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 THE BIRD THAT CROSSES THE STARS [Fiction]

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MessageSujet: THE BIRD THAT CROSSES THE STARS [Fiction]   Mar 27 Aoû - 13:40



CHAPITRE I- LA DÉMENCE N'A D’HÉRITAGE, POURTANT, ELLE EST ET ORPHELINE.


La rosée matinale abreuve les plantes, les brins d'herbe s'étirent, jalousant la grandeur des arbres, à la conquête d'un céleste dont on ne peut que miroiter l'éclat de son bleu. S'épanouir placidement tel que le bourgeon printanier, tout un plaisir à soustraire d'un de ces matins farouches ; pris d'un élan sauvage peignant ce qui sera la toile d'une journée. Là où le vernis sait protéger cet amas de mélasses criardes, il ne peut être imperméable aux braises vengeresses dévorant d'un glapissement glouton cette œuvre. Le crépitement cramoisi des flammes savourent longuement ce met anodin, apaisant son appétit pour ce jour. Ainsi se détruit une journée, incendiée par le tourment juvénile.

L'eau tremble. Elle forme des courbes naviguant sur l'onde qui s'éloigne de l'épicentre en une rosace circulaire. Elle vacille, une frêle muse s'offrant à la terre. Une nouvelle goutte file parmi la nacre des bâtisses pour s'écraser au sol, une flaque naissante. Quel curieux objectif pas pour le moins honorable. « La pluie se verse sur la ville comme sur mon cœur. » S'oxyder pour peu, ô quoi mon cœur ?

« Une averse ? » Siffle donc un timbre à l'écho désolé. Une muse. Non pas celles faites de spiritualités et de croyances, une faite de chair et d'os. Surprise à rêvasser sur une bâtisse exagérément vielle que le plancher devait craqueler sous le poids du temps, la créature aux aspectes si peu fantasmagoriques s'échappa dans une course où n'il y avait de contre, on ne peut qu'être pour une course sans quoi on ne s'y engagerait, n'est-il pas ? C'est un raisonnement se faufilant hors les courbures déplaisantes de ce que sont les conditions, la facilité l'emporte aisément là où le complexe échoue avec complications. Ainsi, la muse court avec la pluie. S'échouant sur un rivage pâle, d'un grain blanc que l'on soufflerait l'illusion d'une étendue de sable. Point, point, il s'agit de la chair de la demoiselle ne goûtant que rarement aux plaisirs du soleil. Si elle en est privée de cet astre, qu'est-ce qui lui apporte cette lueur pétillante d'aurore lui colorant l'iris ? Chaque chose en son temps. Courir, sans fuir. Courir avec le plaisir d'être accompagnée. Nulle présence ne se distingue néanmoins à ses côtés, et ce, les plus aveugles sauront vous le confirmer; eux qui n'ont rien vu des traits de la demoiselle. Ingrats ou évangiles, ils n'en savent rien ; et s'emmurent dans un lieu proche du purgatoire. Sanglotant asphyxiés par les ténèbres, une redoutable formulation du purgatoire. Patienter là où le temps a été abattu, où tout grain chutant en aval du sablier n'émettait le moindre écho, un son mort justifiant son inexistence. Le silence, secondé du mutisme. Le souffle court, faudrait-il en avoir la sensation, s'estompe parmi le néant, une simple surface lacunaire noyée dans une encre de chine. La saveur des arômes des jardins sont mélancolie, ici, point de fragrances, pas la moindre effluve, rien de plus que le parfum d'une couleur macchabée. L'effroi enchaîne, asservi à l'hypothétique austérité de ces dernières sous l'aspect d'une sensation givrée, nul ne mord à plein crocs la chair. Un hurlement, rien ne parvint à déchirer l'obscurité ambiante. Le pouls s'accélère en de violents spammes, on le devine et rien ne se produit, l'angoisse, on doit être effaré mais cette carcasse-là reste creuse de toute émotion. Et ce, jusqu'à se torturer l'esprit par une question récurrente « Est-ce que j'existe ? ». Point de réponses. Que cette mélopée sinistre cesse et emporte dans la fin sa romance l'ankylose tétanisant mon essence.

La course touche à sa fin. Minutieuse du soin que l'on porte à un habit scolaire de crainte d'être châtiée pour sa négligence, ses mains tapotèrent avec respect le textile de sorte à ce que les dernières gouttes s'agglutinant aux filaments de jupon abandonnent sans plus d'insistance le confort de l'étoffe. De même quant à sa toison d'ébène, il serait de trop opportuniste d'user de sa charité en l'a irrité. Raisonnable, l'eau sut s'en aller bien qu'un fragment de sa personne s'agrippa farouchement au catogan. Sitôt, le grincement annonça l'arrivée de notre muse –bien que l'on peut appréhender le désir de discrétion- se découvrit peu à peu la silhouette svelte de cette fille franchissant le seuil de la demeure dont elle prit la précaution de fermer la porte derrière ses pas. Un glas craintif alarme les hôtes de son arrivée, bien que le grincement eût suffit à la corvée.

« Je suis chez moi. » Là où l'on dirait, je suis rentrée. Rentrer, sortir, c'est alternatif et perd de son sens. Son désir serait d'hululer à plein poumons, à s'estomaquer : Je suis rentrée dehors ! Je suis sortie dedans. L'écho lui adressa un unique grognement lui pressant de faire acte de présence à la table. Toutes affaires superflues posées, retirées, rangées maladroitement, ses jambes l'emmenèrent jusqu'au lieu-dit et ce de courtes enjambées en raison de sa morphologie moins généreuse que la moyenne.

« Tu as du retard, j'ai bien faillit m'en inquiéter. » Gourmande cette voix mature dans la force de l'âge. La demoiselle ne sut que s'excuser poliment de la chose, sans souligner que cette inquiétude n'était qu'au conditionnelle. Depuis deux heures où sont retour était attendu, cette ancienne fille souffrait de pas le moindre caractère anxieux, son enfant de par les générations aurait connu la séquestration qu'elle s'en serait alarmer avec bien du retard.

Quoi qu'il en soit, une myriade de plats patientait, aspirant à n'être que dévorer de plus belle bouchée. À tout ingurgiter, on en aurait la nausée et c'est en conséquent que notre muse pris place à la table et savoura chacun des aliments avec une attention solennelle. Le croquant d'une feuille de bris, le fondant des pommes coulant avec le miel d'une harmonie de saveurs n'ayant rien à envier aux prodiges culinaires des étoilés. À l'aube de la jeunesse, sa grand-mère se forgeait à l'art des saveurs bien que son talent ne fut reconnu de plus. Quelle importance, c'était un plaisir de concocter des mets allant du vulgaire au délicat et ce pour la délectation de tous.

« Tu attendais encore Mary ? » Un silence s'établit, coupant court à l'appétit général.

« Oui. Sa mère a refusé une fois de plus de m'ouvrir, en s'excusant. » Se complaint la demoiselle, être congédier avec récurrence influencé de trop son moral. « Chaque jour, on me donne ses devoirs. Chaque jour, je leur dis qu'elle refuse d'ouvrir à quiconque. Ils insistent...Les feuilles commencent à s'empiler. »

« Ce serait bête qu'elles s'effondrent, tu devrais tout recommencer. » Quoi de plus cruel que de se railler avec tant de légèreté de ce dont qui tourmente son enfant, ayant su se complaire d'une gorgée de vin blanc –et ce malgré son âge avancé- elle poursuivit sur ces mêmes lazzis.

« À trop rester enfermée, ce n'est pas sans doute qu'elle est devenue enragée, cette pauvre petite. Tu ferais mieux de l'oublier, Céleste. »

Il n'y a pas à juger sur ses dires. Cette femme est d'un certes acariâtre, il n'empêche que ses actions se décident selon le bien de la dénommée Céleste. Quel ravissant nom néanmoins que celui côtoyant les astres et constellations. Le repas achevé de moitié, et ayant pris congé parmi ses appartements modestes, cette fille du Ciel chuta parmi les draps complaisants l'entourant tout entière et la réchauffant de leur tendresse. Epuisée par les tourments de la coutume, ses songes eurent raison de son esprit se fermant alors sur elle-même, en une chrysalide dont cogiteront ses peines sous une entité spirituelle. Une rose d'un blanc immaculée, ayant pris racine dans les terres arides de sa détresse sous la forme d'une germe sommeillant depuis la naissance de ce monde, de trop peu abreuvée par un nectar salé elle n'aurait su s'épanouir et ce, jusqu'au déluge où se perça le ciel. Une déchirure marqua la voûte d'une cicatrice telle qu'une éponge se serait noyée, confuse de par son avidité à boire toute cette eau humectée il y a peu. Grondant bestialement d'un cri à s'en rompre les cordes vocales, éclata alors l'orage dont la germe se délecta à se bercer de la mélodie, jusqu'à croître d'une croissance phénoménale lui tarissant alors la soif dont le plant avait eu jusqu'à là. Les terres fertiles en un dense par terre aux effluves tropicales, cela fut en une harmonie de saveurs exotiques qu'éclot ce bourgeon fébrile où se dévoilèrent d'une pointe de vergogne...Epines et pétales.

Enracinée dans la chair, elle ne serait s'en défaire sans entraîner la mort dans son mal, d'un sentier écarlate nuancé d'une eau argentée.

D'un strident agaçant s'en va et s'en revient l'écho récurrent d'un réveil. Echapper à sa fuite, captive d'une réalité troquée aisément contre l'idéal, beaucoup l'ont fait. D'une lâcheté rompant le fil de tout courage, d'une fumée estompant cette toile d'un nacre agréable au regard, certains comme Céleste ont foi en leurs rêve ; comprenons que par l'imaginaire se façonne des chimères domptables bataillant contre celles sauvages que le réveil flatte. Un havre dont sa conscience se ferme et ne sait rien de ce dont elle sait tout. Grogner, grommeler avant de martyriser son instrument orchestrant minutieusement chacun de ses réveils et par la suite s'envoler vers une nouvelle journée, seraient un résumé convenable de l'aube quotidienne pour notre muse.

À jeun et sitôt vêtue d'un uniforme ayant supporté les caprices du climat de la vielle, papillonne d'un pas batifolant au gré de la bise la Céleste soufflant un alizé défiant tout aquilon. Et de son envol s'écrasa au loin l'oiseau au-devant la bâtisse, mirage de ce souvenir de la vieille qui, contrairement au tableau de jadis, peigna une scène à frissonner d'épouvante. De hier, avant-hier, de la semaine, dernière et du mois précédent, s'affiche une silhouette dorée à l'affut sagement derrière les carreaux à l'étage.

L'apparition de celle avec qui s'est noué un lacet d'une couleur chaleureuse, chaque fibre s'effritant au fur et à la mesure du temps depuis ces années sucrées aux saveurs des goûters sur l'herbe mouillée des suites d'une lapse averse ; chamboulerait ces réminiscences d'un allègre rictus enfantin, pas pour Céleste prise d'effroyables frissons vacillant son âme de secousses abruptes.




Le Pique n'est qu'un Coeur brisé. Il a volé en éclat et rien ne restaurera son apparence d'antan.


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