes aussi, car vos cheveux sont magnifiques, ils manquent juste un peu d'entretien... Vous voulez bien me faire confiance?

Elle ponctua sa phrase par un sourire tendre et timide. La petite poupée rougit et remonta lentement sa main pour caresser la joue de son gamin. Elle longea sa mâchoire avant de revenir caresser la ligne de son nez avec douceur. Nez contre nez, c'était comme ça qu'il avait fait.
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Ven 2 Nov - 1:34

Elle s'approcha enfin de moi.

Noah déposa la serviette tout à côté et s'installa dans mon dos, drôle de sensation que de sentir cette petite chose se coller à moi et me tripoter les cheveux comme ça. J'en avais la chair de poule, c'est qu'en plus elle me faisait de l'effet ou quoi? J'ai pas vraiment l'habitude qu'on tripote autant mes cheveux ou tout simplement qu'on me tripote autant MOI. Elle me réchauffait de sa chaleur et ça me mettait à la fois mal a l'aise et j'étais à la fois très bien contre elle, c'est un sentiment vraiment trop bizarre pour moi. Pourquoi je deviens troublé maintenant alors que je viens de passer un long moment avec elle allongés dans un lit? Enfin elle me posa la question, la fameuse question que j'attendais.

-Est-ce-que je peux connaître le nom du Monsieur? Ce n'est pas équitable ainsi... Mais avant...

C'est qu'en général je ne me laisse pas approcher si facilement alors donner mon nom? Mais après tout elle m'a rendu un grand service en me trouvant la drogue de Méric alors... Je peux penser à lui révéler au moins ça de moi, elle sera tôt ou tard amenée à le connaître. Mais avant... Elle s'amuse avec mes nerfs la demoiselle, elle me sers de ses tout petits bras et m'embrasse, ma peau qui a des va et viens de chaud-froid. Elle me fait taire par son petit rire amusé, que prépare t'-elle? Elle s'appuie pour de bon sur moi pour attraper la pomme de douche, je rougis de sa naïve indécence et me demande en même temps si mon ingénue est vraiment ce qu'elle paraît être. Aux gestes experts de la demoiselle je me laisse faire et puis ça fait tellement de bien d'être pouponné une fois dans sa vie que j'en profite un max. Je m'étend, m'appuie avec mes avants bras croisés sous mon torse penché dans la baignoire et laisse pendre ma tête pour que l'eau ruisselle dans mes cheveux et pas sur mon visage. Je ne vois plus le temps passer jusqu'à ce qu'à Noah se redresse pour partir je ne sais où, je n'ai qu'à espérer qu'elle revienne parce que penché comme une autruche, tête dans la baignoire j'ai pas vraiment l'air très fin, hein? Elle me rassure quand même d'une caresse qui veux dire «j'arrive» en partant chercher LA brosse, celle avec qui j'ai cessé toute relation il y a plusieurs jours. Bien du courage Noah! Il va t'en falloir pour te dépêtrer d'une tignasse pareil, et beaucoup de patience je crois aussi.


-Venez je vais vous retirer tout ses nœuds, vous devriez couper vos pointes aussi, car vos cheveux sont magnifiques, ils manquent juste un peu d'entretien... Vous voulez bien me faire confiance?

Confiance? Oui, je crois bien que oui je veux bien te faire confiance, en même temps dans cette position j'ai pas vraiment le choix. Cette idée me fait un peu rire alors je tourne la tête pour regarder la petite rigolote, elle souri et rougi un peu. Je trouve ça adorable et je ne sais pas bien si c'est son rougissement ou mon sourire qui me perturbe le plus. Depuis quand je suis quelqu'un de doux et sympa moi? Peut être depuis qu'elle s'occupe de moi en fait, elle me caresse doucement la joue et à ce contact je ferme les yeux, je crois que jamais on ne peut s'habituer à des douceurs comme ça. Elle remonte jusqu'à l’arrête de mon nez et arrive à me faire sourire une nouvelle fois.

J'ouvre les yeux et la regarde, elle est si petite, si mignonne et si mystérieuse. Mes mots me surprennent, ils sortent de ma bouche dans que je ne contrôle rien, sans que je ne réfléchisse à rien.

-Alors comme ça tu es Noah? C'est toi qui l'a choisi ce prénom? Et... euh... pitié... arrête de me vouvoyer, c'est vraiment trop bizarre. Moi c'est Emrys Destroy Val'loa, t'as du t’apercevoir de la ressemblance avec mon frère.

A ces mots je la regarde dans les yeux et lui lance un petit sourire en coin bien signé «Emrys le tombeur de ces dames». Je me relève, rien à faire si je trempe tout en passant, et m'assoie sur le rebord de la baignoire. Tout doucement, pour ne pas la vexer je lui prend la brosse des mains pour me démêler les cheveux moi même. C'est vrai qu'elle est adorable tout ça tout ça, c'est vrai que c'est super de se faire bichonner m'enfin faut pas exagérer non plus, mes cheveux c'est sacré, j'ai encore franchement du mal à me laisser faire. Je pense que ça va j'ai été assez docile jusque là mais bon faut pas pousser la bouchon trop loin Maurice! Sans arrêter de lui sourire je penche la tête et commence à me brosser, laborieusement faut le dire, ma tignasse (oui ce stade là c'est plus une tignasse que des cheveux!). Je force un peu mais avec le produit qu'elle m'a mis, tout glisse bien et aucune perte n'est à déplorer. Mes amis, aujourd'hui la guerre brosse-cheveux a changé radicalement: brosse:8 et comme quoi tout arrive: cheveux:1!

Lentement mais surement j'arrive quand même à tout démêler et une fois n'est pas coutume, je prend plaisir à passer et repasser la brosse dans mes cheveux bien lisses et démêlés, sans rien qui fait obstacle. Je la regarde toujours, je la scrute plutôt, la détaillant de la tête au pied. En passant je vois la clé, la fameuse, celle de sa liberté, qui pend accrochée à un ruban autour de son cou. Mes yeux se bloquent sur ce minuscule objet, objet si lourd de sens et je me souviens qu'elle est vraiment hybride, qu'on est dans une cage, et que ça y est j'atterris sur terre. La chute est bien dure. Mes mouvements répétitifs avec la brosse s'arrêtent, mes yeux restent bloqués sur elle je ne sais même pas si ma respiration continue ou non et franchement je m'en tape. Parce que je réalise qu'elle a été «la chose» de Méric. Elle a du sacrément en baver, je ne la connais pas, elle ne me connais pas et pourtant elle fais comme si tout était normal. Je réalise enfin mes paroles, je lui parle de ma ressemblance avec Méric, je suis stupide. Je réalise que je la traitait depuis le début d'égal à égal et qu'en fait elle n'a peut être jamais connu ce simple traitement de toute sa vie. La pauvre petite chose à du être formatée à: Tu es inférieure à eux, les humains sont tes maîtres, lèche leur les bottes. Alors là, en réalisant tout ça je bloque, je bloque devant mon énorme gaffe. Je ne bouge plus...


Je bloque, le regard posé sur elle.
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Lun 5 Nov - 19:07

« Des grandes mains usées, des cheveux trop longs et un regard du blasé. Ce type je pouvais décidément pas passé un instant sans me perdre en contemplation inutile. Je venais de laver ses cheveux. Deux fois pour plus de sureté. Ses cheveux était doux, propre et brillant. Assise comme cela prés de lui je voulais entendre son nom, je voulais connaître celui qui pourrait porter ma clé. Son nom, j'avais envie de le chuchoter, de le fredonner. J'avais presque envie de le crier. Il commença par répéter mon nom, me demandant si j'avais eu le plaisir de le choisir. Comme si on nous laissez le choix à nous les hybrides. Cela me fit sourire. Il avait parfois les mots qui devaient filer plus vite que la pensée. Pour peu qu'il puisse encore penser. J'ai caressé sa joue, je me suis approchée. Cette fois il n'était pas question de se brûler. »

« Il m'a enfin murmurer ce que j'attendais. Son nom, Emrys, le frère jumeau de Meric, j'avais gagné. Mais à quel prix? Lorsque je l'entendis sa voix, mes yeux se sont perdus dans les siens. Je connaissais désormais son identité. Je savais comment crier. Il me demanda de ne plus dire vous. Aie une fois encore plus facile à dire qu'à faire. C'était pas une chose évidente pour moi. Mais soit, je ferais un effort pour Emrys. Il me parla ensuite de la ressemblance évidente qu'il pouvait avoir avec Méric. Une ressemblance que je n'arrivais pourtant pas à voir. Je savais que le visage était le même. Je savais que la voix était presque similaire. Mais il n'y avait rien de plus. De l'intonation à la profondeur du regard, tout était différent. Je ne savais pas comment répondre, alors j'ai attendu. J'ai attendu d'entendre la suite. »

« Mais il n'y eu aucun "to be coninued" il n'ajouta rien de plus. Il m'a souri une nouvelle fois. Un sourire que je ne connaissais pas vraiment. Un sourire un peu maladroit et frimeur. Il lui allait tellement bien. Tellement que j'en ai senti l'assauts des papillons par milliers. Tellement qu'il en était troublant. Tellement que j'en perdu le souffle. Ses grands yeux, ses lèvres fines et espiègles, ses cheveux en bataille. C'était donc lui Emrys. J'ai sourit et il prit la brosse de mes petites mains. Je comprenais, il était temps pour lui aussi de montrer qu'il savait faire. Qu'il était grand. Qu'il n'avait pas autant besoin de moi. Il n'avait même plus besoin de moi. Cette pensée me figea un peu. Oui il n'avait plus besoin de moi, lui non plus. Aprés cette douche, il partirait. Même sans la clé. Il me laisserait de nouveau avec ma solitude. Il me laisserait parce qu'il est comme ça. Ce n'est pas une critique. Il n'y a aucun reproche. Je ne suis rien de plus qu'une rencontre hasardeuse un peu chanceuse. J'avais les connaissances pour l'aider et l'esprit assez vif. Le lit, ce regard, ce nez qui caresse le mien, un enchainement de fabuleux hasards. Un enchainement qui pourrait ne pas connaître de suite. La fin était peut-être derrière ce mouvement de brosse. Il me sourirait une dernière fois en me disant au revoir. Un souvenir doux et confortable qui partira avec le temps. Je ne voulais pas cela. Depuis quand avais-je le droit à ce genre d'envies? Mes émotions si forte, je me sentais vivre. Je me sentais revivre. Ce n'était pas Méric, il était Emrys Destroy Val'loa. La première personne pour qui Noah Desire Val'loa puisse avoir un semblant d'affection ».

« La brosse mit fin à la vie des sacs de nœuds. C'est plus facile avec de l'aprés-shampoing n'est-ce-pas Emrys? Car en voyant son petit sourire satisfait on pouvait bien comprendre qu'il n'avait pas l'habitude d'en utiliser. Encore un truc attendrissant chez lui. Je pouvais voir ses yeux passer et repasser sur la moindre ligne de mon corps. Me découvrait-il à nouveau? Il avait les cheveux lisses et soyeux désormais. Les secondes s'échappèrent dans un silence presque trop pesant. Puis son regard s'arrêta sur elle. La petite clé dorée. C'était pour cela qu'il m'appelait Mademoiselle clé. Parce que j'étais la fille qui venait de la cage dont il possédait la clé. Impersonnelle et pourtant unique. Mon premier surnom affectif? Attentionné? Une marque d'attention. Oui il était comme moi. Il me portait de l'attention. J'en aurais presque pleurer. Mais je ne sais pas faire. Je peux pleurer pour une rien mais lorsqu'il s'agit de chose important je suis ce que j'ai toujours été un spectateur. Je ne réagis pas. Comme en cet instant. Il y avait tellement d'émotion dans son regard. Peu à peu il prenait conscience de son entourage. Ma présence ici, ce que je représente, ce que je suis. Il était visiblement un peu moins perspicace que moi. Je pouvais le voir dans ses yeux, cette peine, cette panique. Ne réalise pas trop vite, Emrys tu pourrais te perdre. C'était touchant. J'ai pu en retrouver mon sourire l'espace d'un instant. Quel gentil garçon. »


Noah pencha un peu la tête, si lui ne pouvait plus bouger, ce n'était pas son cas à elle. Elle lui sourit timidement et vint poser sa main sur celle qui avait arrêter de brosser la crinière blonde. D'un geste délicat elle prit l'objet mouillé pour le poser un peu plus loin. C'était le bug dans l'esprit du jeune homme. Son souffle était régulier et ses yeux figés. Elle vint simplement frotter son nez contre le sien. Comme pour lui dire de revenir. Elle se redressa ensuite pour tirer la petite chaise en osier blanc histoire de venir prendre place en face de lui. C'est toujours plus facile pour parler, non? Elle ne pouvait perdre ce sourire bienveillant et attendrie. Celui qui vous dit, ne t'en fais pas, je sais que tu as tout compris. Je vais bien Emrys. Comme elle venait de le faire pour la brosse, la petite demoiselle vint prendre les mains du géant une à une pour les poser paume vers le ciel sur ses jamabes. Si grandes. Elle déposa ensuite les siennes dedans et vint les caresser. Jouer avec ses doigts cherchant le courage d'ouvrir la bouche. Cherchant à expliquer sans blesser. Elle serra un peu l'une de ses mains et vint y déposer un baiser. Il était temps. La tête basse, les yeux rivés sur les lignes de ses grandes mains:

Emrys, je vais vous raconter une histoire. C'est une histoire qu'on ne peut pas raconter à tout le monde, ni aux enfants. Je ne sais pas si c'est une histoire triste, car moi, je ne connais pas ce genre de choses. Du moins pas comme vous tous. Mais Emrys... doit me faire une promesse … A ses mots elle releva doucement la tête doucement. Ses yeux grands ouverts, sérieux et étrangement vide. Ses lèvres impassible. Je ne veux pas qu'il puisse avoir pitié d'accord?

Délicatement elle se redressa, son souffle était court et ses yeux luisants. Allait-elle pleurée? Depuis quand était-elle si forte? Elle qui se cachait derrière les rideaux ou les porte de penderies. Elle était désormais entrain de lui écarter les cuisses pour venir y prendre place. A genoux entre ses deux cannes pétrifiés, incapable de parler. Elle l'accable, elle se l'accapare sans honte. Ses yeux se perdirent dans l'océan émeraude son public bien docile et attentive avant de se fermer. Elle entremêla ses doigts avec l'un de ses mains. A première union. Elle posa son front contre celui d'Emrys. Écoutes-moi. Lentement elle vint lui embrasser la joue droite puis la gauche. Prés des yeux comme s'il pourrait en pleurer. Lorsqu'elle fit enfin en place, blottie contre lui, formant cette bulle d'intimité elle ouvrit les yeux pour le posséder. Son regard dans le sien, elle reprit la parole, chuchotant à qui l'écoute:

Il était une fois un adorable corbeau. Ce corbeau n'avait pas les plumes aussi noirs que la nuit. Non ce petit corbeau avait des ailes immaculées. Aussi blanche que la neige. Alors ce corbeau un peu fragile était vraiment une légende, une célébrité, une rareté qu'on pourrait montrer au monde entier. Lui et ses ailes blanches. Le corbeaux grandit dans une cage aussi blanche que lui, avec des hommes en blanc, comme lui. L'oiseau qui apprit ce qu'il devait savoir du monde et de sa position face aux hommes. C'était un animal très sage et docile, il répondait parfaitement aux attentes des hommes en blancs qui l'élevait pour qu'il devienne parfait. Mais même parfait, on ne peut s'arrêter de penser tu sais. L'oiseau n'accepterait jamais d'être inférieur à autrui à cause de ses plumes, alors il n'était pas rare de le surprendre à rêver, les yeux rivés sur la fenêtre.

Elle remonta doucement sa main pour lui caresser la joue, esquissant un léger sourire rassurant. Mais vint le temps ou le corbeau blanc fut assez grand pour découvrir le monde qui l'attendait. Dans une nouvelle cage, un présentoir sur perchoir, il attendait qu'on le remarque, qu'on vienne déposer un prix sur ses ailes pour se l'accaparer. L'oiseau n'était qu'une marchandise. Si un jour la cage, par mégarde, serait restée ouverte, il aurait pris la fuite. Mais le corbeau coute bien trop cher pour qu'on ne fasse pas attention. Alors il trouva un acheteur. C'était un homme d'un certain âge avec une moustache. Il vint en parlant d'un fils violent et d'une cage dorée. Le corbeau ne comprenait pas vraiment mais cet homme aussi étrange soit-il avait pris le temps de le traiter comme une personne normal. Comme un homme. Le corbeau écouta les demandes de l'homme d'affaire à l'air sévère. Une cage dans une chambre avec l'interdiction d'approcher des barreaux. Le corbeau trouva cela étrange mais accepta les closes du contrat. Le corbeau trouva une nouvelle cage et un nom. Aussi beau soit-il l'oiseau ne perdit pas de vue l'envie de liberté, il rencontra celui qui partagerait la chambre. Un jeune homme immonde. Pas de visage mais de cœur. Il commença par chercher à l'attendre par les mots. Le corbeau n'avait que faire de cet homme, il ne l'écoutait pas, il ne le remarquait pas. L'homme en était que plus énervé. Cherchant désespérément l'attention du corbeau il essaya toutes sortes d'approches. De la plus puéril à la plus malsaine. Il lui fit découvrir un monde que le pauvre corbeau n'aurait jamais imaginer. Mais il lui fit aussi connaître un autre aspect de ses êtres si parfait, les hommes. Le corbeau subit les assauts incessants de cet homme deux années durant. Avec le temps il lui trouva même un coté presque touchant malgré sa noirceur et son immondice. Était-ce de la pitié? Ou de la peine pour cet humain brisé? Le corbeau ne savait pas. On lui avait toujours dit qu'il était bien trop naïve et candide.

Sa voix devint de plus en plus hésitante, tremblante, elle serra un peu la main qu'elle tenait. Mais le corbeau ne voulait pas perdre l'espoir. Un soir cet espoir fut trop fort, le corbeau baissa sa garde. L'homme avait touché son cœur frigide. Le corbeau c'était laissé prendre au jeu et déploya ses ailes aux yeux de l'homme. Il lui dévoila sa plus belle forme de monstre. Et l'homme sourit, il brisa la cage pour venir posséder l'oiseau qui lui avait résisté pendant ces deux années. Il vint lui briser les ailes avec les dents, déplumant lentement sa chair et son espoir. Les hurlements stridents de l'oiseau attirèrent la foule et le corbeau fut sauvé.

Elle n'avait pas quitté ses yeux et les premières larmes silencieuse, bien différente d'un chagrin d'enfant caressèrent ses joues sans qu'elle ne perde son sourire rassurant.Ils ont laissé l'oiseau dans sa cage en morceaux, les meilleurs soins lui furent prodigué. C'est que le corbeau était un animal rare et couteux, même inutile, il ne devait pas mourir. Le temps passa pour l'oiseau qui continua de regarder le ciel. La cage était pourtant ouverte même sans clé, mais l'oiseau ne savait pas où aller. Il n'avait plus rien, il n'avait plus que cette cage qu'il avait tant désirer quitter...

Elle finit par venir embrasser son front, caresser doucement son visage, les mains en coupe. Elle se retourna lentement pour lui faire dos avant de dégrafer lentement les rubans de son haut pour le faire glisser sur ses épaules si délicates et immaculés. Elle se pencha un peu, poussant ses cheveux pour le regarder par dessus l'épaule. Honteux et brisé petit corbeau qui dévoile aux yeux de l'homme un peu trop curieux la triste vérité. Sur l'une de ses omoplates, ce stigmate d'une horrible réalité. La trace de ses dents qui avait déchiré sa chair, celle de Méric. Sa voix couverte de larmes et d'émotion elle ajouta un simple et ironique:

Je ne pense pas.. Qu'Emrys ressemble vraiment à Méric.. Car Emrys est le premier que j'ai voulu approcher...

Ce nom si durement prononcé. Et ses larmes se sont accentuées, son corps s'est mis à trembler. En boule elle s'est replié, libérant pour la première fois ce qu'on appellerait sans doute tristesse. Pauvre corbeau.

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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Jeu 8 Nov - 6:06

Je restais pantelant, là réalisant la situation.

Elle pris la brosse de mes mains, me l'enlevant doucement comme on enlève un jouet à l'enfant qui est trop distrait. Et dans ce même élan de douceur elle vint de nouveau frotter son petit nez au mien, je restais toujours dans la même positon voyant peu à peu ce qu'elle avait pu endurer, si petite chose... Elle qui avait été si prévenante avec moi, celui qui avait le visage de son bourreau. Je n'appréhendais absolument pas la situation dans son ensemble je ne pouvais pas, ça devenais impossible de tout comprendre, de tout voir, de tout savoir. Je la vis se redresser et tirer à elle une petite chaise en osier, elle s'installa en face de moi avec toujours sur son visage un petit sourire maternel et rassurant. J'étais totalement pétrifié, de surprise, d'horreur, d'incompréhension. Pourquoi était-elle toujours là? Pourquoi n'était-elle pas tout simplement partie? Pourquoi la gardait-on ici? Qu'avait elle pu subir? Que s'était il passé pour que sa cage soit brisée? Et surtout pourquoi s'occupait elle de moi? A toutes ces questions je désirais ardemment une réponse que je n'aurai surement jamais. Mademoiselle clé pris mes mains dans les siennes, le contraste était flagrant. Les siennes étaient petites et fines, douces et blanches, tendres et attentionnées alors que les miennes étaient grandes et fortes, calleuses et sales, maladroites et impures. Elle déposa mes mains sur ses jambes et joua avec, elle devint l'enfant que j'étais la minute d'avant. Elle jouait, gênée la petite demoiselle clé. Que se passait-il tout à coup? Mes paroles l'avait troublé à coup sur mais que préparait elle pour rester si près de moi? Elle y déposa un baiser comme pour se donner du courage, pour sceller la fin de son silence je compris quand elle pris la parole.


- Emrys, je vais vous raconter une histoire. C'est une histoire qu'on ne peut pas raconter à tout le monde, ni aux enfants. Je ne sais pas si c'est une histoire triste, car moi, je ne connais pas ce genre de choses. Du moins pas comme vous tous. Mais Emrys... doit me faire une promesse …

Une promesse je ne sais pas vraiment... Moi? Un engagement? Une histoire... Peut être la sienne, oui à coup sûr. Elle releva son petit minois pour voir ma réaction et comme je ne bougeais pas elle continua. Petit bout de femme qui semblait perdue dans une tempête qui faisait rage tout au fond d'elle.
- Je ne veux pas qu'il puisse avoir pitié d'accord?
C'était étrange de l'entendre prononcer mon nom ainsi, aussi intimement, et pourtant ses mots creusait un écart entre nous. Elle me vouvoyait toujours comme je le fait avec mes parents et parlant ensuite de moi à la troisième personne, c'était vraiment étrange de l'entendre. Je n'eus pas vraiment le temps de répondre à sa demande qu'elle se redressa pour aller s'installer entre mes jambes, près de moi. Son visage si impassible pendant les minutes précédentes était devenus bizarre, traversé d'émotions. Ses grands yeux me sondaient, jusqu'au plus profond de mon âme partie depuis bien longtemps. Elle les ferma, elle se coupait de moi et se rapprochait physiquement entre-mêlant nos doigts, collant son front au mien et elle vint embrasser mes joues, embrasser des larmes qui n'avaient pas coulés depuis bien longtemps. A ce geste je me senti frémir, je senti mon corps réagir, j'avais envie de l'attraper, de l'agripper et de la coller à moi. Petite chose insignifiante qui pourtant avait tant vécu dans son petit monde. J'avais envie de la prendre contre moi et de lui faire oublier tout, tout jusqu'au jour de sa naissance, de la prendre et de lui offrir une autre vie, une nouvelle vie où elle ne souffrirai jamais. Je sentais dans ses gestes contenus une douleur puissante et profonde. Finalement on se ressemble plus que ce que j'aurai pu l'imaginer. Noah... Petite Noah... Que t'est il arrivé? Avant qu'elle n'en fasse plus, se ma main libre j'agrippais sa nuque, la laissant libre de ses mouvements mais lui montrant que je voulais qu'elle vienne à moi. C'est ce qu'elle fit. Blottie contre moi elle ouvrit les yeux pour me posséder, me captiver et me préparer à la suite. Je laissais glisser ma main dans son dos pour atteindre le creux des reins et la serrer contre moi doucement et je ne bougeais plus, seulement soufflant ces quelques mots, une promesse pas seulement d'un instant mais de toute une vie:

- Je te le promet...

Et elle commença... Une histoire racontée comme un conte de fée, un conte pour enfant mais qui était loin d'en être un. Elle me racontait qui elle était, j'ouvris les yeux un peu plus quand je découvris à ses mots qu'elle était un oiseau d'une rareté inestimable. Mon petit corbeau, pourquoi ne t'es tu pas envolé de ta cage brisée? Elle me racontait ses souvenirs, son éducation, ces hommes en blanc qu'elle avait connu, ces pièces d'un même blanc où elle passa son enfance. Ses souvenirs étaient normaux pour elle puisqu'elle avait été éduquée dans ces principes là, même si elle pensait et rêvait de liberté elle ne l'avait jamais connu la dure réalité de l'extérieur. Cet enfermement me révoltait, ça me rendait malade. Je me forçais à ne pas bouger mais mes mâchoires ne purent résister et se contractèrent violemment pour écraser le grondement qui montait dans ma poitrine. Je voulais me lever, sortir et détruire ces lieux, tout briser, tout brûler et les sauver, ceux qui n'avaient rien fait, rien demandé, seulement demandé à vivre comme tout le monde et on leur avait refusé ce droit. Mais je ne pouvais pas tous les sauver, pourrais-je déjà la sauver elle? Elle porta ses mains à mon visage, le caressant, prenant ma douleur ma frustration et les réduisant au silence.

Elle continua en me racontant sa vente, sa mise en place pour le plaisir malsain des yeux des acheteurs pervers. Sa vie dans une belle cage toute propre toute belle, une cage que l'on réserve aux esclaves chers, ceux qui rapportent un max. Je m'attendais à la suite puisqu'elle était dans mes bras, elle était là contre moi, mais je ne pu pas réagir au passage où mon propre père se livrait à ces marchandages de chaire rare. Parce que oui, ils ne la considérait pas plus que de la viandes qui parle avec une certaine éducation. Ma main se crispa un instant sur son dos, et quelques centièmes de secondes plus tard se relâcha parce que je ne lui voulais pas de mal à cette jeune femme, tout ce que je voulais c'est réparer ses tords, chose impossible à faire. Qu'est ce qu'un pauvre con de drogué miteux pourrait bien faire pour l'aider elle? Je ne supportais pas l'idée qu'elle soit vendue, l'idée de la posséder... Que mon père l'achète pour que Méric la possède... Je ne pouvais plus soutenir son regard alors mes yeux se perdirent au loin mais je restais tout aussi attentif à son histoire. A sa description de Méric, elle l'a vachement bien cerné, en deux ans on a quand même le temps d'en voir avec lui. Elle a du le subir deux années durant, sans réelle intimité, sans endroit vraiment à elle, puisqu'elle était enfermée comme un animal, ils la considèrent tous comme un animal. Plus son histoire avançait plus les battements de mon cœur tonnaient dans ma poitrine et plus mon souffle se faisait rauque. Elle devenait moins confiante au fur et à mesure que son histoire se dévoilait, sa petite main serra la mienne comme pour s'assurer que je ne partirai pas et que je veuille bien lui donner un peu de courage pour continuer. Je répondis à son geste en la serrant un peu mais je n'arrivais toujours pas à a regarder. J'étais empli de haine, une haine sans borne pour son histoire, pour tous ceux qui lui volaient sa vie. Je ne voulais pas qu'elle vois ça, pas ces yeux là.

Et là commença réellement le début de la fin, la fin de ma raison, la fin de mon entendement. Elle lâcha ces mots comme une bombe sur mon cœur. Méric... elle avait encore trop de compassion pour ce monstre, parce que oui c'était bien lui le monstre. Je voulais être sur qu'il vive encore et le retrouver pour pouvoir l'étriper de mes mains, pouvoir le briser, le déchiqueter et le voir souffrir, l'entendre crier et comprendre qu'il me supplierai d'arrêter. Lui faire comprendre le dixième de ce qu'il avait fait subir à Noah. Je ne pu rester impassible cette fois ci, c'en était trop. Je fermais les yeux, du plus fort que je pouvais, je respirait assez fort pour pouvoir me calmer, je tenais Noah, petite poupée de chiffon entre mes main qui commencèrent à trembler de colère étouffée. Au moment où enfin je me décidais à la regarder, à ce que nos yeux se croisent, je découvris la petite beauté dans sa tristesse la plus absolue. Un sourire étirait ses lèvres, elle ne le lâcherai pas parce qu'il semblait être son dernier espoir pour se raccrocher à un bonheur perdu et peut être même jamais connu. Mais ses yeux... des larmes silencieuses en coulaient, elle inondaient ses joues. Je ne pu m'empêcher de lui souffler un "chut..." qui voulait dire: là... tout est fini... je t'en prie, oublie. Mais je n'osais pas bouger plus, mes mains ne pouvaient se détendre pas plus que les muscles de mon corps ne pouvaient se décontracter. Et là j'eus ma réponse, elle n'était pas partie parce qu'elle n'avait plus rien. Elle n'avait plus que cette immonde cage comme maison, comme rappel de la cruauté insensée de mon ignoble frère jumeau. Je tremblais de colère contenue lorsqu'elle vint embrasser on front et caresser mon visage, mes mains glissèrent sur ses hanches, j'avais envie de la retenir, de la garder contre moi, comme si elle pouvait dans l'ombre de mes bras tout oublier. Mais je ne pouvais rien faire, j'avais trop peur de la briser un peu plus, j'avais l'impression d'être sur le fil du rasoir, il ne fallait pas que j'en fasse trop, mais pas trop peu non plus et je ne voulais pas parler, je ne voulais pas briser son élan.

Elle se retourna doucement, libérant son dos de ses vêtement qui glissèrent à ses épaules, je ne cherchais que ses yeux, je ne voulais que voir son regard, je ne voulais pas qu'elle se découvre devant moi. Je ne suis pas digne de voir ce qu'elle est, je n'étais même pas digne d'entendre son histoire. Pourquoi me l'a t'-elle raconté? Elle poussa ses cheveux et me regarda par dessus son épaule, ma petite, si petite mademoiselle clé. J'avais enfin ses yeux et pourtant quelque chose d'autre attira mon regard et je ne pu m'empêcher d'aller découvrir son corps, sa blessure, la marque ineffaçable de sa blessure morale. La trace des dents de Méric sur sa peau si blanche. Elle ajouta une ultime phrase, celle qui me déchira le cœur:

- Je ne pense pas.. Qu'Emrys ressemble vraiment à Méric.. Car Emrys est le premier que j'ai voulu approcher...

Une fois son expiation terminée elle se brisa pour de bon, repliée, les larmes coulaient. Doucement mes bras vinrent l'enlacer, je la tenais dos contre moi et je me glissais à terre pour me rapprocher d'elle. La berçant doucement je cherchais à calmer les tremblements qui venaient m'assaillir par vagues. La colère montait et je ne pouvais rien empêcher. D'une main je la tenait et de l'autre je lui caressais les cheveux, pauvre enfant.


C'en fut trop...

Je me levais, comme un pantin désarticulé, très lentement je me redressais la laissant seule à mes pieds. Je ne pourrais jamais l'aider, je ne lui servirai à rien comme ça c'était impossible. Je devais partir, loin d'elle, m'éloigner et calmer ma colère mais je savais très bien que cette colère ne pourrait jamais disparaître qu'elle resterait en moi aussi longtemps que Noah resterai près de moi. A pas lents je me dirigeais vers le paravent qui séparait la petite salle de bain de la grande pièce, et je m'arrêtais devant, tête baissée, sans bouger, poings serrés, seulement ma respiration venant troubler le calme apparent. Je ne sais pas combien de temps je restais là, peut être une minute, cinq ou une heure mais dans des cas comme ça on n'a plus aucune notion du temps. Des heures peuvent paraître des minutes et des secondes ressemblent à des siècles. Sans même prévenir tout éclata. J'attrapais le paravent, le jetais de toutes mes forces aussi loin que je le pouvais et tout ce qui m'entourait y passa, je ne voyais plus clair, je frappais sans prévenir. D'abord des grondements sortirent de ma gorge puis ce furent des grognements et enfin des cris de colère. Je m'attaquait à tout, arrivant même à côté d'un lit qui reçu un grand coup de pied, les coussins volaient, c'était trop léger, pas assez de douleur pour calmer ma colère alors j'arrivais près des grilles. Je m'aperçus que j'avais parcouru tout la longueur de la cage. J'étais devant la sortie. Putain de sortie, avec cette salope de fille de pute de vitre qui a cédée. Dans un dernier cri, un ultime hurlement je frappe de toutes mes forces sur les barreaux. Chienne de cage! Je frappe encore et encore jusqu'à épuisement, mes coups répétitif perdent de leur puissance mais je continue, j'imagine Méric, je m'imagine le tuant, frappant sa tête toujours plus sur ces barreaux. Des larmes de colère coulent sur mon visage, je ne peux pas croire qu'il lui a fait ça, je ne peux pas croire que mon père était complice de cette catastrophe, ils ont détruit sa vie et ils s'en tapent comme d'une vieille merde, une vieille breloque qui vaut cher mais qu'on garde à contre cœur. Je ne peux pas retourner la voir, je n'y arrive pas, je ne saurait plus comment faire. Mes jambes ne me soutiennent plus, je me laisse glisser le long des barreaux, ma tête frottant contre eux mes mains les agrippant. Je suis à genoux, relié sur moi-même. Les bras de chaque côté de mes jambes et mes poings serrés. Je ne peux plus bouger, plus parler. Je veux lui dire de ne pas avoir peur, que tout va bien et que j'arrive. Je veux la supplier de ne pas avoir peur de moi et en même temps lui hurler de s'enfuir parce que je ne peux que lui faire plus de mal.

Je trouve la force de m'aider de mes bras, je me relève, titubant légèrement du choc que je viens d'avoir je me dirige à petits pas honteux vers la salle de bain. Je veux tellement lui prouver que plus rien ne peux lui arriver, qu'une nouvelle vie commence pour elle, peut être pas meilleure, peut être pas plus facile ni heureuse mais la sienne, sa vie. Je la vois, je n'arrive plus à l'approcher, j'ai presque peur de sa force, comment a t'-elle pu me raconter tout ça? Je la scrute, elle est tellement belle ma demoiselle brisée. Je ne résiste pas, je m'approche et l'agrippe pour la plaquer contre moi. Je la maintient très fort, la serrant contre mon torse. Ma voix est coupée et je n'arrive à rien dire alors tant pis elle devra comprendre par elle même. Mes mains s'agrippent à elle, je ne veux pas qu'elle parte, je ne veux pas qu'elle bouge, je ne veux plus la lâcher. Je la porte jusqu'à la recroqueviller en boule contre mon torse et sors de la pièce. Je m'approche du lit qui a parcouru un petit bout de chemin et m'assoie, je prend le temps de la regarder. Je la scrute dans ses moindres détails. Et je bascule en arrière en l'emmenant avec moi pour nous allonger une nouvelle vois tous les deux mais cette fois je ne la lâche pas d'un pouce. Mon bras bloque son dos et mon autre main parcours son visage, sa nuque et ses cheveux tellement lentement et doucement que je ne fais que l'effleurer.

- Noah tu ne sera plus jamais seule...


Non plus jamais.
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Ven 9 Nov - 13:42

« Cette souffrance, j'avais l'impression de perdre la raison. Je sentais les larmes chaudes couvrir mes joues. Je crois bien que je n'avais jamais pleuré comme cela devant quelqu'un. Il était le premier pour bien des choses. Me prendrait-il toutes mes premières fois? J'avais mal, si mal. Je voulais disparaître. Entièrement recroquevillée comme un enfant. Je tremblais, j'avais peur. Je ne savais pas quoi ajouter de plus, mes émotions, pour la première fois avait détrôner ma raison. Je sentis alors le souffle d'un mouvement et la chaleur d'une étreinte. Sincère et profond, blottie contre son torse je me sentais si petite, si fragile. J'étais en sécurité dans les bras du drogué. Il glissa sur le sol pour venir toujours plus proche de moi. Je sentais son souffle dans ma nuque et ses bras puissants autour de moi. Il n'avait pas dit un mot, j'avais vu combien mon histoire l'avait dérouté. Qui ne le serait pas vous allez me dire. J'ai aimé le voir comme cela. Personne n'avait pris le temps d'écouter, de comprendre et enfin d'apprendre. Encore une première fois pour moi, de lui. Avec cette douceur maladroite il vint me rassurer, serrant toujours plus fort mon corps meurtrie, espérant sans doute assécher mon chagrin? Il tremblait, c'était comme une tempête qui s'approchait à grands pas. Pourquoi son souffle était-il si lourd? Pourquoi me serrait-il si fort? Comme si j'allais disparaître ou me briser? Je ne comprenais pas, je n'entendais que les battements sourds de son cœur et la pression rauque de son souffle. Sa main passait et repassait lentement sur mes cheveux, je me sentais comme une enfant. C'était si bon »

« Un déclic. Son corps qui se crispe. Je ne compris pas vraiment ce qui se passa à cet instant dans le cœur d'Emrys lorsqu'il se releva doucement derrière moi, il me laissa devant cet étrange spectacle. Que lui arrivait-il? Je pouvais voir ses muscles complètement crispés et tremblants, je pouvais voir ses pas lent et titubant. Était-il une fois de plus en état de manque? C'était pourtant différent d'avant. Je ne comprenais pas. Il s'avança jusqu'au paravent et s'immobilisa devant quelques minutes. Que cherchait-il? Voulait-il se cacher derrière comme je l'avais fait? Mais il était trop grand pour cela et puis quel en serait l'intérêt? Je ne l'ai pas quitter des yeux une seconde, un peu abasourdie par son choix. J'attendais. J'attendis avec tellement de concentration et de question que lorsqu'il porta un coup sur le pauvre paravent qui m'avait cachait depuis des années, j'en ouvris grands les yeux en restant bouche cousue. Le paravent traversa la cage et tous les objets l'entourant firent de même. Il était intenable. Cette colère, pourquoi tant de colère? Pourquoi? Était-il en colère contre moi? Ou alors pour moi? Il passa la porte pour continuer sa destruction dans l'intégrité de ma cage. Je n'osais pas bouger de ma place, mes larmes avaient laissés place à la surprise. Une surprise étrangement rassurante. Sa colère me toucha profondément. Elle ne me faisait pas peur comme celle de Méric. La sienne était pure et sincère. La colère dont il faisait preuve c'était sa réponse à mon histoire. Je l'avais compris dés le débuts mais je ne voulais pas y croire. Une énième première fois. La première fois qu'on faisait attention à moi, qu'on s'énervait pour moi. »

« Lorsqu'il eut fini de détruire l'intégralité de ma chambre et ses barreaux, j'entendis un bruit sourd, comme s'il était tombé sur le sol. Je n'osais pas aller le voir, du moins pas tout de suite. Je n'avais pas peur mais j'étais un peu intimidé par sa puissance destructrice. Et si l'un de ses coups se perdait? Et si je ne devais pas lui faire confiance? Je me suis fais avoir une fois aprés tout. Je ne voulais pas penser comme cela mais c'était plus fort que moi. La graine du doute commençait doucement à germer dans mon esprit. C'était l'enfer. J'avais le corps encore à moitié dénudé et les mains tremblantes. Mes larmes étaient complètement sèches désormais, bien que mes yeux restait rouge et luisant comme s'il n'attendait qu'un signe pour pleurer à nouveau. Ce signe arriva sous les pas du grand homme. Il revenait à moi. Lentement et tremblant. Je n'avais pas peur mais je ne savais pas quoi ou faire. J'étais spectatrice et actrice pour une fois. Il me regarda quelques minutes. Son regard me fit rougir mais je n'avais pas peur de le soutenir. Il s'approcha alors d'un mouvement rapide m'agrippant à nouveau. Je me retrouvai alors dans ses bras, blottie contre son torse, le nez dans son cou. Sous la surprise un petit couinement s'était échapper de mes lèvres cette fois. Cette chaleur, les joues en feu, je passais mes bras autour de son cou lentement. Moi aussi je voulais le posséder, je voulais m'accrocher à lui comme à la vie. Je le serrais de ma force ridicule. Il tremblait toujours. Il me souleva de terre de toute sa hauteur. J'étais vraiment une poupée démembré en cette instant. Troublée je me suis laissée faire simplement. Je pouvais entendre son souffle toujours court et le rythme entêtant de son cœur. C'était si bon que j'aurais pu en mourir de plaisir. C'était nouveau pour moi. Alors c'était cela qu'on ressent lorsqu'on possède l'affection d'une personne? J'en veux plus encore. J'en voudrais toujours plus je le crains. Toute les premières fois, non? »

« Nous nous sommes retrouvée sur le lit, j'étais plus ou moins assise sur ses genoux. Lui aussi ne me quittait pas des yeux un instant. Son regard si perçant je sentais mon pauvre palpitant hurler au meurtre. S'il n'était pas le plus doué pour la séduction, en cet instant c'était l'homme le plus beau de l'univers. Je n'arrivais plus à me détacher de ses yeux sombre et si profond. Il nous fit basculer en arrière pour que je puisse à nouveau m'allonger à ses cotés. J'étais complètement étalée sur lui. Ses bras étaient ma prison au point qu'il en devint sournois. Oh oui, il était si sournois, ses mains glissèrent lentement sur mon corps, si lentement que leurs passages je pouvais sentir ma peau brûler d'impatience. Aurais-je envie qu'il en fasse plus? Cette idée me fit un peu sursauter. Que m'arrivait-il? C'était ses mains et son regard? C'était cette histoire maladroite de première fois? Et si une autre personne avait hérité de la clé? Aurais-je réagi pareil? Il me fallait pas. Je ne voulais pas penser à cela en cet instant. C'était lui, c'était notre hasard. Je voulais seulement me laisser porter par cette chaleur. Ce sont ses mots qui m'achevèrent - Noah tu ne sera plus jamais seule. »


Combien de temps avait-elle attendu ses mots? Depuis combien d'année? Combien d'espoirs bafoués? Cette simple phrase laissa la pauvre enfant sans voix. Les yeux grands ouverts elle regarda le grand drogué. C'était un malade ce type. Un grand malade. Mon malade. La petite demoiselle laissa planer un long silence, les yeux toujours ouverts et les joues de plus en plus rouge. Aurait-elle dû pleurer de joie? Ou alors s'effondrer niaisement dans ses bras comme une « vraie fille »? Mais Noah n'avait pas les même normes que tout le monde alors sa réponse fut aussi imprévisible qu'elle. Elle pouffa premièrement de rire, essayant d'étouffer cela pour ne pas vexer le grand camé. Sa petite main cachant sa bouche rieuse elle finit par éclater de rire littéralement, bien que des larmes revinrent perler sur ses joues toute rouges. Quelques seconde d'un rire tendre et imprévu. Elle vint ensuite prendre appuie sur son torse, accoudée pour le regarder de ses yeux luisants. Son petite sourire malicieux et heureux elle vint dessiner la ligne de son nez du bout de l'index en chuchotant:

- Est-ce-qu'Emrys veut me dire qu'il va prendre avec lui le petit corbeau blanc?

A ses mots tendrement amusé elle vint frotter son nez contre celui de son grand courageux, plus « rageux » que court si vous voulez mon avis, puis elle vint se cacher dans son cou, remontant ses jambes contre les siennes, histoire de s'installer confortablement, peu habituée à se retrouver ainsi contre une autre personne, elle ne pensait pas à mal en faisait cela. Ce n'est pas comme si elle était à moitié nue contre un jeune homme dans le force de l'âge. N'est-ce-pas? Elle passa sa main sur le cou du jeune homme, effleurant comme il l'avait fait pour elle, son torse, la courbe de son épaule, la naissance de son cou, sa mâchoire. Dans un petit soupire elle noya ses derniers larmes dans les cheveux encore humide de l'énervé, avant de se redresser à hauteur de bras par dessus lui. Elle plongea son regard dans le sien, ses cheveux tombèrent en rideau d'étincelles autour d'eux, elle les fit basculer sur le coté d'un mouvement de tête et de dos cambré. Provocatrice sans le vouloir. La clé dorée tomba de son buste légèrement voyant avec son haut aux rubans détendus sur celui du jeune homme. Elle ne lui prêta aucune importance. Malgrés le rose de ses joues et les yeux toujours ausis brillant elle dit d'un ton plus ferme et sincère:

- Emrys peut récupérer la clé dans ce cas. Elle est à lui.

Douce illusion de l'innocence. Elle qui ne réalise pas l'ampleur de ses mots, la puissance prédatrice de sa position. L'érotisme de son corps. Regardes ce corps cambré et ses yeux luisant, ses lèvres humides et ses joues roses. Regardes le dessins de ses hanches, la forme de ses seins. Regardes donc ce corps si parfait qui se trouve sur toi. Bon courage pauv'camé.
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Ven 9 Nov - 18:55

Un petit couinement... un seul qui me retourna.

Dans mes bras elle s'accrochait à moi, et j'étais bête, bête d'être un peu heureux pour une fois. Elle n'a pas pris peur de moi. Elle a voulu répondre à mon geste et elle est incroyablement douce. Mais ma demande la laissa sans voix, aie aie... Peut être a t'-elle cru que je voudrais moi aussi la posséder ou l'enfermer? Elle devenais rouge et me regardais de ses grands yeux quand elle se mit à rire. Rire! J'aurais pu penser qu'elle détourne le regard, qu'elle se lève pour réfléchît à ma phrase même à la limite qu'elle n'y réponde pas ou pire qu'elle me saute au cou mais en rire... Je tirais une tête de dix pieds de long à ce moment là, cette fille est dingue. Elle n'arrivait même pas à cacher son rire de sa petite main, elle se mit à rire à gorge déployée, les yeux perlés de larmes. Un message tellement contradictoire, comme la petite mademoiselle clé. Cette fille est l'essence même de la contradiction. Elle viens vers moi alors qu'elle devrait avoir peur, elle s'accroche à moi, le pire choix possible et maintenant elle ri en pleurant... Elle était toujours en appui sur moi quand elle se pencha, le sourire aux lèvres, redessinant la ligne de mon nez elle chuchota.

- Est-ce-qu'Emrys veut me dire qu'il va prendre avec lui le petit corbeau blanc?

J'en était un peu scotché, elle est audacieuse, forte et si pleine de vie pour un petit oiseau tout cassé. Elle avait pris mon tic, désormais je pense qu'elle frotterai très souvent son nez au mien et franchement j'avais envie qu'elle ne puisse partager ça qu'avec moi. Non je ne suis pas jaloux, je suis juste inquiet, si elle partage ça avec un autre... et s'il lui fait du mal? Si elle se retrouve encore brisée?

Elle s'installa... mieux... pour elle en tout cas. Elle remonta ses jambes contre les miennes, se colla à moi, laissant glisser son souffle sur ma peau, faisant de même avec ses doigts pour découvrir mon corps laissant son empreinte glaciale puis brûlante. Elle me faisait un effet... je respirai un peu plus vite pour calmer le rythme de mon cœur. Me grattait un peu la gorge et n'osai plus bouger mes mains de son dos. Elle était à moitié nue après tout mais c'est seulement en cet instant que je le remarquais. Petite chose inventive, petite ingénue, candide et naïve Noah. Mon sang bouillonnait, et je ne savais plus quoi penser. Pas comme ça, je ne veux pas avoir envie d'elle comme ça ni maintenant d'ailleurs. Et pourtant j'ai envie d'elle j'ai envie de lui montrer comme sa candeur peux faire des ravages, comme ses grands yeux peuvent me transpercer et comme ses mains peuvent me brûler. J'avais envie non pas de la posséder mais qu'elle soit avec moi, qu'elle reste là et ne parte pas, ne parte jamais. Que ce moment unique se répète à l'infini. Je ne veux pas la salit, je veux simplement la protéger mais je n'y peux rien, je suis un homme après tout, et un homme qui aime particulièrement les plaisirs charnels. Elle ne peux même pas imaginer ce qui peux tourner là dans mon esprit.

Elle se redressa lentement nous cachant du monde extérieur de sa magnifique crinière blanche, nous créant une intimité suffocante. Suffocante de mon plaisir incontrôlé. Mes mains se mirent à parcourir la cambrure de ses reins, j'avais envie de plus mais je m'empêchais d'aller plus loin et c'était insoutenable. Elle fit basculer ses cheveux et son dos se cambra un peu plus, je ne pu empêcher mon souffle rauque de s'échapper. Je me noyais dans ses yeux parce que je ne voulais pas regarder ailleurs, je ne voulais pas la découvrir ainsi, je ne voulais pas profiter d'elle. C'est seulement au moment où elle ma parla de sa clé que je me rendis compte qu'elle pendait toujours à un ruban accroché à son cou.

- Emrys peut récupérer la clé dans ce cas. Elle est à lui.


One shoot.

Je ne savais pas vraiment comme réagir, quoi faire, je n'osais pas attraper la clé mais je ne voulais pas qu'elle se lève pour le faire. Je ne voulais pas craquer je ne voulais pas aller plus loin. Je la voulais mais je la voulais pure, elle ne mérite pas que je la touche de ces pensées, pas après ce qu'elle m'a avoué. Je ne peux pas lui faire ça. Mes yeux se posent de nouveau sur la clé, la malheureuse qui pendait sur sa poitrine, si ronde si belle et si douce poitrine qui bougeait à chaque respiration. Je levais lentement les yeux et découvrait son visage au complet, avec ses joues roses, avec ses petites lèvres et ses yeux plein d'espoir. Je ne pouvais plus tenir.

Je l'enserre et la tien contre moi pour basculer au dessus d'elle. Ainsi je peux m'éloigner sans me séparer vraiment de son corps. Je ne pèse pas sur elle et l'effleure seulement. Ça me laisse le temps de me calmer avant de plonger mes yeux dans son regard. Ses grands yeux, sa peau si blanche, rosée aux joues. Je pose ma main et caresse ses cheveux. Petite poupée que je ne veux pas briser. Il faut surveiller tes gestes sinon je camé va te croquer et pis il va le regretter très longtemps. Je m'approche d'elle s'en m'en apercevoir, je la frôle un peu plus, je veux goûter son souffle, ce n'est pas grave ça non? Mes lèvres passent près des siennes et je ne peux plus bouger, je la regarde, petite fille si mature, qui a si vite grandi. La voir ainsi me calme et ranime une nouvelle flamme. C'est étrange de penser que je veux être la seul à pouvoir lui faire ça....

Je me rapproche et dépose un lent baiser sur ses lèvres. Je prend le temps de m'imprégner d'elle, de la sentir et de la goûter. Je dépose mes coudes pour encercler son visage, mes mains ne la touchent plus, mon corps ne la frôle plus, seulement mes lèvres et les siennes. Je ferme les yeux et me laisse porter à appuyer ce baiser avant de me retirer. Tout aussi doucement je me relève et m'allonge à côté d'elle. Sans attendre ma main se porte à son atypique collier et je prend la clé sur ma paume.

Je l'accepte mais à partir de maintenant tu es libre de choisir ta vie, compris?

Je lui adressais un petit sourire, celui qui dit allé maintenant c'est cool hein? Je me relève et lui laisse la clé autour du cou, je fais deux pas et la regarde au dessus de mon épaule avant de me retourner.

Tu me l'accrochera toi même autour du coup plus tard, pour l'instant j'aimerai beaucoup que tu la porte encore un peu. Allé viens préparer tes affaires, réuni tout ce qui te plait, je vais t'aider.

A ces mots je lui tend la main, une promesse d'une nouvelle vie pour nous deux.


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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Sam 10 Nov - 2:01

« J'étais sur lui, je pouvais le regarder dans les yeux. Mes jambes dans les siennes, mon souffle un peu trop calme. Cette position était-elle provocante? Elle l'était. Ce n'est pas grave, lui il pouvait voir. Je n'avais pas envie de me perdre dans les complications pudiques. Je voulais avoir une réponse, je voulais qu'il prenne cette clé et qu'il me fasse quitter cette cage. Je voulais qu'il soit ma liberté. Les mots que j'avais prononcé si facilement devant lui. Ce que je faisais n'était peut-être pas bien mais j'aimais sentir son souffle de plus en plus pressant. J'aimais voir son visage se troubler légèrement. J'aimais sentir ses mains serrées de plus en plus mon corps. Il regardait la clé sans la prendre, il regardait mon corps comme un homme. Étais-je désirable à ses yeux? Méric disait toujours qu'aucun hommes ne pourraient avoir envie de prendre le temps de me regarder autrement que pour me souiller. Je ne voulais pas prêter attention à ces propos mais ils raisonnaient comme un échos, après tout moi ce genre de choses. Je ne connaissais pas. Ces yeux se perdirent ensuite sur le ruban, sur la clé, sur mon buste. Ce silence languissant, ce regard perçant. Ce sentiment qui lentement déchirait ma raison, je sentais mon corps brûler comme s'il m'infligeait la plus torride des caresses. Première fois. Son regard remonta ensuite jusqu'au mien. Le temps en suspend, je me suis perdu dans la contemplation de ses yeux rassurant. »

« Il vint me faire basculer sur le lit. Les rôles venaient en un battement de cils de s'inverser. J'étais dessous, lui dessus. Il me ne touchait désormais que de présence. Son regard, son souffle, son sourire. Je ne perdais pas une miette de ce spectacle, je voulais graver à jamais cet instant dans ma mémoire. Je ne voudrais jamais l'oublier. Les yeux d'Emrys, s'approchèrent au rythme de ses lèvres. Je sentais sa respiration puissante et la pression de son cœur. Si fort. Allait-il venir voler mes lèvres comme je l'avais fait dans la salle de bain? Donnant-donnant. J'avais envie qu'il le fasse, je voulais qu'il me prenne ce baiser. Le premier baiser qu'on puisse donner à ses lèvres pures. Il déposa ses bras de part et d'autres de mon visage créant une fois encore ce petit havre secret qui n'écoute que nous. Ce moment d'intimité indécis. J'aimais cela alors j'ai souri comme toujours. Il savait me faire sourire depuis le début. Il était toujours aussi beau. Je vous l'avais dit non? C'était le plus beau de l'univers mon drogué. Même avec les cheveux en bataille. Même avec ses cernes aussi creuses qu'une fosse commune. Pour moi il était beau un point c'est tout. L'imperfection parfaite. »

« Lentement il s'écarta de moi pour venir s'installer prés de moi. I. Il la regarda et me murmura que désormais j'étais libre, libre de choisir la vie que je voulais. Cette simple pensée me fit sourire. J'avais donc la liberté entre mes doigts et une échappatoire. Une échappatoire d'environ deux mètres avec les bras couverts de marques. Une échappatoire maladroite et mauvais dragueur. Une échappatoire qu'on appellerait pour toujours Emrys. Il en était presque attendrissant que je sentis à nouveau les larmes venir caresser mes yeux. Mais je ne devais pas pleurer, alors concentrée pour m'arrêter j'ai continuer de le regarder. Il me lança un sourire de charmeur sous Amphèt' qui me fit franchement sourire cette fois. On pouvait sans doute y voir toute mes dents. C'était un phénomène ce gars. Il finit par se lever complètement du lit. J'étais si bien en boule dans les couverture pelucheuses à le regarder faire. Et lui il était si prestant en cet instant. Certain diront qu'il en imposait, moi je vous dirais juste qu'il me laissa bouche bée. J'avais toujours ce petit sourire heureux et malicieux lorsqu'il se retourna pour me regarder en me donnant quelques précision. Je devais donc lui remettre la clé un peu plus tard, je devais faire ma valise. Il me proposait même son aide puis il fit ce geste si symbolique. Toujours debout me regardant de ses grands yeux rassurants il tendit la main vers moi, le pauvre corbeau. Je souris. C'était une question de promesse, non? »


Les promesses c'est une choses que Noah ne connaissait pas vraiment une fois de plus. Elle se redressa alors doucement et lui signe d'attendre relevant son index comme pour qu'il ne bouge pas de sa position actuelle. Doucement la petite demoiselle vint prendre place sur le bord du lit elle rattacha légèrement son haut. Juste assez pour qu'il puisse tenir sur ses épaules, puis elle se releva, replongeant son regard dans le sien. Elle pencha un peu la tête visiblement à la recherche d'une réponse ou d'une chose à faire pour lui répondre le mieux possible. Elle finit même par méditer dans un silence peut-être un peu pesant pour ce pauvre toxico. Quand l'illumination divine arriva, elle le regarda et vint prendre la grande main entre les siennes si petites pour venir y déposer un baiser de prince. Serrant avec douceur les doigts du jeune homme elle ferma les yeux gardant ces derniers prés de ses lèvres pour chuchoter comme réponse:

- Si j'ai le droit de choisir, alors je veux pouvoir rester prés d'Emrys un petit peu. Elle releva doucement la tête, les joues toujours un peu rose et vint entremêler leurs doigts en rougissant;Je ferais des efforts pour réussir à tutoyer Emrys et... Et je ferais en sorte de ne pas être un poids Délicatement, Noah remit l'une de ses mèches derrière son oreille en rougissant. Comme une intime confiance elle le regarda dans les yeux en ajoutant Parce qu'Emrys est vraiment une personne que je veux connaître... Il est le premier pour bien des choses et j'aimerais qu'il le soit pour t'en d'autres encore... Je crois que je pourrais donner toutes mes premiers fois à Emrys. Parce qu'Emrys est spéciale à mes yeux. Elle ne mesurait sans doute pas la profondeur de ses mots elle se contenta de ponctuer sa phrase d'un petit rire maladroit, embrassant une dernière fois la grande main qu'elle relâcha avec lenteur, comme pour ne pas perdre brutalement sa chaleur.

Elle recula un peu, toujours aussi souriante et si vive. Elle avait retrouver sa bonne humeur et sa joie de vivre. Elle lui sourit de toutes se dents avant de tourner sur elle-même. Noah s'arrêta ensuite pour regarder le grand homme et lui chuchoter un timide et rougissant « Merci beaucoup ». Ce simple sourire acheva l'instant. Elle réfléchie un instant, pivotant sur place pour chercher du regard ce qui pourrait lui être utile. Une valise? Méric devait bien en avoir une. Peut-être qu'elle pourrait prendre quelques affaires de ce derniers pour Emrys. Parfois il avait bon goût en plus. Peut-être qu'elle pourrait aussi prendre quelques parfums? Un ou deux livres? Son petit cerveau cogitant toujours plus, elle se tenait debout prés d'Emrys, lui faisant simplement dos après tous ce qu'elle avait lâché si spontanément. Bombe à retardement. Elle vint remonter ses cheveux, les attachants d'un ruban, dévoilant sa nuque et son dos. Songeuse petite déménageuse.
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MessageSujet: Re: Mademoiselle Clé - Il était une première fois [Pv: Noah]♥   Sam 10 Nov - 21:42

Je la regardais faire, je l'attendais.

Mignonne petite qui rattache son haut, je la regarde tendrement en attendant sa réponse. Elle va surement accepter, oui c'est sur, c'est ce que je me dis parce que j'ai très envie qu'elle me suive et en même temps ça me fais très peur. Elle me plonge dans un silence un peu trop oppressant, j'ai envie qu'elle me dise oui tout de suite, qu'elle prenne ma main, je ne tiens plus d'attendre mais je n'ai pas envie de bouger, je ne me défilerai pas. Le silence paraissait durer une éternité mais elle vint prendre ma main pour l'embrasser et me dire qu'elle me suivrait. Elle était vraiment mignonne la petite quand même. Rester avec moi, faire des efforts et surtout ne pas être un poids. A ses mots je ne pu m'empêcher de rire, pas pour me moquer d'elle hein! Mais franchement, elle un poids? un poids plume oui. Une si petite chose qui pourrait m'embêter, franchement j'imagine pas. Et pis si je lui ai proposé c'est bien parce que je pense que tout va rouler. Elle remet une de ses mèches derrière l'oreille, petite main, petite fille à la petite tête qui rougi.

Et après me faire rire comme ça elle arrive à me clouer le bec avec son histoire de premières fois. Elle a vraiment réalisé ce qu'elle disait, tout ce qu'elle disait? Toutes ses premières fois... eh ben... elle joue avec mes hormones la mignonnette parce que franchement j'ai pas pu m'empêcher d'imaginer des tas de choses plus ou moins décentes quand elle m'a dit ça. Elle veux me connaître et je suis spécial à ses yeux, jusqu'à quel point? Et comment? Et maintenant c'est elle qui ri. Quand son visage s'illumine quelques secondes avec son rire qui s'envole dans la pièce elle deviens unique et belle, j'aime la voir comme ça avec un grand sourire aux lèvres et un air heureux. Maintenant il faut que cet air ne la quitte plus jamais. Elle est malicieuse quand elle tourne sur elle même et qu'elle me regarde avec ses grands yeux.

Un « Merci beaucoup » chuchoté et toute la réponse fut donné, l'instant clos, la page tournée, il était temps de passer à autre chose: la valise. Je lui lançais un sourire sincère et vint me placer tout près d'elle et me penchais pendant qu'elle scrutait la pièce à la recherche de je ne sais quoi, peut être des affaires particulières.

-Qu'est-ce que je peux te faire?

Je ne sais pas si je pensais à sa valise ou à autre chose mais le sourire mesquin qui étira mes lèvres devait bien préciser la nature de mes pensées les plus... profondes. Je m'amusais un peu à lui souffler dans le cou pendant qu'elle nouait ses cheveux. Elle m'amusait vraiment, son insouciance m'amusait.

-Ouvre moi ta valise que j'y mette tout ce dont tu as envie... à moins que tu ne veuille pas me montrer ton intimité.

Je me marrait tout seul de mes jeux de mots pourris sous entendant des idées débiles. M'enfin c'est pas comme ça qu'on avance dans la préparation des bagages alors je la laissait en plan pour aller fouiller dans la penderie de Méric des fois qu'y ai une valise qui traine. Mais avant j'ai bien besoin d'une clope pour me mettre en marche. Je fouille les poches de mon jean et en retire le paquet tout écrasé et plus trop en état de contenir quoi que ce soit... Je sors ma cigarette et la lisse histoire qu'elle soit un minimum droite parce que chez moi tout est droit faut pas l'oublier. Hop, clope au bec et briquet en main je l'allume et en tire une grand bouffée penchant la tête en arrière pour recracher la fumée qui va s'écraser bien plus haut au plafond. The roof is on fire. Je me remet à ma recherche et allais vers la penderie. Je fouillait au sol, rien ressemblant à une valise alors je me redressais pour regarder sur les étagères les plus hautes et Bingo, une valise et des sacs. Je tendais les bras pour attraper d'abord la valise , clope au bord des lèvres. La garce était rangée sur l'étagère la plus haute alors je me met sur la pointe des pieds et je la choppe et tire d'un coup sec pour la ramener vers moi. C'était pas le truc à faire apparemment...

Tout dégringole sur ma tête, étant sur la pointe des pieds je m'écrase au sol comme une merde, sol: 2, moi: 0. Ma cigarette vole au sol et je suis enseveli sous l'amas de sacs et la valise m'a bien cogné la tête. C'est moi ou j'ai la poisse? Je pousse tout sur le côté et souffle en cherchant ma clope des yeux parce que le parquet et elle sont pas bon copains... Je lance à Noah un regard dépité quand je vois du coin de l’œil une petite fumée monter à côté de moi. Trouvé! Sauf que maintenant le parquet est pas super à voir. Je me relève lentement et me frotte le dessus de la tête.

Ca fait mal au crane un coin de valise quand même.
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