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 Jonathan - Aimy Saria.

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MessageSujet: Jonathan - Aimy Saria.   Sam 6 Avr - 13:38


JONATHAN AIMY S.
« La nuit est la preuve que le jour ne suffit pas. »
Elizabeth Quin




Qui est-ce ?

Nom-Prénom :

Jonathan - Aimy Saria.
Il y a des prénoms qu'on ne choisit pas malheureusement pour vous, pour elle.
Âge :
24 ans, née le 17 Novembre

Sexe :
Féminin, c'est tellement visible que la question ne devrait même pas se poser.

Groupe :
Neutre

Orientation :
Bisexuelle

Nationalité :
Anglaise


Physique :

Narrateur externe
Elle était belle, je crois sans mentir, qu'elle n'avait le visage d'aucune autre femme. Elle était et est encore de ces grandes et belles dames uniques, qu'on croise parfois sans même les remarquer. Aimy est l'une de ces frimousses qu'on aperçois, qu'on admire, nos yeux épousent les formes de son corps, les désire, les envies, elle est de ces somptueuses créatures qui méritent la vie.
De loin, on ne distingue d'elle qu'une silhouette longiligne, blanche, très blanche, à la limite de la folie tant sa peau semble pure. La dame paraît mesurer le mètre 78, elle voit le monde de haut en s'inquiétant constamment des tout petits. Elle porte une grande blouse en tissus fin, du lin peut-être ? On ne distingue pas de poitrine, le vêtement est-il trop large ? Ou elle trop planche à pain? Mais on peut voir son nombril filer de son haut, comme s'il souhaitait voir la lumière du jour, emprisonné par un jean noir coupé de façon slim. Ses pieds sont nus, on peut voir des petites points noirs au loin, comme si elle s'était ennuyée à prendre le temps de se venir les ongles, ongles qui sont si laids de nature. La douce a des cheveux très courts, chocolats,qui plongent en direction de son décolleté, on peut voir son oreille qui dépasse entre ses cheveux. Semble-t-elle esquisser un sourire ? Je ne suis pas sûr, il me faut m'approcher un peu plus.
Son visage est pur, ses traits sont si innocents, pourtant ses yeux gris clairs portent un regard empli de maturité à mon égard, elle ne me toise pas, elle a l'air bienveillante. Tiens, je n'avais même pas vu, mais elle a une frange qui cache tout son front, en avait-elle honte ? Ses lèvres sont aussi pales que sa peau, elle ne semble pas maquillée, c'est étrange pour une femme qui travaille dans l'art du cabaret. Du moins c'est ce que j'ai entendu dire, à la regarder je la penserai bibliothécaire ou musicienne... Voir pianiste, ses doigts sont longs et ses ongles finement limés, peint eux aussi en noir. Mademoiselle se déplace simplement, elle avance avec une marche assurée mais ne se tient pas toujours droite, comme si elle portait sur ses épaules un monde triste et remplie de haine. Quand elle parle sa voix apaise, refroidit les tensions, Endy a l'air d'être douce et pédagogue. Du moins, c'est son apparence, sont-elles trompeuses ?
Caractère :

J'avais envie de tout savoir d'elle, son passé, son présent, son futur, son caractère. J'avais envie d'apprendre ses manies, ses folies, ses pleures. C'était à la fois un bonheur et un supplice que d'avoir envie de tout connaître.

Je l'avais vu mature, pédagogue, je l'ai vu gérer des équipes, calmer des querelles, je l'ai parfois surprise gamine et rêveuse, mais en société elle était toujours droite et s'arrangeait pour qu'un chacun puisse toujours y trouver son compte. Je l'ai découverte tête en l'air aussi, parce qu'à tout gérer il lui arrivait d'oublier ses clés, de se coiffer, de refermer son tube de dentifrice, je riais de la voir débordée et je ne l'ai jamais aidé, car c'était un de ses défauts que j'adorais.
Elle était comme ça parce qu'elle est débrouillarde, je ne l'ai jamais vu me demander de l'aide, courant à droite à gauche, de la cuisine au salon, du bureau à la chambre, elle se déplaçait de manière rapide et efficace, comme si ça avait son quotidien depuis toujours. Peut-être que cela venait tout droit de son côté renfermé, elle n'avait jamais osé demander et s'était finalement contenter de ce qu'elle seule pouvait réaliser avec ses propres moyens. Une autonomie résultant de son renfermement sur elle-même... Soit.  
Dans ses moments les plus durs elle courrait encore, mais avec une clope à la main, on la suivait à la cendre, de façon générale elle n'en fumait qu'une partie et le reste se consumer sans qu'elle ne le voit.
Je n'ai jamais douté sur le fait qu'elle soit artiste, bien sûr je l'avais rencontrée comme ça, au cabaret, et mes yeux furent séduits, comme deux de beaucoup d'autres avant moi. C'était une dame époustouflante, minutieuse, fine, élégante. C'était dans son métier que je m'étais surpris à.. L'aimer finalement.
D'ailleurs Aimy a toujours été nulle en amour, donner sans rien compter, c'est comme ça que je l'ai toujours vu faire, agir, rêver. Elle n'était pas égoïste, au contraire, elle était toujours dans cet amour destructeur, chutant constamment face à la réalité.

Caractère/Physique


Hors Jeu

Pseudo

Maï'Be

Age

17 ans.

Connexion /10

Régulière, sur ce compte ou sur mon compte principal.

Commentaire

Ce personnage avait été créé pour un autre membre mais celui ci est parti à présent.
 

• Fiche by Melody. ~
- Modifiée par Aimy.



Dernière édition par Aimy S. Jonathan le Ven 27 Sep - 13:14, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Jonathan - Aimy Saria.   Sam 20 Avr - 18:40


Enfance Souvenirs


Epilogue du journal, gribouillé sur le carton à la fin de ce dernier :

J’ai entendu dire qu’il était impossible pour tous de se souvenir de faits s’étant passé dans les trois premières années de sa vie. En relisant mon journal, je me suis rendue compte qu’effectivement, j’en suis incapable, je ne me souviens même pas de certaines histoires que j’ai écrite ici. Je me souviens simplement que lorsque j’ai commencé à écrire, j’ai demandé à mes parents un joli carnet pour résumer mes journées, ma Mère m’avait félicité de faire usage du pouvoir de mémoire, et mon Père, lui, râlait souvent de ne pas pouvoir en connaître le contenu. C’est en faisant mes petites valises et mes grands cartons que j’ai remis la main sur toi, petit journal, j’ai lu, relu, j’ai souris, eu des pincements au cœur… Je pourrais sûrement dire que c’est ce qui constitue ma biographie, mon autobiographie écrite en temps réel, de mes 6 ans à mes 18 ans, plus de 7500 jours rédigés… Est-ce que je perdais chaque jour une heure de ma vie à faire cela ? C’est une activité dont je ne me souviens pas vraiment. Mais il est vrai que quand on me demande de raconter mon histoire, je me réfère à toi, comme aujourd’hui.

Corné, raturé, déchiré, ondulé par moment, il est le seul souvenir d’une vie.



Premier souvenir : 6ème année de ma vie, 2277 jours de vie.
Papa et Maman m’ont offert un cahier ! Il est tout beau, on dirait un gros grimoire de magie avec des petites pierres dessus. Maman dit que je devrai écrire dedans, alors c’est ce que je fais, le pouvoir de mémoire elle me dit, je la crois après tout, c’est Maman, elle a toujours raison.
Papa lui essaye de tout lire, mais comme c’est la première page je le laisse faire, mais après… Ca suffit ! C’est ma vie comme dit Maman et Papa ne doit pas tout savoir. Après tout s’il savait que j’ai un chéri il le ferait rôtir ! Hihi.
Le souci c’est que je ne sais même pas quoi écrire, alors je te dis bonjour petit journal intime, je te promet d’être toujours ton amie et d’écrire jusqu’à la dernière page ! Même sur le carton ! Promis promesse d’Aimy ! Tu sauras tout, mais promets de ne rien dire, parce que des fois, c’est soit débile soit top secret !

Bon pour cette première page, c’est tout ! A demain mon ami Papier.





Papa : 8ème année de ma vie, environ 3000 jours de vie.
Papa est un grand Monsieur très beau, comme sur la photo ! Je sais que normalement je ne dois pas mette de photo dans un journal, ce n’est pas un album, mais après tout je peux faire ce que je veux ! J’écrivais donc : Papa est un bel Homme, il a beaucoup de charme… Je me marierai avec un jour, il me l’a promis, et les promesses, c’est important. C’est un peu mon seul contact masculin, je n’aime pas trop les garçons de l’école, ils sont bêtes, mais Maman dit que mon avis changera bientôt. Je ne pense pas. Le seul que j’aime, c’est mon Papou, même s’il pique avec sa barbe, j’aime faire dodo contre lui et aller à la fête foraine avec lui. Mais des fois.. J’ai peur qu’il m’oublie pour Fy’, depuis qu’il l’a adopté, elle prend de la place, Papa me dit que c’est parce qu’elle est jeune encore et qu’il faut lui apprendre tout un tas de choses, mais moi… Je ne l’aime pas, je suis sûre qu’elle prend ma place et que Papa l’aime… Des fois il lui dit que quand elle sera plus grande il lui montrera des choses à faire plus intéressantes, qu’ils feront ensemble, Maman grimace mais ne veux pas m’expliquer. Malgré tout il reste le plus beau des Papas du monde.



Maman est partie : 12ème année, environ 4400 jours de vie.
Maman était une belle femme, magnifique et toujours souriante, je comprenais Papa de l’avoir choisie. Elle n’aimait pas Fy’ non plus, je pense que c’est une des meilleurs choses qui nous rapprochait, le fait qu’on déteste cette chose autant l’une que l’autre. Mes depuis presque un an, elle est bizarre, elle part beaucoup, est toujours nerveuse… Et finalement, depuis quelques mois, elle a disparu. C’est Papa qui m’élève tout seul, je suis assez autonome, heureusement. Mais Maman n’est plus là. Aujourd’hui, j’ai reçu un appel étrange que j’ai de suite du passer à Papa, il semblait tendu, aussi nerveux que Maman, et depuis, lui aussi il est parti. J’attends qu’il rentre depuis plus d’une heure mais comme je te raconte tout, je ne veux pas que tu perdes une miette de l’histoire.
~[Des gribouillis sont griffonnés à cet endroit]~
Papa est rentré, il a les yeux rouges, comme quand il a peu dormi, ou trop bu. Il me sert dans ses bras et m’annonce qu’ils ont retrouvés Maman, mais qu’elle ne peut pas parler. Je ne comprends rien, comme toujours. Il m’a dit de m’asseoir sur le canapé et m’a appris que Maman avait été « abusée » pendant des mois et qu’elle venait d’être retrouvée, gravement blessée. J’étais heureuse, elle était en vie… Jusqu’à ce que je comprenne qu’elle ne le serait bientôt plus.

Maman est décédée ce matin : 12ème année, environ 4500 jours de vie.
Maman s’est battue pendant presque 3 mois, mais les médecins nous ont vite fait comprendre qu’elle ne pourrait pas survivre, j’avais réussi à parler avec elle, il y a un mois, mais elle n’avait quasiment pas de souvenir de moi… C’est ce jour-là que j’ai compris que je serais orpheline de mère. Papa lui, a failli sombrer dans l’alcool, il me dit souvent que je suis la seule raison qui le fait tenir. Est-ce que c’est une bonne chose de le voir souffrir ? Je ne sais pas… Je suis trop jeune pour tout comprendre, j’en ai conscience.







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MessageSujet: Re: Jonathan - Aimy Saria.   Sam 20 Avr - 22:25


Grandir & Mûrir


Le lycée, un nouveau monde : 15ème année, environ 5500 jours de vie.
C’est étrange, aujourd’hui je me suis demandé comment j’arrivais encore à t’écrire dessus tous les jours. Puis j’ai compris l’importance de la mémoire en relisant les premières pages. J’ai ris. Mais ce n’est pas ça que je suis venu te raconter aujourd’hui.
Premier jour de lycée, l’enfer, j’y pige rien à cet établissement, si ce n’est qu’on est encore plus libre que libre. Je suis perdue, mais je suis libre. Ce qui est bien c’est que les journées sont plus longues, total je peux rentrer plus tard… Depuis que j’ai découvert la relation entre Papa et Fy’ j’évite la maison, je préfère rester coincer en perm’ et ce n’est pas plus mal, il a jugé bon de ne même plus se cacher, total ça baise à foison dans la maison, s’ils se protégeaient je pourrai faire des mûrs complets de capotes sales…
Bref, dans ma classe y’a pas grand monde, les gens sont pas mal amis les uns avec les autres, et moi, comme j’ai voulu prendre une option rare, je suis toute seule, je me fonds facilement dans la masse, mais ça m’inquiète. Tu dois pas connaître toi cette angoisse de ne trouver personne avec qui t’entendre. J’ai croisé pas mal de regard, j’ai souris comme à mon habitude, mais j’pense que les gens sont cons et qu’ils font tous la gueule les premiers jours, parce que personne ne m’a souris en retour. Tss…


Après la première semaine : 15ème année, environ 5510 jours de vie.

Finalement je me suis vite intégrée, je n’ai pas spécialement d’amis définie mais j’arrive à me glisser un peu partout et à faire connaissance avec les gens. C’est là que je me rends compte que je n’ai pas tellement vécu avant, je ne sors pas souvent, je ne bois pas beaucoup et je fume occasionnellement, je pense que Papa n’aimerai pas mes fréquentations, mais je les adore. Des gens cools, musiciens ou encore artistes, qui ne se prennent jamais la tête… Sûrement à cause de la dose de beuh qu’ils s’enfilent par jour, mais c’est toujours amusant, je peux être moi et un peu conne avec eux. J’crois que ça me plait…
Niveau mec, j’ai des vus sur un, mais je ne peux pas t’en dire plus, il est pas spécialement bavard, j’crois que c’est aussi ce qui m’attire chez lui…



Kyron, mon premier amour : 16ème année, environ 5900 jours de vie.
Le premier amour de ta vie, c’est celui que tu n’oublies pas. Le souci c’est que c’est aussi généralement celui qui détruit ta vie et tous tes rêves… C’est dans le pack à jean, tu aimes tu souffres, si t’as l’un sans l’autre c’est pas « normal ». Moi le mien, je l’ai rencontré en entrant au lycée, un grand blond, les cheveux ébouriffés, les yeux clairs et un écarteur à l’oreille. Pas le genre de gars qu’aurait adoré mon père. Mais c’était certain, j’en étais follement amoureuse.
C’est là que commence mon top 5 de mes PIRES techniques d’approches, celle que j’ai TOUTES utilisées bien sûr :
- Faire semblant de faire partie du journal du lycée > MAUVAISE IDEE !
- Le croiser miraculeusement à TOUS les coins et recoins du lycée > Passer pour la pire stalkeuse ever…
- Se rapprocher de ses ex copines à peu près sympa > Avoir un avis bien négatif sur lui
- Se retrouver en heure de colle avec lui > Se taper des devoirs supplémentaire et passer pour une rebelle sans l’être.
- Se bourrer la gueule et aller l’accoster > Lui donner un avis négatif sur soi-même.

En gros j’ai usé des pires techniques jusqu’à finalement arriver à la plus simple, devenir amis avec ses amis, et se rapprocher de lui, lui montrer qui je suis et ne rien attendre réellement. Finalement je pense que c’est ce qui a le mieux marché, je me suis fait pas mal de potes comme ça, pas des gens très fréquentables d’après mes sources, mais des personnes simples et adorables ! Qui sortent souvent, boivent beaucoup et… Fument beaucoup aussi. Mais ce n’est pas ça qui t’intéresse avoue…
Kyron, il est sympa, il est adorable, et il est moelleux haha ! Sinon il a 17 ans et demi est en première littéraire et ne fait… Pas grand-chose de sa journée si ce n’est fumer.


Ma première fois, c’était lui : 16ème année, environ 5900 jours de vie.

Je ne sais même pas si j’étais prête, je ne m’étais même jamais posée la question avant, tout va si vite en amour, c’est furtif et on ne voit pas le moment venir. Un câlin, un geste tendre, puis un autre, doucement un haut qui part, une chaussette qui vole, un cliquetis de soutif, un élastique qui claque. De fil en aiguille tu te retrouves là, nu comme à ta naissance, consolée par la peau chaude d’un autre être qui sera bientôt en toi de façon naturelle.
Et ça fait mal, ça sert, tu as l’impression que les secondes sont des heures et que ta chair se déchire au fur et à mesure. Il fait chaud, tes yeux se ferment, tu te concentres sur un baiser et tu oublies la douleur, ou du moins tu essayes. Finalement tu te rends compte qu’à partir de maintenant tu ne seras plus jamais la gamine que tu étais avant…
Kyron, le visage perlé de sueur, il était beau, sa peau légèrement bronzée tranchait singulièrement avec la mienne. J’ai caché ma tête dans son cou, j’avais les larmes aux yeux, mais j’étais heureuse malgré tout. Ça a duré longtemps, de longues minutes d’intense douleur, puis les premières larmes ont coulées, on a tenté de se calmer, parce qu’après tout, passé la douleur, c’était agréable, comme un petit cocon, j’étais enfermé en dessous de lui, dans ses bras, et je sentais son souffle contre mon oreille. Comme dans le ventre d’une mère, un nouveau moment de tendresse que je connaissais pour la première fois.
Une ultime pression du bassin et il a sorti un de ces râles bestial qu’on ne connait que sous une couette. Moi je suis retombée, j’étais crispée les ongles dans son dos. L’oreiller ma recueillit et je me suis endormie mollement. J’crois que c’était ça, ma première fois.


Fin : 17ème année, environ 5900 jours de vie.

Je ne sais pas ce qui fait le plus mal, le fait d’avoir toujours tout accepté par amour et de façon aveugle, ou le fait qu’il ait constamment abusé de ma confiance. Je sais que tu ne connais pas cette sensation de trahison… T’as tellement mal, tu penses à te foutre en l’air, tu te sens tellement sale que tu passes des heures dans ta douche, ta peau se fripe et tu frottes jusqu’au sang. La rupture ça fait mal, la rupture du premier amour, c’est là, la vraie première fois… J’peut te jurer que tu l’oublies pas, ce gars, et cette sensation d’avoir été prise pour une grosse conne depuis le début. T’as toujours tout fait, t’as toujours tout supportée, t’as assumé d’passer pour une menteuse, t’as relevé la tête et tu lui as dit que tu l’aimais, à chaque fois, puis t’as fait une seule erreur, une seule et il t’a fait sauté, pim à la trappe… J’crois que je suis pas sortie depuis une semaine, la patriarche s’en fiche, et visiblement personne ne viendra me voir. Je ne sais pas où j’ai mis mon téléphone, j’me souviens d’un « crack » après l’avoir jeté puis je ne l’ai pas revu…
J’crois que Joe doit venir cette après-midi, c’est ce qu’à brayer Fy’ devant ma porte, je lui ouvrirai peut-être, même si la présence masculine m’insupporte maintenant. Le pire, c’est que je ne le déteste pas, je l’aime encore…



Joe, ma décadence : 17ème année, environ 5900 jours de vie.
Joe, c’est un peu ma corde sensible depuis que Kyron m’a quitté, c’est un peu le grand frère trop proche que j’aurai jamais. Mon père dit que c’est la pire de mes fréquentations, parce qu’il n’aime pas son look, tant pis, c’est mes choix, la conflictualité entre père-fille ça nous connait depuis la pouf.
Tu me diras, Joe, c’est pas non plus mon sauveur, ou si, mais dans le mauvais sens du terme, depuis que K. m’a jeté sur le bord de la route, il me supporte et me soutient, je passe les ¾ de ma vie chez lui ou dans sa voiture, on chante, on rit, on boit… J’fais toutes mes sorties avec lui, et c’est toujours lui qui me ramène pour dormir à l’arrière de la voiture parce que je ne sais jamais m’arrêter de boire. Je sais ce que tu vas me dire, tu me caches quelque chose sur lui, sinon tu ne m’en parlerai pas.
J’crois que Joe, c’est aussi le meilleur coup du monde. La première fois j’étais pas trop okay, c’est normal, je venais de me retrouver seule, et coucher même pas deux jours après, j’trouvais ça sale, mais finalement j’ai adoré… J’suis pas sûre que je l’aime, mais j’peut te dire que je m’amuse, qu’avec ce gars j’me sens vivre.


Ivre, tu contrôles rien : 18ème année, environ 6600 jours de vie.

Hahaaaa, je viens écrire mais le stylo tiens même pas… Mais je te l’a promis ! J’écris TOUUUT les jours alors c’est ce que je fais… Joe est en train de dormir sur mon lit !! Papa ne sait mêmeuh pas qu’il est là, on est rentrée totalement déchiré, et après… Chut.. Tu dis rien, mais on a baisé ! Haha.. Franchement j’crois qu’écrire quand t’es défoncé c’est drôle, comme ça demain, j’lirai ça et j’pourrai me foutre de ma propre tronche ! Raaah mais tu le fais exprès de bouger ou quoi ? Déjà que le stylo m’insulte depuis toute à l’heure si toi tu bouges… que ça va pas le faire je te le dis ! Moi j’voulais juste te raconter ma soirée et tu t’énerves… Rooh t’es vilain, je te racontera pas alors ! C’est tout.


Il a levé sa main et m’a giflé : 18ème année, environ 6700 jours de vie.

Je n’ai rien compris. On était tellement bien ce soir-là, tous ensemble en train de boire et de fumer – comme toujours, puis d’un coup il a levé sa main et m’a giflé, je n’ai même pas eu le temps de réagir qu’il a recommencé… Ma joue s’est mise à saigner, il avait tellement de force en temps normal qu’elle en était décuplée lorsqu’il fumait. Je crois que c’est à cet instant que j’ai compris qu’on ne pouvait pas lui faire confiance. Il souriait avec sa main pleine de sang. Puis il s’est approché, j’ai espéré qu’il s’excuse, mais même pas. Sa main s’est posée sur mon jean et il tenté de l’arracher. J’ai hurlé, pleuré. Heureusement, je n’étais pas seule, les autres se sont mis à plusieurs pour l’arrêter. Je ne l’ai pas revu depuis, Mat’ m’a dit qu’il avait été mis en désintox’ parce qu’il avait tellement forcé cette nuit-là qu’il avait frôlé sévèrement l’overdose.
J’en étais tombé amoureuse, tellement si tu savais. Mais j’crois que lui n’aimait que la drogue, sinon il n’aurait pas agi comme ça. De toute façon c’était la fin des examens, l’année prochaine, je serais loin… Mais je me sens mal, tellement.



Dernière édition par Aimy S. Jonathan le Ven 27 Sep - 13:14, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Jonathan - Aimy Saria.   Sam 20 Avr - 22:25


Années Cabaret


Plume, premier rôle : 19ème année, environ 7000 jours de vie.
Après le bac, c’est difficile, faut bosser, mais il faut aussi continuer ses études. Personnellement, moi qui suis flemmarde, j’ai eu du mal à me décider. Je voulais partir en psychologie, mais la plus proche des facs ne me permettait pas de rester à la maison. Je me suis inscrite sur un coup de tête, et j’ai aussi trouvé mon premier boulot sur un coup de tête. Depuis toujours, j’aimais la danse, et le cabaret était un lieu que je trouvais artistique et sensuel à la fois.
En lisant les petits annonces, j’avais trouvé un club-cabaret qui recherchait des filles, je n’avais pas de vraies formations, je croisais juste les doigts. Tout est allé très vite à partir de cet instant-là, petite audition remportée aves succès, petit rôle, puis la montée vers la gloire j’ai dû remplacer Mia, la belle blonde qui jouait Plume, le rôle principal du numéro de la saison… Plume, être Plume, s’était mon rêve depuis que la Matriarche du club nous avait présenté le nouveau morceau, Plume, c’est l’ange aux cheveux blonds ondulés, aux cuissardes brodées et fantaisies, la chanteuse à la voix cristalline et la danseuse aux courbes sexy et gracieuse. Le dos posé contre la barre en fer blanc du grand chandelier suspendu, qui joue de ses jambes alors que le technicien fait descendre progressivement le perchoir aux cristaux purs.
Aujourd’hui, Plume c’était moi. J’étais belle, j’avais passé du temps à m’habiller, pour pouvoir mettre les grandes cuissardes crème, la grosse perruque blonde. J’avais dû m’entraîner à avoir ce sourire d’ange et ce regard plein d’innocence, m’entraîner à passer les jambes autour des barres rondes – ce n’était pas simple avec les talons pesants et hauts. Quelques petits accords avec la voix et j’étais prête. Rideaux, premiers accords. Pas un seul faux pas, j’avais brillé pour mon premier grand rôle.



Endy, mon rôle : 22ème année de vie, environ 8050 jours de vie.
Endy, c’est mon nom de scène, c’est mon rôle, c’est loin de ce que j’étais avant, la remplaçant de Plume, Endy c’est la dominatrice sèche mais sensuelle, c’est l’évolution d’Evy. Evy c’était la démone, la rivale de Plume, celle que j’ai pu jouer aussi, temporairement toujours. Mais Endy, c’est ma mesure, mon costard cravate, ma robe de soirée à moi, c’est une reine, une dominatrice, une maîtresse de cirque, de cérémonie, celle qui dompte, qui maîtrise. C’est une peau froide et blanche, un costume brun et une main de fer. C’est une expression de tristesse quand elle échoue, une jouissance dans le regard quand elle gagne.
C’est celle que j’aime redevenir tous les soirs. J’ai beaucoup appris en devenant Endy, parce que je suis une fille simple, parfois timide et j’ai pu apprendre à m’assumer, à devenir la croqueuse d’Hommes que je rêvais d’être. J’étais celle qui faisait baver, celle qui en jette. J’ai mon nom sur des affiches. Endy, c’est mon gagne-pain, ma petite vie, ma vocation, mon métier. Pour rien au monde je ne voudrais changer de métier, je ne me vois pas dans un bureau, je ne me vois pas sur un terrain, je ne me vois que sur le bois d’ébène du Cabaret, celui qui m’a vu grandir et m’assumer. Comment pourrais-je abandonner cette famille qui s’est créée.





Dernière édition par Aimy S. Jonathan le Dim 21 Avr - 17:52, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Jonathan - Aimy Saria.   Sam 20 Avr - 22:34


Humain & Animal ?


Fy’ c’est tout sauf mon amie : 7ème année, environ 2600 jours de vie.
Laide ! Et c’est tout. Elle est laide, elle me vole Papa ! Je ne veux rien dire sur elle, je ne sais même pas pourquoi je gâche une page pour elle, elle pue, ses cheveux sont sales, ses yeux sont à vomir ! Elle est crade crade crade !

Papa & Fy’ : 10ème année, environ 3700 jours de vie.
Je commence à me poser des questions… Parfois Papa disparaît dans sa chambre avec Fy’, il me dit que c’est pour lui expliquer des choses, mais j’entends de drôle de bruits, des petits « haaa » et des longs soupirs. Il fait toujours ça quand Maman est partie, et quand elle revient, Fy’ ne dit rien et reste tête baissée, comme si elle avait fait une bêtise, j’ai essayé de lui parler mais elle a dit qu’elle avait juré de ne jamais rien dire.

Fy’… Pourquoi elle ? : 14ème année, environ 5200 jours de vie.
D’accord, j’ai compris, tu te souviens de Fy’ n’est-ce pas ? Je ne t’en parle pas souvent parce que je la déteste, sauf qu’aujourd’hui, j’ai sûrement envie de la tuer… Je suis rentrée plus tôt sans prévenir, et je l’ai vu, avec Papa, elle était nue, et lui… Beurk si tu savais comme je suis traumatisée. Elle en demandait encore, et encore, et Papa hurlait de plaisirs. Comment peut-il faire ça ? Maman est morte il y a peine deux ans et lui il… Mon dieu.
C’est une trainée, je ne veux plus entendre parler d’elle, nous avons quasiment le même âge et elle couche avec Papa dans mon dos… Pourquoi ? Et Maman ! Elle disait l’aimer !!

Fy’ c’était mon premier avis sur les hybrides : 18ème année, environ 6600 jours de vie.
Je croise pas mal d’hybrides en ce moment, ils sont de plus en plus communs dans le paysage, et je les trouve plutôt mignon, et normaux. Loin de Fy’ qui se fait toujours tringlé par mon père… Vois comment mon avis sur « Papa » a changé, je ne lui parle quasiment plus à cause de ce jour où je l’ai vu se faire la femelle…



Niky, celle qui m’a fait changer d’avis : 20ème année, environ 7350 jours de vie.
Au cabaret, une de nos danseuse est une hybride de niveau très évoluée, elle a une forme humaine mais est totalement recouverte de fourrure. Au début, j’ai eu beaucoup de mal avec elle, c’était un Fy’ dans ma tête, total, je ne lui ai jamais vraiment adressée la parole. Jusqu’au jour où nous avons répété notre numéro ensemble, elle était d’une grasse sans égale, et n’avait rien d’une trainée.
De fil en aiguille j’ai appris à la connaître et c’est elle qui a totalement changé la donne, depuis Fy’ j’avais appris à éviter les hybrides, pas à les détester, juste à les éviter. Mais c’est vraiment parce que je l’ai rencontré que maintenant je n’ai plus peur d’eux, je n’ai plus cette fausse haine et cette appréhension quand je les croise. Niky ne travaille plus au Club, mais cela ne nous empêche pas d’être encore amie, bien que ça puisse surprendre, je suis amie avec une hybride et je n’agis pas comme tout le monde, je ne lèverai jamais la main sur un hybride, je ne ferais jamais d’un hybride mon esclave, ils ont un cerveau, une âme, une conscience, ce sont des humains à part entière pour moi. Niky, merci de m’avoir faite évoluée…




Nathaniel, une expérience hors du commun : 19ème année, environ 7120 jours de vie.
Tu sais journal, je me rends compte que je te raconte facilement tout, même mes parties de jambes en l’air, j’crois même que c’est pour ça que j’suis encore en train de t’écrire. J’ai vécu une drôle d’expérience au club aujourd’hui. Ils ont embauché un nouveau serveur, un hybride rebelle qui pensait pouvoir se faire de la thune facilement mais qui avait été rapidement rattrapé par la faim. Bref, on s’en fout. Il s’appelle Nathaniel, tout le monde l’appelle déjà Nat’, j’fais comme tout le monde pour ça, j’suis un petit mouton. Bref, autant te dire qu’il a vite fait fureur. C’est un mêlé bélier visiblement, avec une peau mat, des cheveux mi long noir, une musculature qui lui permet d’être dispensé de t-shirt… Tu vois le genre, genre craquant mais que tu dois éviter si tu tiens à ton cœur. Chose que j’ai fait toute la journée, jusqu’à ce soir après le spectacle ou je suis allée me changer et il est venu me voir dans ma pseudo-loge. Bien sûr, tu le sais, je te suis tu me fuis je te fuis tu me suis. Ça marche tellement souvent… Qu’il est venu de lui-même et quand tu résistes c’est encore mieux. C’était je pense la première fois que je couchais avec un hybride, dans ma loge de surcroit, c’était jouissif, tu aurais vu ça… Une telle bestialité à en faire baver.
Des fois, je suis heureuse que tu ne puisses pas parler et que tu gardes ce genre de discussion, pour quoi je passerai moi sinon ?

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Eva
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Maître(sse) de : Tu n'supporterais pas cette idée.
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MessageSujet: Re: Jonathan - Aimy Saria.   Ven 27 Sep - 14:29

Il y a des histoires que l'on n'oublie pas, et bien sache que la tienne me restera en tête un long moment. Je n'ai rien à te redire Aimy, c'est tout simplement parfait, magnifique, un plaisir pour les yeux. Je pourrais continuer à te donner de nombreux compliments mais je préfère garder le silence et simplement applaudir.

C'est sûrement et de loin, l'une des meilleurs fiches que j'ai pu lire jusque là. J'adore. Je te valide, belle Aimy. ♥

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Spoiler:
 

Merci Aya & Jealousy. ♥️
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Jonathan - Aimy Saria.
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