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 First steps in Gokusha [Pv(t). Matt Sanders]

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Venceslas Steamer

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Messages : 92
Maître(sse) de : Kimina
Date d'inscription : 30/08/2013

MessageSujet: First steps in Gokusha [Pv(t). Matt Sanders]   Ven 1 Mai - 14:47

Le téléphone sonne. Assis dans son bureau en bois noir et subtilement parfumé de verni et de l'odeur de cigarette, Venceslas Steamer tournait alors son regard vers le voyant rouge clignotant sur le boitier de son téléphone, accompagnant la sonnerie. Une fumée épaisse montait lentement au plafond, s'échappant de sa cigarette qui se consumait dans son cendrier. L'homme regarda l'heure sur l'écran de son ordinateur qui était face à lui: il était 18h tapante. Il soupira alors que le bruit incessant de la sonnerie commençait à lui marteler le cerveau. Il finit alors par décrocher, laissant les salutations et premières paroles à son interlocuteur: c'était une mesure de prudence que tout homme de main, chasseur de prime ou tueur à gage prenaient lorsqu'ils étaient sollicités par téléphone. S'il entendait les mots "I search a hitman" il serait disposé à écouter le nom de la cible à abattre, et il n'incomberait qu'à lui seul d'aller chercher les renseignements concernant la cible. Dans d'autres situations, le discours pourrait être plus libre, le britannique étant capable de faire croire que l'employeur s'adressait à une agence de sécurité... Mais seuls ces employeurs, ayant appris les services du britannique par le bouche à oreille dans les bars et les boites, savaient qu'il ne se limitait guère à une simple protection. La voix qui résonnait, grésillante dans le combiné du téléphone, laissait présager d'un homme âgé et inquiet dans l'empressement naturel de sa voix:

On m'a dit que vous êtes... un homme de main efficace?

Pas besoin de me flatter, je vous écoute.

Je voudrais vous solliciter pour vos talents de garde du corps.

Identité du VIP? Donnez le nom le prénom et l'âge.

Su-Suzuna Goteiko, 19 ans.

Nature de la protection: définissez la menace.

Je ne sais pas vraiment... je..

Passons. Quel est l'ordre de mission?

Je veux que vous l'escortiez lors de sa séance de shopping avec ces amies.

Date et heure.

Demain à 10h du matin.


Vinrent ensuite les questions habituelles concernant les renseignements pour contacter l'employeur notamment la messagerie en ligne de l'employeur, favorisant une messagerie personnelle qu'une messagerie professionnelle, rattaché à une administration ou un bureau. Là encore, l'employeur joua le jeu tout en commettant quelques maladresses, n'étant peut-être pas habitué à des directives précises et imposée par des phrases courtes prononcées par une voix grave et maîtrisée. Le britannique se servait de ces "ratés" afin de dresser un premier portrait de son employeur, ce portrait lui servirait à définir son comportement vis à vis de celui qui paie. En l’occurrence, cet homme se révélait impressionnable à l'oreille du britannique. Ce dernier savait désormais que l'employeur serait enclin à la peur face à une situation inconnue. Il se réservait alors une attitude terrifiante en cas de plaintes injustifiées de l'employeur, surtout si ce dernier cherche à le doubler.

28 Avril, 10h00. Escorte du VIP au centre commercial, probabilité de menace importante. Vous fournirez le véhicule de travail qui vous sera rendu à la fin du contrat. N'ayant pas explicité une protection sur long terme, elle ne sera effective que dans la journée du 28. Pour un service loué sans temps de préparation, vous serez facturé de 3 375 330 yens dont un acompte de 340 340 yens à verser dans l'heure au compte bancaire que vous venez de recevoir par mail. Si dans une heure, votre acompte n'est envoyé, le contrat sera considéré comme nul et non avenu. Vous enverrez par ailleurs l'adresse où sera déposé le véhicule et une photo du VIP...Toute information volontairement fauchée sera sévèrement sanctionné et mettra fin au contrat. Raccrochez si vous n'avez pas de précisions supplémentaires.

Il y en a une... j'ai fais aussi fait appel à un autre mercenaire... avant vous...


L'homme de main ne répondit pas à cette dernière information, attendant que son employeur raccroche. Venceslas n'était ni enthousiaste ni outragé de devoir faire équipe avec un pair, considérant la situation comme une possibilité du métier à laquelle il devait toujours être préparé. Le monde des mercenaires, des tueurs et des hommes de main n'était guère un monde dans lequel l'amitié et la confiance pouvaient régner. En effet, un homme de main, à part s'il est affilié à un ensemble, ne peut prévoir les actions de son partenaire potentiel, qui peut à tout moment se retourner contre lui ou encore le doubler, l'abattre, faire passer cela pour une embuscade et empocher la part de l'autre. Il pouvait tout aussi bien abandonner pour une raison d'éthique et se retourner contre le partenaire: ce premier devient opposant à la mission et doit être abattu. Venceslas avait été témoins de nombreux cas allant des coéquipiers qui eurent la mauvaise idée d'essayer de le vendre aux autorités, aux légendes jadis vivantes du milieu de la pègre qui accordaient un soigneux respect à un ensemble de règles régissant le métier... Bien que le britannique pensait que ce nombre de règles se désagrégeait, la nouvelle génération s'inventant ces propres règles afin de bafouer les anciennes.

Le bruit singulier signalant la réception d'un mail venait de retentir à travers les hauts-parleurs. L'homme de main l'ouvrit et reçu l'adresse ainsi que la photographie de la jeune fille, donnée en pièce jointe: c'était une jeune fille au teint blanc et aux cheveux de jais, longs, la frange coupé droite. La jeunesse préservait le voile de la beauté sur son visage, lui accordant un regard doux, même s'il dut être neutre. Aucun sourire discret signalant une nature taquine ne vint enlaidir cette beauté secrète et subtile. C'est cette image qu'il effaça de l'ordinateur ainsi que l'adresse du véhicule et celle où il devrait chercher son partenaire et la jeune fille. Il avait retenu le visage et ces informations, il était inutile de se risquer à les préserver afin qu'un pirate informatique ne subtilise ces informations et les utilisent contre l'homme de main. Ce dernier vérifia aussi le compte en banque qu'il avait fourni: l'acompte était versé, le contrat signé. Ce compte secondaire qu'il avait fourni était rattaché à plusieurs autres comptes bancaires renvoyant à un des 5 comptes principaux qu'il avait dans des paradis fiscaux là où fut caché sa fortune. Ainsi, il était très dur de parvenir à le tracer, bien qu'il devait toujours se montrer prudent.

Le soir venu, il prépara tout le matériel nécessaire à une mission d'escorte à commencer par ces armes. Ces dernières se constituaient de deux pistolets (un en argent, l'autre en noir) à canon long emportant des munitions de type .454 Casull, utilisées dans la chasse au gros... mais crachées par ces armes de poing uniques, elles servaient d'avantage à abattre avec violence la cible, lui laissant un trou béant au lieu de l'impact. Un poignard à la lame noire faisait aussi partie de son équipement standard, rangé en temps normal dans son étui et attaché à sa ceinture. Il prépara alors les munitions nécessaire, préparant six recharges pour ces armes, trois recharges de balle chacune sans compter la recharge déjà présente dans les armes. Il prit aussi deux oreillettes, discrètes, qui servira à garder le contact sur une distance de 500 mètres. Le micro directement intégré à l'oreillette était assez sensible pour capturer la voix de l'interlocuteur bien qu'il puisse parler sans hurler et sans que le micro ne soit collé à la bouche. Il suffisait d'une simple pression pour l'activer et l'éteindre. Bien qu'il n'était pas féru des nouvelles technologies, Venceslas devait avoir connaissance de ces nouveaux gadgets et des nouvelles armes afin de maîtriser la technologie et de connaître l'armement de ces ennemis, et par là leurs capacités.

Le lendemain, 28 Avril 2015, Venceslas Steamer s'est levé à 7h. Après une douche froide et un copieux petit déjeuner préparé par son hybride, il enfila sa panoplie fétiche: un ensemble noir classique, pantalon et chemise, cette dernière agrémentée d'une cravate rouge; le long manteau rouge qui dissimulait ces armes servait aussi à sa protection, la couche sous le tissu étant constitué d'un alliage léger dont la résistance le rapproche du kevlar; son chapeau à bord long et ces lunettes orangées achevaient sa panoplie originale et voyante. Le britannique n'avait pas choisi cet ensemble sans raison, il aurait pu aussi opter pour quelque chose de plus discret. Mais il s'agissait d'une mission d'escorte et il avait un partenaire: en attirant l'attention sur lui, il permettrait à son partenaire et au VIP d'éviter une partie des conflits par un ensemble rouge et noir terrifiant mais avant tout en trompant la vigilance de la menace potentielle. Il serait révélé mais son partenaire pourrait alors bénéficier de l'effet de surprise... avantage considérable en cas d'embuscade. Il se dirigea ensuite vers son garage et ôta la housse couvrant son automobile aussi tristement célèbre qu'il ne l'était: une Aston Martin V8 Vantage de 1977... enfin, jusqu'à ce que Venceslas remplace le moteur par un V10 beaucoup plus puissant. Mais elle ne serait pas sa monture aujourd'hui, elle ne servirait qu'à le conduire à son véhicule de fonction temporaire.

Une fois arrivé à l'adresse du véhicule, le britannique gara sa monture et la recouvrit de sa vieille housse afin de la faire passer pour une épave. L'auto que l'employeur lui avait passé était une Maybach Zeppelin d'un bleu foncé métallisé, une luxueuse limousine préservant un aspect compact différent des limo américaines prisées par tous ceux qui veulent se faire passer pour célèbres. Il prit le temps de bien inspecter sa monture du jour. Tout semblait de série, hormis les vitres qui étaient pare-balle. Le britannique le reconnu en frappant légèrement du poing la vitre qui résonnait de manière singulière. Il démarra le moteur et se dirigea alors vers le lieu où l'attendaient le VIP et son partenaire lors de cette mission. Il mit moins de dix minutes à arriver, la circulation étant fluide à cette heure de la journée. Il vit alors sur le trottoir un homme et une jeune femme attendre. Il la reconnu instantanément. Il s'approcha alors et se gara à côté d'eux. Il regarda sa montre: il était 10h pile. Il rangea sa montre dans sa poche et sorti pour aller ouvrir la porte à la belle jeune femme qu'il devrait protéger cette journée. Il s'introduit à elle avec une inclination légère et un sobre
"Bonjour mademoiselle... votre transport est prêt". Il ouvrit la porte arrière de la voiture, s'inclinant légèrement avant de fermer la porte derrière elle. Il s'approcha alors de l'homme qui allait être son partenaire: c'était un homme un peu moins âgé que lui, aux cheveux bruns et lisses, et au regard noir et profond. Après un court moment de silence, il lui tendit la main, attendant qu'il la prenne avant de prononcer sur un ton neutre.

Winston Aberley.

C'était un nom d'emprunt bien évidemment. Pour l'heure, il estimait que son partenaire n'avait pas besoin de savoir sa véritable identité. Une fois qu'il se fut présenté, ils entrèrent dans la voiture et, avant de démarrer, Venceslas donna à son partenaire, une des oreillettes pour garder le contact. Et sûr cette attention, il s'engagea sur la route, conduisant jusqu'au centre commercial.
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Matt Sanders

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MessageSujet: Re: First steps in Gokusha [Pv(t). Matt Sanders]   Mar 5 Mai - 18:43

Une sirène qui hurle, le cockpit d'un AC-130 en perdition, quelque part au dessus du moyen orient. Matt s'acharnait comme un dératé sur le manche de l'appareil afin d'essayer de le faire se redresser.

Matt : J'ai plus d'hydraulique, 1 moteur sur quatre.
Soldat : Cet enfoiré nous aligne une deuxième fois.
Matt : Il aura peut être même pas besoin de tirer si on continue à perdre de l’altitude Danny.

A l'alarme assourdissante viens se mêler une voix, répétant inlassablement : "pull-up" ... "pull-up"

Matt toujours en train de tirer sur le manche, ayant même posé son pied sur le tableau de bord de l'avion pour s'aider tourna son regard vers son compagnon.

Matt : 1500 pieds Danny le miracle s'est pour maintenant !
Danny : L'hydraulique est définitivement mort, le système électrique est à 63% ...

Une violente explosion survint ...

]Matt : DANNY!

Matt se réveilla en sursaut, le cœur battant à lui en déchirer la poitrine. Il était en âge, redressé sur le canapé ou il avait visiblement passé la nuit. Son regard se perdit entre les lame du store, pendant maladroitement devant l'unique fenêtre de son appartement. Des rayons de soleil diffus passaient à travers les interstices que les lames du store ne couvraient pas. Il devrait être 10h du matin.

Quelques instants plus tard, Matt reprit un semblant d'esprit et se calma. Ce genre de cauchemars, de flashback qui le hante, Matt en avait l'habitude. C'était son quotidien. Puis Matt tenta de se remettre les idées en place. S''était sans compté sur une violente migraine, lui martelant le crane comme une succession de coups de batte de baseball. Les deux bouteilles de Whisky vide posées sur sa table basse en piteuse état devaient y être pour quelque chose.

Matt avait du boire jusqu'à tomber dans l'inconscience ... Une nuit encore. Son téléphone vibrait sur la table, il n'y prêta pas tout de suite attention, sachant pertinemment qu'une seule personne pouvait connaitre son numéro et l'appeler aussi négligemment, à cette heure du jour. Le regard de Matt s'arrêtait un instant sur le cadre, renfermant la photo de sa femme et de sa fille, seul chose visiblement en bon état dans sa tanière. Matt se leva, difficilement, ramassa le téléphone toujours en train de vibrer et se dirigea vers le coin cuisine de l'appartement.

Il jeta nonchalamment le téléphone sur le plan de travail et ouvrit plusieurs tiroirs et placards à la recherche d'un tube d'aspirine ou bien d'une autre bouteille de bourbon. Il soupira profondément après s'être rendu à l'évidence, tous ses placards étaient vides. Matt se passa un peu d'eau glacée sur le visage, ramassa dans son congélateur une poignée de glaçons, qu'il porta à pleine main sur sa tempe gauche et se résigna à décrocher le téléphone.

Il ne laissa pas le temps à son interlocuteur le temps de commencer à parler et s'exprima sur un ton sec.

]Matt : Liz si j'ai décidé de ne plus être l'esclave de l'agence se n'est pas pour devenir le tien.

Son interlocutrice était une femme, sa voix posée, son ton légèrement sarcastique.

Liz : Ne mord pas la main qui te nourrit Matt.
]Matt : Viens en aux faits Liz.
Liz : Un de mes clients viens de m'appeler, il à besoin d'un escorte, ravenwood ne peux pas s'impliquer directement, et cet homme est d'une importance capitale pour nous, j'ai besoin de toi Matt.
]Matt : Hors de question.
Liz : Matt ...

Matt raccrocha le téléphone. S'affala dans son canapé, avant de composer un numéro.

Pizzeria : Easy-Go pizza, que puis-je pour vous ?

Matt : je heee ...

Sa migraine reprit de plus belle.

Matt : 1 numéro 3, avec 3 bouteilles de bourbon, à livrer à Plainview, j'ai un compte chez vous, votre livreur sais ou aller.
Pizzeria : Monsieur la direction viens de nous appeler pour nous informer de ne plus vous faire crédit tant que la balance de votre compte sera négative.
Matt : Pardon ?

*Va te faire foutre Elisabeth* : pensa-t-il très fort.

Pizzeria : ... désolé monsieur

Matt raccrocha le téléphone et saisi son portefeuille sur la table basse. Les glaçon commençaient à fondre dans sa main et il les jeta à travers la pièce dans une tentative vaine de calmer sa frustration. Comme il s'en doutait il ne contenait que quelques billets de maigre valeur, et certainement pas de quoi se payer de quoi manger, ou boire.

Matt tenta de réfléchir malgré le mal de tête et l'énervement, mais il du se résigner. Elizabeth et sa compagnie contrôlait les 3/4 de commerces de la région, il n'avait pas d'argent, et elle le savait. Matt n'avait pas le choix. Son téléphone se remit à vibrer, à croire que ce vampire lisait dans les pensée.

Liz : t'a finit de cuver et t'a retrouvé tes esprits ?
Matt : va te faire foutre Liz et parle moi de ton contrat.
Liz : Rien de bien compliqué pour un ex black-ops membre de la légendaire unité reaper. Mon client veux que tu babysit sa fille qui à prévu une après midi shopping avec ses amis.
Matt : Génial ...
Liz : Un autre garde du corps freelance sera de la partie, le client fournit la voiture, tu emmène la fille du point A, au point B, puis retour au point A. Tu touche 5 chiffres, et moi je garde des relations de travail cordiales. Tout le monde vit heureux et tu pourra boire autant de whisky que ton corps pourra en contenir.

Matt avait tout sauf envie d'accepter se job, mais il avait encore plus réticence à l'idée de travailler en binôme avec un inconnu. Dieu sait avec quel genre d'amateur ou de psychopathe il pourrait devoir avoir à faire en plus de son client et de la montagne de problèmes potentiels qui pourrait apparaître au cours de la journée.

Liz : Matt tu m’entends ?
Matt : Cinq sur cinq.
Liz : N'oublie pas, si tu veux avoir une chance de reboire une seule goutte d'alcool dans cette ville, Matt, que tu n'a pas le choix. Et dit toi que je te rend service ...
Matt : Epargne moi le discourt moralisateur Liz, envoie-moi les informations essentielles et oublie mon numéro.
Liz : De ri...

Matt referma le téléphone avant qu'elle n'ai eu le temps de terminer sa phrase. Presque instantanément, ce dernier vibra lui indiquant qu'un mail était arrivé. Dans un soupir il marmonna :

Matt : Cette sorcière avait tout prévu depuis le début ...

Matt résigné se releva, la migraine avait presque totalement disparu et il se dirigea vers la salle de bain de son appartement. Après une douche glacée et un rasage approximatif, fait avec un vieux couteau de combat qui traînait sur le lavabo. Matt se dirigea en caleçon vers "la chambre" pour s’habiller. Matt ne dormait quasiment jamais dans cette pièce et encore moin dans le lit, qui dépourvu de matelas, dépérissait dans un coin. Trop habitué à dormir à même le sol avec une pierre ou son bras comme oreiller, Matt n'arrivait plus à apprécier le confort d'un lit et d'une bonne couette.

Il ouvrit les portes d'un large placard, à porte métallique, et commença par enfiler un Gillet pare balle, à même la peau de son torse nu. Modèle de ville, il permettait de se dissimuler assé facilement sous un t-shirt ou une chemise, tout en restant protégé et sans attirer l'attention. Il enfila ensuite un jean noir, taillé large aux chevilles et aux cuisses, ne le gênait pas dans ses mouvement s'il était amené à se battre. Et un t-shirt à manches longues, noir, cachant le tatouage de son avant bras droit et ses multiples cicatrices. Moins l'autre garde du corps en saurait sur Matt, mieux se serait.

Matt fit ensuite coulisser le fond de l'armoire, dévoilant un large compartiment secret, renfermant sa cache d'armes. Un barret M82 posé à la verticale lui permit de caler la porte , dans laquelle étaient rangées de multiples armes de poing, fusils mitrailleurs, SMG et armes blanches. Ainsi qu'un stock de grenades et de munitions, dans plusieurs boites estampillé "Ravenwood-PMC".

Matt se saisi de sa paire de glock 20, calibre 10mm, un très gros calibre destiné à blesser même les porteurs de gilet pare-balles. Les armes avaient été lourdement modifiées pour pouvoir être utilisée en mode automatique et accueillir des chargeurs long de 49 coups. Ce qui les rendaient ridiculement lourdes et grosse. Les buts de tels pistolets, avec de tels améliorations, était la force brute et le contrôle des masses au détriment de la précision. Matt n'aurait peut être pas besoin de s'en servir, mais il valait mieux prévenir que guérir.

Il ramassa aussi un harnais dorsal, qu'il enfila et dans lequel et rangea les deux pistolets et ramassa 10 chargeurs longs, 5 pour chaque pistolet qu'il fixa au harnais dans son dos, les uns au dessus des autres, au niveau de ses reins. Ce harnais lui permettait de dissimuler ses armes et ses chargeurs, relativement facilement aux yeux des civils, si Matt ne faisait pas de mouvements amples et portait un manteau long. Il permettait aussi de pouvoir recharger ses armes directement et rapidement, sans avoir à manipuler les chargeurs. Matt termina sa préparation en attrapant un couteau de combat Ka-bar qu'il enfila horizontalement dans sa ceinture. Il n'avait besoin de rien d'autre, s'était une sortie au contre commercial après tout, pas une escorte de people en Amérique centrale.

Matt enfila en long manteau de cuir noir. Ramassa son portable afin de prendre connaissance de l'adresse de son client. Ceci fait, il retira la batterie de son téléphone et le jeta dans le broyeur de l'évier de sa cuisine qu'il activa aussitôt. Liz n'avait visiblement pas de problème pour le localiser, changer de téléphone ne devrait pas la retenir très longtemps. Il soupira un grand coup et sortit de chez lui en direction de l'adresse qu'il venait de lire.

Matt n'ayant pas de voiture, et ne désirant pas attirer l'attention, il prit le bus jusqu'à l'arrêt le plus proche de la résidence de son client. Au fur et à mesure qu'il avançait dans le quartier, les clôtures devenait de plus en plus grande et dense, s'armaient de caméra, et le nombre de patrouille et d'agents de sécurité au mettre carré devenait plus important qu'au pentagone. Il s'arrêta devant la monstrueuse porte de la résidence dans laquelle il devait se rendre, une porte et un checkpoint, habité par un garde qui avait du trouver son job dans les petites annonces lui barra la route.

Garde : Monsieur ceci est une propriété privée, veuillez circuler.
Matt : Christopher O'connor, Ravenwood security, votre patron à sollicité nos service.

Matt ne donna pas son vrai nom, mais celui que Liz lui avait crée pour l'occasion. Si son identité était fictive, la société de sécurité privée de Liz, elle, était bien réelle et devaient faire écho chez n'importe quelle personne ayant regardé les infos au moins une fois ces trois dernières années.

Le garde dégaina son arme, qui était en fait un tazer et pressa Matt de s'en aller.

Garde : Monsieur je vous ai dit de circuler.

Matt soupira et s'approcha du garde qui commença à paniquer.

Garde : monsieur .. monsieur

Une fois à porté de corps à corps, Matt dans un geste vif et précis, soutira le tazer des mains du garde et le braqua avec.

Matt : J'ai pas envie de te faire du mal l'ami alors ouvre la porte et tu pourra toujours continuer à manger des donuts dans ta niche jusqu'à ce que tu meurt d'un infarctus.

Le garde dépité s'exécuta et actionna une télécommande qui fit s'ouvrir le portail. Matt se tourna vers lui et le remercia avait d'utiliser le tazer sur le garde. Ce dernier s'écroula de tout son poids sur sa chaise à l'intérieur de sa guérite, Matt rabaissa sa casquette afin que l’on croie que le garde dorme et se saisit de sa tasse de café d'une grande marque de fast-food local qui trônait sur le comptoir.

Matt : Amateur ...

En avançant dans l'allée, Matt bu une gorgée de café, s'était la première chose, non alcoolique qu'il absorbait depuis plusieurs jours. Il Grimaça et s'exclama en soupirant.

Matt : Qui encore sur terre boit du déca, à notre époque ?

Il jeta avec dédain la tasse dans l'un des bosquets de fleurs parfaitement taillé de la résidence et arriva sur l'immense perron d'une maison plus grand qu'il n'osait l'imaginer. Une jeune fille asiatique, aux cheveux noirs était déjà devant la porte. Il s'agissait de la fille qu'il devait escorter. Un fois à son niveau, Matt releva légèrement ses lunettes et soleil et s'adressa à elle sur un ton décontracté.

Matt : Chris O'connor, on dirait qu'on va passer une partie de la journée ensemble.

La jeune fille le dévisagea, alors que Matt lui tendit la main dans l'espoir qu'elle la sert, son manteau non fermé s’ouvrant et dévoilant l’un de ses pistolets au passage. Visiblement, Matt n'était pas son type. Il se contenta juste de s'adosser à un mur, non loin de sa cible en attendant l'autre homme.

Quelques minutes plus tard, une limousine bleu s'engagea dans l'allée, ce devait être lui. La voiture possédait des suspensions renforcées, des vitres pare-balle de 3 centimètre et les parties internes étaient blindée. Le genre de voiture qui nécessiterait un drone ou un hélicoptère de combat pour être détruite. Matt se méfia instantanément, car seul deux types de personnes dans le monde possédaient ce genre de bunker roulant de luxe, les politiciens, et les gens avec quelque chose à se reprocher.

Il espérait que son client avait juste fait une bonne affaire et ne rentrait dans aucune des ces deux catégories. Le chauffeur descendit, s'était un homme, aux cheveux noir, d'apparence normale et de constitution correspondant au profil recherché pour ce genre de missions. Matt fut interpellé par son style vestimentaire et ne pu s'empêcher de se dire à lui même.

*s'est carnaval ? Liz m'a pas dit qu'il fallait venir déguisé*

L'homme ne calcula pas Matt et prit soin de faire rentrer la jeune fille dans la voiture, sans oublier toutes les formalités d'usage. Au moins l'un de nous saurait comment traiter les personnes de haut rang. L'homme se réinstalla coté conducteur, Matt en déduit qu'il prenait la responsabilité de conduire. Il s'installa donc sur le siège passager. L'homme lui tendit la main en lui donna son nom.

Winston Aberley

L'homme était donc britannique, d'ou sa maîtrise des mondanités. Son nom devait probablement être faux, mais Matt ne pouvait lui en tenir rigueur, lui même utilisait un pseudo. Matt lui serra la main avant de s'exprimer à son tour.

Chris O'connor.

Matt récupéra l'oreillette que son partenaire lui tendit, dévoilant l'un de ses glocks au moment ou il tendit le bras. Il mit l'oreillette en place et l'activa répétitivement deux ou trois fois de suite pour vérifier son bon fonctionnement. Puis Matt resta silencieux et fit mine d'observer les alentours, afin de faire prendre la parole à son partenaire, et de pouvoir dresser un premier profil de son interlocuteur avec les quelques information qu'il pourrait lui offrir.
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Venceslas Steamer

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MessageSujet: Re: First steps in Gokusha [Pv(t). Matt Sanders]   Jeu 14 Mai - 15:05

Tu ne fais pas très irlandais avec ton accent américain.

C'est ce qu'il répondit alors que le nom de l'homme retentit à ces oreilles, ne pouvant retenir un rire léger, visiblement amusé par la fausse identité. Il se doutait bien que ce fut un nom d'emprunt tout comme lui, son partenaire devant savoir que l'identité personnelle était une des choses les plus précieuses qu'un homme de main ou qu'un tueur à gage peut avoir. Mais là, il ne fut guère difficile de comprendre que ce ne fut pas son véritable nom: il reconnaissait l'accent d'outre-atlantique... et il avait assez passé de temps sur ces terres d’opulence pour savoir que les irlandais même issus d'ancêtres immigrés, gardaient certaines particularités de langage, aussi imperceptible soit-elle, mais que le britannique avait réussi à identifier avec l'expérience. Bien sûr, il ne l'engageait pas à révéler sa véritable identité, pouvant au moins respecter l'anonymat de son partenaire qui fut pour l'heure logé à la même enseigne que l'homme de main: protecteur d'une jeune fille qui va faire son shopping. Il avait aussi les caractéristiques de la voiture avant de prendre le volant, s'étant déjà préparé à ce que le shopping tourne à l'embuscade et qu'il devrait recourir aux armes... et ce depuis l'appel de l'employeur, ayant descellé de la crainte dans sa voix et dans son choix d'employer deux mercenaires.

En y pensant, il n'avait cessé d'observer furtivement son partenaire, ayant pu voir une partie de son armement lorsqu'il tendit la main: un glock 20, légèrement plus imposant que son homologue le glock 17, dut notamment au renforcement de l'arme pour accueillir un type de calibre plus important que les 9mm standard. Lui aussi s'était préparé au pire. Ces armes de poings contrastaient avec celles que l'homme dissimulait sous son manteau: deux armes de poing de fabrication artisanale et soignée au canon allongé pour plus de puissance et assez large pour accueillir le .454 Casull... mais très lourdes et demandant un fort effort physique pour supporter la détente. Bien qu’accommodé à ces armes, il n'était pas rare que le meurtrier s'appropriait les armes de ces ennemis afin de compenser le minimum de munitions qu'il emportait pour limiter la charge, ces armes principales faisant d'avantage office d'arme de dissuasion ou d'exécution.


Il va falloir chercher Naomi monsieur, sa voiture viens de tomber en panne.

Bien sûr... donnez moi l'adresse

La jeune femme à l'arrière communiqua alors l'adresse de son amie au conducteur. Servir de chauffeur à une enfant de riche ne provoquait pas l'enthousiasme du britannique, bien au contraire. Mais celui ci prenait sur lui sans grommeler ou montrer l'ennui que cela lui provoquait. Un coup d’œil dans le rétroviseur révélait la jeune demoiselle en train de pianoter sur son petit écran qui faisait office de téléphone. Pour l'heure elle ne lui avait pas paru assez désagréable pour qu'il lui montre les crocs et se mette à l'insulter. Il changea de direction pour se diriger vers une autre partie du centre ville. Après quelques minutes de trajet, la voiture s'arrêta devant un immeuble dont l'architecture laissait supposer du confort de ces appartements. Une fois garé, le britannique sorti de la voiture afin d'aller lui ouvrir la porte et répéter la procédure qu'il avait suivie avec le VIP. C'était une autre jeune femme en ensemble noir et rouge, une robe chique, mise en valeur par un haut à manches longues et aux motifs victoriens. Après qu'elle soit rentrée, Venceslas ferma la porte et revint prendre le volant pour se diriger cette fois vers le centre commercial. Il observait alors par de brefs coups d'oeil le VIP à l'aide du rétroviseur et son partenaire qui observait le paysage. Alors qu'ils roulaient à une vitesse lente, propre à la ville, le mercenaire avait pu apercevoir des créatures hybrides accompagnant les humains, que se soit main dans la main ou alors tenus au bout d'une laisse. Ce spectacle fut une banalité pour l'homme de main qui s'était rapidement habitué à ces humains génétiquement modifiés destinés à servir une élite humaine qui ne brillait nullement par son intégrité. Lui aussi d'ailleurs s'en était trouvé une et l'avait formée pour assouvir ces désirs charnels aussi brutaux soient-ils. Son homologue "irlandais" semblait quelques peu perplexe à ce spectacle. Venceslas vit en cela une opportunité de briser la glace... un peu de discussion pourrait le garder éveillé une quinzaine de minute et peut-être pourrait-il dresser un premier portrait de cet homme:

T'es nouveau en ville? On dirait que voir des hybrides te blase... C'est pourtant l'exclusivité de Gokusha.

En effet, si des laboratoires étaient situés dans le monde entier, ce n'était qu'a Gokusha, que l'on pouvait voir des hybrides au service de leur maître, qui des fois leur offrait le confort d'un doux foyer... ou alors ils finissaient victimes des désirs sexuels de leur maître. Venceslas se rapprochait de la dernière catégorie, et ne le niait absolument pas. Après tout, il lui donnait un toit, il était tout à fait normal qu'il en tire parti.
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Matt Sanders

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MessageSujet: Re: First steps in Gokusha [Pv(t). Matt Sanders]   Dim 24 Mai - 16:59

Tu ne fais pas très irlandais avec ton accent américain.

Matt répondit avec un léger sourire.

On ne choisit ni son nom, ni son pays, le seul choix que l'on possède, est d’honorer les deux.

Visiblement l'homme au volant n'était pas un amateur. Même si Matt ne faisait pas beaucoup d’effort pour donner de la crédibilité à sa fausse identité. Les deux hommes ne se recroiseraient sans doute jamais, il ne s'agissait pas de bâtir une relation de confiance, cordiale et durable. Juste de survivre à une après midi babysitting d'une gosse de riche, ce qui était déjà un sacré challenge.

Tu ne fais pas trop 18em siècle non plus, l'ami, à moins que le nom aille avec le déguisement et le protocole ?

Au moins l'autre homme savait maintenant que Matt n'était pas dupe.

Disons que maintenant tu seras "unité 1" et que je serai "unité 2", comme ça le problème des noms est réglé.

Matt s'était adressé à son coéquipier sur un ton légèrement sarcastique, tout en restant sérieux. Même si la mission n'offrait pas de réel challenge pour un ancien black-ops, le fait de circuler dans une forteresse roulante et l'emploi de deux mercenaires pouvait laisser présager une suite des événements beaucoup moins simple. Matt espérait donc que tout se déroulerait normalement et que le père de sa cliente était juste l'un des nombreux investisseurs paranoïaques à qui LIZ extorque de l'argent pour financer ses opérations extérieures.

Et les faits donnèrent raison à Matt quand quelques instants plus tard, la jeune femme à l'arrière de la voiture se manifesta en s'adressant à son coéquipier.

*Elle m'a déjà oublié visiblement*

Il fallait changer de plan de route et aller chercher l'une des amis de la cliente. Le conducteur avait déjà adapté son itinéraire. Matt dont l'avis ne semblait visiblement pas intéresser ni l'un ni l'autre s'exclama dans un léger soupir.

Et la prochaine étape s'est quoi, une pause café ?

Même si les risques d'une attaque en pleine ville, sur cette voiture virtuellement indestructible pour le commun des mortels, étaient nulles, dans n'importe quelle mission le hasard et l'improvisation pouvaient avoir des conséquences désastreuses.

Quelques minutes avant d'arriver à destination Matt s'adressa à son acolyte sur un ton professionnel.

Tu t'occupe de la fille, t’à l'air de maîtriser le sujet, je m'occupe des environs.

Matt sorti de la voiture, jetant un regard furtif sur "l'autre fille" qu’ils venaient récupérer. Même style extravagant et outrageusement chic que sa cliente.

*Qui se ressemble s'assemble ...*

Matt s'éloigna de quelques mètres de la voitures et balaya rapidement du regard les alentours, malgré l'heure et la situation en centre ville, la rue était calme, Matt ne décela rien d'anormal et chuchota discrètement dans son oreillette.

Unité 2 RAS

Matt fit donc volte face et retourna s’asseoir sur le siège passager avant de la voiture. Il ne manqua pas de remarquer au passage des "humains" moins humains que d'autres dans la mesure où ils bénéficient d'archétypes animaux très prononcés. Liz lui en avait vaguement parlé, il semblerait que se soit la nouvelle forme d'esclavagisme, légitime, moderne, parfaite. En tout cas dans cette ville, le concept semblait faire fureur, étant donné la quantité de ces "hybrides" se promenant plus ou moins librement et plus ou moins ostensiblement réduit à l'état d'objet, dans les rues.

T'es nouveau en ville?


De passage, je ne compte pas m'établir ...

Matt marqua un léger temps d'arrêt afin de rester évasif.

On dirait que voir des hybrides te blase... C'est pourtant l'exclusivité de Gokusha.

Je trouve juste triste de voir que l'humanité et la liberté sont devenu des valeurs marchandes.

Même si Matt n'était plus un soldat, officiellement, de voir que la vie humaine se marchande au grand jour dans cette ville, après avoir dédié sa vie a protéger celle des autres, le déroutait fortement. Mais il avait d'autres chats à fouetter pour le moment et plus il se tiendrait à l'écart de ces "hybrides", mieux il se porterait.

Visiblement ça n'a pas l'air de te choquer toi ?
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First steps in Gokusha [Pv(t). Matt Sanders]
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