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 Un dauphin hors de l'eau (fini)

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MessageSujet: Un dauphin hors de l'eau (fini)   Jeu 24 Oct - 2:49


Carte d'Identité


Nom et Prénom: (pas de nom) Sakae
Age: 18 ans
Sexe: Masculin
Nationalité: Japonais
Orientation sexuelle: Bi
Docile ou Rebelle ? Docile





Caractère ;

Calme, c’est le premier mot qui me qualifierait le plus. J’aime me retrouver dans une atmosphère sereine où je peux nager en toute tranquillité. Je ne suis pas porté à secouer l’air autour de moi et me donner en spectacle devant les individus. Je reste plutôt à ma place à me fondre dans la masse. Ainsi, j’attire très peu l’attention et je peux vaguer à mes occupations. Par contre, les gens ont la grande manie de m’observer dès lors je retire toute parcelle de tissu sur mon corps pour me jeter dans l’eau. Qu’elle soit dans un aquarium, une fontaine, un puits, etc. Je veux tout de suite m’y baigner. L’eau étant mon élément, je ne peux aller à l’encontre de l’attraction qu’elle a sur moi. Je me sens plus à l’aise dans cette étendue douce que la terre sèche. Même si mon action rapporte souvent des plaintes. Pas de ma faute si je suis un dauphin en quête d’eau. Si j’avais pu, je n’aurais jamais porté d’accoutrement humain, c’est si collant que je me sens prisonnier. Aucune inquiétude, je ne me déshabille pas devant tout le monde pour me jeter dans l’eau, je porte sous mes habits un maillot professionnel de natation. Ainsi, ça choc moins les gens... même si ça peut paraitre pourtant étrange. En bref, l’eau, c’est toute ma vie. Je peux passer des heures et des heures dans l’eau si on ne me retire pas de force de là. Le temps que je prends un bain est tout aussi long que je finis presque à même m’endormir à l’intérieur. Seule l’intervention d’une autre personne peut m’y faire sortir. Donc, il ne faut pas être grognon si je ne sors pas de la salle de bain après des heures. À vous de surveiller. Ce n’est pas tout, chaque jour de pluie, je me jette dehors dans mon maillot pour profiter de cette pluie humide. C’est une vraie obsession que de sentir l’eau contre ma peau, malheureusement, après avoir passé de nombreuses heures sous la pluie... je tombe malade. C’est frustrant... mais jamais je ne garde la leçon.

Bon, à part la matière que j’aime tant, je ne suis pas un hybride méchant... sauter sur les gens pour les ruées de coups ne m’intéresse guère. Je m’intéresse de loin à la violence, comme je l’ai surement motionné plus haut, la nage est la seule chose qui occupé mes pensées. La violence je la laisse aux hommes n’ayant aucun but dans la vie que faire souffrir les autres. Même non-violent, ça ne veut pas dire que je suis apte à faire tout ce qu’on me demande. Si je ne trouve pas l’intérêt dans l’ordre donné, je me contenterais de vous observer en silence sans bouger le petit doigt. C’est ainsi que je fonctionne. Ce n’est pas que je vous juge, c’est juste que je ne vois pas pourquoi j’utiliserais la violence pour montrer mon opposition. Sinon, je suis un hybride gentil même si je souris que très peu. C’est inutile de sourire dans des moments où le sourire ne vaut vraiment rien. Sur les photos, je reste avec mon habituel regard de glace. Donc, c’est très rare de me voir sourire, pardon pour les fans de sourire. Pas que je sois très mélancolie... je n’ai même jamais pleuré une seule fois de ma vie... à part gamin. Quel malheur que ce serait de perdre l’eau de mon corps en versant des larmes! Cette habitude à peu sourire me vient peut-être due au dauphin... bien que le mammifère semble sourire constamment, ce n’est qu’illusion. Son bec est ainsi fait où on le croit sourire... mais un animal ne sourit pas. Alors voilà, pourquoi devrais-je donner un semblant de sourire pour le bon plaisir des gens? Voilà, je ne suis pas moins gentil sans un sourire sur les lèvres, je suis prêt à aider qui que ce soit dans le besoin. En fait... dépends de la personne qui me demande un service. Ceux que je ne peux supporter, je les ignore, ce qui me donne la réputation du vilain homme. Mais que voulez-vous, on ne peut pas tous entendre, alors je préfère l’ignorer que lui donner de faux espoir. Pour l’aide que j’ai spécifié que je pouvais offrir, ne dois aucunement concerner la violence. Je n’aime pas me battre, donc vous n’aurez rien de moi. Même serviable quelques moments, comme tout être vivant je peux me mettre en colère. Cependant... je ne sais plus quand remonte ma poussée de colère... *réfléchit longtemps* je ne sais plus... ce qui fait de moi une personne patiente et peu colérique. Une dernière chose, j’adore manger du poisson! Alors, je veux du poisson dans tous mes repas!



Physique ;

Simple, je mesure 175 cm et je pèse 63kg. Je n’ai pas de sur poids étant donné que je nage tout les jours dans l’eau à faire de nombreuses longueurs et fuir les gens tentant de m’y faire sortir. Je ne veux pas sortir de l’eau point final… mais ça fini toujours qu’ils m’attrapent avec un filet. Maudits soient les filets. Donc, par ces nombreuses heures de nage j’ai su développer un corps bien bâti. Je possède une musculature qu’on pourrait dire digne d’un athlète de natation. Par contre, je ne me la joue pas avec mes muscles… surtout que la violence ne m’attire pas. Utiliser ma force pour battre les gens est que très peu attirant. Mes muscles servent seulement à nager dans l’eau des heures et des heures. L’ADN de dauphin en moi procure tout autant plus de force à nager et à rester dans le fond de l’eau plus longtemps que les hommes. Mais à un moment, il faut bien que je remonte à la surface pour inspirer une bonne bouffée d’air. Les dauphins ont tout autant besoin d’eau que d’air, alors je fonctionne comme eux.

Ma peau recouvrant tout mon corps est pâle et aussi lisse que celui du dauphin. Lors de ma croissance, j’ai remarqué qu’aucun poil ne poussait sur mon corps. Les seuls endroits où j’ai du poil sont les sourcils et les cheveux.  Les scientifiques qui m’ont créé disent que c’est un des aspects que j’ai reçus du dauphin. D’un côté, c’est assez pratique, je n’ai pas besoin de me raser! De plus, par mes nombreux passages dans l’eau j’ai pu décerner que ma peau n’avait aucune rides après de nombreuses heures. La peau des hommes, naturellement, devient toute ridée par le nombre d’heures dans l’eau. Bien que j’aie peu l’apparence d’un dauphin, j’ai des caractéristiques de celui-ci.   Bon, je dois m’occuper de ma chevelure d’une couleur presque noir bleu et les couper pour qu’elle n’atteigne pas mon dos. Je préfère les garder courts. C’est plus pratique pour me déplacer dans l’eau sans encombre. Je suis même ravi qu’ils soient plats et n’ondule pas par le contact de l’eau. J’aurais l’air idiot avec mes cheveux frisés par chaque tour que je fais dans l’eau et par la suite, m’en occuper pour leur donner leur aspect d’origine. Non merci.  Je dois bien avouer que par moment mes mèches se glissant tout près de ma vue peuvent m’agacer par moment. Pourtant, je ne fais rien pour y changer puisque j’aime le style. Sans oublier que dans l’eau elles volent dans les airs permettant à mon regard bleu océan d’y voir quelque chose dans les profondeurs de l’océan. Je suis née avec une couleur assez rare et qui attire bien des regards. Quelques personnes pourraient qualifier mes yeux comme quelque chose de magiques par leur profondeur et leur couleur telle que l’océan. Ils n’ont pas totalement tort, mes yeux ont un pouvoir que nul ne possède et c’est de bien voir dans l’océan sans avoir besoin de l’aide de lunette aquatique. C’est comme si les verres étaient incrustés dans mes prunelles. Un autre côté du dauphin.

Sous mon regard j’ai un nez fin et quelque peu pointu, mais très discret. Il ne ressemble en rien à celui de Pinoquio. Ensuite, des lèvres fines viennent s’y rajouter où j’exprime très peu de sourires. Souvent, elles restent en repos sur mon visage sans prendre la peine de faire un rictus. Le coin de mes lèvres monte quand je trouve que ça vaut la peine. Comme tout homme, j’ai des oreilles humaines et un menton pointu qui m’offre un visage allongé. Je n’ai pas un menton super carré tels les hommes virils où de la barbe pousse, je suis tout de même encore dans ma croissance. Il se pourrait même que je garde cette largeur de visage toute ma vie, enfin, ça m’importe peu.  Un cou des plus ordinaires que je ne vois pas trop en dire plus… sauf qui tient bien ma tête? Je passe. J’ai en ma possession des épaules larges étant donné que je suis un homme, mais j’ai déjà rencontré des hommes ayant des plus grandes que moi. La grandeur du corps doit varier pour tout le monde. Accrocher à mes épaules repose des bras assez musclés qui m’aident à avancer dans l’eau et sans oublier mes jambes me propulsant dans l’eau dont souvent je l’ai collent l’une à l’autre pour y former une sorte de queue de poisson. En conclusion, mon corps est fort. C’est ce qu’il faut retenir.



Histoire ;

Qu’est-ce, cette sensation? J’ai l’impression de flotter! C’est comme si mon être était libre et rien ne me retient. Et cette sensation…, elle est si douce! Elle caresse mon être avec douceur. Je me sens si réconforté d’être accueilli par elle. J’ai l’impression… qu’elle veut de moi. Moi…? Mais qui suis-je donc?

...

Étrange… je ne ressens plus cette sensation! Pourquoi est-elle partie? Si seulement je pouvais la retrouver, rien n’est pareil. J’ai l’impression d’être lourd. Quelque chose m’engouffre? Non, je ne veux pas de ça! Je… je…

Une de mes paupières s’ouvre d’elle-même, quelque chose le lui oblige. Une lumière aveuglante attaque mon iris. Mais que se passe-t-il? Par chance, elle peut de nouveau se fermer après quelques secondes. Cette situation… je ne la comprends pas. Ma curiosité me dicte d’ouvrir les paupières pour enfin comprendre cette sensation étrange. Avec quelque peu de difficultés, je soulevais mes paupières lourdes pour observer un écran flou. Mes yeux ont quelques difficultés à voir clairement ce que j’ai sous les yeux. Peu à peu, ma vision devient plus claire pour en constater que j’observe quelque chose de plat et long. Cette chose qui se tient au-dessus de moi… j’ai cette sensation de connaitre cette chose… c’est… c’est… un plafond non? Comment est-ce possible que je reconnaisse cette chose alors que je ne l’ai jamais vu auparavant? Je tente désespérément de tourner la tête pour y apercevoir un homme dans une tenue blanche. Mais qui était-ce? Le sourire qu’il m’adresse me semble si peu sincère, mais je ne dis rien. Pour tout dire, je n’arrive pas à prononcer le moindre mot. Mes lèvres semblent coller l’une à l’autre…

-Bon anniversaire Sakae. Tu as maintenant 6 ans!

Mon anniversaire? J’ai 6 ans? Pourtant, c’est mon premier anniversaire que j’entends là. Et ce Sakae… c’est mon nom? Je me nomme Sakae... c’est si beau. Pour une fois, j’ai l’impression d’être quelqu’un, d’en connaitre une peu plus sur ma personne. L’homme s’approchait de moi de son sourire faux pour y glisser sa main sous mon dos me permettant de m’assoir sur le lit. Mes prunelles bleues océan voyaient de nouvelles choses dont je connaissais tout autant. Enfin, presque tous. J’étais dans une chambre démunie de couleur. Combien de temps avais-je été ici? Mon regard curieux se portait plus sur mes mains que je refermais et ouvrait lentement. C’est mon corps? J’arrive à la bouger pour une fois… comment fais-je ça? J’ignore, mais je ne cesse de promener mes mains à peine découvertes le long de ma peau. J’ai un corps… c’est merveilleux! Ma découverte fût interrompue par le même homme qui m’expliquait qu’en faite j’étais une de leur création. J’avais beau avoir l’apparence d’un enfant de 6 ans, je connaissais bien plus de choses qu’eux. Lors de ma création, ils m’ont créé de A à Z avec l’aide d’un ADN de dauphins en procédant quelques modifications pour que je puisse en connaitre déjà long sur le monde. Donc, je n’étais pas un être naturel… mais une création. Même en sachant cette vérité, je n’étais pas déçu pour autant. Ma vie se commençait ici.  


On m’avait déplacé de ma chambre pour m’y installer dans une nouvelle dont l’apparence était très ressemblante. Je marchais lentement sur le sol essayant de m’habituer à me mouvoir dans l’espace. Mes jambes tremblaient quelque peu à chaque progression, mais à ma grande surprise, elles s’adaptaient rapidement. C’était si impressionnant que terrifiant… dire que je m’habituais rapidement à cette situation était curieux. Hélas, même mes découvertes avancées aux enfants ordinaires, j’ignorais ce qui m’attendait dans les jours à venir. Une fois, lorsque je touchais du bout des doigts une peluche dauphin, un des hommes entra dans ma chambre pour me guider dans un long couloir tapissé toujours de blanc. Au bout de ce couloir, mes prunelles s’agrandissent en voyant une énorme vitre transparente contenant un liquide qu’on appelait eau. À l’intérieur, un être différent de moi y nageait. Son corps si lisse reflétait l’eau, son bec en long souriait constamment, des parties plates étaient accrochées à son corps qu’ils mouvaient pour se déplacer, son cri était à la fois étrange que doux. Pour la première fois, je voyais celui qui m’avait offert mon ADN dauphin.

La main de l’homme me poussait vers le grand aquarium m’invitant à y pénétrer. J’hésitais à m’y approcher, je ne savais encore peu sur les mystères liés à cette créature aquatique. Bien qu’on avait inséré en ma personne cet être, je savais que très peu sur eux! Pourtant, je ne pouvais cacher en moi cette curiosité d’en connaitre plus sur mon géniteur… enfin qu’à moitié. L’homme s’impatientait au temps que je prenais pour prendre une décision. Ma petite main touchait avec délicatesse la vitre froide contenant à l’intérieur l’eau que je voyais pour la première fois de mes propres yeux. J’oubliais le dauphin batifolant dans l’aquarium fait spécialement pour lui. Ça pouvait paraitre étrange, mais j’avais l’impression que l’eau m’appelait. Comme hypnotisé par une voix que moi seul entendais, je m’approchais de l’échelle qui menait vers le haut de l’aquarium. Chaque fois que je montais un barreau, mon cœur accélérait le rythme. Je faisais face à quelque chose de nouveau et d’attirant. Je voulais toucher cette matière! Du haut de l’aquarium, je me sentais insécure avec le dauphin qui ma présence attirait son attention. Il s’approchait à coup de nageoires vers le bord où je m’y trouvais. Je ne voulais pas qu’il s’approche de moi! Je n’étais pas encore prêt à m’en approcher. Mais la panique eu raison de moi, je perdis l’équilibre que je tombai tête première dans l’eau.

Mon corps s’enfonçait lentement dans ce grand aquarium alors que ce celui-ci était envahi de nouveau par une sensation que j’avais déjà ressentie auparavant. Une douceur me pénétrait dans l’âme et décontractait tous les muscles de mon corps. Je retrouvais le confort que j’avais connu la première fois avant mon réveil… c’était donc cette eau! Cette matière était la source de mon bien-être. Mes prunelles bleues observaient le plafond qui reculait à force que mon corps se laissait tomber dans le fond aquatique. Si j’avais la capacité… je ne voudrais plus m’y échapper. Cet endroit… est mon abri. Un cri retentit tout près de mon oreille m’indiquant d’ouvrir les paupières. Tout en les ouvrants je l’ai vu, là, tout près de mon visage à m’observer avec son éternel sourire. Le dauphin… Soudain, mes poumons se serrèrent dans un coup violent que je n’aurais pu présager. Mes lèvres cherchaient une quelconque bouffée d’air, mais en vint. La douleur me transperçait le corps que je voyais déjà la mort me tendre la main… mais un être bienfaisant se glissa sous mon dos pour me remonter rapidement à la surface de l’aquarium. Je voyais défiler sous mes yeux le plafond se rapprocher à une vitesse inimaginable jusqu’à ce que ma tête se retrouve hors de l’eau. Je laissais échapper une grande toux en inspirant de nouveau de l’air. Après que la toux se calmait tout doucement, je constatais que mon sauveur était ce dauphin, m’observant toujours de ses petits yeux noirs. C’est dans cette expérience-ci que je compris qu’il était mon allié.

Les jours se perpétuèrent dans une nouvelle renaissance de mon être. Je partageais chaque jour ces moments agréables avec mon frère dauphin dans ce grand aquarium. Nous ne cessions de nager sans calculer les heures qui en découlaient. Je l’observais de long en large lorsqu’il se mouvait dans l’eau, j’admirais la grâce dont il faisait preuve dans cet étendu que j’en prenais modèle. Pour ma part, j’essayais de mes jambes à reproduire une queue pour atteindre une certaine ressemblance avec mon frère aquatique. À côté de lui, j’étais plus que minable, mais ma soif de m’améliorer me poussait à continuer jusqu’à ce que mes muscles me supplient de me reposer. Lorsque mes forces me quittaient, les hommes en blanc me récupéraient sans un mot m’éloignant de mon frère qui ma vie tournait autour de lui. Par chance, les hommes venaient toujours me chercher dans ma chambre pour m’y conduire à lui. Ils n’avaient plus besoin de me dire d’entrer dans l’eau, j’y sautais immédiatement pour rejoindre mon frère. Chaque moment passé a nager, je voyais une différence se former dans mon corps, mes muscles me priaient moins souvent. Je sentais une toute nouvelle énergie me parcourir le corps. Mon souffle durait plus longtemps sous l’eau qu’auparavant. Ma nage était plus souple et habile comparer à mes débuts. Cependant, je n’arrivais pas à rattraper mon frère… ni son langage. Bien que je reproduisais les cris qu’il poussait en nageant, je ne comprenais pas leur signification. Les hommes qui notaient toutes mes performances croyaient fort que je communiquais avec mon frère. Il avait tout faux, son langage m’était inconnu. Mais ceci m’attristais peu, nous n’avions pas besoin de parler pour nous comprendre, notre passion de la nage nous relia.  

Lorsqu’on me retirait de l’aquarium, une femme médecin du labo me faisait parcourir des tests et prenait mes mesures. Elle notait à l’aide d’un crayon et d’un certain calepin toutes les améliorations et modifications que mon corps obtenait chaque jour. Cette perpétuelle routine dura 6 ans. Pour certain, ça pouvait paraitre fou même pénible, sauf que moi, j’étais heureux. Cette vie était faite pour moi.

Âgés de 11 ans, les hommes en blanc m’envoyaient par moment dans une grande piscine où des enfants s’entrainant à la natation, attendaient mon arrivé. Ils m’expliquaient que ce test avait pour but de voir ma vitesse. L’aquarium était un endroit peu favorable pour pratiquer ce test-ci. Je ne protestais pas au test qu’ils m’opposaient. J’accourais donc avec des enfants humains pour la toute première fois. Une excitation nouvelle montait en moi en voyant que je n’étais pas le seul à aimer la nage. Les enfants étaient remontés à bloc de montrer leur compétence devant les scientifiques. La course m’a paru durer quelques secondes entre le coup de feu et mes doigts touchant l’autre côté de la piscine. Les enfants me regardaient tous avec de grands yeux sous la performance que je leur avais offerte. Ils me lançaient des vagues de compliments qui me gênaient quelque peu, me voyant comme un champion. Pourtant, j’étais loin d’être un champion, le champion était celui se trouvant à ce moment même entre quatre vitres. Je vécus bien souvent ces tests avec plusieurs enfants différents. J’en développais un bonheur nouveau, mais ce que je préférais le plus était d’être auprès de mon frère.

15 ans, c’est l’âge que je portais à l’instant même où je développais ma propre crise d’adolescence. J’étais moins porté à suivre les instructions des hommes. Je faisais tellement à ma tête que j’allais en douce plonger dans l’aquarium où mon frère nageait. Je ne voulais plus me séparer de lui, que les hommes commençaient à utiliser des filets pour me tirer hors de l’eau. Si seulement ils me laissaient aller. Mon corps devenu bien plus fort et développé des muscles n’aidait en rien les hommes qui avaient peine à me retenir par la force. Ma tête ne voulait plus rien savoir d’eux, mon frère était ma seule préoccupation. Hélas… ma période de rébellions emporta avec elle la fin de mon bonheur parfait. Un soir où je me faufilais en douce de ma chambre blanche pour rejoindre mon frère, j’y découvris un grand aquarium bien rempli d’eau, mais personne n’y nageait. Mon cœur commençait à augmenter son rythme cardiaque tandis que mes prunelles paniquées cherchaient une quelconque présence dans l’eau. Même si, l’évidence que mon frère ne s’y trouvait plus, je continuais de chercher dans l’espérance de le voir apparaitre sous mes yeux. Rien… j’étais seul. Je criais ma rage, j’insultais les hommes de tous les noms en les ordonnant de me redonner mon frère. Aucun d’eux ne voulait répondre à mes cris, ils se contentaient à m’enfoncer une aiguille dans le bras pour que je tombe dans un rêve profond. Je me confinais dans ma chambre en collant mes jambes contre mon torse avec l’espoir que je puisse former une coquille autour de moi. Plus rien n’avait d’importance… je ne pouvais qu’attendre ma mort. Ma santé psychologique alarmait la femme docteur qui cherchait un moyen de me réconforter, mais en vain. Par cette scène douloureuse qu’elle avait sous les yeux, elle décidait de me dire la vérité. Les hommes avaient peu apprécié mon comportement qu’ils avaient décidé de se débarrasser de mon frère. Ils avaient pensé le manger, un frisson de dégoûts m’envahit à cette révélation, mais la suite me détendit. La femme les avait convaincus que le Dauphin devrait plutôt être relâché dans son habitat naturel. Ainsi, ça provoquerait en moi une tristesse moins grande. Pourtant, je souffrais de le savoir loin de moi. Et pour confirmer ses dires, elle avait filmé le moment même où mon frère fût relâché. Elle déposait la caméra face à moi et quittait la chambre.

Je restais quelques jours à observer la caméra sans la toucher. Une part de moi voulait voir mon frère et de l’autre, ne voulais pas souffrir. Ces deux parts se débattaient en moi qu’au final, je me laissais guider par l’envie d’y revoir mon frère. J’ouvrais la caméra en appuyant sur le bouton que m’avait indiqué la femme. C’est dans un flot de larmes que je voyais mon frère rejeter à la mer. Son éternel sourire était toujours là, même quand il ne se retrouvait pas encore dans l’eau. Ils le glissaient dans l’eau et l’observaient s’éloigner avec joie dans cette étendue plus vaste que l’aquarium. À ce moment-là, j’aurais dû ressentir une grande joie pour lui, mais au final, seules des larmes de tristesse s’écoulaient sur mes joues. Cette vidéo venait d’ouvrir mes yeux sur la réalité des choses, jamais je ne pourrais le rejoindre… je ne suis pas comme lui…

18 ans, j’ai vécu 18 ans dans un laboratoire où l’on m’a tout appris du monde des hommes, de ma race, des sentiments, des relations, tout. Je suis là, à regarder la mer où mon frère a été relâché. Je laisse le bruit des vagues me bercer de leur mélodie tout en regardant mon regard vers l’horizon. La femme médecin s’approche de moi.

-Il est temps que tu fasses tes adieux. L’heure de ton transfert à l’animalerie arrive bientôt.

-Je sais… laisse-moi encore quelques minutes.

-Bien.

Elle s’éloigna de moi, me laissant seul devant la mer. Je prends une grande inspiration.

-J’ignore ce que tu es devenu à présent mon frère. Mais si tu m’entends… ce qui est peu probable, tu as été pour moi la seule personne à m’avoir montré un nouveau monde. Je te suis redevable à jamais. Même si tu m’as oublié ou tu n’es plus de ce monde… tu resteras à jamais gravé dans ma mémoire. Que je meurs ou vieilli avec le temps, ton souvenir me suivra.  Ta rencontre fut le début de mon histoire et la suite dépend de moi. Mon frère… merci et adieu.

Je regarde une dernière fois la mer mélodieuse avant de tourner les talons. La femme me regarde avec un sourire mélancolique. Mon départ allait marquer bien des gens.



Hors RPG;
As-tu signé la charte du règlement ? Oui
Comment as-tu connu le forum ? Par Soji
Autre chose ? J'aime rp X)


Codage par Lokita sur LG'


Dernière édition par Sakae le Mer 30 Oct - 12:19, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Un dauphin hors de l'eau (fini)   Jeu 24 Oct - 10:35

Bienvenue petit dauphin !
Bon courage pour ta fiche, et amuse toi bien parminous. ♥
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MessageSujet: Re: Un dauphin hors de l'eau (fini)   Ven 25 Oct - 22:25

Merci à toi
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MessageSujet: Re: Un dauphin hors de l'eau (fini)   Lun 28 Oct - 19:51

Petit up pour dire que j'ai fini ma fiche.
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MessageSujet: Re: Un dauphin hors de l'eau (fini)   

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Un dauphin hors de l'eau (fini)
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