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 L'enfant du Désert

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MessageSujet: L'enfant du Désert   Mer 3 Juil - 15:12


L'enfant du Désert


J'ai toujours suivi cette envie médiocre : une vie comme Monsieur et Madame Tous le monde. C'était mon ambition depuis toujours, une vie banale, ce train train quotidien qu'on appelle routine, cette petite vie monotone qu'on surnomme sans problème « vie de merde », je voulais ma petite vie de merde, où demain était comme hier. Je ne demandais que cela. Être un quelqu'un de bien au milieu de milliers de gens... Pas un rebelle, ni un hors la loi, pas un enfant trop gâté, ni un parasite.

Je suis né dans un pays, où le sable est aussi courant que l'herbe verte dans les prairies écossaise, où le soleil est aussi présent que la neige sur notre belle banquise – bien que celle-ci nous échappe un peu plus chaque jour... Je n'ai vu que sable, et quelques oliviers secs par moment.

Ma mère était l'allégorie de la perfection, quoi qu'elle fasse, elle le réussissait toujours à merveille, c'était une de ces femmes au foyer qui n'a jamais prononcé un mot plus haut que l'autre, sa peau était doré, ses cheveux longs et bruns, une femme de reculé de son temps. Mais je ne me souviens même pas de son nom, juste d'un sourire ivoire lors d'une balade à côté d'un lac artificiel, d'une étreinte parce que j'étais tombé, j'étais encore un si maladroit petit humain... Ma douce maman était mon bouclier, mon pare-danger. Je me rappelle l'avoir beaucoup aimé. Avant.
Mon père... Était un occidental, blond aux yeux bleus, j'en ai gardé l'idée d'un aventurier de son siècle. Je sais que je lui ressemble, c'est une intuition, les souvenirs de ma mère sont assez précis pour que je me souvienne ne lui ressembler qu'on peu de chose. Je crois qu'il est parti plus tôt que prévu, je ne sais pas où il est, à vrai dire je ne me pose plus de questions sur ma vie d'humain.

Humain, j'aimerai avoir oublié totalement ce mot. Puisqu'il me rappelle tellement de mauvais souvenir. Ici, on ne connaissait pas encore les hybrides, pendant mon enfance en tout cas, personne ne savait que non loin, dans des pays plus propices à la recherche, des hommes avaient décidés de faire de leurs semblables des esclaves... Moi-même, je ne savais pas que l'homme pouvait être mauvais, qu'il pouvait pousser le vice à son apogée. L'innocence de l'enfance m’écœure, pourquoi grandir dans un rêve qui s'effondre ensuite. ? Probablement pour nous faire croire encore quelques années que ce monde est notre royaume, jusqu'à ce qu'il nous rappelle que notre rôle et plus futile que celui d'un pion de bois rongé par le temps.

C'était il y a maintenant 12 ans. Le début de ma nouvelle vie. Tout ce dont je me souviens, ce sont des cris, des déchirures, des mères qui hurlaient au scandale, des enfants dans des camions. Je me rappelle de l'odeur forte de la transpiration, de la chaleur étouffante créée par la taule au soleil, de l'irritation du à l'entassement dans les roulottes d'infortune, des soupirs des enfants fatigués, de la peur lorsque son voisin tombe au sol et qu'il est petit à petit piétiné et enfin disparaît. Puis un grand vide avant une grande lumière au dessus de nous, l'air frais sur nos nouveaux corps, la douleur des membres, les débuts d'escarres...  

« Bien, Indy Suna, vous êtes notre premier prototype d'hybride scorpion. Vous êtes visiblement une belle réussite ! Personne ne distingue que vous êtes différent d'un humain... C'est ce que nous voulions. »

A cet instant là, tout ce que je souhaitais se résumer en une petite liste simple : boire, manger, revoir ma mère. Je me suis juste levé, car j'avais peur, tout était blanc autour de moi, il y avait d'autres lits, ou visiblement se cachait dans des draps - quasi transparents, se cachaient des petits corps. Dans certains lits on pouvait voir des queues, des oreilles, des... Animaux, non, des êtres mi-humains mi-animaux.

J'ai touché du doigt ce qu'on appelle panique, pour la première fois de ma vie j'ai eu le cœur serré, j'ai vu la peur s'emparer de moi. Tout était si inconnu, nouveau, loin du miraculeux, j'aurais plus dit que tout mes sentiments tiraient leur essence dans le monde de l'obscurité. La vie s'installa dans un cours différent, dans une habitude, une monotonie vomitive, à mille lieux des ambitions qui étaient en moi. Jour 1, puis 2, puis 3. J'avais fait ma place ici, j'étais même l'un des meilleurs résultats de mon aile du laboratoire. J'aimais ça ? Peut-être... Ou du moins jusqu'à ce que tout se complique : mon œil gauche a commencé à virer au doré, ma pupille s'est progressivement craquelée, des erreurs de dosage, des mauvais calculs, mon visage défiguré. Ma paupière s'est tachée de sang, les veines ont petit à petit grossit, se sont transformés en petites irrigations violettes.

Erreur, jour 10 : l'individu Indy Suna présente un danger pour ses camarades, il est important de le faire sortir d'ici. Soit, me voilà les deux pieds dehors, dans un monde inconnu, un cache œil entre les mains et l'assurance d'un lendemain tragique. Je devais avoir 11 ans ou 12, dehors, dans un univers qui ne m'était pas familier, le ciel était gris, et le chemin devant moi était fait d'un sable solide et marron, de la terre, avec des petits pics verts qui sortent de la terre, de l'herbe. Il m'a fallut quasi une année, pour apprivoiser les dizaines de kilomètre autour de l'enceinte qui m'avait chassé, je vivais dans un arbre, qui avait un creux avant la naissance de ses branches, un berceau que j'avais découvert en apprenant à me servir des talents qu'on m'avait répété au centre sans nom.

Pis, les jours ont passés, la vie est devenu simple, le monde s'est agrandit, l'errance est devenu un rythme de vie, la découverte de rien devenait un tout, l'avenir était obscure devant moi, et chaque jour je m'incitais à le repousser. Parfois je volais, parfois pas, j'avais obtenu tout ce que je voulais avec mes propres moyens. Je m'étais fabriqué un habit qui me serais portable à vie. J'avais réussi à obtenir de petites richesses, je devenais à nouveau un humain normal, tant que j'arrivais à broder un accident funeste autour de mon œil.

J'étais chanceux, je le suis toujours, personne ne sait réellement qui je suis, sauf s'il décide de vouloir me connaître bien sûr. Je suis un vagabond qui a bien tourné, vagabond qui vit au milieu d'un monde, dans une vie quasi monotone, si ce n'est qu'il est impératif pour moi de bouger souvent, avant que les gens ne se posent des questions...

Mon nom est Indy, Indy Suna, je dois avoir 22 ans d'après mes calculs, je suis un hybride scorpion, avant, j'étais humain, maintenant je suis un hybride, hybride rebelle, c'est comme ça qu'on appelle ceux qui, comme moi, ne sont pas esclaves.









Je suis de ces personnes qui ont l'air si simples d'apparence et qui renferment malgré eux une complexité sans égal. Loin de moi l'idée de me vanter, mais je me plais à me fondre dans n'importe laquelle des foules, humains ou hybrides soit-elle. Personne ne sait qui je suis, peut-être suis-je simplement un enfant du désert humain. Grâce à mon bandeau personne n'en sait rien, il me suffit simplement de conter un accident ridicule pour justifier l'existence de ce dernier. Mais continuons mon auto-étude plus en détails... Je suis malgré-moi dira-t-on ce qu'on peut qualifier d'opportuniste. J'aime pourvoir grappiller à droite à gauche, manger dans tous les plats possibles. Je suis capable de cumuler plusieurs petits boulots s'ils peuvent me rendre la vie plus simple. Bien sûr je sais savoir aussi laisser la place aux autres, ou plutôt je me force à le faire quand je n'ai pas le choix... De mon opportunisme découle une polyvalence sans égal. Depuis mon arrivée ici j'ai enchaîné les corps de métiers sans me soucier de la difficulté, je suis aussi bon dans les métiers à caractères légaux que ceux qui se fondent dans l'ombre... Serveur ou revendeur de substances, j'ai besoin d'argent pour vivre, bien que je ne sois pas avare. Qui que tu sois, quoi que tu veules, je saurai m'y plier. Mais je n'excelle dans aucune discipline, peut-être dans le vol, et encore, je pense que c'est dans mes gênes. Je suis habile dans beaucoup de disciplines mais aucune ne m'est propre. C'est à la fois une qualité comme un défaut puisque je ne suis réellement utile nul part...

Si je devais me ranger dans une catégorie au niveau social, je dirai simplement que je suis de ceux qui n'ont aucun égare envers les humains. Je suis de ces gens indifférents qui n'aident que très rarement leurs prochains, à quoi bon aider une personne qui pourrai te tuer si l'envie lui prenait. Je ne suis pas de ces hybrides qui vivent pour l'humain, je me range plus dans ceux qui sont ici pour les haïr et pour leur faire comprendre que s'il devait y avoir quelqu'un à mourir le premier, ce serait l'un d'eux. Je ne suis pas de ces êtres émus par la mort ou part le deuil, je crois ne pas non plus faire parti de ceux qui font preuve de compassion.

Un entêté ? Moi ? J'ai la douce sensation que vous vous trompez totalement de personne, lorsqu'il y a une difficulté je suis le premier à me retirer. Si je n'y arrive pas du premier coup c'est qu'il ne m'est pas utile de faire telle ou telle chose. Si je dois passer trop de temps sur une tâche c'est qu'elle ne m'est pas accordé. Oui, je manque d'envie sûrement, je suis un scorpion peu borné, c'est amusant... Si on se réfère aux horoscopes... Mais une chose est sûre, je suis habile, c'est dans mon sang, depuis toujours, depuis peut-être même avant ma nouvelle vie... Si je ne l'avais pas oublié je pourrai vous l'assurer. Toujours plus haut, c'est mon objectif, j'ai besoin de hauteur, d'être celui qui a une vue sur la quasi totalité du monde qui l'entoure. De plus le ciel n'est pas pollué de foule, je crois que c'est ce que j'aime là dedans.  C'est ce qui m'a appris le calme, l'amour pour le « paisible ». Cette envie constante d'être dans un endroit loin de tout, comme au cœur du désert, ou seul le vent parle avec le sable chaud. S'en suit un manque de parole de ma part, à qui parler quand il n'y a personne ? C'est cette philosophie de vie que j'ai finalement adopter, agir au lieu de salir l'air de parole veines.
Je suis fasciné par tout ce qui n'est pas dans la norme, j'aime ce qui n'a pas de sens, ce qui attire, ce qui rend curieux, ce qui est amusant, rigolo... J'aime rire parfois, je crois.





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Gael
Masochist Squirrel ♪
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Messages : 99
Date d'inscription : 27/10/2013

MessageSujet: Re: L'enfant du Désert   Jeu 14 Nov - 18:07

Coucou !Dis-moi, qu'en est-il de ta fiche ? D:
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