Bienvenue sur Gokusha No Neko ! Venez incarner un Hybride ou un Maître dans un monde où règne esclavagisme et perversité. Ce forum est à tendance Hentaï/Yaoï/Yuri ! [Déconseillé aux moins de 16 ans]
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Une chose brisée. Réparée. Vendue ? [Privé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Une chose brisée. Réparée. Vendue ? [Privé]   Ven 3 Jan - 20:46



Le changement de mon destin...


Feat : ✘ Aika ✘ Venceslas



Je me souviens que de la douleur, de la peine et de mes cris dans la nuit.



Mes mains cherchaient d’autre bienveillante, mais je n’arrivais qu’à agripper les ténèbres. J’avais beau me débattre il m’était inutile de fuir. J’étais faible face à la douleur que m’infligeaient ses humains dont j’étais ignorante de leur identité. Ils m’avaient emmené dans leur machine roulante sans que je puisse y dire mon mot. Mes pas traînaient alors qu’ils m’ordonnèrent des choses que je ne saisie pas sur le coup. Je voyais flou. Leur silhouette était imposante et je sentais la peur m’agripper les entrailles. Allais-je mourir ainsi ? Sans comprendre et clouée par la peur ? M’avoir défendu contre mon maître n’aurait donc servie à rien si je ne pouvais être libre. Avoir été abandonné par mes parents n’aurait aucune logique si je mourrais ainsi –seule et pathétique. Je marmonnais des faibles mots sans vraiment savoir si les humains pouvaient les comprendre, ayant moi-même de la difficulté à les prononcer. « Lai...assez... moi. Je... pas... veux pas ... » C’était tout ce que j’arrivais à saisir de mon échange. Je repoussais les mains qui se posaient sur moi, touchant mes blessures infligés par mes parents. Je ne sais même pas de quoi j’ai l’air avec tout cela. Ma paupière gauche m’est difficile à ouvrir. Je sens qu’elle est gonflée. Un humain m’obligea à fermer les yeux avec sa lumière qu’il plantait droit devant mes pupilles. On me coucha sur une longue table froide. Je tremblais de tout mon corps trempé. Mes forces m’abandonnaient. Encore une fois, j’étais abandonnée. Une conversation lointaine entre les hommes me garda encore dans la réalité. Je me refusais de sombrer immédiatement. Si je perdais le combat contre le sommeille, peut-être la vie me sera épargnée. C’était une faible lueur d’espoir. C’était mon seul espoir. « Elle a une côte fêlée. Regarder sa lèvre gonflée ici ainsi que sa paupière. Sans oublier ses nombreuses ecchymose sur le long de son corps. Sans aucun doute, cette petite à été battue. Sévèrement. » L’humain avait appuyé avec gravité le dernier mot. Je gémissais de douleur. Est-ce de moi qu’on parlait ainsi ? Il me fallait me concentrée sur la suite des évènements. J’entendis un petit bruit sonore, comme si un objet de métal avait fracassé le sol avec brutalité. « Fait gaffe, vieux ! » S’emportant un autre humain. La voix était plus forte que le premier humain. Plus lourde et sévère. « Désolé, désolé. Pas ma faute ... » Plus jeune, si je me fiais au son de la voix. La voix du jeune reprit de plus belle; « Alors, que fait-on avec elle ? Elle est salement amochée. On ne pourra pas la vendre à un prix fort » Vendre ? Prix ? Je veux partir. Partir. Je ne comprends rien. Je ne suis jamais sortie de chez mon maître (du moins ancien maître maintenant), je ne connais rien du monde extérieur de ce qu’on m’a permis de savoir. Je craignais le pire. « Avec des soins et du temps, elle sera comme neuve. Rien n’a été cassé » Reprit la première voix. Plus douce, c’était l’humain qui m’examinait avec attention –bien qu’il m’infligeait une douleur incroyable. En l’écoutant, je n’étais pas dans un bel état. Mon père n’avait pas eu de repos envers moi. Ma mère, quant à elle, n’avait pas été la plus douce. Cette pensée m’arracha une plainte étouffée. Je mourrais d’envie d’être seule. C’était l’humiliation totale. Je combattais les larmes de toutes mes forces. « Non, ce qui risque d’être compliqué –c’est ça » L’humain me tourna sur le ventre et je découvrais avec horreur les soupirs de déception des humains. Mon aile malheureuse, contraint d’avoir grandit seule –abandonnée comme moi. La pauvre se faisait toucher par tous les humains. « Elle en a qu’une, mais n’est-elle pas magnifique ? » Avoua la première voix avec fierté. « Elle ne vaux rien du tout ainsi ! Comment expliquer ça aux acheteurs ? » Gronda la voix sévère. J’eu envie de pleurer. Je ne valais rien du tout. Je n’ai pas choisis de grandir ainsi ! Si je le pouvais, j’aurais eu mes deux ailes. Au moins, elles n’auraient pas été seules. « On peut dire que c’est une race très rare ... tout le monde prend à ce genre de mensonge » Personne ne serait assez crédule pour avaler cela. L’humain sévère approuva ma pensée en donnant une claque à l’autre humain derrière la tête. La fatigue me gagna peu à peu. Je combattais de toutes mes forces pour comprendre ce qui arriverait avec moi. Qu’allaient-ils me faire ? Des mots parvinrent à mes oreilles, mais je n’avais plus de force pour les comprendre. Je plongeais dans un sommeille ténébreux. L’inconscience totale.




J’ai rêvée d’une chose inaccessible Ensuite, j’ai pleurée.




L’odeur de l’été qui remplit mes poumons. Le toucher du blé et leur couleur de brûler qu’offrait la vision du soleil. Sur la plaine, on aurait dit que le champ était en feu. Le vent sur mes cheveux chatouillant mes joues. J’étais seule avec moi-même. J’étais bien et heureuse. Libre et en vie. C’était mon rêve d’hier. Un autre rêve semblable qui me faisait regretter d’avoir oser fermer les yeux et m’endormir. Je marmonnais contre moi-même. Je me replaçais dans ma cage pour reprendre une meilleure position afin de préserver le confort de mon aile. Je bougeais tout le temps. Cette cage était petite et brûlante. C’était comme si mon corps avait développé une allergie contre le métal. Cela faisait bientôt quatre mois que j’avais été recueillis dans cet endroit. Les premiers jours étant été difficile. On avait décidé de me garder et essayer de me vendre une fois que je serais remise sur pied. Je suis restée chez l’humain guérisseur de gens comme moi. Il était doux, il me fallait l’avouée. C’était le genre de personne à être complètement passionné par son travail et par la même occasion –les hybrides. J’ai obtenue les meilleurs soins que je ne pouvais espérer. Cela prit un mois entier pour être capable de remarcher sans aucune douleur. Mon visage avait reprit sa forme d’antan. L’enflure n’avait pas duré très longtemps. C’était avec peine que je suivais les hommes jusqu’à leur magasin. J’ai appris que ce genre d’endroit existait un peu partout –une animalerie. C’était ici que mes parents avaient été trouvés par mon ancien maître. Je frissonnais sous cette image. J’avais l’impression d’avoir échouée quelque part. Les premiers temps, la nourriture me donnait la nausée. Je ne mangeais pas. Autant mourir de faim que d’être acheté par un humain. J’étais têtue. Mais les hommes l’étaient tout autant que moi. C’était un dur combat entre eux et moi. Encore une fois, j’ai perdue. « Nous voulons que ton bien. Sois sage et laisse toi vendre, ok ? Ta vie sera plus belle et ton vœu de partir d’ici sera exhaussé. Que veux-tu de plus ? » Une chose que je ne pourrais avoir. J’avais ignorée derechef l’humain pour la journée –à son grand découragement. Puis, je fis la rencontre des premiers humains qui cherchaient un animal de compagnie. J’avais grognée contre le fait d’être fixée comme un objet. Le vendeur me rappela d’une gifle que j’étais bel et bien un objet. Un objet à vendre. Ensuite, nos destins ne lui appartenaient plus. Il chercha le moyen de me mettre sur un pied d’égalité avec les autres marchandises. Rien n’y fit. Les humains avaient opté pour une race féline d’une beauté que j’en fus presque surprise. On m’avait appris que les gens de mon espèce sont que des laideurs. Pourtant, cet hybride était très beau. Cela m’obligea à regarder les hybrides autour de moi. Je fus surprise de remarquer que c’était la première fois que j’observais les gens qui, comme moi, sont condamné à être acheter. Ils sont très beaux. Un canin. Un félin. Et d’autre race qui m’est inconnue. Il y avait même une toute petite. Avec ses pommettes rosées, elle était trop adorable. J’aurais presque eu l’envie de la prendre dans mes bras afin de la cajoler. Enfin, l’envie ne dura pas longtemps. Son sourire moqueur, lorsqu’elle fut choisie à son tour, m’indiqua qu’elle n’était qu’une petite peste. Il ne faut jamais juger quelqu’un sur sa beauté. Contrairement à ce que les clients faisaient en entrant ici. J’appris que les belles choses sont souvent les pires. C’était un monde bien étrange. Je ne comprenais absolument rien. Il y avait tant à apprendre et que peu de temps. Mon destin allait être sur le point de changer sans que j’y puisse faire quelque chose.




Qui es-tu ? Destin, que veux-tu ? Je n’ai rien à donner et pourtant tout à perdre.




Encore une autre prise de tête. Cinq autres mois venaient de s’écoulés aujourd’hui. Je voyais les flocons de neige tombés doucement dehors et la radio annonçait un grand froid pour la nuit. Il me serait utile de garder la couverture pour la nuit. Je la plaçais soigneusement dans le coin. Mes habits avaient changés. Portant un t-shirt noir foncé ainsi qu’une veste par-dessus dans les couleurs beige-brun avec des pompons blanc sur le collet. J’avais le cou au chaud. Nous avions le droit d’avoir des habits confortable pour la période d’hiver. Je fus heureuse d’avoir cette chance également. J’avais une paire de collant noir et avec les morceaux de tissu qui avait de trop, j’ai pus me faire une sorte de jupe. Avec un bout de couverture que j’avais déchirée avec les dents, je me suis construite une ceinture pour faire tenir le tout. Ce n’était pas fabuleux, mais c’était quelque chose construite avec mes mains. La fierté m’avait gagnée l’espace d’un moment. Bien vite gagner, aussitôt perdu –un hybride m’avait fait une remarque déplacée. Cela servait à rien d’être jolie, mon aile gâcherait toujours avait-il dit. Je l’ignorais. Malgré que... j’avais été un peu touché par la remarque. Ce n’était pas juste... alors que je faisais des efforts. Le vendeur ouvrit la télévision, comme il le faisait à chaque fois lorsque la journée est plus calme. Il était vrai que la période d’hiver apportait moins de visiteur, m’avait expliqué le plus jeune vendeur. Parce que les gens n’aiment pas sortir dehors. Ils préféraient restés au chaud devant un bon feu et un bon chocolat chaud. L’image me donna envie. Pour oublier ses images impossibles, je me replaçais dans ma cage pour avoir la vue sur la télévision. J’apprenais parfois quelques trucs du monde humain dans leur nouvelle ou bien comment les gens agissaient entre eux grâce à des séries télévisées. C’était mieux que rien. Le temps passait ainsi. J’étais, cependant, horrifié de voir ce que les gens pouvaient faire simplement pour une émission ou voir même un film. Est-ce que les humains sont donc aussi imprudents ? Voir même aussi idiot ? Quoi que... au moins, ainsi, leur vie est bien plus amusante que la mienne. Peut-être que passée à deux doigts de mourir, de faire souffrir une personne, de ressentir la chair du plaisir est un moyen pour les humains de se sentir vivant ? Moi-même, j’ignore tout. Tout de la vie. Tout des désirs. Tout du monde dangereux dans lequel j’ai naquis sans le vouloir. Sans l’entendre, la cloche de la porte retentit. Si j’avais su ... si seulement...est-ce que cela aurait changé quelque chose ? Est-ce que j’aurais fuis à la première seconde ? Ou bien, au contraire, j’aurais crié pour que cela arrive bien avant ? Je l’ignore. Je ne savais pas ce que la vie avait prévu pour moi. Tout ce que je savais, c’était que mon destin pouvait peut-être pas m’appartenir... mais je pouvais lutter pour le récupéré. Je ferais tout pour le retrouver. Quitte à y mourir. Quitte à abandonner tout ce qui me reste. Je n’avais plus peur. Plus maintenant. Je ne suis plus la fille si pathétique qui a tuée un homme en pleurant. Je ne suis plus la faible Aika. Si mourir est mon destin, qu’il le soit. Non. Non. Non.

I’m not gonna die !




© Fiche par Ethylen sur Libre Graph'




Dernière édition par Aika le Sam 4 Jan - 1:56, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Venceslas Steamer

avatar

Messages : 92
Maître(sse) de : Kimina
Date d'inscription : 30/08/2013

MessageSujet: Re: Une chose brisée. Réparée. Vendue ? [Privé]   Sam 4 Jan - 1:07

Le drap blanc de l'hiver recouvrait la ville de Gokusha ainsi que la région depuis maintenant plusieurs semaines. La période des fêtes laissait ravir un sourire sur le visage illuminé de chaque enfant, se reflétant sur ceux de ces parents. Des hommes vêtus de rouge se pavanaient dans les rues, munis de leur fausse barbe de coton et de leur bedaine constituée des plumes d'un oreiller bien rempli. Ceux-ci agitaient la cloche ou prenaient place dans un fauteuil placé en plein milieu d'un centre commercial au plus grand bonheur des enfants qui s'adonnaient à ce culte populaire américain, ce personnage inventé issus d'une pub pour un soda au cola. Ils restaient un bon moment après le jour de Noël. Puis vient la nouvelle année, rassemblant les humains entre familles, entre amis ou encore seuls face au spectacle de la poudreuse stérile qui déshabillait le feuillage des cerisiers. Les rires furent lointain, appartenant au monde radieux des vivants, des humains créateurs... le monde des insouciants, celui de monsieur et madame tout-le-monde. Mais un homme en cette période n'avait cessé de déferlé le liquide vital pour répandre, dépouillant la chaleur de la vie pour la déferler sur ce sentier glacial, réchauffé par le sang... parsemé de corps refroidis. Venceslas Steamer. Cet individu peu recommandable ne connaissait guère le repos même en cette période festive. Et si fête, il devait y avoir alors il s'adonnerait aux orgies des bordels du coin, ou aux banquets que sa profession lui permettait d'avoir. A ce banquet, il n'y avait guère de table, seulement les invités pour simple proie. Le couteau volait et les canons claquaient tel le fracas des cymbales fatidique, évoquant le tonnerre divin s'abattant sur l'homme qui fut dépossédé de la miséricorde. Le crime ne connaissait pas le repos. Pourquoi le damné s'accorderait-il cela alors que sa condition le lui interdisait: homme de main vendu au plus offrant... désormais de plus en plus prisé avec le coup de l'attentat dans le quartier rebelle.

Nulle créature serait en mesure de prédire ces desseins, lui même n'en connaissait pas la réponse. Le monstre des contes et des légendes n'a aucune autre raison de vie que la destruction. Pourquoi le mal et le diable sont-ils employés? Ils représentent l'image du malin, de la souffrance, de la damnation. Ce fut une icône qui suscitait la peur, sans pour autant se demander le but réel de l'existence du démon. Cela fut évident! Le diable fait le mal... tout comme il fut évident que l'homme de main représentait l'homme type ayant troqué son arme contre deux armes forgées dans les forges infernales. Cette rumeur amusante avait déjà tournée dans les Balkans, la population rurale accordant du crédit aux malédictions et aux récits de non-morts. Depuis cela restait une légende urbaine et même les ivrognes n'en donnaient pas crédit, cela faisait juste une histoire à raconter pour se sentir moins seul... Jusqu'à ce que le dit monstre fasse une victime, présente aux yeux de tous, tantôt éviscérée, tantôt pendue, tantôt brulée... Il variait le mode opératoire pour ne pas être reconnu, procédant toujours à une violence inouïe et à des tortures du vivant de ces victimes, ces dernières, aux derniers instant de leur vie, ayant connu son véritable mode opératoire: donner l'espoir pour le retirer. Ce n'est qu'ainsi qu'il pouvait se délecter du regard et de l'expression de ces victimes: la détresse, la terreur et le dépit mêlés entre eux. Le dernier souvenir à emporter dans les abysses par les malchanceux fut le rire sinistre d'une voie rauque accompagné de moqueries et d'humiliation; le regard de braise pénétrait les yeux vitreux du mourant et le sourire malsain du personnage présentait des dents comparables à des crocs acérés. L'allure d'une telle bête pourrait faire penser à un hybride... mais il dérobait ce qualificatif à cette race artificielle. Ce fut un homme qui se prétendait monstre, quand d'autres le voyait tel une arme, un objet à manier... Il n'en fut pas contre tant que le prix payé, le jeu joué celons les règles même de ce milieu singulier. De plus... ce fut bien les esclaves qui accordaient au maître son titre, ce dernier ne serait pas maître s'il n'avait personne à commander... Venceslas lui n'avait pas vraiment expérimenté cette sensation, s'occupant d'avilir son image, de renier son humanité et d'accomplir toutes sortes d'atrocités pour se faire vendre et gagner ces galons. Il était désormais connu dans le milieu de la pègre et craint par les hommes qui avaient connaissance de son identité.

Le troisième jour de la nouvelle année débuta comme n'importe quel jour de sa vie, sans grande importance. Il ne faisait qu'attendre son paiement pour avoir escorté une cargaison de drogue contre les rivaux et les forces de l'ordre. Cela faisait une semaine qu'il s'en était chargé et qu'il s'était calmé pour se faire oublier quelques temps, histoire de ne pas se faire tout de suite chopper par la police. La maison dans laquelle il résidait était grande et vide. Ces journées se résumait à l'entrainement, la modification de ces armes et quelques sorties en ville pour fumer une clope et revenir chez lui, ne trouvant rien à faire. Aujourd'hui, un message lui informa que le dernier versement de son dernier job avait été effectué, son compte étant désormais crédité de près de cinquante millions de yens. Ce chiffre pourtant ne le fit guère sourire, il ne touchait quasiment pas à son argent et il ne voyait pas l'intérêt non plus de perdre cette richesse damnée dans laquelle se reflétait le sang, la cruauté et le vice qui constituait l'être de l'homme sans âme. Il se décida pourtant à quitter son peignoir, et étouffer le feu dans l'âtre de sa cheminée. Venceslas vêtit alors son ensemble noir (chemise et pantalon). Il enfila deux ceintures à étui accueillant ces deux armes de poing imposantes. Un poignard se faufila dans un étui accroché à la ceinture attachant le pantalon à la taille, situé dans son dos. Son armement insolite fut caché par un long manteau rouge, emblématique de l'homme de main. Il chaussait d'imposantes bottes de cuir dont la semelle avait connu diverses matières... dont la matière grise. Il noua enfin sa cravate rouge et se coiffa de son chapeau aux bord longs. Les lunettes aux verres ronds et orangés vinrent se placer sur son nez et il passa la porte d'entrée pour faire face au grand froid pour rejoindre sa voiture. Cette dernière paraissait à l'image de son propriétaire. C'était une Aston Martin Vantage de 1977 noire, le genre de monture au moteur vieillot et au bruit charmant emprunt de nostalgie. Mais les modifications que le maître y avait apporté avait fait de cette automobile un véritable monstre avaleur de bitume, pouvant arriver à des vitesses à en faire pâlir la concurrence actuelle. Elle représentait en somme, la main de fer dans un gant de velours, une image clichée de la fierté britannique que l'humain se plaisait à conserver. Autant ajouter un raffinement à des actes de barbarie pour donner de l'attrait à l'hypocrisie humaine. Peut-être aussi fut-ce pour cela qu'il se distinguait de l'humanité... Il ne le savait pas vraiment, il gardait cette pensée dans un coin alors qu'il conduisait sa monture vers le centre ville. Il chercha un endroit où se divertir. Les rues étaient vidée, l'ensemble des gens qu'y s'y trouvaient étaient des travailleurs, et les absents privilégiés préféraient de loin le confort de l'âtre et du domaine pour jouir pleinement de l'hiver, une saison qui comme l'été ou l'automne, cautionnait la paresse de certains. Il roula au ralentit dans les rues et sur les avenues avant d'arriver à sa destination finale, le lieu qui attisa sa curiosité: l'animalerie.

Il gara la voiture mais n'en sortit pas tout de suite. Il restait pensif. Avait-il besoin d'un hybride et suivre cette mode d'esclavage? Qu'est-ce que cela lui apporterait de détester ou d'aimer cela? Il n'avait aucun avis sur cette traite d'expériences à vendre comme vide couille ou comme boniche. Il achetait des êtres vivants au même prix qu'une voiture de collection ou qu'un voyage à Dubaï dans la suite la plus luxueuse de l'hôtel le plus réputé... a ce prix, il pouvait peut-être espérer mieux qu'un être plaintif... Objet? Animal de compagnie? La deuxième lui fut abordable, au moins il aura peut-être de quoi combler le silence de sa demeure. Peut-être au mieux pourra-t-il utiliser un hybride pour ces capacités et faciliter son travail... L'idée lui semblait de plus en plus attrayante. Et après quinze minute, il sortit de sa voiture, la verrouilla et passa la porte de l'animalerie. La clochette accompagna son entrée en ce lieu. Sa venue n'était pas passée inaperçue, constatant qu'il fut le seul humain en ces lieux, accompagné du vendeur qui se donna la peine de sortir les yeux de son écran pour le saluer. Venceslas ne fut pas un fan de la télévision, disposant déjà d'un ordinateur pour le travail et non pas les balivernes des jeunes. Il se fit escorté par le vendeur jusqu'aux cages sans prononcer un mot. Ce dernier s'effaça pour laisser libre choix à l'homme de main. Il s'avança, contemplant le fruit de la déchéance humaine, ce qui fit la renommée de Gokusha. Ces créatures exotiques faisaient le bonheur des pervers et des snobinards désireux d'un pouvoir de domination justifié pour asseoir leur prestige. Les hybrides l'avait compris. Certain hybrides le regardait d'un air apitoyé, tentant de se rendre mignon pour faire fondre son être. Une autre hybride roulait des hanches et des yeux, une autre laissait voir une gorge généreuse en se mettant à quatre patte et couinant quelques bruit pour attiser la libido. Il fini par se demander s'il perdait son temps et qu'il finirait par s'acheter plus une cruche pour y déverser sa semence... jusqu'à ce qu'il tombe sur une hybride qui ne fit rien. Elle restait assise dans sa cage protégée par un simple cadenas verrouillé par clé. Il s'approcha et observa l'hybride, sa chevelure brunâtre et son teint blanc comme neige. Il souhaita voir son regard qui se perdait dans la cage, se focalisant surement sur une multitude de pensée se bousculant dans sa tête. L'humain abhorra son sourire habituel marquant l'intérêt et fit vibrer sa voix rauque et grave entre les barreaux rouillés de cette prison animalière et humaine:


Quel est ton nom?

Il souhaita avant tout croiser son regard et voir de quel bois cette hybride fut faite.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Une chose brisée. Réparée. Vendue ? [Privé]   Sam 4 Jan - 2:53



Le changement de mon destin...


Feat : ✘ Aika ✘ Venceslas





Je n’entendis pas la cloche. Ma tête fixait l’appareille du vendeur sans réellement la voir. Mes pensées me consumèrent et m’apportait dans un autre endroit. J’étais complètement perdue dans mes pensées. Dans la lune, disait-on. C’est un moment de calme ou je pouvais me réfugiée dans ma tête. Un endroit ou personne ne pouvait entrer. Un espace dont j’étais l’unique propriétaire, libre de faire ce que j’avais envie –de pensée comme je le souhaite. Je ne fis pas attention aux activités qui se produisaient autour de moi. Le vendeur plus âgé avait souhaité la bienvenue à son client d’un simple coup de tête. Il claqua des doigts pour attirer l’attention du plus jeune comme il le faisait si souvent. J’avais remarquée que cet humain était –ce que j’avais appris grâce à la télévision- d’une personne qu’on qualifie de paresseuse. En effet, moins il travaillait et mieux il se portait. D’ailleurs, mieux que nous portions tous. Il pouvait devenir tellement instable qu’on pouvait bien se privé de nourriture s’il était de mauvaise humeur. Cela m’arrivait très souvent puisque je suis plus têtue que la plupart des hybrides présents. Je ne dis pas que je suis l’unique. Non, il m’est arrivé de voir des hybrides qui étaient énormément obstinés. J’avais également vue le malheur que cela leur avait apporté. Pour une raison qui m’échappe, des humains très peu ordinaires en avaient été attiré –je suppose que nous trouvions tous bottine à notre pied. C’est une expression que j’ai apprise par une humaine qui était venue réclamer son animal de compagnie. J’avais trouvée cette citation très drôle. Va savoir pourquoi. Quoi qu’il en soit, le jeune vendeur avait laissé tomber son balai pour venir à la suite du client. Il prenait son travaille au sérieux, espérant vendre quelque chose aujourd’hui. Pour une raison qui m’échappe (du moins pour l’instant), il était moins convainquant que d’habitude. Quelque chose l’empêchait de jouer son rôle de vendeur à la perfection. La timidité ? Le malaise ? La peur ? Quelque chose de mauvais. Je n’entendais pas la discussion. Pas encore. J’étais perdue dans mes pensées. Songeant à ma liberté. Songeant à ce que je pourrais faire une fois dehors. Est-ce que ces flocons blancs sont aussi froids qu’on l’indique à la météo ? Étant jamais sortie du manoir, même pas pour faire les courses, j’ignore totalement. La première fois que je suis sortie... ce fut lorsque j’ai transpercé le cœur de mon maître –à plusieurs reprises. Il ne faisait pas froid encore. C’était même le contraire. Il faisait chaud à cette période. Ah. Comme le temps me semble si loin. Tellement lointain. « Quel est ton nom ? » Grave. Rauque. Non. Je ne connaissais pas cette voix. Elle me fit sursauter légèrement. Je revenais peu à peu. Mes pensées s’évaporèrent et je sentis enfin que de l’action se produisait à l’intérieur de l’animalerie. Je sentis, même, une présence étrangère lourde sur moi. Quelqu’un me regardait. Quelqu’un que je ne connaissais visiblement pas. J’hésitais un moment avant de me retourner. Cherchant peut-être du courage. Ou bien je ne réalisais pas encore que quelqu’un me parlait –en dehors des vendeurs. Un client. Un client ? Pour moi ? Est-ce que mon destin était sur le point de changer ? Est-ce que j’y pourrais faire grand-chose ? Plein de question se chamaillèrent dans ma tête avant de tourner le regard –ce que je fis finalement. Mes yeux chocolat se posèrent sur l’humain qui, avec sa question, chercha à me voir. Questionnement, curiosité, férocité et un peu timides se mélangeait dans mon regard –le rendant encore plus profond. J’ignorais sûrement à ce moment-là, mais la couleur rouge allait être la couleur de ma destinée. Le rouge et le noir. Un fils qui me relie à quelque chose dont j’ignorais encore l’existence. Je n’aimais pas le rouge. Il me rappelait une douleur du passé, mais je ne pouvais pas fuir. Le manteau rouge de cet humain était ce qu’on remarquait en premier. Elle était immanquable. Elle était assortie à son chapeau et également ce truc que l’on enfile autour du cou –une cravate ! Les hommes en portes très souvent pour faire marque d’élégance. Ce que je remarquais, par la suite, c’était les lunettes aux verres rondes et orangés. C’était la première fois que j’en voyais une paire semblable. Celles-ci me permettaient mal de voir les yeux de l’humain. Quelque chose me fit sentir que ce n’était pas le moment de faire un plan robot de cet homme. Quelques hybrides, autour de nous, continuait encore leur démarche unique pour attirer l’attention de l’humain sur eux. Sans succès. Après de longue minute de silence, je finis par le brisée d’une voix faible, mais lançant un défi.

« Quel est le votre ? »

Je ne souris pas. Je n’allais pas faire la belle devant un humain pour me faire acheter. Il était passé date le temps de l’humiliation pour moi. Je gardais les yeux fixés sur les lunettes de l’homme afin de garder mon regard vers le regard de celui-ci. Je ne regarderais pas ailleurs. C’était presque un défi lancer –achète-moi si tu oses. Je ne suis pas douce. Du moins, je l’étais à mes heures. Dans les circonstances qui me permettait de l’être –donc loin d’être maintenant. Nous nous égarons du sujet. Un coup de pied sur ma cage me fit sursauter, m’obligeant à me reculer un peu sur mes fesses. Je fronçais les sourcils en regardant le jeune vendeur mécontent de ma réponse –je le devinais à son regard méfiant. Il grogna. « Soit plus polie avec les clients ! Il t’a demandé ton nom. Alors répond convenablement ! » Je serrais lentement les poings, tellement que mes jointures blanchirent sur le coup. Je restais bêtement là, sans répondre, dans une position inconfortable pour mon aile malheureuse. La pauvre avec battue d’un coup de surprise et s’était coincée dans le coin de la cage. Mordillant ma lèvre, je n’osais pas bougée pour la replacer. J’avais autant d’égo qu’un homme. Je ne bougerais pas et endurerait le mal jusqu’au bout. « Ne fais pas la têtue. Répond à ce monsieur, ok ? » Je l’ignorais derechef. Tout en tournant la tête vers une direction opposée, lui prouvant que j’étais sérieuse dans mon projet. Je n’allais pas du tout répondre. « Excusez-là, elle est très timide ! » Je serrais plus ma lèvre, furieuse. Ce n’est pas de la timidité, bien que l’aura de l’humain me laisse un peu mal à l’aise –autant que le vendeur que moi. Quelque chose me disait que ce n’était pas le genre de personne à laisser les choses ainsi. Le vendeur âgé parla pour la première fois, attirant notre attention. « Tu n’as qu’à lui montrer d’autre personne. Cette petite est bien plus têtue que ma grand-mère, dieu est son âme ». Non. Je ne voulais pas que ce soit aussi simple. Aussi facile. Le montrer à d’autre alors que nous étions en plein combat ; enfin j’exagérais un peu. C’était ma fierté qui était en jeu. Tout comme j’avais un petit quelque chose de drôle au fond de moi, peut-être puisqu’il était le premier humain qui osait me parler. Par curiosité sur moi. Par pitié ? Je ne sus trancher. Peu importe les raisons. Je ne le saurais probablement jamais. Je voulais au moins que l’humain sache que je n’étais pas une de ses choses en chaleur ou bien d’obéissante. Pas si on le mérite pas. Je suis... différente ? Différente. Mon regard tourna de nouveau sur l’humain. Ma bouche s’ouvrit un instant avant de ce fermé. J’étais idiote. Complètement idiote. Je ne changerais jamais. Pathétique, idiote et... abandonnée.

« Aika »







© Fiche par Ethylen sur Libre Graph'


Revenir en haut Aller en bas
Venceslas Steamer

avatar

Messages : 92
Maître(sse) de : Kimina
Date d'inscription : 30/08/2013

MessageSujet: Re: Une chose brisée. Réparée. Vendue ? [Privé]   Mar 7 Jan - 23:55

La lueur présente dans les yeux de l'hybride reflétait bien la pointe de défi qu'elle lui réservait, notamment pour la question qu'il eut pour seule réponse. Il était tombé sur ce genre de personne à ne pas ne pas céder aux humeurs des autres, trainant déjà le fardeau de sa propre existence. L'image en serait presque poétique ou artistique si elle ne fut pas aussi banalisée. En effet, il pouvait voir d'autres phénomènes d'hybrides, voir s'en créer un avec la fortune amassée... Chacune de ces créatures saugrenues avait surement son histoire avec son lot d'épreuve, de coup bas, témoin de l'inhumanité des bipèdes. Mais ils n'étaient présentés que par une pancarte simpliste mentionnant l'indice de docilité, le prix, l'âge, et quelques informations supplémentaires selon l'animalerie. Déjà ici avait-il dû demander le nom à une hybride qui lui lança clairement le défi de se nommer avant d'en faire de même. Fut-elle vraiment en mesure d'imposer de telles conditions derrière ces barreaux? Ceux-ci en effet constituaient une sacrée sécurité du point de vue de l'humain qui, pour une réponse bien plus respectueuse, aurait étalé le cerveau de son interlocuteur sur le sol. Mais à la voix de la jeune demoiselle en cage, il pensa bien vite que la belle n'avait rien à perdre et que l'orgueil fut l'arme de choix pour se distinguer de la concurrence. Achèterait-il une hybride expérimentée si son choix se portait sur cette dame à la chevelure châtain assortie à la couleur de ces yeux? Il en doutait à vrai dire. Elle pourrait tout aussi bien cacher son jeu derrière le rôle de la petite soumise se donnant des airs rebelles... ou alors était-elle encore nouvelle dans l'enfer des traites de Gokusha, ce qui expliquerait la voix éteinte... ou alors avait-elle un chat dans la gorge? Peut-être pas, elle aurait eu la voix enrouée dans ce cas. Alors que l'ensemble des pensées anarchiques de l'humain se mêlaient dans son cerveau, il soutenait le regard de l'hybride bien qu'il cacha ces iris rouge qui pouvait le faire paraître bien plus impressionnant qu'il ne le fut ; le rouge n'est pas une couleur anodine pour les yeux, et elle n'apporte guère de bons présages...

Soudain le vendeur qui précédait l'homme au manteau pourpre donna un coup de pied dans la cage, en guise de solution pour mater l'hybride. Si la violence n'était guère une solution pour réparer un moteur ou un ordinateur alors pourquoi serait-elle une solution pour un être vivant? Peut-être parce qu'elle devrait ressentir de la peur comme ça? Au vu de l'expérience, l'humain se disait que cela ne ferait que l'énerver d'avantage... et la gestuelle de l'hybride lui donnait raison. Elle fronçait les sourcils, serrait le poing, luttait face au conflit et campait sur ces positions. L'homme de main assistait à la scène en temps qu'observateur, offusqué d'avoir été interrompu par un sale gamin faisant son caïd pour mater la marchandise. Si la peur peut apporter le respect, la haine augmente la notoriété sans forcément influencer cette dernière donnée. En effet, être haït conduit à avoir des ennemis et d'avoir plus de chances d'être traqué et abattu. Le vendeur n'inspirait nulle crainte et l'hybride se tenait coi se contentant du silence en tant que refus. L'homme se demandait bien lequel des deux méritait le plus de crédit: l'hybride ou le vendeur? Après tout l'hybride n'était pas encore à lui quand il lui posa la question, et donc n'avait pas de compte à lui rendre... mais sa réponse nuancée d'une pointe d'un défi qu'elle ne saurait soutenir lui donnerait bien envie de se montrer bien plus violent que son vendeur. Il croisa les bras, observant la scène de manière passive, se sentant en partie délaissé entre un vendeur arrogant, un autre paresseux et une hybride enfermée qui attendait encore un respect que son maître devait gagner. Il soupira, reprit une respiration lente et prononcée pour se retenir d'un nouveau carnage pour renvoyer ce beau monde à l'oubli d'un monde qui ne retient plus rien. Une fois que le gamin eut fini de se défouler, il prétexta la timidité pour expliquer le comportement de l'hybride. Venceslas s'en sentit presque insulté de faire passer cette vessie pour un lustre à accrocher dans le salon. Et l'air de défi notable qu'il avait relevé dans sa voix, c'était de la timidité aussi? Autant tatouer "CON" sur son front et le résultat serait le même. L'autre vendeur proposa la solution de facilité en proposant une autre hybride, plus docile et moins réticente à répondre aux éventuelles questions de l'homme.


« Aika »

Les deux têtes des vendeurs se retournèrent, celle de l'humain, dont le regard n'avait pas quitté la cage depuis, esquissa un notable sourire. Il s'approcha de la cage une nouvelle fois, observa la posture de l'hybride en question. Le semblant d'égo semblait avoir disparu pour faire place à la résignation. Il imaginait que ce fut la même expérience qu'un lion vivant dans un zoo et dont la lueur sauvage se serait éteinte au bout de quelques mois. Surement le besoin de sortir de cet endroit se faisait de plus en plus pressant. Au vu des habitats des pensionnaires en l'attente d'adoption, il pouvait bien comprendre qu'ils souhaitaient tout sauf cet endroit où ils apparaissaient véritablement comme une marchandise, des objets emblématiques du tourisme de Gokusha. La demoiselle avait-elle vu dans le fait de se présenter une opportunité de se libérer de cet enfer? Cela aurait été trop simple... S'il fallait simplement qu'il sache le nom pour pouvoir adopter alors les humains même seraient à sa botte. D'autant plus que son nom ne lui serait d'aucune utilité s'il la renommait tel un animal de compagnie. Mais se serait gâcher un conte que de le renommer à tout va, juste pour s'approprier quelque chose d'unique que l'on copie en mieux ou en pire. Aika était donc le nom qu'il pouvait coller à l'être qui se présentait derrière ces barreaux d'acier. Il croisa les bras, restant à deux pas de la cage.

C'est un peu facile de me donner un nom pour me faire changer d'avis, la brunette...

L'homme de main posa alors le genou gauche à terre pour s'accroupir et se remettre au niveau de l'hybride. Il avait fait exprès de l'affubler d'un qualificatif bateau en guise de nom. Il insistait sur le fait que le nom de l'hybride n'avait aucune grande valeur pour lui bien qu'il pensait bien que son nom fut le seul élément de son identité qui lui restait, le reste lui étant privé par sa condition d'esclave. Il tenait bien compte de tout cela, comptant aussi qu'elle lui avait manqué de respect en posant une nouvelle question pour réponse, là où une question rhétorique n'avait pas lieu d'être. Il avait prit cela comme une sorte de loi du talion: règlement ancestral du fameux "prêté pour rendu". Quoi de plus légitime que de savoir le nom de son interlocuteur après tout... bien que celui-ci vous l'a demandé en premier. Mais malgré cette résistance apparente, l'hybride nommée Aika l'intéressait. En effet, elle lui livrait son identité dans l'espoir de sortir d'ici, alors que peu de minutes auparavant elle se faisait secouer par le vendeur. Bien sûr Venceslas ne pensait pas un seul instant que ce dernier fut à l'origine de ce miracle... se serait plutôt son camarade feignant qui proposait au client de diriger son choix sur un autre article de qualité. Bien que le code d'un gentleman impose que l'on se présente à la lady, Venceslas ne pouvait se risquer de divulguer son nom aux oreilles indiscrètes. Il regarda l'hybride longuement dans les yeux, les siens cachés par verres orangés de ces lunettes rondes. Il retira ces dernières au bout d'un instant et révéla à la brunette enfermée son regard de braise naturellement sévère. Il ne cherchait pas forcément à intimider pour l'heure, il voulait juste savoir si elle arriverait à soutenir son regard si elle le regardait véritablement dans les yeux. Il approcha le visage de la cage sans crainte, laissant paraitre une lueur de défi dans son regard.

Peut-être me le demandant poliment je changerais d'avis...

Il ne voyait pas en cette suggestion un quelconque test pour savoir si l'hybride se déroberais ou qu'elle se montrerait orgueilleuse au risque de provoquer le courroux des vendeurs. Il se foutait du résultat, son choix était porté sur cette perle de forme imparfaite, une jeune fille faible qui semblait vouloir se munir de l'orgueil humain pour pouvoir jouir de la liberté... éphémère en ce monde tentaculaire qui vous cloisonne à une réalité de consommation. L'humain se releva et s'adossa au mur à côté de la cage avant de s'étirer et de faire craquer quelques une de ces vertèbres. Il reposa alors ces lunettes sur son nez et attendit la réaction de l'hybride, surveillant les vendeurs au passage. Il ne permettrait pas une autre interruption du genre.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Une chose brisée. Réparée. Vendue ? [Privé]   Lun 20 Jan - 19:37


Le changement de mon destin ...
. A i k a . & . V e n c e s l a s .





Qu’est-ce qui a changé ? Qu’est-ce qui s’était produit pour en arriver à cela ? L’humiliation totale. Qu’est-ce que j’avais fais pour mérité une telle chose ? Je ne me souviens même pas d’un jour heureux. J’ignore vraiment ce que le bonheur pouvait être. Je pouvais, cependant, l’imaginer à ma guise. C’était peut-être un peu enfantin de ma part, mais pour moi le bonheur est comme des bulles de savons. On s’amuse à souffler les plus grosses bulles et de les capturer par la suite, mais celle-ci nous échappe entre les doigts et se brise. De couleur multicolore traversant les rayons du soleil –les bulles sont magnifiques, non ? Dans un lointain passé, j’avais observé par la fenêtre des enfants humains jouer à faire des bulles. Cela m’avait captivé. Leurs couleurs m’avaient immédiatement accrochée –sans vraiment comprendre ce qui m’avait attiré chez eux. C’était peut-être le bonheur qui m’avait attiré. De retour dans le présent, me voilà en bien mauvaise posture. Devant un humain à l’allure des plus étranges qui ne semblait même pas vraiment savoir ce qu’il cherchait ou désirait. S’il voudrait d’un hybride de jeu, le choix aurait bien vite été fait parmi ceux qui criaient pour obtenir l’attention de l’humain. Avec leur courbe, il y aurait trouvé son bonheur. Un sourire s’étira sur les lèvres de l’humain lorsque j’avais succombé en avouant mon prénom. Les vendeurs, surpris, n’osaient pas piper mot. Que je sois consentante était l’une des rares moments de leur vie. Puis, avec l’attitude de cet humain, les deux avaient compris qu’il était mieux de ce taire et laisser libre arbitre à cet homme. Moi, je ne savais plus qui menait la danse. Au tout début, je pensais obtenir le rôle du conducteur... maintenant, je l’avais laissé céder. J’étais en posture inférieur et j’étais mal à l’aise. Il s’approcha de nouveau de la cage, j’eu un mouvement de recule, écrasant de plus belle mon aile malheureuse. Je grimaçais sous le coup. Peut-être que l’humain cherchait ma détermination. Le pourquoi du comment. Simplement, je ne voulais pas perdre en vain. Je n’ai rien. Plus rien. Rien à offrir. Alors, c’était quoi ce petit sentiment au fond de moi ? De ... l’espoir ? L’homme croisa les bras, attirant mon attention de nouveau. « C'est un peu facile de me donner un nom pour me faire changer d'avis, la brunette... » Je restais muette. Si je le pouvais, je resserrais les poings. Mais mes mains étaient déjà blanches et la circulation avait du mal à ce faire. C’était donc un des pris à payer pour lui avoir laissé le rôle du dominant de la danse. J’allais donc devoir vivre l’humiliation devant tout le monde ? Les vendeurs n’avaient pas bougé, pris entre la curiosité et le malaise que dégageait ce client. Les autres hybrides, tant qu’à eux, avaient cessé de supplier l’humain. Le spectacle qui commençait était fort plus intéressant que leur propre liberté. Me voir à la mercie de l’homme –c’était un spectacle très peu commun. Je regrettais presque d’avoir ouvert la bouche. Mon regard ce durcit, mais je restais muette. Comme si je voulais lui faire changer d’avis. J’espérais seulement ... Je ne voulais pas qu’il change d’hybride aussi facilement que de chemise. Les humains sont tous pareils. Ils cherchent quelque chose d’exceptionnel pour pouvoir le vanter auprès des autres humains. Je ne gagnais pas à être connu. Pourtant, j’avais bien un petit quelque chose. N’importe quoi. Quelque chose qui pouvait sortir de l’ordinaire ? Voulais-je réellement être achetée ? Est-ce que la solitude m’avait rendue si amer que n’importe quel humain pouvait faire l’affaire ? Même si j’avais déjà commis l’irréparable ... la mort me faisait toujours autant peur. Le sang. Je frissonnais avant de fermer les yeux un moment. Je chassais rapidement cette image. L’homme posa un genou au sol, reprenant encore mon attention. Qu’allait-il faire encore ? Les gens retenaient presque son souffle. L’atmosphère était entrain de changer. L’homme ce mit à mon niveau. Il retira même ses lunettes et je découvris, enfin, ses yeux. Un regard de braise. Un regard sévère. J’hésitais entre un test pour bien l’intimidation. Son regard de feu grimpa l’adrénaline en moi et je soutenais son regard –entêtée. Bien que cela ne fut pas des plus faciles. Son regard seul eu raison de me donner la chair de poule. Je fis mine de rien. Je m’étais promis de ne plus jamais être faible jusqu’à ma mort. Je tiendrais cette promesse. Pour moi. La tête de l’humain s’approcha de la cage et j’y vis une pointe de défi. Je grinçais des dents. « Peut-être me le demandant poliment je changerais d'avis... » Je laissais échappée un soupir d’étonnement. Il me prenait pour quoi au juste ? J’aperçus un échange de regard entre les deux vendeurs. Eux-mêmes savaient ce qui se produirait par la suite. Ils se posaient la question –m’empêcher ou me laisser recevoir une correction ? Ils n’osaient même pas parler. Un ricanement d’un chien dans une cage pour loin retentit doucement. C’était l’un de ceux qui connaissaient facilement mon tempérament de feu. J’imagine que cela doit me venir de mon côté féminin de ma personne. On disait que les filles étaient plus pointilleuses. Seulement, là c’était avec raison ! Cet humain me mettait carrément au défi sans aucune gêne. Il s’attendait à quoi ? Je ne savais pas. Que si j’osais me mettre jusqu’au front au sol pour obtenir son argent et un toit comme récompense ? Je me redressais mieux dans ma cage, approchant par la même occasion mon visage de celle de l’humain. Seul le barreau nous séparait en ce moment. Je battis de l’aile pour la soulager de la position d’inconfort. Les sourcils froncés, j’ouvris la parole avec une voix agacée.

« Poliment ? Vous croyez que ... je vais me mettre à genoux pour obtenir quelque chose de votre part ? Jamais ! Votre argent... vous pouvez bien vous le mettre ou je pense !  Jamais je ne vais m’abaisser à un tel niveau ! Jamais je ne vais faire la belle comme un animal en rut ! »

J’entendis quelques plaintes de mes confrères et consœurs de cellule qui ne semblait pas vraiment partager mon avis. Je les ignorais. Mon regard ne lâcha pas l’humain. Plus que je parlais, plus la colère me gagnait. Un des vendeurs se mordait la lèvre, pas rassuré. Imitant l’humain, je croisais les bras.

« Si on échangeait les rôles l’espace d’un moment ? Ça vous plairais, vous, d’être dans une cage durant des mois et venir voir des gens vous achetés comme des vieux meubles qui ne serviront probablement plus à rien dans quelques mois ?! Vous êtes supérieurs simplement parce que les circonstances l’ont permis ... pas parce que vous l’êtes réellement ! Maintenant, si vous voulez bien m’excusez... j’ai bien envie de voir qui vous allez acheter ... peut-être la petite chatte dans le coin. Avec son regard, elle sera bien assortie à votre... ‘’tenue’’ ... Ou bien tiens, le cabot dans le coin. On dit que chaque serpillère trouve son sceau ... Ça vous conviendrait bien ! »


Sans aucune autre cérémonie, je me couchais dans le fond de ma cage avec un sourire en coin. Très curieuse de savoir la suite. Vais-je en payer le prix ? Peu importe... je ne me plierais pas à l’humain. Jamais.


(c) by Pokipsy pour Libre Graph'
Revenir en haut Aller en bas
Venceslas Steamer

avatar

Messages : 92
Maître(sse) de : Kimina
Date d'inscription : 30/08/2013

MessageSujet: Re: Une chose brisée. Réparée. Vendue ? [Privé]   Mar 21 Jan - 18:00

Un nouveau coup d'oeil de l'être singulier qui avait pénétré cette animalerie balaya la pièce ; les cages présentes renfermant les hybrides désormais curieux devant cette scène tout comme les deux vendeurs tirés d'un quotidien confortable. Il quitta donc des yeux un moment son interlocutrice non moins curieux de savoir quelle réponse lui réservait-il: un nouvel accès de fierté? Une soumission comme le commun des hybrides? Voulait-il qu'elle exécuta cette dernière option? Non... cela serait bien trop facile et l'hybride nommée Aika perdrait de son originalité, de cet aspect qui avait attiré l'oeil de l'homme de main. Il se surprenait même à espérer se faire rembarrer, cela changerait de la facilité proposée par les jambes ouvertes de certaines et certains hybrides présent dans les cages... du moins à son arrivée. Désormais l'ambiance était palpable, les spectateurs retenaient tous leur souffle alors que la seule victime potentiel du cruel assassin serait cette faible gamine... faible et téméraire. Il essayait de deviner pendant cette période de silence ce que cette hybride devait représenter pour tant d'attention. Les vendeurs ne la voyaient que comme de la marchandise, il n'en doutait pas au vu des démonstrations maladroites du teigneux. Un mort dans ce commerce ne serait guère bon pour les affaires. Et les hybrides qui restaient attentif au spectacle? Étaient-ils jaloux d'Aika car le consommateur s'intéressait à une hybride insolente qui refusait toute domination humaine? Cela paraissait plausible, à moins que la demoiselle n'aie des amis derrière les barreaux. Qui sait, peut-être des liens se créent-ils dans le vécu de cette expérience étant le seul moment commun à ces expériences farfelues. Pourquoi retenir les mots, il le pensait de manière claire: les hybrides sont encore le fruit des fantaisies de la science pour affermir la puissance de l'Homme. Il n'avait peut-être aucune haine particulière pour ces bestioles, mais il n'avait pas de pitié pour eux non plus. En avaient-ils pour lui? Non, ils sont bien trop rattachés à la notion de liberté, faisant pourtant les yeux doux juste pour sortir de la cage et se comporter comme des animaux. Il n'avait pas besoin de ça, il avait juste besoin d'une présence pour commencer... la suite sera pour après.

Un ricanement retentit. L'homme regarda instinctivement l'origine de ce rire narquois et son regard se porta sur une cage où un hybride canidé résidait. Il ne se doutait pas vraiment que ce ricanement allais introduire la réaction tant attendue de l'hybride. Il entendit à nouveau la voix de l'hybride, cette fois agacée. Bien qu'il croyait entendre un gazouillis de bambin, certains détails ne trompaient pas: les légères hésitations pouvaient lui indiquer éventuellement qu'elle n'était pas habituellement dans cet état, surement faisait-elle avant preuve de retenue... dans ce cas, l'homme fut tombé à point nommé. L'argent ne l'intéressait guère et elle refusait de se comporter tel un animal en rut, a croire qu'il était venu ici en croyant que cet endroit fut un lupanar, un bordel. Cette réplique eu pour effet de faire réagir ces semblables qui, dans un brouhaha qui fatiguait l'homme vêtu de pourpre, ne semblait pas partager cet avis. S'il devait suivre leur sens, en effet elle crachait sur l'opportunité de quitter cet endroit sordide et de vivre certes comme un animal, mais au moins une créature gâtée par ces maîtres, moyennant la satisfaction personnelle du dit maître... mais ces animaux ne vivront jamais l'expérience de la liberté, ils seront prisonniers d'un quotidien qui se voudra de plus en plus lassant et dont tout les plaisirs du monde se voudront les barreaux supplémentaire de cette nouvelle cage. Dans ce sens, il pouvait comprendre le refus de l'hybride... du moins ce fut le raisonnement qui lui parut sensé. L'homme la regardait du coin de l'oeil alors qu'elle reprit la parole. La voix se chargea de rancune et de colère. Les hésitations disparurent, l'hybride reprenait sa confiance et son orgueil en déballant ce qu'elle avait sur la patate. Il avait droit à un véritable sermon sur la condition des hybrides, proposant même l'échange des situations: lui dans la cage et elle en dehors. Mais ce ne fut qu'une phrase qui attira vraiment l'attention du tueur: "Vous êtes supérieurs simplement parce que les circonstances l’ont permis ... pas parce que vous l’êtes réellement". Elle avait beau parler de l'humain en général, et que la circonstance était la trouvaille fabuleuse de la création d'hybride... mais sa supériorité à lui? Venceslas Steamer? Qu'avait-elle de si reluisante. Cela lui avait apporté la fortune, mais pas de compagnie. La vie qu'il menait ne lui autorisait pas vraiment ce luxe. Le contact appréciable des prostituées ne soulageaient guère les blessures de l'homme. Il se demandait bien si l'hybride avait vu pire que lui avant de proposer d'échanger les vies de ces deux antagonistes. Il serait peut-être en train de gratter les barreaux pour combattre l'ennui mais au moins il serait débarrassé de son présent et peut-être ainsi aurait il un vrai but qui le ferait vivre. Pour l'heure il ne fut rien de moins qu'un fantôme ou un démon que les gens craignent à chaque fois qu'il met le pied quelque part... a juste titre.

La jeune hybride ayant terminé se coucha au fond de sa cage et laissa voir un net sourire sur son visage fier. L'humain s'éloigna alors en silence, gardant quand même un sourire peut rassurant sans pour autant être édenté. Il ne pouvait qu'avouer que cette hybride avait du cran. Il restait un moment dos à la cage de l'hybride méditant sur son choix. Elle avait beau apparaitre faible, elle se munissait quand même d'un orgueil pour faire front, et ce même si elle savait que son adversaire fut capable de la réduire en miettes. Peut-être pouvait-il en faire quelque chose. Surement il le pouvait, mais la motivation était à trouver en même temps que la raison de le faire. Pourquoi irait-il donner les armes à une hybride alors qu'il fut en recherche de compagnie... le genre de personne à faire fi de son apparence et parvenir à s'exprimer sans tabou. Il se retourna et regarda de nouveau cette cage verrouillée par un cadenas classique. Il sortit alors son arme de poing: ce fut un pistolet au canon argenté et à la crosse boisée. Le canon mesurait ces trente centimètres, longueur qui faisait déjà apparaitre cette arme de poing imposante... et surtout plus lourde que les autres. Il tendit le bras armé et visait la cage, précisément le cadenas. Il entendit alors le cri de surprise des hybrides, le bruit de pas pressé d'un des vendeurs. Immédiatement il se saisit de sa deuxième arme à l'aide de sa main gauche pour tenir en joue les vendeurs et les dissuader de jouer les héros. La deuxième arme qu'il tenait fut tout aussi imposante que la première: un canon de 38 centimètres pour cracher des balles de calibre magnum facilement... entièrement noir. Il n'ajouta aucun mot avant d'appuyer sur la détente de l'arme qui visait le cadenas de la cage. Une violente détonation résonna dans l'animalerie. La balle éclata alors le cadenas de la cellule d'Aika et tomba à terre, pendant que la douille fumante rebondissait sur le sol. Pourquoi la balle s'était-elle arrêtée net? Comment se miracle a-t-il pu se faire? Pour le choix des munitions tout simplement: des balles à pointe creuse, tombant au point d'impact. Il rangea ces armes alors que les hybrides réceptif au son braillaient d'inquiétude, laissant encore une fois place à un brouhaha... auquel l'homme ne put supporter d'avantage.


SHUT A FUCK OFF!

Le cri raisonna, le silence s'en suivi. Il soupira satisfait de ce silence et de ce calme empreint de la peur des spectateurs. Il approcha de nouveau de la cage de l'hybride convoitée, n'ayant désormais plus ces barreaux pour se protéger de son choix. Il ouvrit alors la dite cage et laissa le champ libre à l'hybride pour sortir. Son sourire ne disparut pas tout comme son regard sévère dissimulé derrière ces lunettes orangées.

Pour commencer... je ne suis venu ni chercher des putes, ni chercher un meuble... ton complexe avec les humains tu peux te torcher le cul avec, sa marche pas avec moi. Ensuite, j'vais jouer franc jeu, je ne vais pas t'offrir la liberté ni même de l'argent, ya que tes petits camarades pour être assez con pour croire ça.

Il se retourna vers les deux hommes qui blêmirent devant cet individu sinistre et dangereux. Il porta sa main à l'intérieur de son manteau rouge semblant saisir son arme cachée sous le tissu pourpre. Cela fit trembler les deux hommes qui commencèrent à lever leurs mains. Quel fut leur soulagement lorsque l'homme au manteau pourpre retira de sa poche un cigare et un briquet avec lequel il alluma le premier. Il tira quelques lattes pour en cracher autant de fumée.

Gentlemen... mon choix est fait, donnez moi le prix de cette petite.

Il tourna légèrement la tête, laissant les deux types reprendre leurs esprits, regardant de nouveau Aika du coin de l'oeil.

T'as d'autres objections à cela ou t'as fini de déballer ton sac? Aika?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Une chose brisée. Réparée. Vendue ? [Privé]   Mar 25 Fév - 2:30


Le changement de mon destin ...
. A i k a . & . V e n c e s l a s .





Tic, tac. Tic, tac. Tic, tac. Les minutes se sont écoulées sans que je ne puisse le voir. Ignorant comment réagir. Que penser et que dire. Il y a quelques minutes à peine, je pensais avoir le gros bout du bâton de la conversation. Hors, le bâton n’était qu’une simple illusion de ma part. Je n’avais pas encore compris que le destin n’était pas entre mes mains. L’important n’était pas que celui-ci soit dans les mains de qui que ce soit –mais plutôt de la manière dont j’agirais après avoir subi la monnaie du destin. L’homme s’était éloigné après mon discours que je n’avais jamais osé avouer à voix haute. Élevé pour toujours me taire. J’avais habitude de me taire. De parler autant m’avait arraché des tremblements d’adrénaline. Pour si peu, vous vous dîtes ? Pour un simple hybride, ce peu était une grande chose. Surtout lorsque nous n’avons pas le droit à la parole. Je me suis promis de changer cela. Au risque d’en mourir. De toute manière, comparé à tout ceci, la mort doit être une douce amie qui vient nous délivré de ce monde –juste qu’il nous faut une invitation pour nous rendre visite. Je savais très bien quel était le genre de mon adversaire. La victoire n’était même pas envisageable. Pourtant, on pouvait me donner un bon dix points pour l’effort. Je ne sais pas ce qu’est la gentillesse. Je ne sais pas la vie dehors. Je ne sais pas reconnaître quand je suis en tord. Je ne sais rien. Ce qu’est la véritable force. Bien que ceci soit la dernière chose qui me reste dans ma vie. Lorsque nous sommes pousser au plus terrible choix de notre vie, c’est ainsi que nous découvrons quel force nous habite tout au fond. J’allais être surprise de la mienne. Impatience. J’étais impatiente. Sans le voir venir, l’homme bougea – un pistolet à la main. Argenté, rayonnante sous l’effet de l’ampoule de lumière au dessus de leur tête. La crosse boisée, cette chose devait au moins mesurer plus de trente centimètre. Bien que je ne sois pas une bonne calculatrice. À l’œil, c’était ce qui me semblait toutefois. L’humain visa ma cage et je ne bougeai point, mes yeux chocolatés fixaient sans louché l’objet entre les mains de ce dangereux personnage. Rien ne ce passa dans ma tête. Comme si je ne réalisais pas ce qui allait ce passé. Il aurait pu me tirer dessus que je m’aurais pas débattu. J’aurais accueillis la mort comme une vieille amie. Je n’entendis pas les cris. Ni les pas des vendeurs qui devaient pensés que ma mort étaient arrivés. C’était comme si le temps avait simplement figé pour moi et pour l’humain. Un contrat invisible s’installa entre nous. L’humain, de sa main libre, alla l’armée pour enlever l’envie au vendeur de venir me secourir. Aussi imposante que sa sœur aînée, ce pistolet était bien plus grand que la première. Assez imposante pour cracher d’importante balle. Un lien. Mon destin raisonna dans l’animalerie lorsque l’homme appuya sur la gâchette, déclenchant le coup de grâce au cadenas de ma cage. Une odeur de fumée envahit mes narines. La seule chose qui me fit réagir fut son odeur qui me leva le cœur –de fer brûlé. J’entendis finalement le brouhaha de l’animalerie –me réveillant enfin de cet arrêt dans le temps. « SHUT A FUCK OFF! » Je sursautais. Bien que cette phrase ne me fût pas destinée, l’envie de brailler ne me vint pas plus à l’esprit. Le silence envahit la petite animalerie. Même la nuit, cet endroit n’avait jamais été aussi calme. Les vendeurs se regardaient avec un air paniqué sur le visage. Ils ne saisissaient pas ce qui se produisait devant eux. Bien que –moi non plus. L’humain ouvrit ma cage sans aucune gêne. Je ne sortis point. J’étais prise au piège entre la peur et la joie. J’ignorais quel sentiment devait m’habité en ce moment. Peut-être parce que je ne savais pas réellement les prochains évènements à suivre. Finirais-je comme le cadenas ? Ou bien ... je profiterais de son achat pour me créer une nouvelle vie –plus libre. Les lunettes de l’homme cachaient ses yeux, mais je n’en devinais point ses yeux sévères qui me fixaient, m’arrachant un frisson. C’était comme si on me regardait à travers des rayons X. « Pour commencer... je ne suis venu ni chercher des putes, ni chercher un meuble... ton complexe avec les humains tu peux te torcher le cul avec, sa marche pas avec moi. Ensuite, j'vais jouer franc jeu, je ne vais pas t'offrir la liberté ni même de l'argent, ya que tes petits camarades pour être assez con pour croire ça. » Je ne pipai mot. La roue dans mon cerveau s’était mise en marche. Je cherchais un moyen de me sortir de tout cela. Je n’obtiendrais pas tout à fait ce que je voulais pour le moment –mais juste pour l’instant. Plus tard. Oui, plus tard je pourrais obtenir satisfaction. Il me fallait juste utiliser cet humain. Si je le suis dans sa vie, je pourrais me rapprocher de mon rêve. Cela n’était qu’une question de temps. Je jouerais le jeu pour le moment. Je deviendrais ce que cet humain attend de moi –mais pas pour longtemps. Ensuite, quand le moment sera venu, oui ... tout ira bien. Tout. L’homme échangea un regard avec les vendeurs qui blêmirent rapidement. Sortant quelque chose de sa poche, les vendeurs levèrent leurs mains bien que ce fut avec soulagement que l’humain se prit un cigare. « Gentlemen... mon choix est fait, donnez moi le prix de cette petite. » C’était comme s’ils avaient reçu un coup de massue sur la tête. Bien qu’au fond de moi, je fus légèrement heureuse. Comment dire ? J’ignore ce qu’est le bonheur. «T'as d'autres objections à cela ou t'as fini de déballer ton sac? Aika? » Je repris mes esprits. À quatre pattes, je sortis lentement de ma cage afin de me mettre debout, hors de ma cage. Je secouais lentement la poussière sur mes vêtements.

« Non. Juste une seule chose et nous pourront quitter sans inquiétude. »

Je me tournais vers les vendeurs en leur offrant un sourire sadique sur les lèvres. Une de mes mains passa sous ma chevelure pour les replacer derrière mon épaule. Avec une certaine sensualité bestiale et épeurant, je m’approchai du plus jeune vendeur qui recula –me voir dans cette position lui était étranger. Je n’avais jamais été autant sûre de moi. Je levais une de mes mains pour leur faire un doigt d’honneur. Levant ma jambe droite, je donnai un coup au niveau du thorax du vendeur qui tomba sur l’autre pour finir tout les deux au sol avec brusque. Je mis un poing sur ma hanche, leur lançant un regard noir. Du style ; ne m’oublie surtout pas, car un jour je reviendrais. Je reviendrais et je vous tuerais tout les deux ~

« J’ai finalement terminée. Désolée de l’attente ... ‘’Maître’’ »




P.S

Désolée, je n'ai pas pu prévenir de mon absence. Problème IRL, hôpital et tout... donc... Je suis désolée.



(c) by Pokipsy pour Libre Graph'
Revenir en haut Aller en bas
Venceslas Steamer

avatar

Messages : 92
Maître(sse) de : Kimina
Date d'inscription : 30/08/2013

MessageSujet: Re: Une chose brisée. Réparée. Vendue ? [Privé]   Sam 15 Mar - 15:32

L'hybride avait mandée une dernière volonté avant de quitter ce lieu dans lequel elle avait vu un grand nombre de passant et de clients choisir leurs futurs domestiques exotiques. A cela l'humain n'objecta pas, après tout, elle ne risquait pas de revenir en cet endroit de sitôt. Elle se présenta à ces vendeurs avant de s'adonner à une scène particulière dont les autres hybride et le client furent les spectateurs. Ce dernier regardait le moindre détail avec attention. Le majeur présenté de l'hybride avait choqué l'ensemble des spectateurs, ainsi que les futures "victimes". "Introduction intéressante" pensa l'homme au manteau pourpre, alors qu'il tirait une latte de son cigare, expirant une première bouffée de fumée avant de reporter le cigare à ces lèvres. Profitant du désarrois des deux hommes, elle asséna un coup de pied au torse d'un des vendeur, l'un tombant sur son acolyte qui perdit l'équilibre et tomba avec lui. Un coup basique. L'homme de main tirait longuement une autre latte de son cigare effilé alors que tout les autres spectateurs retenait leur souffle devant ce spectacle improbable à leurs fragiles fondements. Il pouvait alors voir le regard qu'elle portait à ces "supérieurs" qu'elle avait envoyé à terre. Il étira alors ces lèvres en un large sourire, montrant une partie de sa dentition modifiée, taillée, ressemblant aux crocs d'une bête. La fumée s'échappa de cette gueule ravie de son hybride qui achevait de confirmer son achat, l’appelant désormais maître. Il n'y eu alors aucun bruit hormis les plaintes des vendeurs et quelques murmures des animaux en cage. Il s'approcha alors d'Aika, se plaça à sa gauche et regarda les deux hommes qui se relevaient alors, gardant le sourire aux lèvres.

Eh bien! Eh bien! Vous me voyez navré de vous déposséder d'une demoiselle qui vous accorde autant d'attention...

S'en suivi un ricanement. Il n'avait rien à justifier ni a expliquer. Déjà le fait qu'il ait appelé son hybride "demoiselle" aurait pu être dérangeant dans l'éthique de cette société. Considérer l'hybride comme un animal ou comme une personne à part entière revenait au même résultat pour lui: un sac de chair qui constituerait une cible potentielle. Peut-être pouvaient-ils comprendre qu'il accordait de l'humanité à l'hybride. Il les laissait se conforter à cette pensée. Dans tout les cas, en homme d'honneur, il se devait de payer à ces infortunés, l'argent qu'il devait. Voilà un paradoxe posé: considérer une hybride comme une humaine alors qu'il l'achète comme une marchandise. Sa main alla chercher dans une poche interne de son manteau son chéquier. Il se dirigea alors vers le comptoir pour commencer à le remplir. La valeur du chèque fut de 25.000.000 de yen (ce qui équivaut environ à 150.000 £), de la menue monnaie pour un homme de main qui avait enchainé les contrats depuis l'âge adulte. Il ne fut pas du genre à dilapider son argent pour des fantaisies et de l'ornement. Aussi, voyait-il en cette jeune femme une compagnie dans son antre vide de vie; l'homme de main commençant à vieillir, il avait bien besoin de radoter... et non plus à son ombre ou son reflet. Et qui sait ce qu'il fera d'elle, au vu de sa performance contre ces esclavagistes. Il appliqua le (faux) nom assigné à un de ces comptes en banque et signa le chèque. Une fois cela fait il se retourna face aux cages du fond, aux vendeurs et à son hybride qu'il invita à suivre d'un simple signe de la main qu'il tendit vers elle.

Une fois qu'elle l’eut suivi, le maître entraina son hybride hors de l'animalerie. Un léger courant d'air semblait les accueillir en cette rue, faisant virevolter les pans de son manteau. Il avança alors vers sa voiture, un coupé noir des année 1970. Il regardait à chaque fois cette monture particulière non sans une certaine fierté... sans une certaine nostalgie. Une pression sur un bouton d'une télécommande plus petite que la paume de la main, enleva l'alarme de l'automobile. Il ouvrit alors sa portière avant de s'installer à l'intérieur et regarda l'hybride qui restait hésitante face à l'automobile. Il ordonna alors sur un ton neutre, un ordre simple à l'hybride:


Monte.

Il attendit alors qu'Aika entre dans le véhicule avant de démarrer la voiture, laissant entendre le mugissement du moteur et enfin partir de la rue, respectant les limitations. Il gardait les yeux sur la route pendant le trajet, lançant quelques coups d’œil à son hybride. Au bout d'une demi-heure de trajet, il fut à un des carrefours du centre-ville. Il montra soudainement un simple sourire encore peu rassurant, surtout lorsque l'on connaissait la personne qu'il fut.

C'est plutôt une bien bonne journée... tu ne trouves pas? Aika?

Il n'attendit alors pas de réponse précise de la part de l'hybride, démarrant alors au feu qui passait au vert. Bien sûr, ce n'était pas parce qu'elle fut considéré comme animale qu'elle n'avait pas le droit à la parole, après tout les chiens aboient, les chats miaulent et les oiseaux piaillent... pourquoi dérogerait-elle à la règle si elle avait été capable de lui répondre à l'animalerie. Et puis, cela occuperait d'avantage qu'un silence pesant.

[désolé du retard]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Une chose brisée. Réparée. Vendue ? [Privé]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Une chose brisée. Réparée. Vendue ? [Privé]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Pâte brisée allégée
» Pâte brisée allégée
» petite chose bleue
» NOUVEAU TRUC/BAZAR/CHOSE/RUBRIQUE
» [Ormesson, Jean (d')] C'est une chose étrange à la fin que ce monde

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
† Gokusha No Neko † :: † Hors Rpg † :: x.Archives-
Sauter vers: