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 L'apprentissage à la camaraderie. [PV- Tachi Karyu]

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MessageSujet: L'apprentissage à la camaraderie. [PV- Tachi Karyu]   Sam 31 Aoû - 21:33



✖ L'APPRENTISSAGE À LA CAMARADERIE ✖


L’éducation est  ce qui distingue l’ignorant de l’intellectuel sur un plan dont la mécanique repose sur un entretien de son temps. La gloire se dérobe à ceux trompant leurs études entre paresse, acédie, loisirs de fortunes, soirée aux accents de luxure, et s’en remet alors à ceux prêchant le labeur d’une chasse rudement menée par une troupe aux accents d’élite. Les idiots d’aujourd’hui seront les maroufles de demain, les génies d’aujourd’hui seront les grands du monde de demain, serait-ce donc cet alambique de mots fondant l’avenir ? En un ordre près, un vilain chiasme s’étant joué de tous ceux ayant eu foi dans l’éducation jadis, la vieille école n’est qu’une bâtisse craquelant à la moindre bourrasque crachée par les dirigeants des sociétés à haut revenus. Quoi qu’il en soit, l’austérité dans laquelle baigne l’enseignement est d’un climat étouffant tout bon étudiant recelant de talents à ce jour encore insoupçonnés. S’engage dès alors une lutte contre le démantèlement de chacun de ses acquis, minutieusement, d’une main leste et appliquée à la noble corvée que de dépouiller tout brillant charisme à ce même étudiant, un dilemme se propose : Se dérober à l’envie de ceux n’éprouvant que vergogne à la nudité de leur esprit et nulle  à leurs actes ou s’abandonner à somnoler dans une contrée privée d’habilités.  L’apprentissage dans un collège m’est inconnu, ainsi qu’en école élémentaire, la raison de ma tante m’obligeant à suivre les cours d’un précepteur avisé et ne soustrayant de mon aspect ni mépris ni compassion, seul un profond dégoût quant à mon existence calligraphiait pleinement ses iris stériles de ivresse. Ni la volupté de la boisson ni la béatitude des joies de vivres l’ont atteint au travers cette œillade dont nous partagions lorsque mes exercices s’achevaient en rien de temps. Quelle mélancolique contestation qu’à ce jour mon unique joyau luise d’un éclat identique à celui de ce précepteur n’ayant sans l’ombre d’un doute pu assumer plus longtemps ses fonctions.

Privé de tous ce savoir, incluant autrefois le savoir-vivre en société et toute leçon à l’image de ces fastes mondanités, longtemps fus-je reclus de tout apprentissage à défaut d’un cloisonnement en animalerie qui, comme le plus crédule saurait, n’offre d’autres savoirs que celui de la survie, une leçon particulière que l’on paie de plusieurs acomptes. Il n’y que deux ans en arrière que fut reprises alors mes études, lorsque ma santé me proscrit tout déplacement et ce au-delà du fait que nul n’attendait ma visite aussi  courtoise soit-elle. Une infirmière s’enrôla avec maladresse au statut de préceptrice, il n’y a à la blâmer de sa pseudo incompétence quant à l’enseignement d’un élève ayant longuement absenté les études par défaut de méprises quant au sang déchu infusant ses veines à la nuance pourtant céruléenne. Le dialecte japonais m’était obscur. À l’écoute et l’oral, il m’était possible d’anticiper quelques gestes soulageant alors la compréhension de mes interlocuteurs, et la mienne qui de plus est, or l’écrit et notamment quant à cette calligraphie distincte, je m’avérais désemparé. L’anglais étant la langue mondiale, je ne me suis alarmé en rien. Néanmoins, l’idée vint à Anita, cette préceptrice de fortune, de m’inculquer les quelques savoirs de cette culture dans laquelle on m’avait précipité et ce sans la moindre vergogne de se savoir elle-même née d’une autre origine que celle asiatique.

« C’est tout à fait humiliant. » Pestais-je avec amertume contre la nurse se préoccupant de la santé des plantes accostées à la fenêtre de mes appartements.


« Ne soyez pas de si mauvaise foi. Avec ce livre, vous apprenez progressivement les caractères Katakana. » Gloussa avec l’once d’une fierté la demoiselle.


« Était-ce dans l’obligatoire que ceci soit une lecture réservée aux bambins de deux à quatre ans ? » Rétorquai-je aussi sec d'un ton faussement boudeur.



Un éclat de rire la pris sitôt suite à mes caprices. Le temps défila, mon hospitalisation ne s’ajournant guère et les visites s’avérant nulles du début à la fin de ce tendre Enfer. Ceci m’est un précieux vestige avant qu’une fois de plus, la mort l’emporte sur la vie et emporte ce que j’ai pu chérir un laps moment.

Passons. Ma venue en ce lieu n’est pas de courtoisie. Il a été jugé bon par celui qui a été promptement mon tuteur de poursuivre ma discipline bien que l’on m’ait gracié ma présence en ces lieux insalubres que sont les bâtisses constituant un ensemble scolaire.  La Rentrée s’annonce fructueuse, du moins, si j’ose nommer ceci ainsi alors que les rythmes disciplinaires sont bien à l’opposé de ceux en Europe ; J’apprends ce qui me semble bon à savoir et je m’en limite aux savoirs piochés ci et là dans des ouvrages aléatoires et dont j’en soupire l’occupation. D’un pas martelant le sol d’une hâte transcrivant mon seul désir d’achever cette course au plus vite, je fus vite rendu au seuil des bureaux pouvant alors répondre à ma demande de dossiers occupant les divers cours choisis non pas au programme mais au volet, ce qui m’est bien plus plaisant. Cette main gantée cogna contre le bois en toute annonce d’une présence et c’est que l’écho d’une réponse me parvienne que je pénétrais en ces offices où l’hostilité se respirait avec tant d’aisance.

D’une voix étouffée se clama avec peine un « Bonjour. Je suis Innocent Phantomhive, inscrit par correspondance dans votre établissement. … Je viens récupérer mes cours commandés par Monsieur Timberias. »


La secrétaire me dévisagea de sitôt d’une œillade grasse et sans le moindre intérêt à partager, c’est  par conséquent que je sommais avec plus d’insistance. « Je vous prie bien, j’ai à faire par la suite. » Dès lors elle s’absenta dans une arrière salle, l’attente ne fut bien longtemps qu’elle n’osa me faire patienter en raison du lourd investissement sur lequel repose cet ensemble scolaire et ce de ma part, si je puis dire. Curieusement, un rictus hypocrite illumina son laid faciès déformé par ce même acte et m’offrit à bras tendu un sac contenant alors ma demande, tout ceci se conclut de chaleureuses courtoisies posées sur des « Tu dois être un surdoué pour étudier ceci à ton si jeune âge. » , « Tu as un beau avenir mon petit. » « Au revoir, au plaisir de te revoir. » Assez pour engendrer des nausées chroniques, des mots alambiqués de sorte à ne blesser mon ego m’est d’une telle forme d’hypocrisie que la hâte de quitter ces lieux me surprit et c’est alors les bras ballant que je fuis ce lugubre édifice. Un avenir, surdoué, le plaisir … Ce ne sont que des mots embellissant une phrase aussi infecte soit-elle prononcée par une personne n’en pensant le moindre de ces dires, cela s’écoute au fond de ces phrases, d’une essence embaumant ceci d’une effronterie faisant que m’agacer au plus haut point. Quoi qu’il en soit, quitter ces lieux pour loger dans cet hospice récupéré par ma mauvaise fortune me parut essentiel en cette heure précise, or …

« Un nouvel arrivant ? À ce stade de l’année ? Je te prie de présenter ton mobile pour un tel absentéisme et qui de plus pour traîner dans les couloirs en plein cours. » Gronda fortement un timbre hautain s’adressant en ma personne en des termes bien posés semble-t-il.


L’enseignement du Japonais ne m’aura jamais aussi utile que de comprendre chacun de ses mots en un fragment fort déplaçant pour mon ego mal placé, à ce que l’on dit. Le mieux fut de lui répondre dans un dialecte à l’égal du sien.

D’une voix étouffée se clama avec peine un « Je débute mon année, je suis scolarisé à domicile. »Je repris dans ma langue maternelle. « Pour mon plus grand plaisir de n’avoir à vous côtoyer. »


De l’audace, en effet, s’était en toute conscience que ce surveillant de niveau à l’allure d’élève s’inculquait de cette langue mondialement communiquée et c’est par conséquence que cette même effronterie, il empoigna ma riche toilette avant de sitôt me traîner jusqu’au bureau des responsables du niveau. Protestations, explications, tous ceci s’avéra vain contre la force bestiale me tractant jusqu’à ce bagne de fortune.

« Ce ne sont que des excuses. Encore un britannique qui se croit tout permis. » M’avoua t-il d’une perfide voix, il serait peu dire que cet asiatique ne semblait pas porter les anglais dans son cœur. « Tu vas tout d’abord me faire le plaisir de me retirer ce cache-œil, encore un voyou qui fait l’école buissonnière j’imagine. » Achève t-il avec détermination et s’emparant alors de mon précieux bandage.

« Plaît-il ?! » M’écriai-je d’une teinte de voix trahissant alors mon indifférence de coutume, d’une main relâchant le sac et s’en allant protéger ma plaie de toutes vues sur cette dernière.


Quel diable l’a-t-il charmé pour qu’il s’amuse à ainsi dénuder mon visage ? Avec protestations à nouveau que ma voix s’éleva, mon autre main essayant avec effort de saisir mon cache-œil et ce malgré la taille démesurée de cet énergumène, que d’ironie de le savoir asiatiques … Des préjugés en effet. La situation est bien grotesque si ce n’est burlesque, il n’empêche que l’on comprend mieux alors pourquoi jamais n’ai-je mis les pieds en un ensemble scolaire ; Soit on lutte, soit on s’abandonne. Je n’ai guère à m’écraser contrer ce grossier personnage, et c’est ainsi que se poursuivit alors ce spectacle de manquant pas de comédie.



Dernière édition par Innocent Phantomhive le Mer 4 Sep - 13:16, édité 1 fois
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Tachi Karyu
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MessageSujet: Re: L'apprentissage à la camaraderie. [PV- Tachi Karyu]   Mer 4 Sep - 12:47

Dormir à la belle étoile était une chose sympa, mais pas de tout repos. Un lit, j'en rêvais ces derniers temps. Littéralement. Je le voyais au loin sautiller, m'appelant, vantant son sommier souple et moelleux, sa grosse couverture chaude et confortable, ses oreillers fait de plumes d'oie. Je m'élançais à sa poursuite, pépiant de joie tandis qu'il courait, grinçant à chaque pas qu'il faisait. Je crois qu'il riait, autant qu'un lit vivant pouvait le faire. J'arrivais à son niveau et sautais à présent sur lui. Je rebondissais, riant aux éclats, il avait dit la vérité. Il était énorme. Je me blottissais à présent en son sein, m'enroulant dans sa couverture et posant sauvagement ma tête contre les oreillers. J'étais bien. La terre se mit à trembler, une voix surgissait de nulle part. Ce n'était pas le lit...

Nyuu. La journée commençait mal. Je me frottais les yeux, m'éveillant avec difficulté. J'étais allongé sur un banc, la queue enroulée autour de moi. Je regardais à présent la silhouette en face de moi. C'était un homme, et il semblait assez mécontent. Je le détaillais lentement. Il portait un uniforme, et ses yeux reflétaient une colère sourde. Les ennuis n'allaient pas tarder à me tomber dessus. Je me relevais prestement, les oreilles aux aguets, faisant face au fonctionnaire. Il soupira avant de tendre une main dans ma direction. Il voulait m'attraper, déjà, au réveil ? Et bien il pouvait toujours courir. C'est ce qu'il allait faire d'ailleurs. J'attrapais mon baudrier et je bondissais hors du banc avec vélocité, ne lui laissant pas le temps de réagir. A présent je courais hors d'atteinte du gardien avant de le ridiculiser d'un pied de nez acerbe. Il ne se démonta pas et s'élança à ma poursuite. Il était temps de prendre la poudre d'escampette. Je sortais avec précipitation du parc dans lequel j'avais passé ma nuit, fuyant son gardien sans un regard en arrière. Finalement, j'avais pu jouer un peu dès le matin. un peu d'exercice, rien de mieux. Hé hé hé.

Je devais me dépêcher, avec un peu de chance, j'allais arriver à l'heure en coure. Enfin, ce serait assez étonnant. Les bonnes odeurs matinales assaillaient mes narines. Nyuu, c'était dur de résister. Mais il le fallait, j'avais cours ! Ne pas se détourner du chemin, surtout pas. Trop tard... Je me dirigeais vers une échoppe et dépensa mes maigres économies. Je pointais avec impatience diverses sucreries, bavant presque.

- Bonjour madame. Je pourrais avoir ça, celui-là, et puis ces deux là. Ah oui et ce dernier semble trop bon. Dites, dites, je peux les avoir, s'il vous plaît ?

- Bien sûr mon garçon. Mais tu es tout seul ? où sont tes parents ?

Je baissais les oreilles, soudainement empli d'un brin de nostalgie et de tristesse. Mes parents... Ils devaient sûrement être au domaine familial. Ou alors ils devaient vaquer à leurs occupations. De toute façon ils s'en fichaient de moi. Après tout, ils m'avaient abandonnés il y a trois ans de cela.

- A la maison, j'imagine. Mais vous savez, je vais au lycée. J'ai seize ans.

La commerçante semblait amusée par mes propos. Je lui tendis ma monnaie en échange d'un petit paquet rempli à ras-bord. Elle m'en avait donné quelques uns en plus. Je ne savais pas pourquoi mais je la remercia comme il se devait avant de m'éclipser. Je grignotais le long du chemin, avalant goulûment ces friandises sucrées. C'était trop bon, j'étais aux anges. Pas aussi savoureux que ceux de la maison mais ils s'en rapprochaient. Les petits déjeuners pris à la maison me manquaient un peu. Certes ils étaient pris à l'arrache et n'étaient pas si consistants mais ils avaient tout de même bercé mon enfance et avaient un goût spécial à mes lèvres. Celui d'un foyer. Même s'ils étaient préparés par les serviteurs, ils étaient uniques et mémorables. Nyuu. Je me demandais comme allaient Fubuki et Yukino. Mangent-elles à satiété ? Vont-elles à l'école ? Sans doute. Ce qui me faisait surtout peur, c'était qu'elles soient seules, sans personne avec qui jouer.

Enfin rassasié, j'étais enfin arrivé devant la grille du bahut. Et quelle surprise. Elle était fermée. En fait je m'en doutais carrément. C'était à chaque fois la même chose. Maintenant fallait un peu innover. Sauter c'est bien mais un peu risqué. Et ma silhouette était suffisamment mince pour me permettre de passer à travers les barreaux. T'es malade me direz-vous ? Non, juste réaliste. Je me faufilais discrètement à travers la grille et pénétrais l'enceinte de l'école. J'avais intégré le bahut en début d'année. J'avais eu du mal avec l'inscription, n'ayant nulle part où dormir et étant de surcroît un hybride. Les choses étaient compliquées. J'avais donné l'adresse du domaine pour l'administration. Je me demandais comment mes parents allaient réagir lorsqu'ils recevraient les courriers et bulletins. Ils avaient parlé à un moment d'un uniforme mais je ne m'en étais pas formalisé. Avec la chance et ma nomadise, il serait fichu ou égaré en peu de temps. Surtout que je préférais mes vêtements, bien plus confortables que cet uniforme qui serait j'en étais persuadé, trop grand pour moi.

Je commençais à connaître les profs, pas tous agréables envers moi. Certains n'hésitaient même pas à me refuser l'accès à leur cours ou à me poser quelques ennuis. Je voyais pas trop pourquoi d'ailleurs. A cause de mon hybridité ? Je m'en fichais un peu, les élèves étaient aussi dans le même cas de figures. Mais les filles avaient plus tendance à tourner autour de moi. J'étais un peu considéré comme la mascotte de la classe 2-B, aussi haït qu'adulé. Bref, fallait que je me grouille, le cours avait déjà commencé, et j'allais pas m'éterniser. Je traçais ma route aussi vite que mes jambes me le permettaient, si je me faisais choper à courir ici je risquais de me faire étriper mais je m'en fichais. Des cris retentissaient à travers les couloirs, ça m'intriguais fortement. Je me dirigeais donc vers la source de ce tapage diurne et observa quelques instants la scène, curieux. Il y avait deux personnes, un jeune homme qui semblait avoir à peu près mon âge et un surveillant. Je soupirais. J'avais déjà eu à faire avec l'adulte et il ne m'avait déjà pas laissé un très bon souvenir avec son regard hautain et son attitude sévère. Il tenait quelque chose dan sa main, j'arrivais pas à le voir d'ici mais cela semblait assez important pour le jeune homme à qui il faisait front. Je ne savais pas ce qu'ils faisaient mais l'adolescent se tenait le visage d'une main. Mon regard s'embrasa et ma queue s'agitait brièvement. Je quitta ma cachette et arriva à leur hauteur tel un boulet de canon avant de piler au dernier instant.

Je détaillais les deux individus. Ils auraient pu être assez proches de part leur allure et leur port noble et altier. Je m'avançais vers le surveillant avant de tirer sèchement sur sa veste pour attirer son attention. Je souriais avec espièglerie, ayant ma petite idée de comment récupérer l'objet volé si l'homme ne se montrait pas coopératif. Il me regardait avec ce regard dédaigneux et méprisable, haussant un sourcil à ma vue. Pas besoin de mot de sa part pour savoir à quel point il m'appréciait. Je lui souriais tranquillement, ne m'en faisant pas spécialement. Je le fixais curieusement, avant de reporter mon attention sur sa main. Un bout de ficelle dépassait de sa main. Oh, ça devenait intéressant.

- Je sais pas ce que vous avez dans votre main, mais ce serait sympa de votre part si vous lui rendiez.

Il se mit à rire. Se voir dicter ses actes par un élève devait vraiment paraître absurde à ses yeux. Surtout de la part d'un hybride aussi chétif que moi. Pourtant j'étais sérieux. Bon bah, passons au plan B. Je levais ma jambe droite avant de la rabattre violemment au sol, écrasant d'un coup de talon le pied de l'individu. Je profita du relâchement et de sa douleur pour lui arracher des mains son forfait avant d'atterrir souplement sur mes appuis. L'heure était maintenant à la fuite, pas question de s'attarder. Je fixa l'élève et attrapa sa main libre avant de le tirer à ma suite.

- Faut se tirer d'ici, et vite. Suis-moi.

La situation devait sûrement dépiter le jeune homme. J'en savais rien en fait. Je m'étais fourré dans un pétrin qui n'avait aucun lien avec moi et l'avait aggravé. Comme d'habitude en fait. Mais c'était plus fort que moi, je voulais aider les gens. Je fonçais à travers les couloirs, tournant à droite puis à gauche, essayant d'entraîner mon compagnon d'infortune loin des ennuis. Le toit, j'étais persuadé que l'on y serait tranquille. La course fût épuisante mais je me sentais bien. Courir, toujours courir. C'était amusant. Je relâchais à présent la main de l'adolescent et lui souriais à pleines dents, fier du parcours. Je lui tendis l'objet qu'il voulait récupérer. Un bandeau. il devait avoir ses raisons, mais je m'en moquais. J'avais juste eu envie de lui rendre service, à ma façon.

- Tiens, c'est à toi. Au fait, moi c'est Tachi. Yo !

Je le saluais dans une caricature de salut militaire, avant d'éclater de rire et de me frotter le bout du nez.


Dernière édition par Tachi Karyu le Mer 11 Sep - 19:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'apprentissage à la camaraderie. [PV- Tachi Karyu]   Sam 7 Sep - 18:39



✖ L'APPRENTISSAGE À LA CAMARADERIE ✖


Quel fiasco.
Ce matin complaisant acquiesçait une image placide en parallèle de ses prédécesseurs, cette sérénité s’expliquant par un absentéisme continu de toutes existences obstruant en un temps passé cette bâtisse dont le plancher hurle ce subit abandon. Le mobilier s’abrite sous une poussière noircie par les mois, nul ne bat l’arôme cantonnée que cela soit d’un souffle bestial ou fébrile,  le temps sauvegarde cet édifice or il ne put sauver l’essence de la demeure à un fragment près si j’ose dire. Seul un ornement se meut, une errance se définissant par le décès inavoué de l’ornement ou du moins d’une régression de l’homme à l’objet qui quant à elle est acceptée pleinement. Se restaurer, se reposer, toute cette vitalité perd de sa force lorsque l’on n’est que mobilier et à savoir un trophée taxidermiste de mauvais goût.  Ni orgueil ni vergogne ne sont à soustraire de ce statut quelque peu marginal, nul autre qu’une profonde indifférence de la part dudit objet en question portant l’étiquette du déchu des Phantomhive.  N’est-il pas qu’en ayant prospéré sans n’avoir su savourer les délectations de mes privilèges, le reste de ce faste banquet que nous offre l’existence est d’un âpre accroissant ma répugnance envers cette dernière et ce sans que je puisse embrasser la mort à mes dépends.  Ces goûts chimériques font de ma coutume un quotidien morose au loin de toute exaltation citadine se réservant alors le droit d’engager mon organe malade dans un boléro se figeant en un requiem si jamais le tempo ne s’impose une durée raisonnable.  Nulles toxines ne m’empoisonnent outre celles infusant mon organisme encore à ce jour.

Cependant, les idées fantaisistes de mon hôte disparu ont fait que mon éducation s’abstiendrait ou du moins connaîtrait un nouvel envol, à défaut de n’avoir le moindre avenir à assurer. Les mots sont de trop lorsqu’une décision est prise en toute fermeté faisant que tout véto est proscrit. Pour le peu de conférences où nous avons pu nous entretenir, quelques phrases versatiles s’échappèrent de nos lippes,  rien ne laissant croire qu’elles fuiraient alors hors de cette bâtisse dans l’achèvement qu’un autre ait écho de cette discussion traitant cette nuitée-là de ma potentielle remise à nouveau dans la discipline officieuse.  Et, d’un matin où les quelques rayons flattaient mon faciès somnolant, s’est alors présenté à moi, une fois bel et bien réveillé malgré un laps sommeil, une lettre me convoquant à faire acte de présence dans un ensemble scolaire ayant né il y a peu dans la ville, à croire que l’éducation manquait ou se faisait discrète auparavant.

« En raison de la demande de Timberia-San, nous vous saurons gré de bien vouloir vous présenter au secrétariat de notre établissement de sorte à vous faire parvenir le programme choisi au volet par le soin de votre maître, sans remettra alors les explications quant à votre éducation différant de la nôtre en raison de votre trempe. Votre acquisiteur a su également incliner votre rythme scolaire selon votre pays natal et par conséquent il n’y a vous alarmer quant à une reprise en cours d’année nous concernant. Nos sincères félicitations pour votre adhésion dans notre établissement respectueux envers les individus d’un taxon externe au genre humain. … »

« ... Quel lazzi. » Écorcha alors mes lippes avant que mon corps s'effondre de toute sa masse sur les matelas m'étant bien plus plaisants.


Cette lueur matinale s’annonçait mauvaise, qui l’eût cru néanmoins que cela aurait pris une ampleur telle qu’un énergumène aussi trapu que courtois –quel cynisme- me brutaliserait avec tant de vigueur pour seul mobile de n’être qu’une chimère. En effet, c’est un mensonge à l’exception près que ce dernier se serait maintenu de me dérober mon précieux dû si j’aurais été amputé de mes attributs félins, c’est du moins ce que je me laisse supposer.  Avec l’agitation, le peu de ma toison masquant à l’œil peu minutieux d’autrui mes oreilles de félidé sujettes à tant de vergogne s’est alors envolée du haut de mon crâne, cette épineuse anomalie se découvrant alors à ces yeux avides de mépris. Insister aussi bêtement n’était dans mes convictions, inutile d’user de la force, outre me consumer cela n’aurait nul autre effet en connaissance de ma carrure chétive en raison de mon âge. Néanmoins, mis à part lui offrir une œillade noire, mes capacités s’avéraient limitées et ce pour la plus déplaisante des réalités octroyant un avantage de qualité quant à cet individu maltraitant mon bandeau médical, ceux d’une meilleure esthétique étant réservés pour des sorties de bonnes augures si j’ose dire. Mon devenir se joua en quelques fragments temporels : L’actuel où je suis captif par un simple homme, celui où se présente un curieux individu lui priant de bien vouloir me rendre mon dû et ce d’une pseudo courtoisie dont certains devraient un minimum s’inspirer. Un personnage haut en couleur à en croire ses paroles tant simplistes qu’elles en paraissent crédules,  et qui par d’ailleurs ne décroche que l’éclat de ce même déplaisant interlocuteur.  La suite de cette animation se hâtant d’une allure telle que la confusion m’anesthésia, pourquoi diable cet éphèbe de jeune âge faisait-il preuve d’effronterie contre un surveillant de l’établissement ? Ce n’est une rhétorique, curieusement, son aide m’est un mystère dont il faut louer la méfiance. Quoi qu’il en soit, il m’entraîna dans une course où le contre se mesurait un délai de fuite non pas que le choix fut large.

Nos pas martelaient les faïences déjà usées des corridors, provoquant un puissant fracas dont l’écho eut vite fait d’amplifier tout ce tapage en un brouhaha troublant sans l’ombre d’un doute ces futures têtes blondes, comme le veut l’expression qui est d’une amère ironie sur cette contrée où le platine capillaire se dit étrange ou délinquant.  Loin de moi le regret de ne faire connaissance avec la moindre de ces existences, un paria s’en dispense. Guidé par les bons soins de ce personnage dont j’ignore tout,  la délivrance de cette somme de lazzis se dévoila sous la manifestation de cette même clarté automnale, d’un nacre terni par la saison estivale s’était déroulée il y a encore peu. Ma morphologie me demanda le temps que l’adrénaline chute afin de restaurer de ma conscience s’étant noyée dans la confusion, l’oxygénation soudaine accélérant le processus. Prenant un appui sur mes genoux, l’échine courbée, c’est à plein poumon que sont dévorées des bouffées d’air, la faute à cette ascension brutale s’étant sitôt attaquée à ma faiblesse cardiaque, quelle peste.

« Tiens, c'est à toi. Au fait, moi c'est Tachi. Yo ! » S'exclame cet inconnu d'un air guilleret, m'offrant ce dont on m'avait dérobé. Quand diable l'a-t-il récupéré ? Dans la confusion, impossible de le déterminer.


Loin d’être hagard, ma main ayant précédemment quitté la blessure handicapant mon faciès se présenta cette dernière de sorte à récupérer le fruit de tant de labeur et ainsi regagner la place dont il masque fièrement tout cet espace. Du moins. La plaie est seulement interne, rien n’a endommagé ma plastique. Ce n’est qu’une assistance apportant son concours à ce que ma paupière demeure close, c’est tout. Il n’y a rien d’esthétique à caresser du regard un œil n’ayant plus le loisir d’assumer ses fonctions et à l’occurrence de voir, bien que je ne perds rien. Mon attention se reporta dès lors sur le dénommé Tachi, tandis que mes dextres passèrent les ficelles maintenant ce bandeau médical, pour une plus grande efficacité en sachant qu’il n’y a le moindre nœud à nouer, en sachant que je n’ai la moindre connaissance en cela.

« Hn. Je présume que j'ai à te retourner les présentations. Innocent, Phantomhive de mon titre or ceci te sera inutile à retenir, cette combinaison est erronée, semble-t-il. » Se prononça à bout de souffle, encore, ces quelques phrases.


Une différence se laissait entendre et ce rien que dans mon accent de ce dialecte asiatique, sans doute ai-je mal prononcé les mots dans la foulé, cela n’a rien d’évident et notamment lorsque le mutisme clous mes lippes. Cet autochtone se revêtait d’une parure à ce jour jugée traditionnelle et ce bien que mon savoir en cette culture soit bien mince contrairement à celui en Occident. Quoi qu’il en soit, rien ne me laisse supposer le mobile de son aide, quant à faire.

« Je suis reconnaissant de ton aide. Néanmoins, si je puis, pourquoi diable me l’avoir apportée ? » Des mots alambiqués les uns aux autres, ma phonétique s’égarant parmi ces quelques fragments. On ne peut imaginer combien il m’est rude d’adapter mon niveau de langue à un dialecte étranger.


Ces interrogations me sont d’un ordre capital, rien que pour satisfaire ma curiosité dans nombreux des cas, néanmoins en cette perspective, tout raisonnement m’échappe et ceci me déplait fortement, en règle générale on applique le fameux « donnant-donnant », il y aurait-il alors un vœu dont je me devrai de réaliser ? C’est exaspérant, la posture de laquai ne m’est pas appropriée et ce qu’importe mes conditions.  Dans la précipitation, un détail s’évada le temps de cette course et ce n’est qu’une fois au calme que me vint à l’esprit mes cours oubliés dans le bureau de ce surveillant qui, comme je le pense bien, doit être enragé et si ce n’est presque que de l’écume brouillerait ses lippes.


« …Hn ! Mes affaires… » Soufflais-je d’un ton désemparé quant à la situation. Comme beaucoup disent, j’aurais mieux fait de rester coucher, cela m’aurait valu un certain repos d’esprit.


Il n’est pas envisageable de retourner sur mes pas dans l’instant, autrement dit, j’ai du temps à tuer en compagnie de Tachi, si j’ai bien retenu son prénom. Quel labeur que d’avoir en mémoire ces prénoms étrangers, ils se ressemblent de trop, c’est embrouillant. Passons. Nul ne dissimule ce qui orne mon crâne et présentant tant de vergogne selon l'Humanité, sait-on jamais si ce jeune autochtone n'a en horreur ces créatures ou du moins, s'il n'est de ce taxon, si je reprends les mots de certains. Un soupir s'estompe parmi cet espace épuré, il est vrai que la quiétude de ce lieu est reposante, la frêle brise coupant les nuisances sonores de la ville. Jamais n'ai-je connu cette circonstance où je suis en capacité de voir au-dessus de là où j'arpente mon chemin quotidien, loin de moi tous vertiges ou embellissement de l'ego, une soif l'élévation sous une optique concrète. C'est délectable.


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Tachi Karyu
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MessageSujet: Re: L'apprentissage à la camaraderie. [PV- Tachi Karyu]   Lun 7 Oct - 20:10

Je remuais légèrement tandis que j'observais le jeune homme en face de moi. C'était assez amusant de savoir comment l'on avait pu se sortir d'une situation assez délicate avec autant d'aisance. Mais il semblait avoir eu du mal à suivre. Surtout quand on voit dans quel état notre course l'avait laissé. Il semblait complètement crevé, certes on avait couru quelques instants mais ça n'aurait pas dû le mettre dans un pareil état. Enfin, je crois ? Mes parties de chat sont bien plus intenses et amusantes en plus mais bon. Je le regardais avec amusement, il était marrant. C'était la première fois que je voyais quelqu'un se retrouver impliqué dans un événement pareil, surtout accoutré de pareil vêtement. Je m'étirais lentement, appuyant sur mes articulations tandis qu'il s'affairait à nouer son bandeau médical. Je me relevais lentement tandis que je l'étudiais avec curiosité. Il était vêtu de manière assez riche, c'était assez curieux et ça sortait de l'ordinaire. D'habitude seul les profs ou le surveillant de tout à l'heure s'attifaient ainsi.

Mes yeux remontèrent lentement pour arriver à son visage. Son unique oeil laissé à la vue était d'un bleu terne assez triste. Je me demandais bien quelle pouvait en être la raison mais je ne m'attardais pas pour le moment sur cette question. Ses cheveux étaient d'un gris tirant sur le bleu. Mon regard se posa ensuite sur les deux excroissances noires qui pointaient légèrement sur le dessus de la tête de l'adolescent. Deux oreilles de chats. Ainsi lui aussi avait eu la malchance d'être malmené et de subir une hybridation forcée. Mon sourire s'étira lentement. Certes je n'étais pas le seul a être en cours malgré mon hybridation mais cela faisait du bien de rencontrer un de ses semblables. Mes oreilles se levèrent doucement, pointant fièrement à la face du monde et ma queue frétilla rapidement, démontrant ainsi l'excitation qui me gagnait progressivement. Je me balançais de droite à gauche dans l'optique de trouver une probable queue. Mais mon interlocuteur ne m'en laissa pas le loisir. Il se présenta de façon assez étrange. Enfin, cela sonnait bizarre à mes oreilles. Pas à cause de son accent britannique, mais plutôt la façon dont il s'exprimait. Il s'appelait donc Innocent Phantomhive. Par contre je voyais pas trop pourquoi il disait que je n'avais pas besoin de le retenir.

Je me grattais la tête et le regardais avec une curiosité accrue avant de sourire doucement. Malgré ce qu'il venait d'énoncer, j'étais bien décidé à mémoriser ce nom pour le moins original et peu courant. J'acquiesçais d'un bref mouvement de la tête pour lui montrer que j'avais bien compris son message.

- Ravi de faire ta connaissance Innocent-san.

Je le regardais toujours, remuant légèrement sur place, balançant par la même occasion ma queue de droite à gauche. Il risquait peut-être de me considéré comme une véritable pile électrique et il aurait bien raison. Rester en place trop longtemps m'hérissait le poil. Je me décidais à me remuer un peu, fredonnant gaiement tandis que je fixais le jeune hybride d'un air guilleret. Il semblait assez préoccupé. D'ailleurs il ne tarda pas à dévoiler ce qui semblait être l'un des sujets de sa préoccupation. Pourquoi l'avais-je aidé ? Et bien, la réponse était assez claire comme de l'eau de roche dans ma tête. Je croisais les bras contre mon torse et souriais joyeusement. Innocent semblait assez désespéré et soupira quelque chose. Il semblait avoir oublié un truc d'après ce qu'il venait de dire. J'éclatais à présent de rire et regardais avec amusement le jeune homme et m'approcha de lui avant de lui donner une accolade amicale. Il était amusant, je commençais à l'apprécier. Oui je sais ce que vous allez dire, cela fait que quelques minutes que je le connais. Et alors ? L'amitié telle que je la conçois peut être immédiate, quelle que soit les origines de la personne et son vécu, d'abord ! Je me reculais doucement avant de le fixer et de rire de façon espiègle.

-Au fait, tout à l'heure tu me demandais pourquoi je t'avais aidé. Bah en fait c'est simple. J'ai vu que tu avais des problèmes. Et j'ai déjà eu a faire avec ce sale type. Donc j'ai observé rapidement la scène puis j'ai décidé de te venir en aide. En fait, je me suis pas pris la tête. Je préfère agir que trop réfléchir. Et pour tes affaires, si tu veux on ira les récupérer plus tard. Enfin si ça te botte.

Je prenais encore du recul et plaqua mes bras derrière ma tête, tout simplement heureux de pouvoir parler tranquillement avec quelqu'un. Je pépiais de joie et regardais tranquillement les nuages dériver dans le ciel. Ce ciel bleu si azuré et tranquille annonçait une journée tout à fait agréable. Comme ces événements. Sans quitter la voûte céleste, je recommençait à fredonner gaiement, battant avec ma queue le rythme de ma mélodie joyeuse.

-Au fait, je peux t'appeler Inno' ? Si oui, tu peux m'appeler comme tu veux ou essayer de me trouver un surnom. Après tu fais comme tu le sens, hein ? Je t'oblige à rien. Et puis, je peux te poser quelques questions ?

Sans attendre une quelconque réponse de la part d'Innocent, je pris une grand inspiration et le fixa en souriant, préparant mon torrent de questions. Mon cerveau était en ébullition, j'espérais juste que le jeune homme n'allait pas s'offusquer de mes questions.

-Dis, pourquoi tu n'es pas en cours avec le reste des gens ? T'as peur des humains ? Ou alors c'est pour autre chose ? Et puis, tu aime faire quoi ? T'habite où ?

Je fixais tranquillement le jeune homme, souriant à pleine dents et les mains jointes derrière mon dos. Je me balançais d'avant en arrière, lui laissant le temps de digérer mes diverses questions. Il m'en restait une dernière à poser à mon interlocuteur. Je me frottais le bout du nez de façon machinale et brève avant de rire.

- Innocent ? Ça te dirais que l'on soit amis ?

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L'apprentissage à la camaraderie. [PV- Tachi Karyu]
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